Salut ! J'espère que je vous ai manqué ! J'ai réussi à écrire ceci aujourd'hui. Je ne sais pas quand le prochain chapitre sortira, puisque je suis très prise et qu'ensuite, j'aimerais faire le Calendrier de l'Avent de la Ficothèque Ardente comme chaque année. Et oui, Noël approche... Et ce sera un Noël à Versailles avec du FrUk. J'espère que j'arriverai à tenir le rythme d'un drabble/jour. Si vous avez envie de participer, n'hésitez pas à me le dire en commentaire ou en MP. Je vous dirais comment faire.

Il y a soirée drabbles le 30 à la Ficothèque Ardente, donc normalement, vous aurez pas mal de drabbles pour décembre.

Arthur avait passé un mois terrible après sa confrontation avec Francis. Feliciano avait préféré s'éloigner de lui, pour préserver son couple. Arthur n'avait même pas osé l'approcher à la cafétaria, tellement Francis le fusillait du regard dès qu'il faisait un pas en direction de Feliciano.

Discuter autour d'un café avec Feliciano lui manquait terriblement. L'Italien avait toujours un point de vue intéressant et débordait d'un enthousiasme contagieux. Arthur n'était plus que l'ombre de lui-même. Ses tentatives pour en discuter avec Francis n'aboutissaient à rien. Dans le pire des cas, Francis l'ignorait. Au mieux, il lui adressait un regard à faire froid dans le dos.

La situation aurait pu rester longtemps à ce point mort, sans un évènement particulier.

Etant éloigné de Feliciano, Arthur ne s'en était pas immédiatement rendu compte. Le comportement de l'Italien se mit à changer du tout au tout, inquiétant son entourage proche. Par le bouche à oreille, Arthur comprit que Feliciano devenait particulièrement désagréable et prônait des idées aussi effrayantes qu'inquiétantes.

Des rumeurs de guerre circulaient au sein de la société des nations unies. Le changement de comportement de Feliciano était certainement un signe avant-coureur d'un conflit armé. Arthur ne saurait dire s'il jouait la comédie pour les avertir ou s'il avait succombé aux idées de son régime totalitaire. En tout cas, il ne le reconnaissait plus. Et Francis également.

A son plus grand étonnement, Feliciano le sollicita pour un entretien professionnel. Francis lui avait pourtant demandé de charger Lovino de ce genre de rencontre. Arthur préféra ne pas en aviser Francis. Il devait se confronter à Feliciano pour comprendre sa stratégie dans cette guerre qui s'annonçait. Feliciano était très doué pour se caler dans un rôle et berner tout son monde. Seulement, les nations sont faibles quant il s'agit des opinions de leur peuple et peuvent les adopter. Arthur espérait voir à travers le masque l'homme qu'il aimait toujours.

Quelques jours avant leur rendez-vue, Arthur tomba des nues quand Francis et Feliciano prirent place à côté de lui à la SDN. Francis avait certainement pleuré toutes les larmes de son corps, tandis que Feliciano tremblait malgré lui. Arthur le voyait. Feliciano tentait de rester stoïque, mais contenait sa peine.

« Que se passe-t-il ?

- Nous avons rompu, l'informa Francis. Mais ce n'est que temporaire, je suis sûr que…

- Ne te fais pas d'illusions, Francis, répondit froidement Feliciano. C'est définitif.

- Tu n'es plus toi-même. »

Feliciano cachait ses mains sous la table, certainement pour ne pas montrer à quel point elles tremblaient, et détournait le regard. Cette séparation l'affectait bien plus qu'il ne voulait le laisser paraître. Etait-ce la guerre imminente contre Francis qui le poussait à couper les ponts ? Ou une réelle volonté de sa part ?

« Et Arthur, je te défends de profiter de la situation », l'avertit Francis.

Arthur sourit de toutes ses dents. Il allait les provoquer, histoire de voir à quel point Feliciano pouvait garder son calme.

« Sweety, je ne renoncerai jamais à toi. »

Feliciano ferma les yeux et se mordilla la lèvre inférieure, serrant son poing sous la table.

Francis papillonna des yeux, ne croyant pas qu'Arthur osait le draguer ouvertement devant Feliciano.

« Quant à Feli chéri, il ne m'intéresse pas en l'état actuel. »

Arthur se devait de bien enfoncer le clou, pour comprendre la tactique de Feliciano dans cette guerre. Se séparer de son petit ami était certainement une grosse erreur. Feliciano ne pourrait plus compter sur le soutien personnel d'une nation aussi puissante que la France. Avait-il perdu toute raison ? Ou jouait-il la comédie pour tromper son monde ?

« Francis est libre de faire ce qu'il veut, répondit calmement Feliciano.

- Tu es pourtant nerveux, le taquina Arthur.

- On ne met pas fin à plus d'un siècle de relation sans en ressentir de la peine.

- Tu es sûr de ta décision ?

- Absolument sûr. »

Feliciano le regarda droit dans les yeux. Arthur put y lire toute sa détermination et également une lueur dangereuse de folie danser dans le mordoré de ses iris. Il n'était pas lui-même, ce qui l'inquiéta énormément. Il ne pleurait pas, comme il l'aurait fait en temps normal. Il n'avait même pas laissé s'échapper une seule larme. Autant de self-control lui paraissait bien trop étrange. Feliciano avait changé sous l'influence de son peuple et se coupait du monde extérieur.

Durant toute la réunion, Francis tenta par tous les moyens de faire changer de décision Feliciano. L'Italien répondait à ses suppliques assez froidement, parfois même méchamment. Arthur sentait ses muscles se contracter à chaque pique mauvaise de Feliciano envers Francis. Ce n'était pas lui. Ce n'était véritablement pas lui.

Durant leur entretien, Feliciano se comporta de manière inquiétante. Arthur ne le reconnaissait plus. Feliciano l'avertit de sa décision de détruire la France par tous les moyens à sa disposition.

Arthur aurait dû prendre bien plus au sérieux cet avertissement d'un fou dangereux comme Feliciano.