Bonne année 2020 ! Mes meilleurs voeux et plein de lectures pour vous !

Je suis désolée pour l'attente. J'ai été très occupée pendant les fêtes et je n'ai pas pu me libérer du temps pour écrire. Enfin, voilà la suite !

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Francis et Feliciano s'étaient violemment disputés. Arthur avait pu sentir par le lien qui l'unissait à Francis que sa tristesse et sa colère étaient immenses. Il ne savait pas encore ce qui s'était dit entre eux, mais s'imaginait le pire.

Feliciano pouvait facilement mettre les pieds dans le plat, quand ses émotions prenaient le dessus. Quant à Francis, il utilisait des mots durs en pareilles circonstances et se fermait à tout argument. Francis et Feliciano n'avaient jamais vécu pareille crise. Bien sûr, ils s'étaient séparés récemment. Seuls la tristesse et l'incompréhension avaient dominés dans l'esprit de Francis. Maintenant, Francis avait les clefs pour plonger dans une ire implacable.

Arthur savait à quel point Francis pouvait devenir fermé et buté. Dès qu'il se sentait trahi, Francis se protégeait et coupait tout lien émotionnel positif.

Francis était revenu de son entrevue mouvementé avec Feliciano depuis quelques minutes et faisait les cent pas dans leur chambre. Arthur n'osait pas l'interrompre dans ses pensées et ses émotions violentes et négatives.

« Tu sais ce que je ressens, râla Francis.

-Effectivement, tu es mon lié, répondit diplomatiquement Arthur.

-Il t'a dit pourquoi il avait rompu avec moi ?

-Il m'a expliqué qu'il devait faire croire à sa folie pour agir en douce dans la Résistance. Il voulait t'éloigner de lui pour te protéger. Il était sûr que vous vous seriez vu, même en temps de guerre, et que tu aurais pu être capturé à cause de lui. De plus, il savait que ton territoire serait très vite envahi. Si l'Axe t'avait mis la main dessus alors que vous étiez officiellement en couple, les dirigeants de l'Axe auraient eu un moyen de pression sur Feliciano. »

Arthur n'interviendrait pas en faveur de Feliciano pour le moment, mais pouvait s'en tenir aux faits. Francis était blessé à vif. Inutile de gaspiller son énergie et de le fermer encore plus à une possible réconciliation avec son ex.

« ça, c'est parce qu'il avait peur ! Je lui en veux énormément. Tu penses que j'exagère ?

-Non, répondit Arthur. C'est ton ressenti de la situation et ta réaction à chaud. Tu y verras plus clair plus tard. Ne prend pas de décision définitive pour le moment.

-Tu aimerais qu'on vive tranquillement tous les trois dans une même relation amoureuse. Ça doit déranger tes plans. »

Francis piquait toujours où ça faisait mal, dans cet état. Arthur ignorait comment détourner la conversation vers quelque chose de moins problématique.

« Je suis ouvert à tout changement de situation, éluda la question Arthur.

-Ne dis pas des choses que tu ne penses pas, s'énerva Francis. J'aimerais que tu ne te rapproches pas de Feliciano pour le moment.

-Je me tiendrai éloigné de lui. Seulement, tu dois savoir…

-Je sais que tu l'aimes. Et je suis au courant de ce qu'il s'est passé entre vous en Italie. Vous vous êtes embrassés plusieurs fois.

-Je ne pensais pas que Feliciano t'en parlerai lors de votre dispute. »

A la tête de Francis, Arthur comprit que Feliciano en avait parlé de manière maladroite et précipitée.

« Feliciano m'a dit que je devrais faire attention avec toi. Il trouve que j'ai changé d'avis sur ma conception du couple facilement et qu'il était assez sensible à tes arguments à ce sujet.

-Je vous aime, tous les deux. J'essaie de vous montrer qu'il y a une voie possible pour nous trois.

-C'est la façon dont il l'a dit qui m'a énervé. Feliciano m'en veut parce que je ne l'ai pas attendu et que j'ai cédé à tes arguments sur la vie à trois, sans le consulter au préalable. »

Arthur trouvait que le raisonnement se tenait. Feliciano pouvait croire, et à juste raison, qu'Arthur avait profité de leur séparation. Evidemment, Francis ne le voyait pas ainsi. Il était bien trop en colère.

« De plus, il a rajouté que tu pourrais nous faire faire n'importe quoi », surenchérit Francis.

Arthur en rit. Feliciano ignorait encore ce qu'il ressentait pour Arthur. C'était typique de quelqu'un qui doutait et s'interrogeait sur un possible amour.

« Et ça te fait rire.

-Francis, tu auras les idées plus claires après une bonne nuit de sommeil.

-Je n'ai pas envie de dormir. Je suis trop énervé par Feliciano. Il peut être désolé, la bonne affaire. C'est lui qui a brisé notre couple par peur de la guerre. Il m'a menti et trahi. Il aurait dû me parler de ses plans. Je l'aurais attendu, si j'avais su ce qu'il avait en tête…

-Et on ne se serait pas mis ensemble, Francis. »

Francis se pinça l'arrête du nez, en sentant la tristesse émanant d'Arthur.

« Je ne voulais pas te blesser. Je ne regrette pas notre mise en couple et toutes ses conséquences. »

Francis lui sourit et Arthur sut qu'il pensait à leur fils. Francis et Arthur avaient eu pour projet de faire de Feliciano le parrain de leur enfant. Arthur devinait que ce n'était plus d'actualité dans la tête de Francis. Heureusement, Arthur avait appris à être patient avec Francis et Feliciano. Il les avait attendu tellement longtemps qu'il ne comptait même plus les années.

« Je lui en veux tellement de m'avoir menti. »

Arthur sentait qu'il allait entendre ça toute la nuit.