Bonjour ! Euh... Désolée pour ce retard monstrueux. L'été n'a pas été très simple.

Pour information, il y non pas un, mais deux chapitres sur Archive Of Our Own de disponibles correspondant à ce chapitre. Profitez-en bien.

La Ficothèque Ardente reprend ses soirées d'écriture. En fin de mois, il y aura des drabbles.

J'espère que je trouverai assez de temps pour écrire en cette fin d'année.


Arthur et Francis avaient décidé de profiter des chaleurs oméga depuis quelques temps. Se faisant pleinement confiance, ils pouvaient ainsi éprouver énormément de plaisir à deux.

Un jour, Arthur vint plusieurs fois dans l'intimité de Francis dans un état d'hébétude.

Arthur savait ce que cela signifiait, ce qui le fit paniquer. Dès qu'il le put, Arthur se retira de Francis et constata que son préservatif avait cédé dans leur passion. Arthur voulut en parler immédiatement à Francis. Seulement, épuisé par leur dernier ébat, son amant s'était endormi dans ses bras.

Arthur jura plusieurs fois dans sa langue natale. Il avait peut-être fécondé Francis involontairement. En période de chaleur, les chances de procréer étaient plus importantes. Et ce n'était pas prévu au programme.

Arthur calma les battements effrénés de son cœur. Francis comprendrait qu'il s'agissait d'un accident. Il fallait juste qu'il trouve un moyen de contraception efficace et rapidement.

Se dépêchant au possible, Arthur quitta leur lit et enfila des vêtements propres pour sortir. Il eut du mal à boutonner sa chemise, tellement il était bouleversé par cet accident. Il ne savait qu'en penser, à part donner le choix à Francis. Il s'agissait de son corps avant tout.

Le pharmacien le fusilla du regard quand il demanda une pilule du lendemain. Arthur n'écouta pas les reproches à demi-volées de ce commerçant. Les alphas étaient souvent réprimandés de commander une telle contraception. On les pensait capables de forcer leurs omégas à la prendre. Et c'était encore pire pour les omégas qui demandaient cette pilule.

« Ma vie privée et sexuelle ne vous regarde pas », râla Arthur en retournant aussi vite que possible à la base.

Arthur avait enfermé Francis dans leur chambre. Il risquait de ne pas apprécier de ne pas le voir à ses côtés.

Une fois la porte de leur chambre franchie, Francis le héla :

« Où tu étais parti ? Je me suis réveillé tout seul. »

Arthur ignorait comment aborder le sujet avec Francis. Il savait que Francis ne voulait pas d'enfant pour l'instant avec lui. Donc, c'était tout naturel pour Arthur de lui proposer une contraception. Enfin, c'était toujours un sujet délicat à amener.

Arthur s'assit à côté de Francis sur le lit et lui donna le paquet.

« Qu'est-ce que c'est ?

- On a eu un petit accident durant tes chaleurs… Heu… Le préservatif a craqué… Et je me suis dit qu'il valait mieux te chercher une pilule du lendemain… »

Francis parut très surpris. Arthur se tortillait les mains, un peu mal à l'aise.

« … Bien sûr, tu peux choisir de la prendre ou de ne pas la prendre. »

Francis regarda son ventre nu, en étant en pleine réflexion.

« Et toi, qu'est-ce que tu veux ? », l'interrogea Francis.

Arthur n'y avait pas vraiment songé, se focalisant surtout sur sa recherche de contraception. Il ne s'attendait pas à ce que Francis lui pose la question.

« C'est ton corps, avant tout. Je ne peux pas t'imposer quoi que ce soit.

- Je n'en attends pas moins de toi. Seulement, je préfère qu'on prenne cette décision à deux, lui avoua Francis. Je n'ai jamais été père. Je ne sais pas ce qui m'attends, alors que toi, si.

- Je n'ai pas porté les jumeaux.

- Néanmoins, tu les as élevés. Tu les as tenus dans tes bras dès leur plus jeune âge.

- J'ai perdu Jon lors de l'accouchement. Je ne supporterai pas de te perdre. Tu es dans une situation difficile dans cette guerre.

- Mais sinon, tu serais partant ? »

Arthur déglutit. Il avait toujours voulu être avec Francis. Il avait déjà imaginé à quoi pourraient ressembler leurs enfants. Alors, oui, c'était un désir secret. Seulement, il avait appris à être très patient avec Francis. Arthur attendait le bon moment pour se lier à lui et lui faire des enfants. Ce qui arrivait maintenant était totalement inattendu.

« J'aimerais avoir des enfants avec toi. Je ne l'ai jamais caché. Cependant, je ne veux pas que tu te sentes obligé d'en faire avec moi. »

Francis lui sourit et l'embrassa.

« Si ça a marché, je sens que tu vas bientôt changer des couches, se moqua de lui Francis.

- Et ta vie ?

- Arthur. Si je meurs dans cette guerre, je préfère être remplacé par mon propre enfant élevé par toi. Tu es un bon père. Et j'ai confiance en toi pour qu'il n'arrive rien de fâcheux à notre progéniture.

- Tu oublies un peu Feliciano. Il risque de très mal le prendre. »

Francis blêmit à vue d'œil.

« Il n'est plus le même. C'est vrai qu'il pourrait mal réagir en l'apprenant. Seulement, il doit accepter qu'on soit en couple toi et moi. J'espère qu'il sera bientôt assez sain d'esprit pour comprendre qu'on l'attend tous les deux.

- Si on a un enfant, je préfère qu'on le cache tant qu'il ne sera pas assez grand pour se défendre. »

Francis acquiesça.

C'est ainsi qu'ils prirent une décision très importante pour leur avenir.

Quelques mois plus tard, ils eurent le bonheur d'accueillir Peter dans leur foyer.