Bonjour tout le monde,

Voici un petit chapitre sur un épisode de la vie de Coba. Comme plusieurs personnes m'avaient demandé des détails ! En espérant qu'il vous plaise ! Bonne lecture !

« Tu veux bien arrêter ces bruitages !? » S'exaspère Tom.

Le père accompagne son intervention d'un regard d'avertissement. L'enfant stoppe immédiatement son jeu. Contrarié, Coba repose sa baguette magique sur la table du salon puis, il poursuit la dégustation de son bol de céréales.

Tom venait de rentrer du chemin de traverse. Cette après-midi il avait emmené son fils acheter sa première baguette magique. Le mioche venait tout juste d'avoir 11 ans, le sorcier avait donc honoré sa promesse. Aussi, depuis qu'ils étaient rentrés, le môme n'arrêtait pas de gigoter sa nouvelle acquisition dans tous les sens ! Encore un délire d'enfant particulièrement agacent ! Tom ne supportait plus ces gamineries.

Cependant, laisser une baguette dans les mains de Coba sans surveillance n'était peut-être pas une bonne idée. Hum... Glass traiterait encore Tom d'irresponsable s'il arrivait quelque chose au gosse. Il décide de récupérer le bâton de sureau et de le ranger dans un tiroir du meuble du salon.

« T'as dit que j'pourrais avoir ma baguette à mes onze ans ! » Proteste Coba.

« Et ? Tu l'as obtenue à ce que je sache ? » Remarque Tom.

Une moue boudeuse s'affiche immédiatement sur le visage enfantin du garçon. Même après onze années de vie commune avec son père, il continuait de tomber dans ses pièges sournois. Pas question de laisser Coba avec sa baguette, surtout que Tom craignait de plus en plus la destinée de son rejeton.

Du sureau ? Ces baguettes avaient mauvaise réputation... Le père devrait surveiller Coba d'encore plus près. Tom ne s'inquiétait pas que son fils puisse pratiquer la magie noire, en revanche il redoutait qu'il suive le même chemin que lui. Pas besoin de gérer un mage noir en herbe.

Non, inutile de se tracasser... Après tout, le gamin possédait le caractère de Glass, il serait certainement plus raisonnable que lui.

« T'es méchant. » Se vexe le môme.

Tom soupire bruyamment, mais ne répond pas. Il ne possédait plus beaucoup de temps avant que le mot méchant se transforme en une insulte. Alors, il laissait passer ce genre de réflexion bateau sans aucune remontrance.

Évidemment avec un mioche comme Coba, la fin des hostilités étaient souvent de courte durée. Car soudain, le gamin entreprend de boire son lait avec une paille. Tom relève les yeux vers sa progéniture. Malgré la menace évidente, Coba continue cette soufflerie infernale sans flancher. C'est une attaque. Le parasite connaissait très bien son tempérament. Coba exprimait simplement son mécontentement à sa manière. Puéril. Merlin, que Tom détestait ce gosse...

« Tu veux que je t'aide à finir ce bol de lait ? » Menace le père.

Une série de mots incompréhensibles s'échappe de la bouche du gamin. Le sorcier reconnaît même un t'es chiant. Dernièrement Coba tentait des petits actes de rébellion, mais à l'inverse de Glass, Tom y mettait fin sur-le-champ.

« Pardon ? » Il demande en se redressant sur sa chaise.

« Rien, rien. Oh t'as vu il fait beau. » Se presse d'ajouter Coba en attrapant son bol.

Le môme détale vers la cuisine pour débarrasser la table de son goûter. Puis, sans demander son reste, il s'enfuit dans le jardin afin d'éviter une correction. Petit crétin. Tom s'empêche d'aller exprimer son mécontentement. Non, il décide de profiter de ses dernières heures de tranquillités. Glass s'était absenté, une excuse shopping avec Narcissa complètement grotesque. L'homme savait très bien qu'elle avait orchestré cette absence. Elle lui cassait les oreilles sans cesse en lui demandant de passer plus de temps avec leur fils. Cependant, Tom avait assez donné pour aujourd'hui, passer une après midi entière avec le môme sur le chemin de traverse s'avéra être une épreuve particulièrement pénible.

Oui, Tom avait le droit à son moment détente. Il attrape le livre qu'il venait de débuter puis, il se dirige vers son bureau. Un fauteuil confortable l'attend près de la cheminée. Il savoure ce moment d'échappatoire. Le sorcier autorise même Nagini à se blottir contre lui, chose plutôt rare. Son maître n'était pas très tactile généralement.

Étrangement Coba ne lui avait pas cassé les pieds cette année avec ses cadeaux d'anniversaire. L'enfant fut tellement déçu de ne pas aller à Poudlard qu'il s'était raccroché à la promesse de son père. Aussi l'acquisition de la baguette magique avait suffisamment rempli son esprit. C'était la première fois que Tom prenait des vacances dans cette période, Halloween était toujours une période particulièrement rude pour le ministère de la magie. Néanmoins, Tom s'appliquait toujours à respecter ses promesses. Repos ou non, il se serait rendu chez Ollivander. Les minutes défilent et le Directeur des Auror continu de feuilleter son livre de maléfices tranquillement.

Un instant plus tard, Tom distingue un craquement familier venant de l'extérieur, celui d'un transplanage. Surpris, il regarde sa montre. Glass rentrait plus tôt que prévue ? Mince, le repos de Tom aura été de courte durée. Son épouse l'enquiquinerait certainement pour organiser une fête d'anniversaire pour Coba. Quoique, elle ne semblait pas pressée. Autant retarder l'échéance...

Cependant, lorsque une chouette dépose une enveloppe aux armoiries du ministère de la magie, Tom est envahi d'un mauvais pressentiment. Agacé, il dépose bruyamment son ouvrage sur le bureau. Il se presse de dérouler le parchemin.

Cher Monsieur Jedusor,

Nous avons reçu des informations selon lesquelles un sortilège de transplanage aurait été exécuté ce soir à dix-sept heure vingt-trois par un sorcier mineur de votre foyer.

Nous vous rappelons que l'usage de la magie est formellement interdite pour les sorciers de premier cycle. Veuillez noter qu'il s'agit d'un avertissement. Nous vous serons gréer de transmettre l'instruction à la personne concernée.

Vous espérant en bonne santé, je vous pris d'agréer cher monsieur Jedusor, l'expression de mes sentiments distingués.

Mafalda Hopkrik

Service des usages abusifs de la magie.

Ministère de la magie.

Tom quitte son fauteuil précipitamment. Le serpent tombe brutalement sur le sol. Nagini lui crache férocement dessus. Le sorcier l'ignore et se dirige au pas de course vers le jardin. Son cœur palpite à toute vitesse dans sa poitrine. Arrivé dans le salon il vérifie le tiroir. Rien. La baguette magique de Coba n'est plus là.

« Par Merlin, qu'est-ce que tu as encore fait, Coba... » Marmonne Tom.

Le sorcier ouvre la porte d'entrée à la volée puis il scrute les alentours avec préoccupation.

« Coba !? » Il appelle son fils.

Transplanage ? Mais où cet idiot était !? Il pouvait avoir atterri Merlin ne sait où ! Sa respiration s'accélère. Non, il avait que 11 ans, cet imbécile était tombé comme n'importe qui à son premier essai ! Oui, mais alors d'où venait le craquement entendu quelques minutes plus tôt ?!

« COBA ?! » Recommence Tom.

De son ouïe fine il entend un gémissement lointain situé derrière la maison. Tom se précipite vers la destination. Il s'autorise un soupire de soulagement lorsqu'il reconnaît son fils. Le môme est agenouillé au sol, il cache désespérément quelque chose derrière son dos. Sa baguette sans aucun doute. L'inquiétude première du père se transforme vite en colère.

« Qu'est-ce que je t'avais demandé !? Donne-moi cette baguette immédiatement ! » Gronde Tom.

Le sorcier amorce un pas pour récupérer le bâton, mais son pied rencontre alors une masse rigide. Étonné, il se baisse pour ramasser l'objet. La baguette magique de Coba. Il ne comprend pas. Qu'est-ce que le gosse cachait derrière son dos ?

Confus, Tom dévisage son fils. Il remarque alors une expression très distincte. Coba se mord les joues, son visage est rouge, ses yeux sont injectés de larmes. Le sorcier comprend vite que le gosse lutte contre son envie d'exploser de douleur. La peur transperce ses prunelles grises. Il y a un problème...

« Coba ? Tu as mal quelque part ?! » Demande doucement Tom.

Inutile de terroriser le garçon d'avantage. La douceur de son père redonne confiance au garçon. Soudain, Coba explose en lâchant des hurlements. Il présente sa main précédemment caché devant lui. À la vision, Tom est parcouru d'un haut le coeur. Trois doigts sont sectionnés, un afflux sanguin impressionnant s'écoule le long de la manche de son fils. Le père se reprend très vite. D'un geste expert il tente de réaliser un garrot afin d'éviter que le garçon se vide de son sang. C'est difficile de maîtriser le gamin, il se débat dans tous les sens. Coba se tord de douleur sur le gazon. Avec détermination le sorcier redresse le môme sur ses jambes, la colère de Tom se mélange à son inquiétude.

« Calme toi ! » Aboie Tom.

Coba devait se calmer, s'il continuait de gigoter, le sorcier n'arriverait jamais à transplaner jusqu'à Saint Mangouste. Tom gérait des blessures bien plus impressionnantes dans son métier, cependant un enfant mutilé était beaucoup plus compliqué à raisonner !

« PAPA J'AI MALLLLL ! »

« CESSE DE BOUGER, SI TU VEUX QUE JE T'AIDE ! » Rugie Tom.

C'était Glass qui gérait les crises de paniques. Nom d'un hippogriffe, où était-elle !? Le sorcier perd patience, il ne voulait pas se montrer violent, mais la fin justifiait les moyens. D'une clef de bras habile, il immobilise le gamin. Les pleures se poursuivent tandis que Tom tente de stopper l'hémorragie.

« PAPA ! J'TROUVE plus mes doigts ! » Gémit Coba.

Vraisemblablement Coba venait de se désartibuler, ses phalanges ne devaient pas être bien loin. Les contrôleurs du permis se chargeaient de ce type de désagrément chez les débutants. Tom ne maîtrisait pas ce type de situation. Coba venait-il de perdre trois doigts définitivement ? Non, non, non, s'il ne retrouvait pas rapidement ces morceaux, Glass ne lui pardonnerait jamais d'avoir laissé Coba sans surveillance. Surtout que la jeune femme s'était vivement opposée à cette acquisition anticipée !

Étrangement Tom ne s'inquiétait pas que son fils ait perdu l'usage de ses doigts. Non, il possédait assez de connaissances en magie noire pour lui offrir une nouvelle main moins esthétique. En revanche, Tom redoutait les accusations de sa femme. Il devait réparer le gosse avant qu'elle débarque !

Ayant grandi dans un environnement moldu, le sorcier se lance à la recherche des phalanges égarées. Il métamorphose un petit sac plastique avec des glaçons afin de réceptionner les doigts sectionnés. Tom ne cherche pas bien longtemps. Aussitôt, il transplane en urgence vers Saint Mangouste.

Finalement, Tom n'avait pas pu cacher l'accident de son fils à Glass. Cet idiot devrait rester trois semaines entières à l'hôpital ! Alors, évidemment, Tom n'avait pas trouvé d'excuse pour expliquer une absence aussi longue. La méthode moldu du père avait inspiré les medicomages. Par conséquent, ils préconisèrent un rétablissement similaire afin que Coba récupère toutes les capacités motrices de sa main droite. Un enfant avec des doigts bioniques n'étaient pas envisageable selon les medicomages.

En fin de compte la mutilation de Coba n'avait pas été le moment le plus difficile à gérer. En effet, Glass avait débarqué dans la chambre du gosse complètement hystérique. Bien entendu, Tom eu le droit à plusieurs insultes injustifiées.

« Je n'en reviens pas que tu l'aies laissé seul avec une baguette magique. » Recommence Glass.

Comme il l'avait deviné, Glass tenu Tom comme seul responsable. Elle savait parfaitement que Coba n'obéissait pas, néanmoins son âge excusait de nombreux comportements selon elle.

« Je l'ai laissé seul dans le jardin, Glass. Sa baguette était confisquée, ce n'est quand même pas de ma faute si ton fils est une vraie tête de mule ! » S'exaspère Tom.

« Il a 11 ans, Tom ! C'est un enfant. Il te réclamait cette baguette depuis des mois ! Tu savais pertinemment qu'il ne se contenterait pas de l'obtenir ! » Rouspète la jeune femme.

Tom empêche des mots acerbes de quitter sa bouche. Incroyable, il payait pour les conneries de son fils. Après des heures de pleures incessantes, le gamin s'était enfin endormi dans son lit d'hôpital. Glass est assise à son chevet, ses yeux de mère inquiète vagabondent sur sa progéniture. Les medicomages n'étaient pas parvenus à la raisonner. Cette extravagance exaspérait le sorcier. Coba ne s'était pas desartibulé la tête à ce qu'il sache !? Son pronostic vital n'était pas engagé !

« D'accord, Glass. Très bien. Tout est entièrement de ma faute… » Soupire Tom en prenant place dans un fauteuil tout rabougri.

« Qu'est-ce que tu peux être idiot par moment. » S'exaspère la jeune femme.

« C'est moi qui suis idiot, Glass ? Tu es inquiète pour quoi exactement ? Coba va très bien. Ses doigts sont de nouveau sur sa main ! » Siffle Tom.

Les propos de son mari continuent de froisser la jeune sorcière. Avec colère, elle se tourne vers son mari.

« De la rééducation, Tom ! Tu les as entendus ! Qu'est-ce qu'il se passera si jamais il ne récupère pas toutes les capacités motrices de sa main ? » Accuse la blonde.

« Tu t'entends ? Heureusement que Coba dort en ce moment. Ton optimisme fait peur à voir ! » S'emporte l'homme.

Glass prend conscience de ses paroles. Tom ne supportait pas la faiblesse. Glass n'avait pas le droit de proférer de tels mots devant Coba. L'éducation du père ne s'apitoyait pas sur les aléas de la vie. Les sous-entendus de Glass le révoltait.

« Sa main droite ne fonctionnerait plus correctement et alors ? Son autre main est parfaitement fonctionnelle ! Il deviendrait gaucher, point final. C'est un gamin, il s'en remettra très vite. » Sermonne Tom.

Une larme s'écoule sur la joue de son épouse. À la vision, Tom détourne les yeux. C'était particulièrement difficile de voir son épouse dans cet état, pire encore il ne savait jamais comment réagir dans ce genre de situation.

« Tu as raison. Je suis désolée. Peu importe l'avenir, Coba s'en sortira très bien. » Se persuade Glass.

Suite à l'intervention un lourd silence s'installe dans la petite chambre. Tom n'aimait pas la situation. Il ne comprenait pas ce genre de sentiments. Alors, comme à son habitude, le sorcier apporte une de ses plaisanteries.

« Tu devras user d'une grande patience pour lui apprendre à écrire de la main gauche… Quoique c'était déjà catastrophique de la main droite alors, on ne verra pas de grande différence. » Se moque Tom.

Gagné, un petit sourire illumine le visage de son épouse. Elle lui envoie un regard amusé puis secoue négativement la tête. Ce petit bonheur réchauffe le cœur du sorcier. Ce contraste lui rappelle qu'il n'est pas indifférent envers la tristesse de ses proches.

« Maman, elle dit que j'écris bien. » Proteste Coba d'une voix ensommeillée.

« Ta mère te mens, champion. » Répond doucement Tom.

« Tom. » Prévient Glass.

C'est un avertissement, mais Tom ne s'en préoccupe pas. Il quitte son siège pour se rapprocher de son garnement. Dire qu'il ne s'était pas inquiété pour son parasite serait un mensonge. Il l'aimait bien ce gamin. Même s'il était particulièrement pénible. Seulement, depuis l'accident, le père n'avait pas réussi à discuter avec le môme. Les yeux gris étaient toujours brillants, mais les cris de douleurs venaient enfin de disparaître. Tom le toise sévèrement.

« Pardon, papa. » Chouine le gamin.

« Pardon de quoi exactement ? » Insiste le père.

Décrétant qu'il ne s'agit pas du bon moment, Glass incite Tom d'un avertissement à changer de conversation. Mais l'homme ne l'entend pas de cette oreille. D'un regard sévère il ordonne le silence à son épouse.

« De pas t'avoir écouté. »

Coupable, le gosse recommence à déverser des larmes. Il n'avait pas le droit de pleurer, certainement pas quand son malheur résultait de ses actes. Tom demeurait intransigeant sur ce détail.

« Arrête de pleurer. » Exige Tom.

Le gamin renifle bruyamment en essuyant ses larmes de sa main valide. Attendri par la détresse de son fils, Glass n'arrive pas à s'empêcher de le prendre dans ses bras. Tom patiente le temps que la crise se termine. La mère recouvre de baisers les joues de son enfant. Le gamin commence à se calmer dans les bras protecteurs de Glass. Les mains de son épouse lissent machinalement les cheveux de leurs fils.

« C'est fini ? » Insiste le père.

Le père n'oubliait pas qu'un simple enfant se tenait devant lui. D'un geste tendre, Tom chasse les dernières larmes de son fils à l'aide de son pouce. Coba dégluti et répond affirmativement d'un signe de tête. Glass continu d'enlacer son enfant contre elle.

« Coba. Écoute moi. Si je te demande de m'obéir ce n'est pas pour t'embêter, c'est pour éviter ce genre d'accident. Tu comprends ? »

« Oui… Recommencerai… plus jamais… papa. » Couine l'enfant entre plusieurs soubresauts.

La bonne nouvelle était que Tom serait tranquille un moment avant que son fils recommence une de ses expériences magiques. Perdre trois doigts l'avait radicalement calmé.

« Tu ne recommenceras plus avant d'avoir l'âge requis. » Insiste le sorcier.

« J'te jure. » Promet l'enfant.

Tom doutait de la sincérité de la promesse. Mais il espérait que cet épisode l'ait suffisamment terrifié au sujet du transplanage. Autant continuer…

« Tu sais, Coba. C'est remarquable que tu te sois desartibulé que trois doigts. Qu'est-ce que j'aurais fait si ta tête avait accompagné tes phalanges ? »

« Tom, ça suffit. Il a compris maintenant. » S'oppose Glass.

Avec autorité, la jeune femme installe Coba sous les couvertures. À la mine horrifiée de son rejeton, Tom comprend qu'il vient d'aller trop loin. Glass venait d'éviter une nouvelle crise en bordant le garçon. Les yeux de Tom glissent sur la main droite de son fils. Un gros tas de bandes englobe sa menotte. Impressionnant. Même lui n'avait pas réussi à transplaner à son premier essai. Coba serait doué, le sorcier n'en doutait pas.

Pensif, Tom s'adosse plus confortablement contre le siège. Une longue nuit l'attendait. Entre ses doigts il observe la baguette magique de son fils. Cette dernière est plutôt réceptive à la magie du sorcier. Des étincelles vertes s'échappent du bâton. Une chose est certaine, Monsieur Jedusor, cette baguette fait de vous un sorcier exceptionnel. Les baguettes de sureau ne choisissent jamais des personnes ordinaires. Vous serez amené à faire de grandes choses. Les paroles d'Ollivander résonnaient encore dans ses oreilles. Même si elles s'apparentaient au discours délirant d'un vieil homme sénile, Tom discernait une part de vérité. Le transplanage était une simple démonstration comparée à ses capacités futurs. Du coin de l'œil, il observe Glass conter une histoire à leur fils dans sa langue maternelle. Épuisé, les paupières lourdes du gamin commencent à se fermer. Tom n'était pas le seul à posséder un bagage magique impressionnant. Glass restait une sorcière incroyablement puissante. Sa branche magique était simplement plus saine et sa gentillesse amoindrissait son efficacité. Oui, Coba serait un grand sorcier et bien entendu, Tom devrait s'en méfier.