Bonjour/Bonsoir.

Je n'ai pas réussi à écrire d'OS hier. J'étais partie sur quelque chose de trop long. Enfin, ça arrive. Donc, je poste le deuxième chapitre à la place (et comme ça, je posterai les prochains le samedi, ça m'arrange bien).

Donc, en passant, je vais reprendre des études prochainement. Je ne sais pas du tout si j'aurai le temps d'écrire. On m'a dit que c'était assez intensif. J'essaierai donc de finir The World Academy avant de retrouver les bancs de l'Ecole et, pour cette fanfiction, on verra bien. Donc, je m'excuse par avance si au cours du mois d'Octobre, le rythme ralentit un peu.


Arthur avait profité du fait que toutes les nations séjournaient dans le même hôtel pour lancer son sort. Ainsi, il pourrait trouver son âme sœur grâce à un petit cœur qui flotterait autour de sa tête. Armé de tout son courage, Arthur se lança dans la récitation de la formule. Arthur n'étant pas un très bon magicien, il priait également pour que le sort réussisse. Et bon, ce n'était pas la meilleure méthode pour se concentrer.

Quand Arthur prononça le dernier mot et pointa sa baguette sur lui, il sut à l'instant même qu'il avait raté un passage important. Il relut le vieux manuscrit à la recherche d'indices sur les conséquences d'une erreur, mais ne trouva rien dedans. Ses frères et sa sœur avaient tendance à lui mettre des annotations dans tous les grimoires sur les possibles résultats d'un échec dans les formules.

Bon. Au moins, il n'avait pas provoqué une explosion dans le bâtiment.

Un peu craintif, Arthur pointa le bout du nez hors de sa chambre. Personne dans les couloirs. Il espérait qu'il ne les avait pas tous fait disparaître.

Prenant son courage à deux mains, Arthur s'aventura dans les coursives de l'hôtel et croisa Antonio.

« Mi amor ! », s'exclama l'Espagnol.

Arthur se retourna pour voir si Lovino traînait dans les parages. Mais non, personne ! Arthur se tétanisa quand Antonio le prit dans ses bras.

« Mi corazon…

- Il n'y a pas de mi corazon qui tienne. »

Non, mais… tout, mais pas Antonio ! Cet alpha en rut !

Il n'avait pas de petit cœur au-dessus de la tête. C'était déjà ça. Seulement, Antonio réagissait bizarrement à sa présence.

« Que dirais-tu d'un dîner aux chandelles ?

- Non merci, Antonio.

- Tu fais toujours ton grincheux. Je trouve que c'est adorable. »

Et il allait le lâcher quand ? Une main passa délicieusement dans son dos et le rapprocha du corps brûlant de l'Espagnol. Arthur se débattit, histoire de faire comprendre à Antonio qu'il ne désirait pas aller plus loin, mais celui-ci restait dans son délire.

« Je ne te réserve pas qu'un repas délicieux. Je vais faire apporter des pétales de rose dans notre chambre…

- Tu me confonds avec Lovino.

- Oh ! J'ai complètement oublié Lovino, mi corazon.

- Si c'est une mauvaise blague du BFT, vous sentirez ma vengeance passer.

- Je te ferai l'amour sauvagement.

- Non merci, Antonio, râla Arthur en se dégageant de son emprise.

- Tu me fais de la peine, Arthur, dit Antonio en adoptant une mine de chiot blessé.

- Je ne sais pas à quoi tu joues, mais ce n'est pas amusant… »

Arthur fut interrompu par un cri poussé depuis l'autre bout du couloir.

« Bas les pattes, Antonio. Arthur est à mon awesome moi !

- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi !, s'énerva Arthur.

- Gilbert, qu'est-ce que tu fais ? », s'écria Matthew qui l'accompagnait.

Gilbert s'interposa entre Arthur et Antonio. Arthur ne savait pas s'il devait être reconnaissant envers Gilbert de venir le sauver de la passion espagnole.

« Mi amor ! Ne le laisse pas nous séparer.

- Débrouille-toi, Antonio, rétorqua avec un plaisir évident Arthur.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ?, demanda Matthew.

- Je n'en sais rien, répondit immédiatement Arthur comme s'il n'avait rien à se reprocher.

- Arthur est à mon awesome moi !

- Non, à moi !, se défendit Antonio.

- C'est moi qui fait le faire crier toute la nuit, mon awesome prénom !

- Tu ne sais pas te servir de ce que tu as entre les jambes. Arthur sait que je suis le meilleur !

- Quand on m'a essayé, on en redemande, n'est-ce pas Birdie ?

- Laissez-moi en dehors de vos conneries, se plaint Matthew.

- La passion espagnole, c'est connu dans le monde entier. Arthur, je nous réserve une table. Après, avoir bien mangé et s'être fait du pied, on pourra rejoindre notre chambre où un délicieux lit de roses t'attendra. Tu auras même droit à un massage aphrodisiaque avant qu'on passe aux choses sérieuses. Et crois-moi, tu ne regretteras pas cette folle nuit d'amour.

- À ce rythme-là, Arthur sera endormi avant que tu sois passé aux choses sérieuses, se moqua d'Antonio Gilbert. Moi, je te promets que tu décolleras dès le premier baiser et qu'on fera l'amour toute la nuit.

- Gilbert, j'ai deux-trois mots à te dire, râla Matthew.

- Arrêtez votre jeu débile du BFT, intervint Arthur. Vous ne voyez pas que vous allez blesser vos moitiés.

- Mais Arthur, tu es tout pour nous ! », dirent en cœur Antonio et Gilbert.

Matthew alla attraper le lobe d'oreille de Gilbert pour le tirer. Il profita de la douleur éprouvée par son compagnon pour lui faire la leçon.

« Ah ! Le champ est libre !, se réjouit Antonio.

- Ne t'approche pas de moi », dit Arthur en reculant dans le couloir.

Cette blague avait bien assez duré. Le BFT n'avait pas toujours les idées les plus brillantes du siècle pour se faire remarquer. Et des trois, Arthur aurait largement préféré que ce soit Francis qui le drague aussi ouvertement.

Bizarrement, le lascar ne s'y était pas tenté. Il avait sûrement bien trop peur qu'Arthur le prenne au mot et réveille son ancienne fougue amoureuse.

« Ne t'approche pas de lui », fulmina Lovino.

Enfin, on venait à sa rescousse ! Arthur se figea quand l'oméga italien se pendit à son cou.

« Antonio, ne représente plus rien pour moi, english bastard. J'ai appris énormément de choses avec lui, mais ce n'est que pour mieux les expérimenter avec toi. Tu me suis dans ma chambre, bordel !

- Quoi ! Tu es de mèche avec eux !

- Tu sens si bon, ton odeur mâle d'alpha me rend toute chose.

- Eh ! Bas les pattes ! Tu ne vas pas me laisser tomber pour un oméga, mi corazon !

- Je ne comprends plus rien !

- C'est simple ! Choisis ton partenaire !, s'exclama Lovino. C'est pas putain de compliqué. On te veut tous !

- Tous ? »

Et là, Arthur écarquilla les yeux de surprise. Merde ! Il ne faudrait pas que son sort ait comme conséquence de le rendre terriblement attractif aux yeux de tout le monde.

« J'ai besoin de voir mon grand-frère. C'est toujours mieux d'avoir un avis extérieur, tenta Arthur pour échapper à leur griffe.

- Je t'attends au restaurant au bas de la rue.

- Tu peux sonner à ma chambre à n'importe quelle heure de la nuit, bâtard.

- Mon awesome moi t'accompagne.

- Non merci, Gilbert. Reste un peu avec Matthew.

- Non. Je vais t'accompagner, dit Matthew. Vous trois, vous restez tranquille. »

Matthew l'accompagna en silence durant quelques mètres avant d'exprimer sa pensée.

« Tu as raté un sort, sinon tu n'irais pas voir Alba. »