DemonOfHells : Aaaaw hello you ! De un je sais pas comment tu fait pour t'infliger Another toute une aprem et de deux ta r'viou m'a teeeeeeellement fait plaisir ! Je suis contente de voir que je peux un minimum faire adhérer les lecteurs au récit pour qu'ils puissent comprendre les émotions de mes personnages, c'est vraiment un joli cadeau que tu viens de me faire là. Je continuerais à faire des efforts pour recevoir ce genre de commentaire, merciiii !

Acena : Hey ! Contente de voir que tu a aimé j'espère entretenir tes bons sentiments, bisous !

Capricious-Sunshine : Ow darling, tu as toujours les bonnes questions toi haha ! D'abord je suis contente que tu ai apprécié ce que j'avais à vous offrir, ensuite tu crois vraiment que je vais te donner la réponse sur un moment clé du mangas comme ça au détour d'une r'viou ? T'es trop adorable mon petit hamster 3 Mais c'était bien tenté, tu aura ta réponse pas dans ce chapitre mais dans le prochain, je suis contente d'avoir de tes nouvelles en tout cas, à la revoyuuuure camarade !

mercy thompson fan de manga : Merci beaucoup pour ton soutien ^^

LunaMidnight15 : Vraiment merci de ta r'viou qui m'a fait énormément plaisir, je suis contente que tu ne la trouve pas mary sue car parfois j'ai des doutes. J'essaie de la rendre plus humaine que machine à tuer parce que c'est cet aspect humain chez les shinobi qui me fascine et qui je trouve donne beaucoup matière à travailler alors je suis contente que ça puisse transparaître assez dans mon récit pour que tu l'ai remarqué. J'avoue que je n'ai pas encore la décision finale sur l'issue de la prochaine rencontre avec Gaara, est ce qu'elle va s'en faire définitivement un ennemi, ou quelque chose d'autre va prendre le dessus, pour l'instant c'est assez mal parti mais je n'ai encore rien décidé. Ce chapitre est assez étrange le réveil ne sera que pour le prochain chapitre. Merci encore de ta r'viou, Bananement tienne.

LuunaCrazy : La voiciiiiiiiiiiii ! ^_^ ( Ich liebe dich meine cacahuette!)

Plop59 : Lol ta r'viou ma fait rire : « Hé, j'veux la suite. » simple et efficace. La voici, la voici, pas les plus brefs délais certes mais hé j'ai pas mis quatre mois cette fois ci c'est du progrès ! Surtout que tu vois je te poste cette suite alors que j'ai passé presque 15 heures sans dormir, que je sors du bloc opératoire bref les joies de travailler à l'hôpital ^^. Mais vous le méritez amplement j'espère juste que ce sera à la hauteur de vos attentes.

Minimiste : Aaaaaaaah mais mon chaton, c'est que tu te pose de bonnes questions ! Je ne peux que partiellement te répondre à l'une d'entre elle. Kakashi est un shinobi d'exception qui ne laisse rien passer malgré son air nonchalant, déjà il n'aime pas Izaya le sensei de Isanami et il se méfie beaucoup de lui (pourquoi je t'entend dire, hé bah tu le saura plus tard ! Ah cette jeunesse, aucune patience...) donc il se méfie des élèves de izaya surtout que Isanami montre bien sa loyauté envers son sensei donc selon kakashi y'a de quoi les mettre dans le même sac. Ensuite sans vouloir vanter mes petit poussin ( isa, tsuna et kazuki) ils sont fort, en tout cas plus fort que beaucoup des rookie 12, ils ont réussi à fuir Gaara et orochimaru ( en mettant l'équipe 7 dans la merde au passage) là ou la plupart des genins de leurs âge y aurait laissé leur peau. Donc kakashi les surveille parce que tout ça. Pour ce qui est du père de isa, je ne peux rien te dire car cet aspect là de l'histoire de Isanami va être très important pour elle et va amener beaucoup de choses pour l'histoire je ne peux rien révéler pour l'instant. Je t'aime. Quoi ? Depuis quand on a besoin de faire des transitions pour exprimer son amour envers les lecteurs qui nous donne de la force ? Me juge pas !

Fujimi Nagasa : Hahaha ! Je suis contente que mes conneries t'amusent, j'ai toujours des doutes face aux scènes de combat mais j'essaie de faire des efforts en tout cas merci pour tes encouragements ça m'aide vraiment beaucoup. A la revoyure camarade !

Saaaaalut mes banaaaaaaaanes ! Je suis tellement contente de vous retrouver surtout que j'ai eu le droit à de gentilles r'viou qui m'ont fait vraiment beaucoup de bien après m'être fait crier dessus par mes chefs pendant genre 24heures haha ! Je vous proprose aujourd'hui la suite, c'est un chapitre assez étrange je vous l'accorde mais donnez lui une chance peut être que vous ne comprendrez pas tout mais c'est fondamentale d'avoir ce chapitre pour la suite ! Enjoooy ! 3


Je ne pourrais pas vous dire combien de temps je suis resté dans cet état.

En faite je ne pourrais même pas vous dire dans quelle état j'étais.

Je sais seulement que j'étais minutieusement consciente que je vivais quelque chose de pas normal. Aucun de mes sens ne pourraient m'aider à vous décrire ce qui se passait, puisque ce n'était pas par eux que je captais ce qu'il y avait autour de moi.

Il m'a fallut un moment pour comprendre que je n'étais pas endormie, que ce que je vivais n'étais pas juste un rêve très bizarre.

J'étais parfaitement consciente, mais d'une autre manière que celle où on a l'habitude de l'être. Vous voyez c'est comme prendre une même photo mais sous des angle différents, je comprenais ce qu'il se passait autour de moi sans que ça ne passe par le besoin d'utiliser les capacité de mon corps.

Ni la vue, ni l'ouïe, ni l'odorat et le toucher ne me servaient plus, ça touchait directement mon âme.

C'était comme flotter dans un océan d'énergies, il y avait la mienne que je reconnaissais, puis il y en avait d'autre différents, chaudes, pétillantes ou douce qui glissaient autour de moi. Parfois ces énergies me faisait penser à un son, une saveur ou une émotion. Et tout ça sans forcément que ça ne passent par mes sens. J'assimilais des couleurs sans les voir.

J'aurais put être là depuis des mois, une éternité ou peut être quelque minutes, le temps ne faisait plus vraiment sens ici.

L'une d'elles m'intriguait par son odeur de cendre, comme un feu de bois qui après avoir brûlé toute la nuit s'éteignait au petit matin. Elle vacillait, alternant des moments de faible intensité puis d'autre où elle s'emballait avec fougue.

Alors que je me concentrais sur cette étrange dynamique j'eus conscience par je ne sais quelle moyen de quelque chose qui approchais. Comme les vagues d'une marré basse qui montaient doucement, vicieusement pour vous prendre dans son étreinte glacé sans que vous ne vous soyez rendu compte de rien.

Et elle me prit à la gorge avec un goût âcre. Une odeur de souffrance au milieu de rêves tourmentés. J'eus l'impression d'être dans une boîte étroite, sans air ni lumière. De sombrer sans ne rien pouvoir y faire, comme dans des sables mouvants.

Je ne sentais que ce désespoir violent, les autre énergies ne m'atteignaient plus, je perdais la tête.

Faites que ça s'arrête.

Des vagues de détresses m'entouraient tout n'était que colère. Je me consumais dans cette obscurité. Elle était moi et j'étais elle.

Je les déteste, je les déteste tous.

Je voulais penser logiquement à comment me sortir de là mais plus rien ne faisait sens. Mes pensées m'échappaient.

A chaque début de raisonnement la peur me détournait de mon objectif, d'autre mots se superposaient noyant ceux que je cherchais.

Ils méritent tous de mourir.

Je ne savais plus si cette colère était la mienne ou a quelqu'un d'autre, dans cette mêlée de sentiments et de pensées qu'est ce qui m'appartenait ?

Sortez moi de là !

Je n'en n'avais aucune idée, je ne savais même plus comment définir les limites entre moi et les autre, j'avais l'impression de me noyer dans une foule impersonnelle.

Qu'ils meurent, qu'ils hurlent, qu'ils souffrent !

Plus d'identité, juste une âme parmi tant d'autre, unis dans la désolation et la fumé.

Et la douleur. Partout, brûlante et lancinante, qui nous traverse de part en part, encore …

« Nolwen ! »

...et encore.

« Isanami ! »

Qu'ils meurent...

« Nolwen ! »

...qu'ils hurlent...

« Isanami! »

...qui'ils souffrent !

« NOLWEN ATTENTION! »

Une lumière d'un blanc éclatant surgit de nulle part, aveuglante, accompagnés d'un bruit strident et de cris paniqués.

« Oh mon dieu Nolwen ! »

Safia ?

Je clignais des yeux frénétiquement pour ajuster ma vue trouble le cœur battant la chamade. Puis finalement je pus voir la scène qui s'étendait devant moi.

Il me fallut moins d'une seconde pour la reconnaître : le quartier latin de Paris, ces rues pavées d'élégance et d'histoire, ces bâtiments modèles d'art et de majesté, ces gens habillé avec chic et originalité, les boutiques dans lesquelles on aimait flâner.

Le camion poubelle, et mon corps désarticulé sur le pavé froid où ruisselait l'eau de pluie tinté de rouge.

Et Safia mon amie de toujours, blanche comme la mort, tremblante essayant de me ranimer, ses beaux yeux de biches écarquillés a moitié caché par ses boucles châtain.

C'est une expérience étrange se voir morte sur le bitume. Mes cheveux blond assombrit par la pluie et le sang couvraient mon visage bleuit par la mort, mes yeux bleus s'étaient drapé d'un voile de glace. Mon épaule déboîté descendait bien trop bas, et ma jambe gauche était coincé dans un angle impossible sous le capot.

J'étais morte, mais Safia ne voulait pas le voir.

Pour la première fois je croisais le reflet dans l'une des vitrine du corps qui me permettait de voir cette scène et je m'attendais à voir Isanami. Pourtant je vis Nolwen.

Je regardais mes mains et reconnus mes bagues et bracelets de ma vie d'avant.

Je ne comprenait plus rien. Je n'étais plus Isanami mais j'étais Nolwen de nouveau or Nolwen gisait morte à quelque mètres et personne ne semblait me voir.

Est ce que j'étais là en tant que mon propre fantôme, comme ses films où le personnages principal a son âme qui sort de son corps après un accident ?

Le son grinçant de l'ambulance me sortis de mes réflexions et mes yeux se posèrent une fois de plus sur Safia.

Alors que les médecins s'affairaient autour de moi, elle s'écarta difficilement les yeux embuées de larmes, le visage hagard avant de subitement se mettre à vomir.

Les vomissements se mêlaient à de long sanglots et des cris hystériques, elle tapait furieusement contre le mur de pierre de ses mains fatiguées en criant des mots que je ne compris pas à travers la pluie.

Jamais je n'avais vu ma douce et sage Safia dans cet état.

J'aurais voulu m'approcher d'elle lui caresser gentiment l 'épaule et lui dire que tout ira bien. Mais là maintenant je n'avais pas ça en moi. Je ne me sentais pas capable de m'approcher ne serais ce d'un centimètre de mon cadavre et de l'entendre clairement pleurer ma perte. J'aurais voulu trouver les bon mots, chaleureux et réconfortant mais il n'y avait que le vent glaciale et le silence.

Les sanglots commençaient à monter dans ma gorge alors je fis quelque pas en arrière et je m'en allais dans la rue opposée.

Qu'est ce que je foutais là ?

Je croisais encore une fois Nolwen en me regardant dans une vitrine et ce fus comme croiser un étranger. Je m'attendais encore à voir Isanami.

Nolwen.

Isanami.

Nolwen.

Isanami.

Mais qui étais je vraiment ?

Je continuais à toute allure dans les ruelle de Paris, je ne sais pas quand j'ai commencé à courir mais je ne m'arrêtai pas en m'en rendant compte. Je continuais de courir comme si je pouvais ainsi fuir mes doutes et mes questions sans réponses.

Je m'engouffrais dans le premier métro que je croisais, bousculant des gens qui ne me voyaient pas et je m'arrêtai haletante sur le quai.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je retins un cris de surprise.

De l'autre côté du quai se trouvait Isanami, cette autre version de moi-même, assise tranquillement et qui me fixait de ses yeux pénétrant.

Je ne réfléchis pas longtemps avant de me jeter sur les rails afin de la rejoindre. J'eus a peine le temps de monter de l'autre côté que le métro arriva à quai.

« C'est dangereux ce que tu viens de faire tu sais ? »

Je releva la tête pour me retrouver face à Isanami accroupie en face de moi me regardant comme une bête curieuse.

« Je suis déjà morte, un peu d'adrénaline ça peut pas faire de mal. »

Isanami fit un petit bruit amusé devant ma réponse puis sans un mot elle monta dans le métro et j'eus a peine le temps de la suivre que les portes se refermèrent.

Sans m'attendre Isanami continua à se faufiler parmi la foule d'inconnu et j'eus un sursaut lorsque je reconnu un visage familier. Je ne connaissais pas cette femme personnellement mais même une vie plus tard je l'aurais reconnu n'importe où ce petit bonnet péruvien aux couleurs fluo, toujours là à sept heure cinquante dans le troisième wagon du métro douze. A force de se croiser tout les matins aux même heures nous avions pris l'habitude de se dire bonjour. Et pourtant, son regard me traversait sans l'ombre d'un sourire. Je déglutis difficilement essayant de ravaler toute ses émotions qui faisaient rage dans ma poitrine et je continuai mon chemin bousculant plus farouchement que je n'aurais voulu des gens qui ne le sentait pas de toute façon. Je trouvais Isanami assise tranquillement sur les genoux d'un jeune homme se servant de la dame assise en face comme de repose pied.

« Ne me regarde pas comme si j'étais une espèce de délinquante ils ne nous ressentent pas de toute façon, dit elle devant mon regard accusateur. »

« Qu'est ce qu'on fout là ? »

Je fus presque autant surprise qu'Isanami face à la tonne d'agressivité que j'avais déversé dans cette simple question.

« J'espérais que tu me le dise, me répondit elle sur la défensive, après tout on est dans ton monde. »

A cela je ne sus quoi répondre, oui on était à Paris dans ma vie d'avant mais je n'avais aucune idée de ce qui se passait. Tout était identique et pourtant cela semblait si faux. Les gens ne réagissaient pas, c'était flippant, même si on parlait du stéréotype parisien snobe et blasé. Vous pouvez être sure que si une ado venait s'asseoir sur mes genoux dans le métro je l'aurais étranglé et lui aurait collé un procès au cul de ses parents, on a pas idée de faire des gosses et de pas les éduquer.

Et leurs regards qui nous traversaient semblaient si vide, comme s'ils n'étaient pas vraiment là.

Comme si tout cela n'était pas réelle.

« - On est pas dans mon monde , dis-je finalement, tout ça c'est dans ma tête rien n'est réelle, toi non plus tu n'est pas réelle, c'est moi qui invente tout ça...

- Hé ! Pourquoi tu serais plus réelle que moi, m'interrompis elle outrée.

- On est la même personne ! Toi, moi c'est pareil je sais pas pourquoi mon cerveau nous a séparé en deux entités différentes dans ce rêve mais rien de tout ça n'est réelle, il faut que l'on trouve un moyen de sortir de là...

- Si c'est pour se retrouver dans l'espèce de purgatoire de tout à l'heure non merci je préfère laisser mes fesses sur ce brave jeune homme, j'ai bien cru que j'allais devenir folle.

- On y retournera pas, essayais je de la rassurer sans avoir aucune idée de la véracité de mes propos, tout ça c'était un cauchemar … »

Elle ne me laissa pas terminé qu'elle se leva le regard en feu et m'asséna une bonne droite qui m'envoya valser à l'autre bout du wagon, littéralement.

Je m'écrasais contre une dame qui ne dit rien et continua de taper son sms. Je me relevai déboussolée et je voulais éviter la furie qui fonçais sur moi mais malgré les ordres que me hurlait mon cerveau surentraîné mon corps ne suivait pas, clairement ici je n'étais que Nolwen, c'était Isanami le ninja. Et un putain de ninja enragé qui m'attrapa par le col et me souleva du sol. Alors que je faisais bien dix centimètre de plus qu'elle. Je crois qu'a ce moment là j'étais l'incarnation de l'humiliation. J'étais en train de me faire tabasser par une gamine de treize ans. Heureusement que cette gamine c'était moi dans un sens. Ça nous est tous arrivé de se châtier un peu sois même non ? Bon, bah moi je fais les choses toujours à l'extrême. Je fus interrompus par mon agresseur qui se mit à hurler.

« Tu n'en a pas assez ! »

Que tu me défonces la tronche ? Si, si je crois que ça suffira merci pour tout !

Bim. Un autre pain dans ma gueule.

Je crois qu'elle ne parlais pas de ça.

« Tu n'en a pas assez de fuir la vérité ?! »

Putain mais de quoi elle me parle ? J'essayais de me relever rapidement pour mettre le plus de distance entre nous.

« Si il y a une chose que je sais, c'est que ce putain de purgatoire c'était vrai ! Cette souffrance, cette impression d'être enterrée vivante c'était vrai ! Et la haine ! Et la colère ! Et ce sentiment terrifiant que je plongeais dans la misère de toute l'humanité c'était putain de réelle ! »

Mon souffle ce coupa devant la terreur qui me pris les poumon au souvenir de ce moment que je ne comprenais toujours pas.

«Ça c'est déjà produit,ce sommeil étrange dans la foret de la mort juste après le combat avec Gaara, c'était différent mais c'était la même source ! Arrêtes d'ignorer tout ce que tu ne comprends pas ! Tu es morte ! Tu ne reverra jamais Safia, ta famille ni plus rien de ce qui t'étais précieux ! Accepte le et fais ton deuil ! Tu es morte ! Tu es morte ! Tu es morte ! Tu es m- »

Cette fois c'est moi qui lui mit mon poing dans sa gueule.

« Fermes la »

Ma voix était blanche, ma poitrine glacée, j'eus l'impression que même mon cœur s'était figé.

Tu es morte

Je le sais, je suis morte le dix huit mars deux mille quinze, aux alentours de quatorze heures, sous une pluie battante et les yeux terrifié de ma meilleure amie …

Tu es morte

...alors que j'avais promis à mon frère de tout préparer pour l'anniversaire de Solène le même jour.

Tu es morte

Solène qui faisait semblant de ne pas voir que mon frère et moi magouillaient pour lui faire une super fête et qui ferait comme d'habitude semblant d'être surprise. Solène qui n'aura plus l'occasion d'être heureuse le jour de son anniversaire.

Tu es morte

Thibault qui m'attendra à notre point de rendez vous pour acheter le gâteau d'anniversaire sans se douter que sa sœur gisait morte sur le bitume à quelques kilomètre. Papa et maman qui auraient dû s'enlacer tendrement, de la fierté plein les yeux en voyant leurs enfants s'épanouir.

Je suis morte.

Je suis morte.

Les larmes coulaient sur mon visage gelée, je ne pouvait plus respirer sans gémir et le froid semblait rentrer dans mon corps pour y chasser toute chaleur. Je ne sentais plus le sol sous mes pied, j'avais l'impression que quelque chose à l'intérieur de moi s'effondrait et dans une volonté stupide de le retenir j'enlaçais mon corps tremblant de mes bras. Je me recroquevillai sur moi même dans l'espoir de garder ne serais ce qu'un peu de chaleur mais rien n'y faisait.

J'étais morte mais ce n'étais pas le pire.

Le pire c'est que les souvenirs eux étaient bien vivants.

Mais c'était fini.

Et quelque chose en moi voulais sortir, me déchirant la poitrine, me broyant les côtes. Alors cette fois je ne le retins pas.

Je hurlai.

Je hurlais à m'en déchirer les cordes vocales, un cri que jamais je n'aurais cru possible venir de moi. Ce n'était presque plus humain, plutôt comme une bête à l'agonie. Et je ne sais plus pendant combien de temps cela a duré, ma gorge était en feu. Puis ma voix s'est cassé mais je continuais à crier, sans un bruit.

Isanami me regardais, blanche, déboussolée. Elle était assise à quelque centimètre de moi sur le sol figée dans la position où je l'avais giflée, les yeux exorbité et en peine comme si elle voyait le plus triste des spectacles.

Et moi qui continuais de gémir car j'avais perdu la force de crier, je me sentais me morceler de l'intérieur, aussi étrange que cela puisse paraître j'avais peur de physiquement tomber en morceau. Alors je continuais de serrer forts mes bras autour de moi.

Je sentis Isanami bouger et soudain son corps vint recouvrir le mien m'étreignant aussi fort qu'elle pouvait. Je ne sais pas si c'était pour mon réconfort ou le sien, elle tremblait plus que moi.

Le métro continuait son chemin, avalant et vomissant son lot quotidien de voyageurs. Nous restâmes immobiles au milieu de cette foule impersonnelle qui nous passaient devant. Le dernier arrêt fut desservi et le wagon se vida. Il ne restait plus que nous. Les portes se refermèrent, et le chemin repris à travers un long tunnel noir dont je n'avais aucun souvenir.

Le calme revint seulement troublé par ma respiration saccadée et mon hoquet que je n'arrivais pas à maîtriser, Isanami ne tremblais plus. Mais personne ne bougea.

« Nolwen »

Je ne répondis pas. Elle me serra encore plus fort.

« Nolwen. C'est fini ici. »

J'aurais voulu lui hurler que je le savais, qu'elle n'avait pas besoin de remuer le couteau dans cette plaie béante. J'aurais voulu me mettre en colère. Mais je n'y arrivais plus. C'était le grand calme dans mon esprit pour la première fois depuis longtemps.

« C'est fini ici mais pas là bas. »

A cela quelque chose en moi remua furtivement.

« Tu as raison toi et moi nous sommes la même personne. Nolwen et morte ici. Mais Isanami est née là bas, elle est notre présent et notre futur. Nolwen est notre passé, il ne reviendra pas. Il faut la laisser partir. Ça ne veut pas dire oublier. »

C'était étrange d'entendre ces mots pleins de raisons associés à une voix jeune et presque frêle. De se faire bercer par un corps plus petit que le sien.

Dans un crissement familier le wagon se stoppa et les portes usées s'ouvrirent sur un vide abyssal.

Avec précaution, comme si elle avait peur que je me brise en mille morceaux, Isanami me lâcha lentement. J'eus soudain l'impression que la température ambiante avait chuté drastiquement sans son corps pressé contre le mien mais je ne dis rien essayant de reprendre mes esprits. Je me relevai maladroitement, essuyant sans aucune délicatesse les larmes et autre gracieuses sécrétions qui n'avaient pas encore séchées de mon visage. Isanami se dirigea avec prudence vers les portes et se pencha doucement en avant...avant de faire cinq pas hâtifs en arrière.

« Une idée de pourquoi notre esprit a choisit de s'illustrer comme un métro bloqué dans un lieu glauque ? »

J'haussais les épaules ne sachant pas vraiment quoi répondre et m'approcha lentement du trou béant qui ne donnait sur absolument rien. Les lumières du wagon éclairaient sur quelques mètre autour de nous et ils semblait que nous étions suspendus sur les rails au milieu de nulle part où nos environs se constituaient littéralement d'un espace sans couleur ni reliefs. C'était comme être dans l'Espace sans étoiles ni planètes ni rien d'autre que le vide. Cependant je suis sûre que la gravité faisait bien effet et que si l'une d'entre nous venait à sauter, et bien nous tomberions bien bas.

Isanami soupira longuement en se prenant la tête dans les mains, massant furieusement son cuir chevelu comme pour chasser une violente migraine.

« Putain j'y comprend rien. »

Moi non plus. Mon esprit avait une drôle de manière de fonctionner. En psychologie on apprend que l'inconscient se manifeste souvent dans les rêves sous des formes plus ou moins réaliste révélant la nature profonde de certains désirs et sentiments enfouis. Le symbolisme derrière ces manifestations sont la plupart du temps difficiles à comprendre.

C'est à ce moment précis où je peinais à comprendre mon propre esprit que j'arrivais à la conclusion que ce qui était vraiment difficile à comprendre dans l'Homme ce n'était pas ses fonctions anatomique et biologique, mais bien les méandre de son âme. Il semblait que la mienne soit bien plus torturée que ce que je ne le pensais.

Déjà il y avait deux versions de moi. Quel genre de personne saine d'esprit se représentait en deux corps différents ?

Ensuite pour une raison que j'ignore mon inconscient me balance à la face un monde que je ne reverrais jamais en vrai. Ainsi que mon corps mort et défiguré au passage.

Puis un voyage dans le métro aboutissant à littéralement rien.

J'eus un frisson. Pourquoi le voyage n'aboutissait-il à rien ? Pourquoi il faisait si sombre dans mon esprit ? C'était comme s'il n'y avait plus d'espoir pour quoi que se soit, comme si je n'étais qu'une coquille vide.

Je me forçais à prendre de grande bouffées d'air essayant de maîtriser la peur qui s'insinuait sournoisement dans mes os. Je vis du coin de l'œil Isanami me regarder avec précaution se préparant à un autre pétage de plomb, mais elle ne dit rien.

Je sentis le picotement familier dans mes yeux prêt à s'embuer et une pensée inattendue fit irruption dans mon esprit.

Je veux voir Tsuna et Kazuki.

Je sursautai presque quand ces noms entrèrent ma tête. Une impression étrange fit accélérer le rythme de mon cœur, comme des retrouvailles après un long moment passé loin des personnes aimées.

« Ils me manquent »

Le murmure triste d'Isanami fut comme une décharge.

Dans un mouvement impatient j'essuyais les larmes silencieuses qui s'étaient faufilée sur mon visage et je me dirigeai vers Isanami lui prenant le bras presque furieusement.

« Alors on va les retrouver. »

Elle me regarda avec un air perdu l'air de se dire quelle genre de bête transgénique m'avait piqué mais elle me suivi jusqu'au porte toujours ouverte du wagon sans broncher et ce que nous vîmes quelque mètre plus bas dans ce noir abyssal nous fit ouvrir la bouche de stupeur.

Une multitude de petite boules de lumières s'agitaient en bas laissant derrière elles une traînée de couleur sur leur chemin.

Soudain les lumières du wagon s'éteignirent et la seule source de lumière se trouvait être une centaine mètres plus bas. Devant le vide qui nous séparait ma détermination s'envola aussi vite qu'elle n'était arrivé. Je déglutit difficilement.

« Bon, ben, je crois qu'il est temps d'y aller. »

Je lançais un regard dubitatifs à mon alter ego qui s'étirait joyeusement à mes côtés.

Mais à quoi elle joue ?

« Tu ne le sens pas ? »

La même expression confuse devait être plaquer sur mon visage car elle soupira longuement.

« Tout ça, dit elle en faisant un geste large du bras en directions des amas de couleurs en dessous de nous, c'est du chakra. Tu ne le ressens pas ? »

Du chakra ?

Il y en avait de toute les couleurs, certaine plus opaque que d'autre, elles se croisaient continuant leurs chemin comme des personnes qui marchaient dans la rue.

A cette pensée mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

Tout ça...c'est des gens ?

Je me concentrais, cherchant en moi cette source d'énergie dont je n'avais pas l'habitude de trouver dans ce corps. C'était furtif au début, comme un écoulement d'eau qui vous glissait entre les doigts une fois que vous pensiez l'avoir. J'expirais longuement, figeant mes pensées et doucement je sentis le chakra circuler du point de source vers le reste de mon corps sur le rythme régulier de mon cœur. Et je fus envahi d'une vague de soulagement. J'étais ninja même dans ce corps après tout. Et c'est là que je réalisais une chose importante. Malgré le fait que mon esprit ai dissocié mon existence en deux corps différent, j'étais moi. La jeune fille de treize ans à mes côté était aussi Nolwen qu'elle était Isanami. Et j'étais aussi Isanami que j'étais Nolwen. Il n'y avait pas de coupure entre l'une et l'autre, je suis la continuité de ce que j'étais. Cela me semblait tout d'un coup tellement simple que j'eus un éclat de rire m'attirant le regard soupçonneux d'Isanami.

Je me positionnais sur le rebord du wagon, essayant de chercher au milieux de ces chakra quelque chose de familier mais rien. Tous m'étaient inconnus.

« - Bon, fit Isanami qui commençait à s'impatienter, je ne sais pas à quelle point tout ça est vrai mais on doit vraiment être chelou pour que tout ça *elle désigna de la mains notre environnement* rentre dans ça * et elle tapota sa tête en louchant*

- Et alors, dis je simplement, même si c'est dans notre tête en quoi ça ne serait pas réelle ?

Elle cligna des yeux deux fois avant de croiser les bras sur son torse :

- Tu viens vraiment de plagier Albus Dumbledore ? »

Oui. Et j'en avais même pas honte. Tout le monde devrait avoir Dumbledore comme maître spirituelle.

Devant mon manque de réactivité face à ces accusations elle se contenta de secouer la tête d'exaspération, de me tapoter le bras et sans prévenir elle sauta dans le vide. Sauf qu'elle tenait mon bras. Mon bras rattaché à mon épaule, rattaché à ma clavicule, rattaché à …

Bref, la salope m'a balancé dans le vide.

J'aurais voulu crier mais la vitesse de notre chute était telle que l'air envahissait mes poumons sans me laisser la possibilité de faire un son. Je voyais les tâches de couleurs s'approcher et plus nous étions près et plus je me rendais compte qu'elles bougeaient bien plus vite que ce que l'on avait l'impression d'en haut. En une fraction de seconde, nous nous engouffrions dans cet océan de couleurs qui défilait autour de nous. Je sentais les différents chakra autour de nous rayonner de leur énergie particulière certaine d'une douce chaleur, d'autre électriques. Alors que je fus brièvement caresser dans ma chute par un chakra couleur miel je sentis que la vitesse de notre chute augmenta d'un coup. Quelque chose dans mon cerveau tirait la sonnette d'alarme : la vitesse d'une chute reste constante, elle n'augmente pas tout d'un coup.

Sauf si...

Je plissais des yeux pour voir au delà de cette mer de chakra qui cachait l'obscurité qui existait au delà. Et mon cœur rata un battement.

Une porte énorme se trouvait là, ses deux battant ouverts largement attendant de nous accueillir dans un noir abyssal.

On se faisait aspirer. Quelque chose là dedans nous aspire.

Et ce fut ma dernière pensée avant que l'air qui emplissait mes poumons ne disparaissent d'un coup, me laissant suffocante alors que je me fondais dans une obscurité inconnue.


Alors ? J'attends vos impression et surtout vos hypothèses sur ce qu'il vient de vous tomber dessus haha ! A vos clavier ! ^_^