Bonjour tout le monde !
Tout d'abord, bonne année 2016 et meilleurs vœux :)
Voici le chapitre suivant. Votre avis est important, il me permet d'évoluer et savoir si je me dirige dans la bonne voie. J'espère que ce chapitre vous plaira. A tout de suite, bonne lecture !
-"Coba, tu vas finir par te faire mal. Arrête !" Préviens la voix de Glass venant de la cuisine.
Le garçon n'écoute pas sa mère et continu à exécuter des sauts périlleux sur les canapés du salon. Tom assit sur un fauteuil n'intervient pas. Son côté mauvais attend impatiemment que le garçon se blesse. Au moins cette tête de mule arrêtera ses bêtises. Mais d'un autre côté, Tom n'a vraiment pas envie de séjourner à Saint-Mangouste ce week-end.
-"Écoutes ta mère Co..."
Le sorcier ne termine pas sa phrase, car un souaffle percute sa tête. Furieux, Tom balance sa Gazette du Sorcier et se lève.
-"Pardon, j'ai pas fait exprès !" S'explique Coba en brandissant ses mains.
Terrifié, le petit garçon se planque derrière le canapé pour maintenir une distance respectable entre son père et lui. Tom est hors de lui, ce crétin avait osé lui balancer une balle en pleine figure ! Et contrairement à ce qu'il avançait, le sorcier savait très bien que le geste de son fils était intentionnel. Le môme visait très bien.
-"Viens ici." Ordonne Tom d'un signe de main.
-"NON ! J'ai dit pardon, j'ai pas fait exprès." Il proteste.
S'engage alors une partie de "attrape moi si tu peux". À chaque pas du sorcier, l'enfant avance dans un sens opposé. Ces gamineries révulsent Tom, il ne laissera pas passer un comportement pareil. Ces derniers temps, Coba devenait de moins en moins respectueux et pour l'homme c'était inacceptable. En colère Tom s'arrête pour laisser une dernière chance à son fils.
-"Dernier avertissement. Viens ici, tout de suite." Siffle l'homme.
Mais Tom ne lui laisse pas le temps de filer, rapidement il attrape le bras du gamin pour le faire basculer par-dessus le canapé. Terrifié le môme hurle en se débattant comme un fou. Or après une fessé bien mérité, les hurlements de Coba se transforment en pleur.
-"Qu'est ce qui se passe encore …" Souffle Glass blasé.
La mère débarque un tablier de cuisine autour de sa taille. Elle avait appris à ne pas contre-dire Tom sur ses méthodes d'éducation. Avec le temps Glass avait reconnu que son mari était le seul à exercer une autorité sur Coba. Son garçon était bien trop caractériel, tout comme son père. Ces deux-là étaient les mêmes, ils ne supportaient pas les ordres. Évidemment cette particularité devenait un inconvénient pour un enfant si on le laissait livrer à lui-même. Glass n'arrivait pas à être dur avec Coba, elle laissait donc ce rôle à son mari. Elle intervenait tout de même quand les réprimandes de Tom étaient exagérées.
-"Cet idiot s'amuse à me balancer son ballon à la figure." Crache Tom les yeux rouges.
-"Coba ! Qu'est-ce que je t'ai dit à propos de ce souaffle." S'énerve Glass à son tour.
-"J'ai pas fait exprès !" Proteste le gamin en se frottant le postérieur.
Ses larmes s'étaient subitement interrompues.
-"Menteur." Siffle Tom.
-"Exprès ou non, on ne joue pas avec un ballon dans la maison. Et ce n'est pas la première fois que je te le dis." Gronde la mère.
Contrarié par cette histoire, Glass attrape le souaffle et le jette dans la cheminée. Le jouet s'enflamme rapidement. Surpris par cette solution radicale Tom dévisage sa compagne les sourcils froncés. Son épouse s'énervait très rarement, mais en connaissance de cause, il savait qu'il fallait éviter de la pousser à bout.
-"J'en ai marre de répéter toujours la même chose. Et maintenant vous venez manger tous les deux !" Conclut la sorcière en furie.
Regroupé autour de la table de cuisine, la petite famille consomme son déjeuner dans le silence. Tom appréciait beaucoup ce dernier, mais le calme était devenu une denrée rare depuis l'arrivée du garçon. Or, Tom et Glass n'avaient pas la même définition du mot. Même si Glass le défendait en jurant le contraire. Pour elle, son fils était sage. La dernière fois, elle l'avait provoqué en l'invitant à comparer Coba avec d'autres enfants. Que nénies, Tom n'est pas fou, il en avait déjà bien assez du sien ! Pas besoin d'aller observer d'autres mioches hyperactifs shootés aux chocogrenouilles.
-"Coba, tu m'expliques ce que tu fais ?" Demande la femme.
-"Je tris mes petits poids carottes. J'aime pas les petits pois." Explique le gamin.
Bouche bée, sa mère le regarde enlever les petits pois uns à uns de son assiette. Tom inspire profondément, mais se tait. Car Glass ne supportant plus les insinuations de son mari, avait emmené Coba chez un psycomage, pour déterminer si l'enfant était normal. Tom se souvenait encore de l'air triomphant de sa femme lorsqu'elle lui avait ramené le test de Q.I de Coba. L'homme avait pesté, désormais il lui était impossible de traiter son fils d'arriéré. Enfin, malgré ce test, le sorcier était convaincu que son fils n'était pas net.
-"Coba ! Il y a plus de petits pois que de carottes dans cette assiette ! Pourquoi tu ne piques pas directement les carottes avec ta fourchette !?" S'agace Glass
-"Parce que la dernière fois tu m'as dit de mettre de côté ce que je n'aime pas." Explique tranquillement le garçon.
C'est la remarque de trop pour Tom. Il savait pertinemment que son fils jouait avec les mots, il embobinait tout le monde avec cette méthode depuis qu'il savait parler. Mais le père ne supportait pas que l'on se moque de lui. Brusquement il attrape l'assiette de Coba et la vide dans la poubelle. Puis il repose l'assiette vidée de son contenu devant l'enfant.
-"J'anticipe. La prochaine fois, il t'aurait dit qu'il n'aimait pas les carottes." Crache Tom en répondant au regard de Glass.
Pas la peine de perdre son temps, il savait très bien que Coba n'aurait pas mangé cette assiette de toute façon. Le garçon n'ose pas parler, en général quand son père s'énervait ainsi, des problèmes arrivaient.
-"Tu n'as pas faim, très bien ne mange pas ! En revanche, ce n'est pas la peine de venir réclamer à becter dans une heure, tu n'auras rien." Conclut l'homme en piquant sa fourchette dans sa viande.
-"Tu exagères Tom, à croire que tu n'as jamais été un enfant. Il n'aime pas grand chose je te l'accorde, mais de là à..." Commence Glass.
-"Pas grand chose ? Je ne vois même pas pourquoi tu t'embêtes à lui mettre une assiette. Tu sais très bien que tu finiras par lui faire des tartines pour qu'il avale quelque chose !" Rugit Tom.
-"Les goûts changent en grandissant ! Pour l'instant c'est tout ce qu'il aime, mais ce n'est pas une raison pour le priver de nourriture !" S'oppose la mère en s'énervant à son tour.
Tom cogne de son poing sur la table.
-"Le priver ? COBA ! Tu les aurais mangés ces carottes ?" Tonne le sorcier.
Rapidement le petit répond négativement d'un signe de tête.
-"Parce que tu crois qu'il ose te répondre autre chose ! Tu lui fais peur !" Hurle Glass.
-"Peur de moi ? Tu plaisantes j'espère. Crois moi, s'il se permet de me balancer un ballon à la figure, c'est qu'il n'a pas peur de moi."
C'est vrai quoi ! Son gamin se permettait avec lui des choses qui feraient frémir d'autres personnes. Tom était très tolérant, mais il ne flanchait pas sur le respect.
-"Pardon de t'avoir lancé le souaffle à la figure." Murmure timidement Coba le regard fixé sur son assiette.
S'ensuit alors un silence gênant. Tom est surpris que l'enfant reconnaisse si facilement sa faute. Mais il reste impassible face à l'effort. D'ailleurs Glass lui envoie un regard de reproche qu'il ignore totalement. Le sorcier s'éclaircit la gorge avant de déclarer.
-"De toute façon, ils sont dégouttant ces petits pois."
D'un geste fluide il renverse alors sa propre assiette sur la tête de Coba. Le petit garçon rit aux éclats, amusé par l'action de son père. Réactif, il attrape une poignée de légumes pour la lancer à son tour sur l'homme.
-"Arrêtez tous les deux ! Je vous préviens il n'est pas question que je ..."
Glass s'interrompre, Tom vient de lui lancer une œuf crue. Alors, une grande bataille débute dans la cuisine avec tous les ingrédients qui leur tombent sous la main. Coba aux anges s'amusa avec son père comme jamais. Les deux étaient très efficaces pour se lier contre Glass. Ce n'est seulement lorsque leur fils glissa dans la farine et manqua de s'ouvrir le menton qu'ils décidèrent d'interrompre les hostilités.
Tom voulait toujours avoir le dernier mot, il ne pardonnait pas, mais avec eux il faisait de nouveaux efforts, jour après jour.
