J'ai réussi à me libérer du temps pour écrire ce week-end ! Et je me suis dit que je n'allais pas attendre pour poster.
Bon, cette histoire est assez difficile à mettre en place et à développer de base. Alors, ça l'est encore plus en ayant peu de temps libre. J'espère que j'arriverais à poster de manière pas trop espacée. J'espère que ce chapitre vous plaira.
Premier restaurant
Arthur avait réglé ses problèmes avec les différentes nations victimes de son sort. La plupart l'avait exhorté à la discrétion. Ce ne fut pas le cas d'Antonio et Lovino qui se disputèrent violemment avec lui en plein couloir de l'hôtel. De plus, le couple connaissait le résultat de son petit tour de magie, ce qui les énervait encore plus. Lovino et Antonio voulaient qu'il laisse tranquille Francis et Feliciano. Ils étaient heureux, bordel ! Comme l'avait dit ce cher Lovino.
Il n'empêchait que Feliciano avait accepté son invitation à dîner, malgré les réticences de Francis. Arthur en était heureux. Il était persuadé que le plus facile à convaincre de son amour serait Feliciano. Francis lui avait résisté pendant des siècles. Il ne tomberait pas dans ses bras facilement.
D'ailleurs, Arthur appréhendait son rendez-vous avec Francis. Le Français avait également accepté son invitation, peu après Feliciano, pour mettre les choses au clair avec lui. Apparemment, Francis ne souhaitait pas parler de leurs sentiments et encore moins du baiser qu'ils avaient échangé. Il semblait bien plus réticent à cette histoire d'âme sœur.
Arthur ajusta sa cravate. Il avait sorti l'un de ses plus beaux costumes, sachant qu'il le mettait en valeur. Il lâcha un soupir sous le stress. Il espérait que tout se passerait bien avec Feliciano. Il savait par expérience qu'il ne fallait pas se fier aux réactions à chaud de Feliciano.
Arthur descendit de l'hôtel, arpenta la rue jusqu'à un restaurant étoilé et rejoignit Feliciano. L'Italien s'était habillé de manière plus décontractée que lui. Il était également habillé d'un costume. Il avait laissé tomber la cravate pour déboutonner l'un des boutons haut de sa chemise et portait sa veste sur l'épaule. Arthur appréciait de voir qu'il avait fait des efforts pour leur rendez-vous.
Arthur respira son parfum délicat d'agrumes en le saluant.
Quelle odeur agréable et entêtante pour un alpha !
Dans le restaurant, on les conduisit dans une alcôve. Arthur avait insisté pour qu'on leur laisse assez d'intimité pour discuter du sujet qui les intéressait. Feliciano paraissait nerveux.
« Francis va me tuer, râla Feliciano.
- Vous vous êtes disputés à ce sujet ?
- Bien évidemment. Tu bouleverses notre conception du couple. Et je crois à ta magie, ce qui n'est pas le cas de Francis. Il se méfie de tout ce qui vient de toi.
- Je le sais. Francis ne me fait pas confiance. »
Feliciano regarda ailleurs, avant de revenir vers lui.
« Ce baiser n'était pas anodin. Qu'est-ce qu'il signifiait ? Je veux dire… Je comprends qu'on soit âme sœur. Mais ce que j'ai ressenti était unique. Et je n'ai pas pour l'instant ces sentiments pour toi. Tout s'est envolé de mon cœur une heure après.
- Ce sont tes sentiments futurs. »
Feliciano hocha la tête, comprenant la puissance d'un tel acte magique et ses conséquences.
« Donc, je vais tomber amoureux de toi. Un jour ou l'autre. Ça peut être long.
- Je suis capable de vous attendre encore longtemps… »
Feliciano déglutit et passa ses mains sur son visage, comme pour se réveiller d'un mauvais rêve.
« Avec Francis, c'était différent ?
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »
Ce fut au tour d'Arthur de se sentir nerveux.
« Ce ne sont pas des sentiments futurs. Pour lui », l'interrogea Feliciano.
Ce fut Arthur de se montrer nerveux. Leur apéritif n'avait même pas encore été servi qu'ils abordaient le sujet le plus épineux de la soirée. Arthur avait espéré que Feliciano l'évite. Mais Feliciano était intelligent et affrontait les problèmes. Arthur l'aimait pour ces deux raisons.
« Je n'en suis pas sûr, commença Arthur avec tact. Il est tout à fait possible que Francis éprouve en ce moment des sentiments pour moi. »
L'expression de Feliciano se renfrogna. Evidemment, il était blessé que son homme soit amoureux d'un autre et ne lui en ait pas parlé.
« Je me demandais ce que tu pouvais deviner avec ces baisers et cette magie. »
Arthur pâlit, comprenant réellement la signification de cette passion qu'il avait ressentie en embrassant Francis.
« Francis…
- … est amoureux de toi depuis longtemps », compléta Feliciano.
Un silence gênant s'établit entre eux. Arthur était choqué par cette révélation. Francis l'aimait, mais l'évitait comme la peste. Et Feliciano n'avait aucun intérêt à lui révéler une telle chose. Arthur se demandait ce que Feliciano souhaitait vraiment de cette rencontre. L'Italien pouvait se montrer retors pour obtenir ce qu'il voulait vraiment. Arthur avait fait l'erreur de le sous-estimer qu'une seule fois.
« ça va être difficile de se mettre tous les trois ensemble, tu en as conscience ?, lui signifia Feliciano.
- Evidemment. Mais laissons faire le temps. Tu tomberas amoureux de moi. C'est une certitude. »
Feliciano rougit à la remarque.
« Je crois vraiment à cette histoire d'âme sœur, commença-t-il. C'est peut-être ma vision romantique de l'amour qui joue. Seulement, je ne pensais pas que j'aurais deux âmes sœurs. L'idée ne m'a jamais traversé.
- Tu es heureux avec Francis.
- Certainement. Je me demande ce que ça pourrait m'apporter d'être en plus en couple avec toi, à part l'excitation d'avoir deux partenaires amoureux.
- C'est déjà pas mal comme avantage. Pour l'instant, tu n'es pas amoureux de moi, donc tu ne ressens pas le besoin d'être avec moi.
- J'éprouve quand même de la curiosité », lui sourit Feliciano.
Arthur lui rendit son sourire. Il était ravi que Feliciano s'intéresse à lui et à cette histoire d'âme sœur.
« Et plus que tout, je ne veux pas que tu sois délaissé si tu es notre âme sœur, ce que Francis a du mal à comprendre, continua Feliciano.
- Merci de le prendre en considération, répondit Arthur. Alors, ça ne te dérange pas qu'on flirte ensemble.
- Non. C'est Francis que ça dérange. Je pense qu'on doit se mettre d'accord tous les trois là-dessus avant d'entamer quoi que ce soit de ce genre.
- D'accord, répondit Arthur. Comme je l'ai dit, je vous attendrai le temps qu'il faudra. »
Feliciano sourit encore, apparemment flatté par la patience d'Arthur.
On leur servit leurs verres et quelques amuses gueules. Affamé, Feliciano se jeta sur la nourriture. Arthur trouvait cet aspect assez adorable. Et surtout, Feliciano lui en proposait dans la foulée, tout en commentant les goûts proposés. L'atmosphère se détendit d'un coup. Feliciano savait le mettre à l'aise.
Ils discutèrent de tout et de rien, tout au long de la soirée, comme ils avaient l'habitude de faire lorsqu'ils se rencontraient en visite officielle. Feliciano lui avoua à la fin de leur rendez-vous qu'il avait passé un agréable moment comme toujours avec lui. Feliciano l'inviterait à son tour dès que l'occasion se présenterait.
Tout ceci ne plairait certainement pas à Francis.
