Sincères salutations, sincères excuses et sincères remerciement. Vraiment.
Au cours de ses derniers mois Bananes à perdu pas mal de plumes mais si il en a une qui reste c'est bien celle entre ses mains.
Je sais que j'en ai énervé pas mal par mon absence et mon silence, mais j'ai continué à recevoir des messages gentils et encourageant et je suis contente de revenir vers des gens aussi formidables.
Je ne peux pas vous citer un par un cette fois vous êtes trop nombreux mais sachez que je garde chacun de vos mots dans ma réserve d'amour pour l'humanité qui avait bien maigris ces derniers temps.
Je ne peux pas vous dire dans les détails ce qui a causé mon absence mais sachez que beaucoup de choses ont changé dans ma vie récemment j'ai enfin eu le courage de changer de filière, d'oser espérer et viser plus haut, ce qui a conduit a beaucoup d'incompréhension, de galère financière et amoureuse. J'ai coupé les ponts avec certaines personnes et j'ai encore du mal avec ça mais aujourd'hui tout va beaucoup mieux.
Vous savez ce qui est marrant ? C'est que malgré tout ça mes histoires on continué de tourner dans ma tête pendant tout ce temps, a avancé doucement, et même de nouvelles sont apparues d'ailleurs allez voir la nouvelle " le chemin que prennent les fous" (wesh je fais ma promo et alors tu vas faire quoi ?) pour me donner votre avis :3
Bref place à ce que vous attendez vraiment bandes de potirons 3
Le sentiment urgent de devoir respirer fut ce qui me réveilla brutalement. Je me redressa paniquée battant des bras frénétiquement pour me rattraper à quelque chose en avalant de grande goulée d'air bruyamment comme si je venais de me noyer. Mon cœur battait à mille à l'heure, je bondis au sol les sens en alerte dégoulinante de sueurs froide. Ce n'est que les douleurs vives de mes courbatures qui me ramenèrent durement à la réalité. Je ne pus empêcher un gémissement lorsque mon bras me lança d'une douleur aiguë m'amenant à me recroqueviller sur moi même, mon bras fermement maintenu contre mon torse et mon front brûlant contre le sol froid.
Je me forçai à prendre de longue bouffée d'air, me concentrant sur ma respiration qui sifflait entre mes dents serré par la douleur.
Au fur et à mesure de cet exercice, mon pouls repris un rythme normal et la douleur devint assez supportable pour me permettre de regarder autour de moi.
J'étais à l'hôpital. Et à en croire la pleine lune qui illuminait ma chambre, haute dans le ciel, on était en plein milieu de la nuit.
J'étais de retour dans le monde normal.
A cette pensée la tension dans mes épaules se dissipa lentement et un soupir de soulagement franchit la barrière de mes lèvres.
Je me relevais doucement prenant soin à ne pas brusquer mon bras et je m'approchais de la fenêtre pour l'ouvrir, rassuré de voir Isanami dans le reflet. Je pris une grande bouffée d'air frais savourant cette odeur de feuilles et leur son mélodieux en sentant le vent s'engouffrer dans mes cheveux. Je contemplais Konoha endormie s'étendre sous ma fenêtre, baignant dans la lumière du clair de lune, bercée par le bruit des feuilles et un sourire serein s'empara de mon visage.
Putain, ce que je suis contente d'être de retour !
J'allais enfin pouvoir rentrer chez moi et voir ma mère qui devait s'inquiéter comme jamais.
Curieuse de savoir quand je sortirais de l'hôpital, je me précipita sur mon dossier médical au pied de mon lit pour voir combien de temps j'y étais resté.
Un jour. Seulement un jour s'est écoulé depuis mon combat.
Curieuse je continuais a lire la fiche pour y trouver le diagnostic et sans surprise je lus que mon état était dû à un épuisement de chakra. Sauf que c'était faux. Je savais que ses étranges sommeil n'était pas le fruit de simple fatigue. Maintenant je savais que j'avais une faculté à part. J'avais déjà l'impression que ce n'était pas normal d'être capable de ressentir son chakra à l'échelle moléculaire. Maintenant je suis capable de rentrer dans un état où j'ai la possibilité de ressentir ce qui m'entoure, que se soit des humain ou même la forêt, non pas dans leur chakra mais dans ce qu'ils sont.
Comme si dans ce sommeil, j'arrivais à percevoir la substance même d'un être vivant. Pas seulement son âme, son chakra ou ses émotions mais dans son tout.
J'eus un frisson en repensant à cette énergie terrifiante qui m'avait envahi d'un coup. Toute cette colère, cette amertume et ce désespoir. J'en avais la gorge nouée rien que d'y penser. Je ne voulais pas savoir à qui elle appartenait. Je ne voulais pas rencontrer une telle personne.
Dans la forêt de la mort tout ce que j'avais ressentis c'était de la sérénité et une plénitude sans pareil. Maintenant, je sais que aussi bizarre que cela puisse paraître c'était du chakra de la nature environnante qui m'avait aussi bien ressourcé. J'avais réussi je ne sais trop comment à établir un lien pour procéder à un échange.
Pocahontas deux point zéro, c'est moi.
C'est toute les conclusions que je pouvais en tirer pour l'instant. Je ne vois pas en quoi cela pourrait être un Kekkai Genkai, ma mère est une civile. Si on admet que l'agresseur de ma mère soit un shinobi je vois mal en quoi ce pouvoir hippie soit d'aucune aide au combat.
A moins que je n'en sache pas assez à ce sujet et sur les possibilités qui s'offrent à moi.
Le cri d'alarme de mon ventre me tira de mes réflexions. J'avais une faim de loup. Je cherchais aux alentour mes affaires ou autre vêtement me permettant de sortir d'ici sans avoir le cul à l'air que m'imposait la blouse d'hôpital. A part les fleurs, il n'y avait rien qui n'appartenait pas à l'hôpital et c'est avec un grognement que je m'enroulais dans le drap blanc sentant l'antiseptique. Je jetais un bref coup d'œil à la carte accompagnant les roses en enjambant la fenêtre.
Il faudrait que je pense à remercier la team 7 pour les fleurs pensais je brièvement en atterrissant dans un des arbres qui entouraient l'hôpital. A peine eus je atterris que mon attention fut attiré soudainement vers les branches en dessous de moi. Je restais immobile un instant mais pas le moindre mouvement ne vint troubler la tranquillité de l'endroit. J'étais pourtant sûre d'avoir perçu l'ombre d'un chakra. Après un moment de silence je me hâtais de continuer mon chemin d'arbre en arbre en supprimant au maximum mon chakra pour ne pas me faire repérer par un ninja qui passerais par là et me forcerais à retourner d'où je venais.
Il me fallut moins de quinze minutes avant d'arriver chez moi et je sentis l'adrénaline monter en moi alors qu'un sourire excité se plaqua sur mon visage. J'avais tellement hâte de revoir maman !
Je m'apprêtais à ouvrir la porte lorsque je remarquai une deuxième présence dans la maison. Mon premier réflexe fut de me mettre en alerte en cherchant quelque chose qui pourrait me servir d'arme
Takeshi !
J'avais complètement zappé que maman avait un copain maintenant !
Tout d'un coup, je sentis le doute m'envahir. Je devrais peut être toquer, non ? Comme ça si jamais ils sont dans une situation un peu, euh...intime ils auraient le temps de se couvrir. Et puis même si ils s'étaient couvert je les auraient interrompus en plein...enfin...ce serait chelou pour des retrouvailles quand même. Si jamais ils ne faisaient que dormir, je les réveilleraient en toquant. Maman sera évidemment contente de me voir mais sûrement que Takeshi ne saura pas où se mettre, rester avec nous pendant nos retrouvailles, ce qui serait super bizarre pour lui comme pour moi, ou retourner se coucher, ce qui pour le coup pourrait paraître vraiment malpoli.
Ou alors je rentre sans un bruit et je vais me coucher ?
Non. Définitivement non, je vais pas agir comme une voleuse dans ma propre maison.
Je me retrouvais les bras ballant à fixer ma porte bêtement, le cul à l'air sous mon drap.
Mon ventre gargouilla.
Putain j'suis pathétique.
Je fis demi tour et je continuais de longer la rue les sens en alerte afin de ne pas me retrouver nez à nez avec quelqu'un dans cette tenue. Arriver à ma destination en quelque saut je grimpais sur le balcon et toquait à la porte vitré.
Après cinq secondes interminable pour mon corps frigorifié par la petite brise nocturne, Aiko apparut derrière les rideaux. Je la vis écarquiller les yeux avant de m'ouvrir.
« - Hey, fis je en mettant un pied sur son tapis doux et moelleux.
- Qui que tu sois tu as trois seconde afin de prouver que tu es vraiment isanami avant que le sceau sous ton pied ne s'active et ne te l'arrache complètement.
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.
- Quoi ?! Mais t'es sérieuse ?!
- Un...
- Meuf ! Joue pas à ça t'es complètement tarée !
- ...deux...
Oh mon dieu, vite, un truc !
- On a traqué Iruka sensei pour prendre une photo de lui nu pour ta sœur il y a deux ans ! »
Aussitôt que les mots quittèrent ma bouche que Aiko s'empressa de faire un signe des mains puis d'inactiver le sceau qui commençait tout juste a chauffer sous mes pieds.
Elle se releva le sourire aux lèvres :
« - Salut copine ! Ca fait longtemps !
- Tu te fous de ma gueule, t'as failli m'exploser ?!
- Tu exagère j'avais tout sous contrôle, et je te rappelle que tu es censé être aux examens chunins donc te voir apparaître c'était pas net.
- Les examens sont finis pour l'instant, je sors de l'hôpital là.
Je vis son regard m'analyser brièvement à la recherche d'une blessure quelconque, son regard s'attarda sur mon bras enroulé de bandages
- Ca va ? »
Je hochais la tête avant de laisser tomber le drap de mes épaules et m'affaler sur son lit. Elle me rejoignit sur son lit non sans m'avoir au préalable claqué mon postérieur découvert.
« - Alors miss raconte, les examen chunin ?!
Mon ventre gargouilla encore.
- Je te promet je te raconte tout, mais par pitié ramène moi à manger Aikoooooo ... »
Elle soupira, rouspéta, et grogna contre moi, mais finalement sa curiosité l'emporta et elle descendit m'apporter des reste du dîner que je dévorais tout en lui racontant mes péripéties.
Lorsque j'eus finis, de manger et de tout lui raconter sa première réaction fut :
« Putain t'as eu ton premier kiss dans un combat si c'est pas triste ça. »
Je roulais des yeux devant sa remarque futile et son ton moqueur. Je viens juste de lui raconter que j'ai failli mourir trois fois au moins dans la dernière semaine, que je fais des comas flippant version « nature et découvertes » et tout ce qu'elle trouve à me dire c'est ça ?
« Arrête de faire du boudin, Isa. De toute manière tout ça c'est derrière toi et pour ce qui est de ton sommeil spatio-temporelle pour l'instant on a pas de réponses et aucun contrôle dessus alors relax. Tu vas faire dodo, demain tu vas voir ta mère puis Sexy-Izaya pour voir quelle est la suite des événements. Ou dans l'autre sens, perso j'irais voir sex bomb en premier. Maintenant pousses toi un peu j'ai sommeil. »
D'un coup tout me sembla d'une simplicité déconcertante. C'était toujours comme ça avec Aiko, si on lui exposait un problème aussi grave sois il, elle trouverait le moyen de le traiter comme une simple liste de course. J'eus un petit rire étouffé par le coup que mon amie me porta au ventre pour me faire taire. Le cœur plus léger je m'endormis ignorant Aiko qui ronchonnait sur son cycle du sommeil brisé par une « connasse qui sent la crevette ». Me demande bien qui ça peut être...
Ma nuit fut courte et je fus brusquement réveillée par Aiko qui me jeta littéralement hors du lit pour me forcer à prendre un bain. J'ouvris la bouche pour protester mais je la referma bien vite quand mon haleine me rappela que ça faisait plus de quatre jours que je n'avais pas croiser de brosse à dent. Ni de douches. Bien vite l'envie de dormir fut remplacer par l'ardent désirs de récurer chaque millimètre carré de mon corps. Je ne saluai même pas Suchi en la croisant dans le couloir qui menait à la salle de bain que je traversai comme une fusée. Je l'entendis vaguement crier à sa sœur « Hé y'a ta pote qu'on a pas vu depuis un mois qui débarque le cul à l'air c'est normal ? ».
Oui, bon, je crois qu'on se connais depuis assez longtemps pour se montrer nos fesses sans en faire tout un plat non plus.
Je suis bien resté une heure frottant ma peau à l'en faire rougir, et c'est avec dégoût que je regardais l'eau sombre de crasse s'évacuer au fur et à mesure. Lorsque je fus bien propre, sentant bon les fleurs et les cheveux soyeux (grâce aux soins que je chipai à Suchi sûrement) mon regard fut attiré par le miroir qui reflétait mon image. Je fus tout de suite alerté par la manière dont mes côtes semblaient plus saillantes et la cicatrice qui commençait déjà à rosir sur mon biceps gauche. Ce n'était qu'un point pas plus grand qu'un grain de beauté mais je grimaçais. Je crois que aussi superficielle que cela puisse paraître les cicatrices seront une des choses que je détesterais le plus dans ma vie de shinobi. Bien que je ne le dirais jamais à personne, faudrait par leur donner une raison de plus pour me traiter comme une fragile chose.
Je sortis de la salle de bain en peignoir qui devait appartenir à Aiko et je rentrais dans sa chambre la trouvant encore endormie. J'essayais de ne pas faire de bruit lorsque je fouillais dans ses affaires pour trouver quelque chose à me mettre. Aussitôt fait je me dirigeait vers la porte fenêtre pour sortir discrètement afin de me mettre à la recherche de sensei mais je fus interrompus :
« - Tu agis comme si t'étais mon amant.
Je ne pus m'empêcher de pouffer de rire.
- T'es con Aiko. »
Je sortis de chez elle le sourire aux lèvres.
La chose la plus simple pour trouver sensei serait d'aller chez lui. Certes. Sauf que personne ne savait où sensei habitait. On a essayé de le suivre pourtant avec Kazuki et Tsuna. Plusieurs fois. On a jamais réussi à le suivre plus de cinq minutes. Une fois on a atterrit dans un bordel et même Kazuki est parti en courant. Je suis sûre d'avoir entendus le rire de sensei ce jour là.
En bref, c'est stupide mais si je voulais voir Izaya je devais laisser Izaya me trouver.
Il était encore très tôt et les personnes que je croisaient en cette fraîche matinée n'étaient que les commerçant qui ouvraient leurs boutique. Je bifurquais sur une rue et j'aperçus au bout de celle ci Ino Yamanaka qui s'affairait à ouvrir les stores qui cachaient leurs fleurs. Je m'approchais jovialement espérant passer le temps en attendant que sensei me trouve et qui de mieux que quelqu'un d'aussi bavarde que Ino pour cela.
« - Jolie coupe, commentais je en arrivant près d'elle.
- Oh merci, répondis elle tout de suite en se retournant une mains dans ses courts cheveux blond.
Puis en me voyant ses yeux s'agrandirent de surprise et son visage se figea dans une expression que je ne compris pas. On dirait qu'elle voyait un fantôme.
- Ino, dis je hésitante, ça va ?
Je la vis déglutir difficilement et hocher la tête lentement.
- Je...j'ai encore des trucs a faire à l'intérieur, hum, salut. »
Elle rentra dans la boutique tellement vite que je n'eus pas le temps de lui demander quoi que se soit.
What the fuck ?!
Je restais éberluée, la bouche ouverte dans une expression de complète sidération.
Machinalement je me mis à marcher lentement le long de la rue, essayant de comprendre ce qui venait de m'arriver.
J'essayais de me souvenir d'une dispute que j'aurais oublié avoir eu avec Ino mais non. Rien n'expliquait son soudain changement de comportement envers moi.
Un rire familier me tira de mes pensées.
« Ça c'est du râteau Namie-chan, Gwaahahaaha …! »
Je vais pas vous faire un dessin, vous avez compris aussi vite que moi qu'Izaya vient de débarquer.
Je me contentais donc de me diriger l'air blasée, les bras croisées sur ma poitrine vers mon senseï qui essayait de calmer son fou rire.
C'était même pas drôle d'abord.
Izaya pris une grande inspiration et soupira de bonheur avant de me passer un bras autour des épaule et de guider la marche.
« Tu sais j'étais arrivé tout sérieux en cherchant comment t'expliquer le plus diplomatiquement possible ton programme d'aujourd'hui. Alors merci de t'être fait recaler comme un vieux pervers qui harcèle les jeunes filles ça m'a détendu ! »
Attends pourquoi il voulait être diplomate, qu'est ce qui va me tomber dessus comme galère encore ?
J'ouvris la bouche pour exprimer toute ma confusion mais je remarquais au dernier moment les petits tapotements léger des doigts de senseï sur mon épaule.
Un code !
Je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils devant sa signification.
'Nous sommes surveillés, ne parle pas de choses compromettantes'
Soudain cette impression que j'avais eue hier d'être suivi en sortant de ma chambre d'hôpital me revint en mémoire et je fit vite le lien avec les deux subtile chakra qui se trouvaient à quelque mètres de nous, cachés dans les hauteurs des bâtiments.
J'essayais d'ignorer la manière dont mon cœur s'était mis à tambouriner dans ma cage thoracique.
« Alors Izaya-sama auriez vos l'amabilité de me donner des nouvelles de Kazuki et Tsuna, je pensais tirer ses infos en sons et en couleurs de l'autre Yamanaka mais apparemment j'ai mangé son chiot et je m'en rappelle pas. »
Il gloussa joyeusement au souvenir « de mon premier râteau » puis se décida enfin à me raconter que Tsuna était tombé face à Sasuke et Kazuki face à un des mec d'Oto qui avait balancé leur coéquipière dans l'eau. Tsuna s'était apparemment bien débrouillé contre Sasuke si elle en croyait le « il lui a brisé le fémur! » tout joyeux d'Izaya ( et même moi j'étais fière j'avoue) mais finalement face à la force brute de Sasuke il s'en était pris aussi plein la gueule. Kazuki a apparemment massacré le gars d'Oto après que ce dernier ai clairement établit par plusieurs attaques mortel son envie de le tuer.
« C'était le seul match où un genin de Konoha ai émis de véritables envies de meurtres comme un pro, quoique on devra encore travailler ça, tu sais que j'ai du l'arrêter pour pas qu'il tue l'autre gogole ?! » avait dis sensei avec un lueur de fierté dans les yeux. J'avoue que j'étais impressionné d'entendre ça mais ça ne me surprenais pas vraiment, Kazuki à toujours été le plus sauvage d'entre nous.
« - C'est quoi le programme aujourd'hui Izaya-sama ? Parce que j'ai faim et j'aimerais bien manger quelque chose avant que je ne sais quelle autre calamité me tombe dessus ce matin.
- Oh, fit il l'air outré, j'espère que tu ne m'inclus pas dans tes calamités matinales namie-chan.
- Jamais, répondis je en essayant de me débarrasser en vain de son bras autour de mes épaules, senseï vous êtes lourd !
- Oï ! Mon corps est parfait ok ?!»
Alors qu'on se chamaillait ( ou plutôt que senseï évitaient toute mes tentatives d'extraction et les retournaient contre moi ) nous arrivâmes devant un bar dont je ne connaissais pas l'existence.
Izaya salua le personnelle apparemment habitué à les voir et il me lâcha enfin pour gambader gaiement jusque une table du fond. Je le suivi en mobilisant mon épaule endolori et je m'assis en faces de lui en grognant.
Le service se fit rapidement et Izaya commençait déjà à se servir dans mes plats. Habituée je ne dis rien et je cherchais un moyen de pouvoir communiquer avec lui discrètement.
« Au fait, dit il en avalant la moitié de mon omelette, je n'ai pas choisi cet endroit par hasard le gérant est un ancien shinobi. Ce restaurant est sous silence grâce à des sceaux, les deux zigotos qui nous suivent n'entendrons rien. »
C'est comme si un bouton On s'était allumé dans ma tête. Je posais ma tasse de thé et me mis à tout lui raconter. Mes sommeils chelou, mes facultés à ressentir le chakra, mes doutes sur Orochimaru, tout ce qui m'angoissaient en ne parlant jamais bien sure de ma réincarnation, je l'ai déjà dis que ceci était un secret que j'emmènerais avec moi dans la tombe. Au fur et à mesure que je parlais je voyais senseï ralentir la cadence jusque complètement arrêter de manger.
Il eu un silence.
« - A qui as tu parlé de tout ça ?
- Ben, vous …
- Qui d'autre ?! siffla-t-il dans un chuchotement.
- Personne, je répondis affolée par son comportement, enfin juste une amie...
- Qui ?!
- Kyo Aiko, je répondis hâtivement.
- Et cette copine elle est capable de tenir sa langue ?
- Bien sur que oui, dis je offusqué pour mon amie, c'est aussi un shinobi et c'est ma meilleure amie jamais elle …
- Ah oui, me coupa-t-il froidement, tu serais étonnée de voir combien de gens on envoyé leurs amis au cimetière namie-chan. Elle serait capable de tenir sa langue si on lui arrache les ongles un à un, si on lui demande de choisir entre toi et sa famille, si on t'accuse de traîtrise ?
Je ne comprenais plus rien ? Pourquoi tout d'un coup Izaya s'était mis en mode assassin pour quelque chose qui ne concernait que moi ?
- Qu'est ce qu'il se passe ...
Je devais vraiment avoir l'air perdu parce que Izaya souffla longuement par le nez pour se calmer et croisa ses bras sur son torse en s'adossant au mur.
- De quoi te souviens tu à la fin de ton combat ?
- Rien, répondis je faiblement, je me souviens avoir gagné puis je me suis évanouie et...
- Tu ne t'es pas évanoui, m'interrompis-t-il une nouvelle fois, tout ces « rêves »que tu as vécu tu était bien réveillée. Tu es tombé, certes, mais quand je suis venu te chercher tu avais les yeux grand ouvert, c'était comme si tu étais sous genjutsu alors j'ai essayé de t'en sortir mais les techniques de libération n'ont pas marché sur toi. Même l'Uchiha a essayé de t'en sortir avec son Sharigan mais il nous a affirmé que tu n'était sous aucun genjutsu. Alors dans la série des yeux mutant j'ai pioché un Hyuga, la petite m'a affirmé que tu méditais. Ton chakra était presque épuisée mais tu l'avais répartie dans ton corps avec une précision incroyable et il circulait paisiblement comme lors d'exercices de méditations. Je t'ai giflé tu n'a pas réagi. Aucun état de méditation, à votre niveau et tel qu'on vous l'apprend, ne reste insensible à la douleur. Alors quelqu'un d'autre à proposer de t'aider …
- Ino, dis je commençant à comprendre où tout cela allait nous mener, qu'a-t-elle vu ?
- Le problème ici Namie-chan ce n'est pas ce qu'elle a vu mais plutôt ce qu'elle n'a pas vue.
Devant mon regard perplexe il continua :
- Il n'y avait rien dans ta tête Namie-chan, chuchota-t-il, aucune âme à sonder, pas une parcelle de vie à analyser, c'était comme regarder dans la tête d'un mort.
- Je sentis un frisson glacée me courir le long du dos.
Putain mais qu'est ce qui va pas chez moi ?!
- Je vous promet que je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe, dis je dans un murmure.
Izaya me regarda un long moment et je me forçais à soutenir son regard, espérant qu'ils voient dans mes yeux tout ce que je n'arrivait pas à exprimer par mes mots.
Il soupira encore une fois et pris une longue gorgée de thé froid.
- Je crois que je te dois un secret puisque que tu as gagné ton combat.
Il attendis que je dise quelque choses mais je restais muette.
- Ça me coûte de dire ça mais ceux qui connaissent mes ...antécédents, ont des raisons de penser que faire de moi un jounin instructeur n'est pas une sage décision.
Il me vit ouvrir la bouche pour protester mais il n'attendit pas pour continuer :
- Avant que tu ne puisse juger de quoi que ce soit tu dois savoir une chose namie-chan, dit il sa voix encore plus rauque que d'habitude, dans ce milieu la question n'est pas de savoir qui est gentil et qui est méchant, parfois pour atteindre le plus grand bien le chemin est fait de meurtres et de trahisons.
Il se tu un moment et je vis une lueur inquiétante passer dans son regard l'espace d'un instant, avant qu'il ne ferme les yeux en expirant lentement par le nez. Puis nonchalamment il s'adossa au mur en prenant encore une gorgée de thé qui n'avait plus vraiment de saveur.
Je ne dis rien, déjà parce que dans mon esprit seul un silence glaciale régnait et Izaya n'attendait pas de réponse, c'était son moment à lui de parler et de pas être interrompu. Alors j'encaissais ses mots comme des coups.
Soudain son regard orageux se planta dans le miens
- J'ai été pendant longtemps un mercenaire et j'ai à mon actif tué trente quatre soldats de Konoha.
Mon cœur rata un battement.
C'était comme si tout d'un coup je m'étais retrouvé dans une bulle hors de la réalité.
Le problème c'est que c'était bien réelle. Et à ce moment là mon cœur cogna tellement vite et fort contre ma poitrine que j'eus l'impression que le monde entier pouvait entendre son rythme terrifié.
Je ressentis le besoin stupide de faire quelque chose de mes mains, prendre la cuillère, boire mon thé , peu importe tant que je ne restai pas immobile...
...Prendre un kunai dans ma sacoche.
Cette pensée me glaça les os. L'idée même de vouloir prendre les armes contre la personne qui essayait tant mien que mal de m'apprendre à les manier me donna envie de vomir.
- Pourquoi ?
Ma voix fut comme un murmure enrouée à cause des émotions qui me prenaient à la gorge et je m'apprêtais à répéter au cas où il n'avait pas entendu mais ce ne fut pas nécessaire.
- Des contrats, dit il calmement.
Je ne dis rien, mon regard rivé dans le sien à essayer de comprendre ce qu'il se passait derrière son air calme. Je savais que ce n'était qu'une façade, Izaya avait ce talant de faire croire aux gens ce qu'il voulait avec son attitude, ses paroles et même son regard mentait à la perfection. Mais il y avais des fois où ses yeux étaient comme des petites fenêtres ouvertes sur des morceaux de son âme. Je savais que ces moments là n'étaient dédiée qu'a peu de personnes, lorsque l'assassin en lui osait faire tomber le masque. A cet instant là, regarder les yeux de sensei c'était comme plongé dans un ciel d'orages, quand les nuages gonflent et s'assombrissent semblant recouvrir le monde d'une couverture qui promet à la fois chaos et refuge.
J'eus soudain envie de pleurer.
Pas parce que Izaya me faisait peur, ou que j'avais pitié de lui. Non.
Je réalisai que j'aurais sûrement le même genre de regard plus tard. Quand j'aurais trop tué, trop menti, trop trompé, trop trahi...quand j'aurais trop vécu en tant que shinobi.
Dans ce milieu la question n'est pas de savoir qui est gentil et qui est méchant.
- Quel est le but alors ?
Je ne sais pas exactement ce que suscita ma réaction face à ses révélations mais je sentis l'air autour de nous se détendre clairement en même temps que son regard s'illumina d'une lumière que je reconnaissais comme de la fierté et ...du soulagement ?
J'eus un pincement au cœur quand je me rendis compte que senseï d'une certaine manière appréhendais ma réaction.
Il y eu un moment de silence où Izaya, le coude sur la table, appuya sa tête sur sa main en regardant par la fenêtre la rue qui commençait à s'animer.
- Je supposes que ce genre de choses est propre à chaque shinobi, où du moins à ceux qui veulent être un peu plus que de simple pantins. En ce qui me concerne, je pense que la question à se poser c'est de savoir si le bien qui ressort de ce que l'on compte faire est plus grand que le mal qu'il engendre et de savoir à qui il profite.
- Est ce que ça en valait le coup de tuer ses gens? »
Je vis l'étonnement se dessiner sur son visage comme s'il ne s'attendait pas à ce que je pose une telle question et j'eus envie de me frapper la tête contre mur. Où est le tact quand j'ai besoin de lui...
La tête baissée, évitant son regard, je fis mine de m'intéresser aux nombreuses rayures sur le vieux bambou de la table, cherchant frénétiquement un moyen d'alléger le malaise que j'avais créé.
« Non »
Ce fut un murmure rauque, prononcé des bout des lèvres, tellement doucement que je crus un moment que je l'avais rêvé. Je ne bougeais pas, je n'osais pas affronter son regard car j'avais cette certitude qu'à ce moment j'y verrais une vulnérabilité qui ne m'appartenait pas de voir. Je savais que je ne savais probablement même pas un dixième de cette histoire sûrement très compliquée.
Il se racla la gorge, avant de vider cul sec la bouteille de sake qui traînait sur la table.
« T'as vraiment un talent pour pourrir l'ambiance quand elle est déjà au plus bas Namie-chan »
C'était con et sûrement pas approprié mais j'ai ris.
Puis j'ai vu le petit sourire moqueur alors j'ai ris encore plus fort. Il n'y avait rien de drôle pourtant mais allez savoir, les nerf, le soulagement je sais pas trop.
« Quoi qu'il en soit mon petit larbin, je te raconte tout ça parce que d'une part je te l'ai promis, mais pas seulement. »
Je me contenta de hocher la tête en récupérant un air sérieux , j'aimais pas vraiment son ton. Il continua en triturant sa boucle d'oreille :
« Quand le Hokage a décidé de m'imposer une équipe, tout le monde n'était pas d'accord. Confier la jeunesse de Konoha à un ex-ennemi ça semblait fou même pour moi. Le reste du conseil a accepté à condition que dans mon équipe il n'y ai personne de trop … comment dire ... »
Je sentis une vague de colère naître en moi quand je compris ce qu'il voulu dire.
« De trop important ? » j' offrais avec un peu trop de hargne.
Il sourit un moment. Un vrai petit sourire sincère qui me calma tout de suite, ils étaient beaucoup trop rare pour ne pas en profiter.
« C'est ça, Namie-chan. Personne de trop important par leur standarts. C'est à dire pas de gosses de clan où autre petites bêtes stratégiques. »
Je sursautai presque en entendant sensei parler de bêtes puisque je savais pertinemment qu'il parlait de Naruto.
« Tu sais à la base toi kazuki et tsuna vous n'étiez même pas censé passé genin, hahahaha ! »
Whuaaat ?!
Mais pourquoi ?
Il dû voir mes interrogations écrites sur mon visage offusqué puisqu'il continua :
« Souvent les décision de qui passe Genin se font là haut, il fit un petit geste de la main désignant le ciel d'un air dramatique. Évidemment les gosses de clan passe et en général ils ont le niveau et les quelques autres gosses de civil qui sont pas trop mal passe dans leur équipe. Ils ont beaucoup hésité entre toi et sakura pour l'équipe sept, et ne t'énerves pas, je sais que tu est bien au dessus de sakura en tant que shinobi mais personne ne sait qui est ton père. Si il s'avérait que ce soit un fou furieux qui un jour voulait te retrouver on ne pouvait pas mettre en danger le précieux Sasuke tu vois ? »
Je hochais la tête hésitante.
« Bref quand le choix fut fait, on m'a pris comme jounin parce que tout le monde pensait que j'allais vous faire échouer à mon test, et j'avoue moi aussi. Seulement... »
Il ricana en reposant son verre dans un grand « clac » sonore qui me fit sursauter.
« Personne, moi le premier, ne s'attendait à avoir un tel concentré de potentiel dans cette équipe onze. L'équipe Onze, l'équipe de civil, de nobody. Plus doués que certains gosses de clan. »
Je ne put m'empêcher de sourire à cette révélation, c'était la première fois que sensei disait clairement qu'on était bon ! Et même si je sais que pour l'instant on est encore des débutants faiblard qui ont beaucoup à apprendre, hé ben on est moins des faiblard que l'équipe sept, BOUM !
« Le soucis Isanami, c'est que pour des shinobis lorsque quelque chose ne va pas selon le plan, alors cette chose devient suspecte. »
Mon sourire se figea sur mon visage.
« Des gosses censé normaux, se dévoilant être doués sous la tutelle d'un ancien mercenaire ayant exécuté plusieurs shinobi de konoha. Tu vois où je veux en venir Namie chan ? »
Je voyais très bien où il voulait en venir. Et tout d'un coup le bar semblait trop petit pour respirer.
Est ce qu'ils pensaient vraiment que Izaya sensei pourrait faire de nous des petits espions ? Des dangers pour Konoha ?!
« Mais c'est eux qui vous ont choisit pour nous avoir comme élèves ! Ils peuvent pas nous condamner pour leurs propres erreurs ! » lui dis je d'une voie banche.
Sensei haussa les épaules en prenant un bout de viande qu'il avala sans mâcher.
« - Tu sais Namie chan la plupart des guerres se solde en de milliers de morts de jeunes gens se battant pour les querelles de vieux d'un autre temps qui ne les concernent pas.
Puis devant mon regard affolé il ajouta :
- Mais bien sûre personne ne parle de mourir là Namie-chan, c'est juste que le petit tour que la petite Yamanaka a fait dans ta tête la rendue hystérique. On a du appeler son père pour la calmer, elle arrêtait pas de répéter que tu était une sorte de zombie, que t'était morte bref j'ai pas trop compris. »
Mon cœur rata un battement. Il continuai de parler mais j'étais comme dans une petite bulle, glacée par la peur. Ino Yamanaka avait découvert mon secret.
« ...donc forcément ils veulent vérifier... »
J'essayais de retrouver mon calme en prenant prenant une grande inspiration. Certes elle sait que je suis morte mais pas d'où je viens et que je sais tout de ce monde, elle a juste vu le vide d'un corps mort c'est pas si dramatique.
« …. donc on doit être à quatorze heure dans leurs bureau pour que tu te fasse interroger par Ibiki Morino et papa Yamanaka. »
Oui c'était pas si drama- attend …Il a dit quoi ?!
« - Je, j'ai pas tout suivi là…
Izaya soupira.
- Putain, j'ai essayé d'être diplomate en plus.
Il se frotta le crane énergiquement puis me balança :
- Tu as je ne sais comment contré la technique Ô combien imparable des Yamanaka donc ça intrigue tout le monde et comme tu es mon élève tu es d'office suspecte.
- ….
- Donc tu va être interrogé par Yamanaka senior et Ibiki. »
Oh.
Oh.
Putain.
Je suis foutue.
x_x
Qui est le fragile qui a cru que je serais plus gentille avec Isa que y'a un an ?
On se retrouve dans les r'vious:3
Amour et chocolats 3
