Je ne sais pas quoi dire après tant de temps passé alors je vais juste vous remercier pour vos review et gentils mp (même ceux qui me menaçait de choses désagréables si je ne continuais pas cette histoire, je suppose que ça voulais dire que vous y teniez ? lol faites moi confiance pour tourner des menaces en messages d'amour mais hé c'est un mode hostile on s'en sort comme on peut...) et je vais humblement vous livrer la suite en espérant qu'elle vous plaise autant que j'ai de joie à écrire la vie d'Isanami Kagami.

Full Love, et à très bientôt.


Après le jour où je me suis fait interrogée…

(...molestée, humiliée, j'aurais leur peau un jour j'vous le promet...)

...plus personne ne mentionna l'incident.

Au début, c'était surtout parce que il y avait comme un malaise de la part des shinobis adultes, c'est à dire Izaya et Takeshi, et beaucoup de colère concernant Tsuna et Kazuki.

Après un moment, le temps faisant son effet et voyant que je ne me morfondais pas sur mon sort et que j'étais tout à fait mon moi normal, le malaise se dissipa assez vite et la colère de mes co-équipiers se mit en veille. Mais je savais qu'il suffisait d'un rien pour la raviver.

Kazuki en particulier m'inquiétait. Ses regards noirs envers les autres instructeurs jounin les rares fois où on les croisait, son silence quand Tsuna et moi nous arrêtions pour parler à Hinata, Shikamaru ou Kiba. Il n'était habituellement pas très bavard avec les autres genin mais là, c'était purement discriminatoire, rien que la vue des gosses de clan le gonflait.

Le fait que son dernier match dans deux semaine soit contre Shikamaru, n'arrangeait rien. Il n'y avait pas besoin de mots, la manière dont il s'entraînait criait son envie ardente de montrer à tous qu'il valait mieux que n'importe quel clan, qu'Izaya avait fait de nous des putains de shinobis.

Pour l'instant je ne disais rien, même si parfois je ne voyais plus vraiment la limite entre sa motivation d'être le meilleurs et sa colère. J'espérais que le temps adoucirai sa rancœur.

Et puis j'avais aussi d'autre chats à fouetter. De très gros chats. Et l'un deux s'appelait Sabaku no Temari. Qui avait un frère psychopathe. Et dont le village allait attaquer le mien.

Juste ça.

Vous remarquerez donc que Shikamaru et Temari ne s'affronteront pas, et même si cela m'a un peu étonnée au début c'est le seul changement que notre présence ai apporté alors je m'y suis vite faite, parce que vous voyez, j'étais plus préoccupé par le fait que nous allions subir une putain d'invasion dans deux semaines !

Et je n'avais encore aucun plan.

Ma première option avait été d'en parler à un shinobi de confiance qui ne me balancera pas et trouverais un moyen d'alerter les autorité sur ce qui allait ce passer. Déjà, de base, j'avais pas beaucoup de choix mais après le fiasco de mon interrogation illégale j'en avais littéralement deux, Takeshi et Izaya. Dans les deux cas il faudrait que j'avoue tout sur moi, sinon comment expliquer que je saches de telles choses sans que eux aussi malgré leur affection pour moi ne deviennent suspicieux ?

Même si je détestais l'idée de révéler mon plus grand secret, si j'étais sûre que cela empêcherais l'invasion, je le ferais.

Le problème c'est que en ce moment Izaya n'avait pas trop la côte et j'étais sur que la seconde où il informerait les autorités, il serait d'office l'un des premiers suspects. Les yeux seront braqués sur lui, réduisant leurs chances de voir venir l'invasion. Trop de risques pour pas assez de résultats.

Concernant Takeshi aussi horrible que cela puisse paraître, je ne lui faisait pas confiance pour garder mon secret. Je suis sûre qu'il ferait son possible pour alerter tout le monde et qu'il permettrait à Konoha de contrer l'attaque avec un taux de réussite plutôt élevé. Mais quand viendra le temps d'expliquer d'où il tient ses information cruciales, je ne suis pas sûre qu'il taise ma participation dans cette contre attaque. Il était bien trop droit dans ses bottes pour mon bien.

Je ne vous laisse même pas imaginer le chaos si les shinobis étaient mis au courant de mon cas.

Avec l'interrogation encore fraîche dans les mémoires, ce serait une preuve limpide que je suis un espion et cela veut dire une exécution pure et simple dans le meilleurs des cas. Oui je préfère être exécuté vite fait bien fait que subir maintes tortures et crever en voyant la sale face de Morino jubiler, sachant que les prochains sur sa liste seraient sûrement Izaya, kazuki, Tsuna et peut-être même ma mère. Et puis c'est sans parler de la catastrophe que ce serait si les autres villages étaient mis au courant de la masse d'information que j'avais sur tout pleins de gens.

Tout ça c'était hors de question.

Une autre option serait de ne compter que sur moi même, et chaparder je ne sais comment des preuves que les shinobis d'Oto et de Suna ne sont pas net, forçant ainsi Konoha à mieux les surveiller et espérer qu'éventuellement ils découvrent le pot au roses. Quelque part ce plan avait déjà été enclenché quand j'avais parlé de Orochimaru à Izaya qui avait mis au courant Kakashi Hatake. Cependant ce ne sera pas assez pour lier Orochimaru et les deux autre villages ennemis. Il fallait que je trouve autre chose, quelque chose en rapport avec le Kazekage.

Et c'était impossible.

Ce genre de missions sont données aux ninja d'élites, dans une équipe surentraînée avec le support secret de tout un village prêt à noter leur noms sur une stèle en marbre parce que la moitié ne reviendrait pas.

Qu'est ce que je vais réussir à faire moi, j'ai failli me faire arracher la tête par des poissons je vous rappelle.

Je veux pas mourir.

Pas encore.

Et même si j'ai cette boule dans la gorge et l'amère sentiment de dégoût quand je croise mon reflet, j'ai décidé de laisser mourir le Sandaime. Et tout les autres qui seront sur le chemin.

J'ai trouvé la solution la plus lâche et la plus égoïste.

L'arène dans laquelle nous allons combattre lors de la dernière étape des examens sera l'endroit le plus sécurisé de Konoha pendant l'invasion. De part la présence de l'Hokage et son armada de ninja d'élites pour impressionner les autres village et le renforcement en shinobi autour de l'arène pour éviter tout débordement, les civils présent seront les premiers à être évacués et mis en lieux sûrs.

J'ai fait promettre à tout mon entourage de venir voir mon match.

Ma mère, ses amies qui sont devenues un peu mes tantes au fil du temps, Aiko et sa famille, le père à Tsuna, les serveuses de mon restaurant préféré …

Lâche et égoïste, mais c'était le plus sûre pour moi.

Et je ne suis pas un héro.

Comme à chaque fois que quelque chose me tourmente, les terrains d'entraînements deviennent ma maison principal. Plusieurs fois j'y ai dormi trop épuisée pour me traîner chez ma mère.

C'est le cas encore ce matin, je viens tout juste d'ouvrir les yeux, réveillée par la brise fraîche du petit matin.

Je serrais les dents sachant la douleur qui traversera mon corps au moment où je me lèverais. Izaya n'y allait vraiment pas de main morte et Takeshi non plus.

Ses derniers quinze jours j'ai eu plus de blessures que depuis que je suis rentré à l'académie.

Je longeais rapidement les rues calmes du centre ville et j'eus tout juste le temps de sauter sur les toits lorsque j'aperçus Ino Yamanaka ouvrir la boutique de ses parents.

J'étais pas assez réveillée pour avoir à faire à une rencontre malaisante.

Une fois arrivée chez moi, je saluais brièvement Takeshi et ma mère avant de me précipiter dans la salle de bains sans que personne ne me pose de questions. Ils étaient bien trop habitués à mes apparitions furtives pour me laver ou dévaliser la cuisine.

L'eau brûlante finit de me réveiller complètement et comme à chaque fois que je ne m'entraînais pas mes pensées divaguèrent vers l'invasion.

Plus que quatorze jours.

Une boule de panique pris subitement place dans mon ventre et je m'accroupis sous le jet d'eau forçant ma respiration à rester stable et profonde.

Les crises d'angoisses étaient devenues monnaie courante pour moi. Et c'était épuisant.

Plus que les entraînements à rallonge, les coups vicieux de mes deux entraîneurs sadiques, ou même le fait de mentir constamment à tout le monde, c'était la peur qui m'exténuait.

J'étais constamment terrifiée.

Je sursautai lorsque trois coup furent frappé à la porte de la salle de bain.

« Isanamie, tout va bien ? »

Je lâchais avec horreur mon kunai que je ne m'étais pas rendu compte avoir saisi. Le bruit du métal frappant contre le sol et mon manque de réponse dû alarmer ma mère puisqu'elle ouvrit la porte aussitôt les traits tirés par l'inquiétude.

Je ne cherchais même pas à me couvrir ou masquer mon air horrifié. C'était le silence dans ma tête. Mon cerveau s'était mis sur pause sans que je ne puisse rien faire.

Quelque chose passa dans le regard de ma mère, comme si elle avait finalement compris quelque chose qui lui échappait avant.

Sans un mot, l'air grave, elle ferma le robinet, m'enveloppa dans une serviette et me sécha doucement les cheveux.

Aucune paroles ne furent échangés. J'entendis à peine Takeshi demander à ma mère si tout allait bien, j'étais comme dans une bulle où rien ne m'atteignait. Je remarquait à peine que ma mère me guida vers ma chambre et m'allongea nue, sous mes couvertures avant de m'embrasser longuement le front et me murmurer quelque choses que je ne compris pas puis sortir de ma chambre me laissant seule.

Les sons semblaient étouffés, mes sens d'habitude aiguisée semblaient avoir été enrobé dans du coton laissant seulement comme seule et unique vérité que je n'étais pas vraiment là. J'avais franchi une frontière dont je ne connaissait même pas l'existence, je le sentais dans mes os.

Ça recommence.

J'étais incapable de penser logiquement, comme si mon âme était déconnecté de mon cerveau. Dans un effort hystérique, terrifié à l'idée incongrue de me perdre, je ressentis le besoin viscéral de me rappeler, de m'encrer quelque part dans ce brouillard qui ne faisait pas sens. J'avais l'impression de me décomposer.

Les seules pensées que j'étais capable de former étaient primaires.

Je suis Kagami Isanami,mais avant j'étais Nolwen.

Et je mis accrochais comme à une bouée en pleine tempête.

Solène, Thibault, Maman, Papa, Safia…

La sensation que c'était important que je me rappelle de tout ça me prenait à la gorge.

Oka-san, Solène, Aiko, Maman,Kazuki, Thibault, Tsuna…

Je ne devais pas oublier.

Paris le 18 Mars, Nolwen et Solène, je suis morte mais je suis vivante…

Quelque chose dans l'air changea.

Tu n'est plus seule dans ta chambre.

Mon cœur rata un battement et je m'assis, bien plus lentement que ce que j'aurais voulu, n'ayant pas complètement repris conscience de mon corps.

Un homme était là.

Assis formellement, les jambes sous lui et les poings sur ses genoux, le regard sombre et le visage stricte.

Il est mort.

Je ne sais pas comment je le savais mais cet homme n'était pas vivant.

« Tu...p….voir ? »

Sa voix rauque semblait lointaine, comme sur une fréquence qu'on captait mal à la radio.

Devinant cependant sa question, j'hochais doucement la tête hagarde, comme dans un rêve.

Sans bouger de sa place, il se redressa vivement le dos tendu un air de désespoir peint sur le visage alors qu'il se mit à déverser un flot de paroles frénétiques dont seulement quelques uns me parvinrent.

« Tu dois d...les Uch...en danger...il f….Danzo…. »

Malgré mes efforts, sa voix s'éteignait de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle ne soit qu'un vague écho.

Puis il disparut, sans vraiment que je ne comprenne comment.

Il y a un instant il était là et la seconde d'après il ne l'était plus.

Puis juste comme ça, de nouveaux, tout redevint claire autour de moi, je n'étais plus dans cet étrange état de confusion.

Un frisson me parcourut et je remarquais à peine que j'étais nue ma couverture étant tombé lorsque je m'était assise.

Je m'enroulais dans mes draps, les serrant fort autour de moi comme si le fin coton rose pouvait me protéger de je ne sais quelle menace qui guettait. Ce n'est que lorsque ma tête se mit à tourner que je me rendis compte que j'hyperventilais. Alors voulant regagner un semblant de contrôle je forçai une longue expiration et me mis à méditer en faisant circuler mon chakra lentement dans mon corps, me concentrant sur l'agréable sensation de ce doux fluide plein d'énergie, qui était complètement et uniquement moi m'envelopper.

Un chakra, puis deux, puis trois passèrent furtivement sous ma fenêtre et ce fut assez pour me sortir de ma séance. Notant distraitement qu'ils avaient le niveau d'ANBU rentrant tout juste de mission je me levais et me dirigea vers mon armoire pour m'habiller. Il était temps que je me mette quelque chose sur le dos moi.

Je ne pus m'empêcher de laisser mon regard dériver sur l'endroit où se tenait l'homme quelque instant auparavant.

Un genjutsu ?

Non, j'aurais au moins senti un chakra étranger essayer de s'infiltrer dans mon cerveau j'étais habitué avec Tsuna.

Un shinobi s'étant infiltré dans ma chambre pour m'espionner ? Étais-je encore sous surveillance ?

Je fermais mon tiroir à culotte avec frustration.

Encore une fois non, le shinobi avait l'air en position de faiblesse et plutôt en train de demander de l'aide.

Uchiha ...danger...danzo…

Je frissonnais.

Un fantôme ?

L'idée s'insinua dans mon esprit comme un serpent, vicieux et prêt à verser son venin pour empoisonner mes pensées.

Je secouais la tête vivement. Je ne pouvais pas commencer à me créer de nouveau problèmes alors que absolument aucun de ceux que j'avais présentement n'étaient résolus.

Un fantôme sérieusement ? J'étouffais un bruit amusé. Si c'était vraiment le cas le pauvre gars ne s'attendait peut-être pas à ce que je lui expose ma poitrine de gamine de treize ans comme ça. Dire qu'il suffit de faire du top less pour faire fuir les esprits, qui l'eut cru.

Non, l'explication la plus probable c'est que toutes ces conneries avaient finalement commencé à atteindre mon mentale plus sérieusement. Les crises d'angoisse et de panique ok pourquoi pas, c'est assez logique que ça arrive vu ma situation, mais des hallucinations visuelles et auditives ?

J'ai définitivement besoin d'un psychiatre.

Et d'aller à l'église.

Je finis ma tresse distraitement devant le miroir, fixant mes propres yeux avec un intérêt morbide. Mon reflet ne me semblait pas du tout suspect, comme ça on ne dirait vraiment pas que je devenais folle.

Mais il y avait quelque chose dans les yeux.

Quelque chose que je ne saurais pas décrire et qui n'était pas là avant.

Quelqu'un toqua me forçant à décrocher mon regard du miroir et Takeshi entra, sa taille imposante semblait remplir tout l'encadrement de ma porte. Il était vraiment temps qu'on déménage, notre maison devenait trop petite pour trois personne et Takeshi était beaucoup trop grand. C'était marrant au début de voir un jounin se cogner contre les plafonds trop bas, et je ne suis pas cruelle, même maman en riait.

« -Tout va bien ? Demanda-t-il en s'appuyant contre le coin de ma porte sans entrer. Il n'a jamais vraiment osé dépasser le seuil de ma porte, je ne sais pas si il croit qu'elle est ensorcelé et qu'il se mettrait à vouloir se peindre les ongles en rose si il entrait. Vu qu'il grogne toujours sur le fait que cette maison était une vrai maison de poupée. Alors que pas du tout, notre chez nous était plutôt cosy et sobre, mais bon essayez de mettre godzilla dans une cabane et vous avez l'image de Takeshi dans notre maison.

Je me contentai de soupirer face à sa question.

-Maman t'a parlé ? Dis je sur un ton accusateur

Voilà pourquoi ça devenait important que j'ai mon propre appartement. Je pourrais faire mes crises de paniques en paix. Et halluciner tranquillement.

Putain, j'ai vraiment des problèmes.

Il eu un air un peu gêné et j'eus la confirmation que maman l'avait envoyé en mission sauvez le soldat Isa.

- Je t'avoue que je suis plus à l'aise avec l'idée de te tabasser toute la journée plutôt que de t'aider à parler de tes sentiments comme me l'a demandé Miwaku, dit il en désignant le bleu sur ma tempe qu'il m'avait donné pas plus tard qu'hier quand j'avais été trop soucieuse de bien réussir mon jutsu plutôt que de garder un œil sur l'ennemi.

Erreur de débutant.

Croisant les bras sur ma poitrine, j'entamai les négociations :

- Viens on lui dit qu'on a parlé religieusement de nos peurs et nos angoisses mutuelles, que nous sommes maintenant en l'espace de cinq minutes de nouvelles personnes et tu peut retourner à ton challenge avec Izaya de qui peut faire le plus mal sans casser trop d'os à cette bonne vieille Isanami hein ?

Il fit un bruit amusé.

- Ça s'appelle de l'entraînement. Tu as deux jounins à toi toute seule et tu ose encore te plaindre. Ingrate. »

Dans un geste dramatique je levais mon tee-shirt pour lui exposer mes côtes qui arboraient toute sortes d'hématomes d'ancienneté différente mais il se contenta de hausser les épaules et de faire demi tour.

Vexée qu'il ne montre pas une once de compassion j'hésitais à préparer une attaque furtive profitant qu'il ai le dos tourné avant d'abandonner vite fait.

Il me le rendrait au centuple pendant l'entraînement.

Jetant un dernier coup d'œil suspicieux à ma chambre je pris mes affaires et le suivi dans le couloir.

Avant d'arriver dans le salon cependant, il se tourna brièvement vers moi :

« - Tu sais, je ne connais pas un shinobi compétant qui n'ai pas eu de …

Il hésita un moment, cherchant ses mots.

-… périodes difficiles mentalement.

Mental breakdown, crises de paniques, psychoses et autre maladies mentale, tu veux dire, merci de te censurer beau gosse.

- Au mieux tu devrais en parler avec un psy, mais si tu ne veux pas aller à l'hôpital, en parler à quelqu'un de confiance c'est bien aussi. Crois moi, d'expérience, pour ceux qui enterrent ce genre de problème trop longtemps ça ne finit pas bien. »

J'eus l'envie déplacé de lui demander quel genre de problèmes il avait eu à faire lui mais je me retins. Demander ce genre de choses étaient vraiment intime pour n'importe qui et encore plus pour un shinobi qui n'était pas censé exposer ses faiblesses à quiconque.

Je me contentais de hocher la tête.

Rapidement je me retrouvais dehors de nouveau, il était encore tôt mais même si je savais que maman était seulement inquiète, sentir son regard inquisiteur tout le long du petit déjeuner m'a un peu mise sur les nerfs.

J'avais un peu plus d'une heure pour visiter un appartement avec Aiko avant de devoir retourner à mon entraînement.

Vous vous souvenez de Akane la cadette de la fratrie Kyo ? Elle travailles dans la construction, une sorte d'ingénieur, c'est elle qui nous a trouvé cet appartement en nous pistonnant un peu.

Aiko avait supplié pendant des semaines avant que sa grande sœur accepte l'idée de trouver une habitation pour sa petite sœur de treize ans et sa seule condition était que je sois sa colocataire.

Comme si j'allais dire non, cette proposition tombait du ciel directement depuis le paradis.

Je vis Aiko débarquer à l'autre bout de la rue, un grand sourire excité sur le visage et je ne pus m'empêcher de ressentir une vague d'enthousiasme réchauffer ma poitrine.

« - Helloooo colocataire, gloussa-t-elle en arrivant à ma hauteur en passant un bras sur mes épaules, on va bien s'amuser toi et moi, fit-elle en haussant les sourcils plusieurs fois avec un air qui se voulait séducteur mais vraiment, c'était drôle, elle avait juste l'air de pas avoir le contrôle sur son système nerveux.

- Tu sais pas comme j'ai hâte, lui dis je en riant, j'ai rien contre Takeshi mais les murs sont beaucoup trop fins.

Aiko fit les gros yeux avant de plaquer un sourire vicieux sur ses lèvres.

-C'est peut être pour ça qu'il te massacre autant pendant tes entraînements, tu gâches leur vie de couple pauvre bonhomme.

Ma présence à pas l'air de trop les déranger.

- C'est eux qui gâchent mes nuits. »

On étouffa nos ricanements devant l'employé qui arrivait tout juste pour nous faire visiter l'appartement. D'ailleurs il avait pas l'air du tout content d'être là et traînait des pieds mais il resta poli lorsqu'il se présenta comme étant le stagiaire d'Akane. Dans ce monde aussi les stagiaires devaient se coltiner les tâches ingrates apparemment.

Ce qui m'étonna en premier c'était que le bâtiment se situait plutôt au centre du village, on pouvait même voir la tour de l'Hokage à quelque kilomètres.

Je grimaçais déjà.

Ça va coûter cher cette histoire.

Alors que nous montions les escaliers je pris note que de l'autre côté du couloir se trouvait une porte donnant lieux à une petite cours intérieur où quelques jouets et étendoirs avec du linge se trouvaient.

Plutôt une résidence de famille civils.

Aiko dut arriver à la même conclusion puisque elle me regardait avec un air dégoûté en articulant sans faire de bruits ce qui ressemblait suspicieusement à « des gosses ?! » en faisant mine de vomir.

Je me contentai de hausser les épaules, si c'était que ça, ça allait encore.

On arriva au dernier étage et l'employé pris un moment avant de reprendre son souffle et j'eus un sourire amusé quand je me suis dit que dans une autre vie, j'étais le genre de fille qui faisait un malaise si elle se levait trop vite.

Il y avait deux porte de part et d'autre des escaliers et il ouvrit celle de droite.

On se jeta dans l'appartement aussitôt, beaucoup trop excité de voir à quoi ressemblait notre (peut-être) nouveau chez nous.

La première chose qui me frappa c'était la lumière du soleil venant à peine de se lever qui traversait le mur de vitre en face de nous et qui se réfléchissait sur le faux parquet caramel.

Tout de suite en entrant un petit genkan avec plusieurs placard de rangement dans les murs nous accueillait et nous y laissions nous chaussures pour mieux explorer.

La cuisine ouverte se trouvait sur notre gauche dans la continuité du mur de l'entrée où un petit comptoir la séparait du reste de la pièce qu'était le salon. Il n'y avait rien bien sure, mais c'était plutôt grand et je voyais déjà quelles fauteuil et quelle meubles on allait pouvoir y mettre, mais le gros plus c'était vraiment les portes vitrées qui donnaient sur une petite terrasse assez grande pour pouvoir l'aménager correctement et se faire des petites soirées bien sympa.

Oh mon dieu, j'avais hâte !

C'était vraiment quelque chose que j'avais toujours voulu faire. Habiter avec une amie sans la supervision de parents ou de mes frères et sœurs. Les petites soirée tranquilles et celles beaucoup moins tranquilles. Une vie d'étudiante, jeune et pleine de vie. C'était en cours de préparation, Safia et moi étions en plein dans les démarches pour visiter des appartements, on avait déjà tout prévu, qui on inviterais à notre crémaillère, les soirées Harry Potter, comment décorer le sapin de Noël.

Puis je suis morte.

La voix d'Aiko me tira des mes sombres pensées.

« Je prends cette chambre, on se battra si il le faut mais je changerais pas d'avis. »

Je me tournai vers elle, la voyant sur le pas de la porte qui devait mener à une des chambres.

Il y en avais deux, chacune de part et d'autre du salon, à l'opposé l'une de l'autre, il fallait traverser le salon pour passer de celle de droite à celle de gauche.

Plutôt pas mal pour l'intimité.

En passant une tête dans celle qu'elle s'était attribué je compris tout de suite pourquoi elle la voulait.

Sa chambre donnait accès à une salle de bain, la mienne non. J'haussais les épaules avec un petit sourire, ça va pas me tuer de faire trois pas de plus pour aller me laver tout les jours.

Je jetais un coup d'oeil à la salle de bain au fond du couloir qui passait devant le salon en longeant la cuisine et ma chambre. Le couloir était parsemé sur toute sa hauteur de petit placard dans les murs et j'étais d'accord avec le fait qu'Aiko disait derrière moi que ces rangement devaient être dédiés à nos armes et autre truc lié à notre vie de shinobi. On allait pas mettre dans nos chambre où dans le salon des trucs assez dangereux pour tuer des civils non averti, après tout nos deux familles allaient sûrement venir nous rendre visite de temps en temps.

Le bout du couloir laissait place à une salle de bain à gauche, une petite pièce de rangement (encore!) vide à droite et en face des toilettes avec bizarrement une machine à laver à l'intérieur.

« Bah au moins on aura pas peur de faire caca et de se faire entendre de nos invités, railla Aiko alors que je m'esclaffais »

Elle avait vraiment des priorités bizarre cette fille.

Un raclement de gorge nous fit nous retourner face au jeune homme qui nous regardais avec un air agacé.

Tiens, je l'avais oublié celui là.

Aiko le toisa, pas impressionnée pour un sous.

« - Oui, les filles aussi font caca, grinça mon amie comme si le problème était vraiment là.

Je me frottais la nuque gênée pour elle.

- Je suis au courant, merci, rétorqua-t-il sèchement, vous prenez oui ou non ?

Aiko fit un petit « oh » avec sa bouche l'air d'enfin comprendre l'agacement du jeune homme, avant de rougir jusque la racine des cheveux.

- Ça dépend du loyer monsieur, répondis je à sa place prenant pitié de son air honteux.

Il farfouilla dans ses papier avant de nous tendre un contrat

- C'est quatre vingt quinze mille ryo par mois sans dépôt de garanti.

Je fis des gros yeux, c'était plutôt un bon prix pour cette petite pépite.

Je fis mes petits calculs rapidement dans ma tête avant d'arriver à la conclusion que si on divisait par deux il me faudrait environ six mission de rang D par mois pour payer ma part du loyer ou trois mission de rang C. J'avais assez dans mes économies pour payer trois mois de loyer en avance.

J'entendis distraitement Aiko demander méfiante la raison d'un prix aussi peu chère pour un tel logement.

- Tout a été nettoyé et changé, dit il l'air crispé, mais l'ancien locataire était un shinobi qui a pété un plomb, il a assassiné sa copine après un cauchemar et s'est suicidé ensuite.

Gros silence.

- On a un peu du mal à faire revenir des locataire après ça et les civils qui habitent dans le bâtiment s'en vont les uns après les autres.

Tu m'étonnes.

- On prends, dit Aiko tranquillement. »

J'étais plutôt d'accord, c'est pas une histoire un peu macabre qui allait m'empêcher de faire une bonne affaire.

La gars nous arracha presque le contrat des mains une fois signé de peur qu'on ne change d'avis sûrement et il me jeta les clés tout aussi vite avant de déguerpir. Il se tourna vers nous un instant à la porte.

« Si Akane Sempai demande, j'ai été adorable et pro tout du long. »

On leva simultanément nos deux pouces en l'air.

Il claqua la porte derrière lui.

Je me tournais vers mon amie qui en fit de même.

« - OH MON DIEU A NOUS LA LIBERTE !

- LES MAUVAISE DECISIONS

- LES SOIREES PYJAMAS

- LE SAKE ! »

On était comme des folles, a sauter partout en hurlant des choses absolument pas appropriées pour notre âge, les yeux brillants d'excitation à s'échanger des sourires malicieux et cette allégresse qui vient avec le champs des possibles qui s'ouvrait à nous et sur de nouvelles aventures.

On se retrouva sur la terrasse à regarder les gens passer en dessous de notre nouveau chez nous un air béat sur le visage.

« - Bon, dis je finalement, reste plus qu'à en parler à ma mère.

Aiko se tourna vers moi avec des gros yeux.

- Ta mère n'est pas au courant ?!

Je fis une grimace embarrassé.

- Ben, je lui en ai touché deux mots avant l'examen chunin, elle avait pas trop apprécié.

C'est à dire qu'elle m'a pas parlé pendant toute une journée en me lançant des regards déçu et pleins de larmes.

- T'as pas intérêt à me mettre un plan carotte, me souffla Aiko en enfonçant ses doigts dans mes côtes.

- T'inquiètes pas, même si ça lui plaît pas, c'est vraiment la suite logique des choses, elle a un copain pour la première fois de sa vie, j'ai pas envie de gâcher ça et puis moi j'en ai marre de devoir cacher mes habits tâché de sang ou mes blessures. C'est la deuxième fois qu'elle me vois faire une crise de panique ce matin, elle est toute pleines d'inquiétude et moi ça me rends encore plus nerveuse de la voir comme ça.

Aiko se contenta de me regarder un moment avant de hocher doucement la tête.

Nous regardions les marchands monter leur stand en silence avant qu'elle ne le rompe brusquement.

- J'ai tué quelqu'un pendant que tu étais dans tes examens.

Mon coeur rata un battement.

Pardon ?!

De toute les choses que Aiko Kyo aurait pu me dire, c'était la dernière des choses qui me serait venu à l'esprit.

Ne sachant pas trop quoi dire je me contentais de la regarder puis de m'asseoir à même le sol, tourné vers elle, dans une invitation silencieuse à me parler. Dans un geste un peu nerveux elle passa sa main dans ses denses cheveux lisses qui s'arrêtait à sa mâchoire, avant de se laisser glisser le long du muret de notre terrasse à mes côtés.

- Avec Sensei on avait pour mission de sécuriser le domaine d'un clan de riches artisans dans une petite bourgade pas loin de Konoha. On devait faire des seaux compliqués pour qu'aucune personnes qui n'était pas du clan ne puisse entrer sans permission.

Elle souffla par le nez comme pour essayer de se calmer. Je restais silencieuse.

- C'est un clan spécialisé dans l'armement et c'est un des principaux fournisseur du Village. Donc c'est important que leurs domaine soit bien en sécurité. Seulement, je ne sais pas trop comment trois shinobi de Kusa ont su que la sécurité devait être renforcé ce jour et ont attaqués.

Les rues commençaient à s'animer en dessous mais Aiko chuchotait presque comme si elle avait peur qu'on ne l'entende à travers le brouhaha des villageois.

- J'ai toujours su que l'Art des sceaux pouvait être quelque chose de dangereux, c'est pas pour rien qu'on a normalement pas le droit de l'étudier seul avant d'avoir un mentor. Mais quand j'ai vu un de mes sceaux immobiliser un de mes ennemis aussi facilement j'ai hésité. Ça me semblait presque pas réel, je me disais ok c'est bon ça a marché mon sceau est parfait, l'exercice est réussi, il peut plus bouger et maintenant quoi ? C'est une des femmes du clan que je protégeai derrière moi qui m'a poussé hystérique, en me demandant ce que j'attendais pour aller le tuer.

Elle eu un petit rire maussade.

- C'est une civile qui m'a dit d'aller le tuer comme si c'était la chose la plus normale du monde. Alors j'y suis allé, le shinobi essayait de se défaire de l'emprise de ma technique mais elle était tellement bien pensé que à chaque fois qu'il bougeait, les fils de fers s'enfonçait un peu plus dans son corps. Il m'a regardé avancer l'air résigné Isa-chan, comme si il savait ce qui allait se passer bien avant moi. Il était à mon entière merci, et il me restait littéralement plus qu'à le cueillir. Et je l'ai fait, comme on nous l'a appris à l'académie et c'est bizarre parce que jamais j'aurais cru que ce qu'on apprenait à l'académie allait me servir dans la vraie vie. Pour moi c'était deux choses différentes, on tuait sur le papier pas en vrai.

J'avais une boule dans la gorge et Aiko aussi je pense, parce que sa voix s'est cassé.

Je ne savais pas quoi dire. Il n'y avait pas vraiment grand-chose à dire, c'était pas le genre de choses où on pouvait réconforter en disant que c'était pas grave, que ça allait passer. Non. C'était le genre de choses avec lesquelles on devait trouver un moyen de vivre avec tout les jours sans que cela nous rende fou. Ni dépressif.

« Moi aussi j'ai tué quelqu'un, lui dis je finalement. »

Elle planta son regard dans le miens aussitôt et je cru voir comme du soulagement passé dans ses yeux brièvement.

Alors je lui raconta tout de mon premier meurtre.

Au final tout ce qu'on pouvait faire c'était partager un peu de nos cauchemars pour ne pas qu'ils empiètent trop sur nos rêves.

A la fin de mon récit il eu un silence qui s'étira pendant quelques minutes mais il était bienvenu, je pense qu'on avait toute les deux besoin de réfléchir un petit peu.

« -Je suis contente qu'on sois là, toute les deux. Souffla-t-elle enfin, comme un secret.

Et je compris bien ce qu'elle voulais dire.

Plutôt eux que nous.

Je suis contente que ça ne soit pas nous six pieds sous terre.

-Moi aussi Aiko. »

Finalement nous quittâmes les lieux après que nous ayons fait un dernier tour ravie de notre appartement.

En marchant vers les terrains d'entraînements je cherchais déjà des moyens d'amener la nouvelle de mon déménagement à ma mère. Mais vraiment aucune idée ne me semblait assez diplomate pour résulter à une bénédiction de sa part.

Je crois que je vais devoir me résigner au fait que ma mère va me bouder et m'en vouloir un petit moment avant que les choses ne se tassent.

Et alors que je réfléchissais à quelle genre d'offrande je pouvais apporter avec moi pour adoucir la colère de ma mère que mon annonce était sure d'engendrer ce soir, je sentis un chakra familier s'approcher de moi rapidement. Je me retournais rapidement pour me retrouver nez à nez avec Uchiha Sasuke.

Oh non, j'ai déjà bien assez de problèmes comme ça.

J'attendis quelques secondes qu'il daigne ouvrir la bouche pour m'expliquer pourquoi il se trouvait en travers de mon chemin, de bon matin surtout qu'il avait l'air de vouloir être n'importe où sauf là.

Mais il ne dit rien se contentant de me fixer l'air d'attendre je ne sais quoi de ma part comme si c'était moi qui avait décidé de me prendre pour un panneau stop en plein milieu de la rue.

J'ai pas le temps pour ça, je dois me préparer pour une invasion jeune homme.

« - Tu sais, en général, dévisager quelqu'un n'est pas une bonne manière de dire bonjour, on pourrait mal le prendre.

Un air d'agacement ( et peut être un peu de gêne?) passa sur son visage brièvement avant qu'il ne revienne à son expression quotidienne d'impassibilité. Enfin je crois qu'il voulait se croire impassible parce que tout ce que moi je voyais c'était l'air pincé d'un gars qui en avait gros sur la patate tout le temps et qui voulait passer pour un gros dur.

Oh flashback des années 2000 avec son glorieux lot d'emo quand tu nous tient…

- J'ai des questions à te poser.

J'avais vraiment pas envie de m'énerver, j'avais déjà donné émotionnellement avec Aiko et ma mère allait me prendre la tête ce soir. Mais de un, il dit pas bonjour, et de deux il ne demande pas si il peut me poser des questions mais me balance ça à la figure comme si je n'avais pas d'autre choix que de me soumettre à ses besoins.

Peut être que Sakura ou Naruto, ne le remettaient pas en place trop content qu'il daigne leur parler mais moi j'en avais absolument rien à foutre.

- Et bien, essaie d'être poli la prochaine fois, je ne te dois rien alors ne te comporte pas comme si c'était le cas. J'ai de meilleurs choses à faire avec mon temps que de te parler.

Il faillit faire un pas en arrière de surprise, ce qui m'étonna puisque je n'avais pas eu l'impression d'avoir été très violente. J'haussais les sourcils l'air de demander c'était quoi son putain de problème avant de comprendre à son air un peu déboussolé qu'il n'avait juste pas l'habitude qu'on ne lui donne pas ce qu'il voulait, surtout venant d'une fille.

Je me contentai de lever les yeux au ciel, un peu amusée malgré tout et de le contourner pour passer mon chemin.

A d'autres Casanova t'es encore beaucoup trop jeune pour me faire ce genre d'effet.

Passant devant une vitrine exposant de délicats bijoux je retournai à ce que je pouvais bien acheter à ma mère quand soudain une main attrapa mon poignet.

Agacée par ses manières impolies je décidais de l'envoyer bouler une bonne fois pour toute mais il ne m'en laissa pas le temps :

- Est ce que tu pourrais me donner cinq minutes, j'aimerais te poser quelques questions concernant ce qu'il s'est passé dans la forêt…

Je ne dis rien.

-...s'il te plaît

Je retint un soupir exaspérée.

Bon il a fait un effort, il a de la chance que c'est encore un gamin.

Je jeta un coup d'oeil dans la boutique qui avait attiré mon attention et lui fit un signe vague pour qu'il me suive.

Une fois dans le fond du magasin entre deux rangées de jolis bijoux je me tourna vers lui attendant qu'il parle.

- Comment tu as su que mon équipe et moi étions face à Orochimaru ?

Dire que sa question me laissa comme deux rond de flanc était un euphémisme.

Est ce qu'il croit que j'ai interrompu leur combat pour les aider ?!

Plot twist du siècle.

- Je ne savais pas que vous combattiez un des Sanins de Konoha, je ne sais pas si tu avais remarqué mais on avait notre propre monstre à nos trousses et j'avais besoin d'une diversion.

Il eu l'air un peu décontenancé comme s'il ne s'attendait pas que je lui avoue aussi facilement que je les avait offert en pâture à deux psychopathes. Ressentant le besoin de me justifier j'ajoutai :

- Je ne savais pas que c'était vous qui nous serviriez de distraction mais tout est allé trop vite, dis- je ne pouvant m'empêcher de me sentir honteuse pour ce mensonge.

T'es vraiment la pire Isa.

Il se contenta de hôcher la tête et de se frotter la nuque en regardant distraitement les colliers qui nous entouraient.

Et c'est là que quelque chose me frappa.

Il n'avait pas de marque maudite.

- Je vois, de toute manière on n'est pas resté longtemps après vous, Naruto et moi on a juste eu le temps de prendre Sakura et de vous suivre. Ça a été une diversion pour nous aussi en fin de compte.

Oh putain.

Je reviens sur ce que j'ai dis il y a cinq seconde, ça c'était le plot twist du siècle.

On avait empêcher Orochimaru de donner sa marque maudite à sasuke sans le faire exprès.

J'eus envie de rire tellement c'était ridicule. Puis il me posa cette question et j'eus envie de me frapper la tête contre tout les murs du magasin.

- Tu as une idée de ce que ce gars pouvait bien faire là ? J'ai vu ton sensei parler avec le mien. Dit il suspicieusement.

Il lui ont rien dit ?

Pourquoi ils ne lui ont rien dit ?!

Le pauvre gosse s'est fait attaquer par un des plus puissants shinobi de notre temps et personne ne lui dit pourquoi ?

A ce moment là pour la première fois, je regardais Sasuke Uchiha sous un nouveau jour.

Je ne l'avais jamais vraiment aimé même quand il n'était pour moi qu'un personnage de manga. Je le trouvais trop imbu de lui même, trop sombre et prompt à la haine envers ceux qui l'aimait et qui lui étaient fidèles.

Mais face à moi se trouvait un gamin qui avait tout perdu et dont les réponses à ses nombreuses questions se trouvaient sous son nez, gardés par ceux qui détenait le pouvoir de son village. Ceux en qui il avait confiance, dont son sensei, ne lui disaient rien du danger dans lequel il se trouvait réellement et il se retrouvait comme un pantin à suivre les mensonges de tout le monde dans l'espoir d'avoir assez de Pouvoir pour un jour essayer de trouver la paix en mettant fin à la vie de son propre frère. Parce que c'était la seule solution qu'on lui donnait. Il était manipulé par tout le monde en jouant sur son ignorance et sur sa souffrance, sur des sujets qui le concernaient au premier plan.

Shinobi ou pas il n'avait que treize ans.

C'était ridicule qu'il vienne à moi, une fille qu'il n'aimait pas vraiment et avec il n'avait aucun lien pour avoir des informations que son sensei détenait en long en large et en travers sur sa propre sécurité.

Je pense que j'ai pris trop longtemps avant de lui répondre parce que à présent il me regardait un peu suspicieusement.

Et je devais faire attention à comment je répondais, contrairement à lui j'avais trop d'informations et je devais trouver le bon dosage si je ne voulais pas retourner faire coucou à Ibiki Morino.

- J'en sais pas énormément sur lui, dis je en haussant les épaules, tout ce que je sais c'est que il faisait parti des trois sanin de Konoha avec Jiraya sama et Tsunade sama, ils sont considéré comme les héros de la deuxième et troisième grande guerres ninja.

Je fis mine de m'intéresser aux bijoux autour de moi avant de reprendre :

- Il a déserté Konoha après avoir été trouvé coupable d'expérimentation sur des humains, c'est un peu un sorte de scientifique fou. Je suppose que tu devais être sur sa liste d'ingrédients pour sa prochaine potion magique.

A mes dernières paroles je le sentis se tendre à mes côtés et son chakra s'agiter brièvement avant qu'il ne reprenne contrôle.

- Comment tu sais ça ? Me demanda-il avec une voix qui se voulait confiante mais je sentis la légère appréhension qu'il n'avait pas su masqué.

Je me contentais de le regarder droit dans les yeux

- Tu n'as jamais ouvert un bingo book de ta vie ou quoi ?

Je le vis plisser les yeux brièvement se sentant insulté mais il ne dit rien, probablement parce qu'il n'avait en effet jamais ouvert de bingo book de sa vie.

Je soupirais choisissant un bracelet qui irait à merveille à ma mère.

- Le reste n'est que supposition, dis-je finalement, peut-être que c'était un hasard que vous l'avez croisé dans la forêt mais je doute fortement qu'un déserteur de son rang aussi recherché prendrait le risque de revenir à Konoha pour une petite balade en forêt. Tu es le seul Uchiha du village et au moment où l'on parle il y a trois ANBU sur le toit et je suis sûre que c'est pas moi qu'ils gardent. C'est toi qu'il veut.

Ok, peut-être que je n'aurais peut-être pas dû dire qu'il avait une garde rapproché après tout c'était pour sa sécurité. Mais vraiment il était tellement au courant de rien que ça me mettait mal à l'aise.

Il eut un mouvement de recul et je le regardai scruter le toit avec son sharigan avant qu'un air agacée ne prenne place sur son visage.

- Tu peux les sentir, me dit il sur un ton accusateur malgré lui.

Je passais une tête de l'autre côté du rayon en faisant un signe de main pour attirer le vendeur.

-Je suis plutôt sensible au chakra, je répondis simplement.

Le vendeur arriva tout sourire nous saluant chaleureusement avant d'ouvrir le tiroir de verre où se trouvait le fin bracelet d'or blanc aux petites pierres précieuse rose.

Il se tourna vers Sasuke

-Excellent choix pour ta petite amie, mon garçon, tu as très bon goût ! Et je parle de la fille évidement ! Fit il en lui adressant un clin d'oeil.

Sasuke fit les gros yeux essayant de répondre je ne sais quoi mais vraiment il était en train de s'étouffer avec de l'air.

Comme quoi, c'est vraiment qu'un garçon de treize ans.

Prenant pitié je répondis à sa place :

- C'est pas mon petit ami, c'est un cadeau que je fais à ma mère il m'aide seulement à choisir.

Le vendeur fit un grand aaaaaah en s'excusant et je le suivis pour payer. Une fois dehors je ne m'attendais pas à voir Sasuke les mains dans les poches qui semblait m'attendre.

Et qui semblait ne pas savoir quoi dire de plus avant de partir sans paraître impoli.

- Je vais rejoindre mon sensei pour m'entraîner maintenant, lui dis je finalement.

Il hocha légèrement la tête et je m'apprêtais à lui tourner le dos quand je l'entendis dire :

- Bonne chance pour les examens.

Je lui souris légèrement.

- Merci, à toi aussi. »

Lorsque j'arrivais sur les terrains d'entraînement Izaya sensei n'était pas encore là alors je profitais de son absence pour commencer à m'échauffer.

Les coups sur mes flancs me faisaient encore mal et je suis sûre que quelques une des mes côtes étaient un peu abîmées mais j'ignorais le tiraillement de douleur que mes mouvements créaient.

L'invasion est dans deux semaines Isa, pas le temps de chômer.

Quand Izaya est arrivé j'évitais de justesse sa sandale sauvage qu'il m'envoyait en guise de salut.

Il eut un petit sourire fière

« - Tu me sens arriver de mieux en mieux Namie-chan bientôt je ne pourrais plus avoir la joie matinale de décorer ta face avec ma sandale.

Je fis un bruit amusé malgré moi.

- Désolée de vous enlever ce plaisir.

Je le suivis au centre du terrain.

- Bon, fit il en frappant des mains, quelle est le meilleurs moyen pour tuer un combattant longue portée ?

Je ne cilla même pas sur les termes belliqueux employés par Izaya.

- Lui enlever son outil de combat qui lui permet de se battre à distance pour pouvoir l'atteindre.

Il fit une moue déçue.

- Tout le monde aurait pu me dire ça Namie-chan, allé un peu d'imagination, je ne crois pas que Sabaku no Temari va te laisser lui chiper son éventail et t'approcher d'elle aussi facilement... »

Ma journée s'en suivi donc de longues heures d'efforts acharnés à me pousser à bout de ma force physique et mentale, essayant d'aller toujours plus vite, d'aiguiser mes stratégies, d'affiner mon contrôle sur mon ninjutsu et pourtant comme toujours Izaya avait le dernier mot.

Il commençait à faire nuit quand Sensei eut enfin pitié de moi et me laissa rentrer chez moi après m'avoir gentiment offert une fleur sortie de je ne sais où.

Habituée à ses étranges manières je pris la fleur sans un mot et la glissa dans mes cheveux avant de lui faire une petite révérence. Je l'entendis pouffer de rire avant qu'il ne disparaisse, une ombre parmi celles de la nuit.

Quand j'arrivais enfin chez moi maman m'attendais calmement assise à la table pour dîner.

« -Takeshi n'est pas là ? Demandais-je en essayant de ne pas grimacer de douleur en m'asseyant.

- Non, fit elle la mine dépitée, il a été demandé pour une mission avec d'autre Jounin il y a une heure.

- Ah, bon il y en aura plus pour moi.

- Isa-chan !

J'eus un petit rire moqueur, elle était tellement amoureuse qu'elle s'offusquait pour un rien.

- Je plaisante maman je l'aime bien Takeshi tu le sais, je suis sûre qu'il va revenir bientôt sain et sauf, dis-je finalement pour la rassurer. »

Elle hocha distraitement la tête, mais je voyais bien qu'elle était déjà loin dans ses pensées. Je m'en voulus d'être sur le point de lui annoncer quelque chose qui allait la mettre dans tout ses états.

Plusieurs fois j'essayais de me lancer mais à chaque fois, tout sauf le sujet que je voulais vraiment aborder sortait de ma bouche. Finalement je me proposais pour débarrasser la table et faire la vaisselle me permettant de fuir dans la cuisine.

Isanami t'es qu'une lâche.

Maman buvait tranquillement son thé lorsque je revint dans le salon et prenant mon courage à deux main je m'assis en face d'elle.

« - Tu ne va pas te laver ? Me demanda-t-elle surprise

- J'ai quelque chose à te dire, je répondis brusquement.

Elle haussa les sourcil intriguée.

- Ce matin j'ai visité un appartement avec Aiko et on a signé le contrat.

Il eu un silence.

Je n'osais pas affronter son regard. Elle avait tellement sacrifié pour moi et je me sentais ingrate.

- Pourquoi ? Dit-elle finalement d'une petite voix qui me fendit le coeur.

J'aurai préféré qu'elle soit en colère.

- C'est à cause de Takeshi, je peux lui demander de ne plus dormir ici si tu veux? Continua-t-elle. Les gens dans la rue ont recommencé à cracher de leurs venin, c'est ça?

- NON ! Je m'exclamais aussitôt. Maman je suis vraiment, vraiment contente que tu ai Takeshi à tes côtés et j'en ai absolument rien à foutre de ce que les gens peuvent penser tu le sais bien !

- C'est quoi le problème alors ?

- Il n'y a aucun problème maman, dis-je la regardant avec affection, c'est pas toi, ni Takeshi, c'est juste moi, j'ai changé.

Elle fit un petit bruit sarcastique en croisant ses bras sur sa poitrine.

- C'est pas toi, c'est moi, imita-t-elle avec un peu trop de hargne à mon goût, on dirait que tu romps avec moi Isa-chan.

- Maman, j'ai tué quelqu'un.

J'ai dit ça beaucoup trop souvent aujourd'hui.

La pièce perdit au moins dix degré et j'eus soudain froid. J'entendis son souffle se couper. Ses mains tremblantes reposèrent le verre de thé incapable sûrement de boire ne serais ce qu'une goutte de plus.

Mais je ne m'arrêtais pas.

- Je ne sais pas qui il était mais il allait me tuer Kazuki et moi, alors je l'ai tué avant, un Kunai dans la gorge, il s'est noyé dans son propre sang. Je me souviens exactement de la couleur de ses yeux quand il est mort, je le vois encore parfois quand je rêve.

Elle ne dit rien et je l'entendis respirer plus vite mais je n'osais toujours pas lever mes yeux de la table.

- Pendant l'examen, j'ai failli mourir plusieurs fois et j'ai fait des choses horrible pour m'en sortir, comme piller des cadavres.

Sacrifier des camarades.

J'osais enfin la regarder dans les yeux et j'eus un mouvement de recul à la vue de son visage pâle et les larmes sur ses joues.

- Alors s'il te plaît, finis-je d'une petite voix, ne me demandes pas de rester la même parce que c'est impossible, je suis grande maintenant.

Un sanglot lui échappa et elle mit ses devant sa bouche comme pour le retenir et je me leva aussitôt pour la prendre dans mes bras.

Elle s'accrocha à moi farouchement comme si elle avait peur que je disparaisse et je me contentai de la serrer tout aussi fort en lui caressant gentiment le dos, retenant mes larmes, le coeur lourd de lui infliger ça.

- Je suis désolée, hoqueta-t-elle, j'ai été égoïste, je voyais bien que quelque chose n'allait pas mais je pensais que être une famille avec Takeshi était ce qu'il te fallait alors que en fait c'était mon fantasme à moi.

Un sanglot m'échappa aussi, je n'arriverai jamais à lui rendre ce qu'elle avait perdue en me gardant. Personne ne le pourrais même pas Takeshi et ça me fendait le coeur.

Je ne sais pas combien de temps on est resté accrochées l'une à l'autre comme ça mais les lumière dehors étaient éteintes lorsque nous nous calmions enfin et qu'un silence nous enveloppa toute les deux.

- Maman, fis je finalement, je vais emménager avec Aiko et on va beaucoup s'amuser ensemble et toi tu va être avec Takeshi peut être même me donner des petits frères et sœur que vous pourrez nous refourguez à Aiko et moi de temps en temps pour les garder. Les choses vont changer, pour le meilleurs, et ce qui est certain c'est qu'on sera toujours une famille, et ce qu'on a toute les deux rien ni personne ne pourra jamais nous l'enlever, jamais.

- Et puis, ajoutais-je, j'habiterais trois rue plus loin et Aiko est une catastrophe aux fourneau alors crois moi que tu me retrouvera toujours dans ta cuisine à des moments improbable.

Elle eu un petit rire larmoyant m'essuyant le visage avec ses mains et m'embrassant le front.

- Je t'aime, dit elle simplement, depuis le tout début jusqu'à la toute fin et même encore après ça, ne l'oublie jamais Isa-chan. »

Je me contentais de hocher la tête ne me faisant pas confiance pour ne pas pleurer si j'ouvrais la bouche.

Ce soir là, après avoir pris ma douche et m'être glisser dans mon lit je ne resta pas bien longtemps éveillée. Et même si j'essayai de trouver encore et encore de trouver d'autre manière moins égoïste de survivre à l'invasion ma dernière pensée avant de m'endormir fut celle ci.

Putain, quelle journée.