Et voici la suite !
Merci pour les reviews. Un j'aime, ça fait toujours plaisir et ça donne envie de continuer.
Alors, la semaine prochaine, il y aura sûrement des drabbles sur AO3 le vendredi soir et le calendrier de l'avent va débuter sur la FA le 1er décembre. Par contre, je ne pense pas poster la suite de Thunder Bird et la suite de Âmes soeurs la semaine prochaine, parce que je serai très occupée ce week-end là. Après, on ne sait jamais, une inspiration subite dans la semaine, ça peut toujours arriver.
Bonne lecture !
Arthur était exténué par les trois jours passés à veiller sur Feliciano. Etre quasiment à découvert lui avait fait passer des moments terribles d'angoisse au moindre bruit suspect. Heureusement, les troupes italiennes se regroupaient dans les grandes villes et n'avaient pas le temps de patrouiller dans la campagne.
Il repensait souvent au baiser échangé avec Feliciano. Il avait beaucoup aimé ce moment, même s'ils s'étaient laissés emporter plus par leurs hormones que par leurs sentiments. Arthur se savait amoureux de Feliciano. Et tout ce temps passé avec lui ne faisait que renforcer ce qu'il ressentait. Même si Francis connaissait son penchant pour Feliciano, il n'était pas dit qu'il apprécierait la situation. Feliciano et Arthur se rapprochaient inexorablement.
Arthur ne regrettait pas d'avoir mordu Feliciano à l'épaule, lorsque les allemands les avaient contrôlés au village. Seulement, cela laissait une marque que Francis remarquerait immédiatement. Arthur ne pourrait que lui dire la vérité assez rapidement.
Arthur sursauta en entendant un bruit de pas derrière lui. Sur les nerfs, il se retourna et pointa son fusil vers Feliciano. Soulagé, il reposa son arme.
« Ce n'est que toi.
- Je suis sorti de mes chaleurs. »
Feliciano paraissait aussi fatigué que lui. Ses hormones ne l'avaient certainement pas laissé en paix. Ses envies sexuelles s'étaient réveillées. Et il avait sûrement dû les combler comme il le pouvait. Il était décoiffé, ses joues rouges, et il était débraillé.
« Il faut faire partir l'odeur de tes vêtements et de nos affaires. »
Arthur s'approcha de Feliciano, en activant un sort pour lui couper l'odorat. Même s'il n'était plus en chaleur, ses affaires étaient imprégnées par son odeur affriolante. Arthur activa un sort pour chasser toutes ces fragrances attirantes.
« Merci, Arthur. Il faut qu'on se mette en route. Je sens que je dois me rendre dans peu de temps. »
Feliciano fit un pas dans sa direction et trébucha. Arthur le rattrapa dans ses bras. Feliciano était véritablement épuisé par la guerre et par les trois jours derniers. Il n'avait certainement pas pu se reposer en étant autant travaillé par ses désirs omégas. Feliciano s'abandonna complètement dans ses bras. Cette embrassade se transforma en câlin apaisant. Arthur appréciait énormément de l'avoir tout contre lui, après ces jours de stress. Ses mains passèrent dans son dos pour le réconforter.
La guerre serait bientôt terminée pour Feliciano. Et il aurait droit à un repos mérité dans moins d'une journée de marche.
Après un moment, Feliciano recula la tête et le regarda dans les yeux. Arthur pouvait lire sur son visage toutes les difficultés récentes ainsi que quelque chose de plus intriguant. Arthur fut surpris de sentir ses lèvres sur les siennes dans un baiser chaste et furtif.
« Merci pour tout, Arthur. »
Bouleversé par ce baiser, Arthur préféra ne pas en parler pendant tout le trajet jusqu'à la base militaire des Alliés. Il était plein de doutes et de questionnements. Une part de lui espérait que Feliciano commençait à ressentir de l'amour pour lui. Et en même temps, tout ceci arrivait trop vite. En fait, c'était vraiment le mauvais timing. Francis en voudrait énormément à Feliciano pour leur rupture et comprendrait très mal leurs écarts amoureux.
Il fallut qu'ils aperçoivent la base militaire pour que Feliciano en parle.
« Arthur. Je suis vraiment confus en ce moment. Je ne sais pas trop où je vais et ce que je ressens vraiment. Je suis sûr d'une chose. Je veux récupérer Francis.
- On ne doit surtout pas lui mentir sur ce qu'il s'est passé entre nous, lui répondit Arthur. Francis préfèrera qu'on lui dise desuite qu'on s'est embrassé plutôt qu'il l'apprenne beaucoup plus tard. Quant à nos sentiments, Francis sait que je suis amoureux de toi. Il y aura toujours une place pour toi dans mon cœur et dans celui de Francis.
- Il va être en colère et m'en vouloir vraiment beaucoup. Si en plus, je ne suis pas au clair pour mes sentiments envers toi… »
Arthur lui prit la main et le regarda dans les yeux.
« Je suis très patient. Ça prendra le temps qu'il faudra. Le tout est de ne pas braquer Francis. Tu peux tout à fait lui dire que tu ne sais pas où tu en es. Et je peux tout à fait l'entendre. »
Feliciano lui sourit.
« Tu me plais de plus en plus. Tu le sais, n'est-ce pas ? »
Arthur rougit jusqu'aux oreilles. Il ne s'y attendait pas. Il essayait juste d'être prévenant avec Feliciano. Et oui, il était amoureux et ferait tout pour lui.
« Allons-y, bredouilla Arthur. Il faut te mettre en sécurité. »
Arthur n'eut aucun mal à convaincre le dirigeant de la base de lui prêter un avion pour rentrer en Angleterre avec un membre du gouvernement italien. Le trajet se passe plutôt bien. Feliciano dormit pendant l'ensemble du voyage, histoire de reprendre des forces avant sa confrontation avec Francis.
Arthur n'avertit pas Francis de son arrivée prochaine. Son compagnon était certainement avec Peter dans sa résidence protégée.
Il valait mieux que Feliciano signe tous les papiers propres à sa reddition avant de faire face à son ex. Et tout ceci laisserait le temps à Francis d'arriver et d'être mis au courant de la situation par Arthur. Arthur précisa juste à Francis qu'il souhaitait lui parler en privé et que Feliciano était arrivé en Angleterre par téléphone. Ils n'utilisaient pas les téléphones pour se parler de choses intimes ayant peur d'être espionné par ce biais.
Tandis que Feliciano négociait les termes de sa reddition avec les dirigeants alliés, Arthur accueillit Francis. Le plus dur fut de lui révéler que Feliciano lui avait menti pendant des années sur sa santé mentale.
Francis rentra directement dans une colère noire. Il avait compris que Feliciano avait rompu avec lui de manière délibérée. Les temps de guerre ne permettaient pas tout. Arthur essaya de tempérer cette colère autant que possible. Il savait que Francis pouvait se braquer de manière terrible quand il se sentait trahi. Il ne voyait que les intérêts politiques de Feliciano de rompre avec lui, pour jouer la comédie et faire croire à tout le monde qu'il avait perdu l'esprit. Bien sûr, c'était pour une noble cause : entrer en résistance et berner tout le monde. Mais Feliciano aurait pu au moins en parler à Francis au lieu de lui causer de la souffrance. Ils auraient pu se voir en secret et continuer leur relation. Non. Feliciano avait tout décidé de manière unilatérale !
« Il voulait aussi te protéger ! », cria Arthur alors que Francis claquait la porte de leur chambre.
