Bonjour ! Oh ! Je suis contente d'avoir réussi à écrire plus vite que d'habitude ! Donc, voilà le nouveau chapitre ! Alors, j'espère que j'écrirai un nouveau chapitre d'ici le 27/09, mais en tout cas, ce jour-là, il y aura du drabble. Il y a bien soirée d'écriture sur la Ficothèque Ardente ce vendredi-là.
A bientôt !
N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir !
Arthur préparait ses affaires pour partir en mission sur le terrain, sous l'œil vigilant de Francis.
La fin de la guerre approchait. Si la mission n'était pas aussi importante et décisive sur la fin des combats, Arthur n'aurait même pas songé à mettre sa vie en danger.
Leurs dirigeants leur avaient épargné toutes les missions dangereuses au possible. En tout, seul Francis était parti en « mission » durant quelques mois lors de sa grossesse pour ne pas éveiller les soupçons.
Arthur boucla son sac et se tourna vers Francis. Son oméga tenait leur fils dans les bras. Peter avait à peine un an, marchait déjà et commençait à dire quelques mots. Son territoire était tellement minuscule et protégé par l'Angleterre que personne n'avait remarqué sa naissance. Et tant mieux. Arthur et Francis avaient craint qu'on s'en prenne personnellement à leur enfant dans cette guerre.
Malheureusement, Peter pouvait être bombardé facilement. Arthur et Francis avaient eu des frayeurs à chaque assaut de l'Allemagne sur l'Angleterre. Une nation aussi jeune et fragile devait être protégée par tous les moyens à leur disposition. Sa position permettait d'armer son territoire, ce qui suffisait à le garder en vie.
Un peu ensommeillé, Peter tarda à tendre les bras vers son daddy. Arthur l'accueillit contre lui, tout en sentant l'inquiétude de Francis. Ils s'étaient liés durant la grossesse et partageaient maintenant leurs émotions. Arthur savait immédiatement quand quelque chose n'allait pas pour Francis et vice-versa. La décision de se lier avait été difficile à prendre, parce qu'ils avaient toujours un fond de méfiance l'un envers l'autre. De plus, ils étaient ensemble que depuis quelques années, mais finalement leur amour et l'envie d'être connecté à l'autre avait été plus forte.
En fait, ils communiquaient ensemble beaucoup plus facilement depuis qu'ils étaient liés et de nombreuses incompréhensions restantes avaient été balayées, rendant leur relation bien plus agréable.
Francis était inquiet, tout comme lui. Et ils avaient raison de l'être.
Arthur devait être parachuté en Italie pour rencontrer l'un des informateurs des Alliés et découvrir son identité. Cet informateur avait été très zélé depuis le début de la guerre. Il leur avait donné des renseignements importants sur l'Italie, sans mettre pour autant son pays dans de grandes difficultés. Et il se cachait. Et pire, il tuait quiconque essayait de découvrir qui il était.
Leurs dirigeants auraient pu laisser la situation telle quelle en recommandant aux agents de la Résistance de laisser cet informateur tranquille. Cependant, la fin de la guerre approchant, l'informateur devenait beaucoup moins loquace. De plus, leurs dirigeants le soupçonnaient d'être très proche du gouvernement. Découvrir son identité pourrait permettre de l'exfiltrer avant qu'il ne soit trop tard pour lui et de lui demander/soutirer des renseignements plus intéressants. C'était le scénario le plus optimiste.
Le plus pessimiste serait que cet informateur leur ait donné toutes ses informations importantes, mais pas capitales, dans le but de les conduire dans un guet-appens décisif à la fin de la guerre.
« Sois prudent.
- Je reviens dès que possible. Je t'aime. »
Arthur trouvait qu'il était bien plus facile de dire ce genre de chose, quand il ressentait tout l'amour que Francis lui portait en réponse. Francis ne le verbalisait pas souvent, mais ses émotions parlaient à sa place.
Dès qu'il eut franchi la porte de leur maison top secrète, Arthur eut l'impression que tout se fit en accéléré. Il arriva bien trop vite en Italie à son goût, prêt à affronter cet informateur secret.
Il espérait de tout son cœur que cet inconnu n'attendait pas l'occasion de le capturer pour retourner sa veste et le livrer à l'Axe. Il s'était fait bien remarquer jusque-là, avec sa façon de rencontrer des agents de la Résistance. Il se faisait souvent passer pour un prêtre. Il demandait aux agents de venir se confesser dans une Église pour leur dire que ce qu'il voulait bien révéler. Parfois, il les invitait à un bal masqué à Venise et portait un masque doré et rouge surmonté de plumes de la même couleur.
Pour cette raison, les agents de la résistance italienne l'appelaient le loup doré. C'était ainsi plus facile pour le désigner.
« Alors, prêt à voir le loup ?, l'embêta son guide sur place Emilio.
- Je ne me laisserais pas impressionner par lui.
- Il a toujours insisté pour ne voir que des Italiens. Il remarquera tout de suite votre accent anglais et se méfiera. Vos supérieurs ne vous l'ont pas dit ? »
Arthur se faisait passer pour un espion anglais émérite. Ne pas savoir cette information le dérangeait fortement.
« Je sais parler italien.
- On entend quand même votre accent, insista Emilio. Je ne tiens pas à vous accompagner. Vous avez toutes les chances de vous faire tuer en essayant de découvrir son identité. Quand il est en prêtre, il porte toujours une capuche qui cache son visage.
- Aucun signe distinctif ? Une blessure, un boitement, un tatouage, une tache de naissance ?
- Il a la peau lisse comme un bébé, s'en amusa Emilio. On dirait qu'il est à peine adulte pour un alpha… Seulement, c'est ma théorie… Je pense que c'est un oméga qui s'asperge de fragrances alpha pour faire fuir les plus téméraires. Et ça coûte cher ce genre de parfums.
- Je vois… »
Très peu d'omégas avaient accès à de hautes fonctions, ce qui pouvait réduire la liste des suspects. Arthur attendait quand même de le rencontrer avant de se faire une idée.
Ils marchaient depuis plus d'une heure avec Emilio. Bien que sa compagnie soit sympathique, Arthur se focalisait sur sa mission. Il devait obtenir les renseignements du loup doré avant de tenter quoi que ce soit contre lui.
Emilio le conduisit jusqu'à l'Église et lui demanda s'il retrouverait le chemin jusqu'à la base. Arthur lui assura qu'il avait un très bon sens de l'orientation et que tout irait bien pour lui. Emilio lui souhaita bonne chance avant de s'en aller.
Arthur entra dans l'Église à l'heure dite, s'installa dans le confessionnal et attendit patiemment que son interlocuteur se présente. Arthur commença à s'impatienter et à s'inquiéter, parce que le loup doré avait du retard contrairement à ses habitudes.
Finalement, Arthur entendit la porte s'ouvrir et se refermer sur le loup doré.
Arthur identifia une forte odeur alpha, mais derrière toute cette mascarade olfactive, il pouvait sentir de discrètes notes d'agrumes oméga. Il reconnaîtrait cette odeur entre mille. Celle de son âme sœur. Son cœur tambourina à toute vitesse et son cerveau se mit en alerte maximale. Il ignorait les intentions de cette nation oméga totalement folle et instable en ce moment de crise.
« Arthur…
- Feliciano. »
