Salut ! J'ai enfin réussi à trouver du temps pour écrire ce chapitre et le poster. Je ne sais pas quand le prochain arrivera. J'espère que ce n'est pas trop maladroit, après tout ce temps sans écrire.
J'essaierai d'écrire un petit quelque chose pour la soirée d'écriture de la Ficothèque Ardente vendredi prochain sur le thème du Carnaval.
Arthur était terriblement inquiet pour Francis.
Il l'avait convaincu de venir se réfugier en Angleterre. Dès que Francis avait posé un pied sur le sol anglais, il s'était effondré et était tombé dans un sommeil inquiétant.
Même si cet état ne durait que depuis quelques heures, Arthur ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire.
Francis était envahi par les forces allemandes de manière violente et rapide, ce qui pouvait signifier la fin de son pays et donc celle de son existence. Arthur s'en voudrait pour toujours si Francis venait à décéder ailleurs que dans ses terres d'origine par sa faute. Il lui avait demandé de lui faire confiance. Et voilà où ils en étaient.
Arthur s'était battu bec et ongle pour avoir la surveillance de Francis. Son général ne voulait pas le lui confier au départ, parce qu'il était un alpha étranger et sorcier de pacotille. Arthur avait juré de ne tenter aucun sort sur Francis pour le réveiller et avait argué que seule une nation pouvait comprendre les réactions d'une autre nation. De plus, le général avait de sérieux chat à fouetter pour rétablir la situation de Francis. Et Arthur pouvait confier les négociations entre le général et son pays à ses représentants et à Cymru.
Il avait été très clair avec Cymru. Son frère devait tout faire pour accueillir Francis sur les terres d'Angleterre et Londres en particulier de manière légale. Arthur se chargeait de faire une véritable place, comme s'il accueillait une ambassade conséquente, dans son pays pour Francis.
Malgré leurs efforts, l'état de Francis empira lorsque l'Italie se joignit à l'Allemagne pour attaquer la France. Arthur sentit que son inconscience devint plus profonde. La température de Francis avait chuté drastiquement, l'obligeant à mettre de bouillotes chaudes dans ses couvertures pour le maintenir dans un état stable. Francis devait mal encaisser la trahison de son ex. Arthur ne pouvait rien faire pour Francis sur le plan militaire. Il gardait ses forces pour résister à l'armée allemande. Il n'y avait pas de doute, le prochain sur la liste de Ludwig, c'était lui. Et malheureusement pour Ludwig, Arthur était une île bien plus facile à défendre que les plaines de France.
Arthur veilla sur Francis jusqu'à ce que le Général de Gaulle lance son appel à la résistance le 18 juin. Ce sursaut patriotique réveilla Francis en sursaut au plus grand bonheur d'Arthur.
« Que se passe-t-il ? Où suis-je ? Qu'est-ce que tu fais là ? »
Francis enchaîna les questions, jusqu'à ce qu'Arthur arrive à le calmer en lui expliquant calmement la situation.
« Si j'ai aussi froid, c'est parce que je suis coupé de mon pays, constata avec amertume Francis.
- Tu récupèreras tes terres et tes habitants.
- Je me sens comme lorsque j'étais très jeune. J'avais très peu de terres à l'époque de la Gaule et de l'Empire Romain.
- Je t'ai fait autant de place que je le pouvais dans Londres. C'est proportionnel à ta population ici.
- Merci, Arthur. »
Francis remonta les couvertures sur lui, alors qu'il se roulait en boule.
« Tu as des bouillotes. Tu veux que je les remplisse à nouveau d'eau chaude ?
- Tu sais très bien que seule la chaleur d'une autre nation peut me réchauffer vraiment, râla Francis.
- Je l'ignorais… »
Francis rit.
« Je me disais aussi que c'était bizarre que tu ne sois pas glissé dans mes couvertures. Allez, viens !
- Si ton général nous trouve dans cette position, je ne donne pas cher de ma peau. »
Arthur se mit plus à l'aise en enlevant sa cravate et sa ceinture et s'allongea aux côtés de Francis. Francis ne tarda pas à se blottir dans ses bras. Son odeur affriolante l'envahissait, mettant à mal son self-control. Arthur avait toujours trouvé attirant ce mélange floral qui faisait la particularité de Francis.
« Alors, Féli m'a attaqué conjointement à Ludwig.
- Il n'est plus lui-même.
- Ce n'est peut-être pas lui qui a pris cette décision, espéra Francis.
- J'en doute. »
Arthur hésitait à relater son entrevue brève, mais instructive avec Feliciano, quelques jours après l'invasion de la France. Francis était toujours dans un sale état. Feliciano avait semblé reprendre conscience quelques temps pour demander des nouvelles de Francis. Arthur lui avait certifié que Francis se portait à merveille, mais ne désirait pas le voir après un tel coup bas. Ensuite, Feliciano avait repris son état de folie froide et calculatrice qu'Arthur détestait.
« Son lui profond s'inquiétait pour toi, lui expliqua Arthur, mais il est toujours aussi possédé par les idées que prônent ses habitants. Je te déconseille de le voir dans ton état, et, encore moins, de lui faire confiance.
- Je comprends ton inquiétude pour moi, mais il faudra que je montre le bout de mon nez à un moment ou à un autre. Je dois rester présent sur la scène internationale et me battre pour mon pays.
- Contente-toi de te réchauffer pour le moment, le taquina Arthur.
- Je me sens mieux, déjà. Les alphas sont très chauds.
- Fais attention, ta phrase peut être pris dans un drôle de sens.
- Idiot. »
Ils rirent ensemble un petit moment jusqu'à ce qu'Arthur lui avoue à quel point il avait eu peur pour lui. Il lui raconta tous les jours et toutes les nuits passées à le veiller.
« Pourquoi ? Tu es mon ennemi séculaire. Tu aurais dû te réjouir de mon état.
- Tu n'as toujours pas compris que je t'aime, stupid frog. Je ne supporterais pas de te perdre. »
Arthur piqua un fard en se rendant compte qu'il caressait le dos de Francis en disant tout ceci. Francis ne s'en formalisa pas et s'installa encore plus près de lui.
« Merci d'avoir veillé sur moi, Arthur. Pour l'instant, je souhaite avant tout me remettre. »
Arthur l'enveloppa dans ses bras et sentit la fatigue le rattraper. Pour une fois, Francis ne s'était pas insurgé devant l'intensité de ses sentiments. C'était un petit pas dans leur relation qui le rendait heureux. Il se sentait aussi soulagé que Francis aille mieux. Il posa son menton sur la tête de Francis et ferma les yeux. Il sentit à peine le sommeil l'emporter.
