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Arthur conduisait. Il emmenait Feliciano dans sa maison de campagne pour lui faire rencontrer Peter. Il avait été assez mystérieux sur la destination et la raison de ce déplacement. Il n'avait même pas précisé à Feliciano que Francis les attendrait là-bas.
Feliciano avait les yeux bandés pour ne pas reconnaître la route. Comme il ignorait comment aller réagir Feliciano, Arthur préférait maintenir le lieu de résidence de Peter encore secrète.
« C'est très romantique de m'enlever comme ça à l'improviste, mais je commence à m'inquiéter, lui dit Feliciano pour essayer de détendre l'atmosphère.
- On va chez moi », lui révéla Arthur.
Ils étaient presque arrivés, alors autant lui dire.
« Je pense que l'air de la campagne anglaise te fera du bien, essaya de mentir Arthur.
- Je ne sais pas ce que tu manigances. Francis a dit que tu ne pouvais pas me draguer pour l'instant. Nous ne nous sommes pas remis ensemble pour le moment.
- Je suis au courant. C'est bien dommage.
- Tu profites qu'il ne soit pas là.
- Je doute que tu lui dises quoi que ce soit pour quelques mots de trop.
- Pour l'instant, tu ne dépasses pas les bornes. »
Arthur sourit. Il appréciait beaucoup de parler avec Feliciano, seul à seul. Depuis quelques temps, Francis et Feliciano étaient accaparés l'un par l'autre et essayaient de se réapprivoiser. Arthur appréciait leurs efforts pour se retrouver, mais se sentait un peu mis à l'écart. Il avait toujours su que Francis et Feliciano avaient une relation amoureuse puissante. Il avait même pensé qu'il n'y aurait pas sa place.
Arthur mentirait s'il disait qu'il n'était pas inquiet. Cette relation triangulaire mettait du temps à se mettre en place entre eux. Et Arthur espérait que tout se faisait naturellement et qu'il ne forçait pas les sentiments des personnes qu'il aime.
« J'ai quand même les yeux bandés vers une destination inconnue.
- On arrive dans une minute. »
Arthur arrêta la voiture devant un portail et indiqua à Feliciano qu'il pouvait enlever son bandeau. Il sortit pour ouvrir et revint à l'intérieur de la voiture.
« Au moins, tu m'as vraiment emmené chez toi. Pour quelle raison ? Tu peux me le dire maintenant.
- Pas encore », lui dit Arthur avec un sourire amusé.
Arthur se gara devant sa maison. Il avait un peu le trac. Il lui avait été difficile de présenter Alfred et Matthew au monde. De plus, il avait dû d'abord montrer ses jumeaux à Francis, parce que ce foutu français avait des vues sur leurs terres.
Francis avait été très surpris de la venue au monde d'Alfred et Matthew. Il avait même émis l'hypothèse qu'Arthur ne s'intéressait plus à lui et s'était attaché à Feliciano peu de temps après.
Arthur et Feliciano sortirent de la voiture. La vieille bâtisse anglaise ne payait pas de mine à l'extérieur. Le lierre montait sur les murs et on sentait que le jardin avait besoin d'être entretenu. Arthur avait passé la plupart de son temps libre à s'occuper de Peter et à partager la vie de Francis. Le reste avait été monopolisé par la guerre.
« Francis est déjà là.
- Tu as donné l'adresse à Francis !, s'insurgea Feliciano.
- Je lui fais vraiment confiance pour ne pas divulguer l'endroit à n'importe qui. Et il y a une raison pour ça.
- Evidemment. Tu ne fais rien sans raison, même par amour, se moqua de lui Feliciano.
- Je… je… je.
- Je plaisantais. »
Arthur fit rentrer Feliciano chez lui et posa son manteau.
« On dirait que tu y es souvent, remarqua Feliciano. Pourtant, tu n'es pas parti souvent du QG.
- Avant qu'on te récupère, on passait pas mal de temps ici.
- Vous auriez été plus en sécurité au QG, râla Feliciano.
- Cet endroit est rarement bombardé. Et… je t'expliquerai tout en détails un peu plus tard. Francis ?
- Je suis dans le salon. »
Arthur prit la main de Feliciano pour le mettre en confiance et l'emmena dans la pièce à côté de l'entrée.
Francis les attendait assis sur le canapé. Un peu ensommeillé, Peter faisait un câlin à son père. Physiquement, il n'avait pas plus de trois-quatre ans, mais son esprit était un peu plus vif qu'un enfant de cet âge. Peter releva la tête, aperçut Arthur et Feliciano et leur sourit.
Arthur se tourna vers Feliciano.
« Je te présente notre fils Peter. »
Arthur s'étonna de la pâleur subite de Feliciano. Avant qu'Arthur ne comprenne ce qu'il se passe, Feliciano avait lâché sa main et était parti. Francis fut le premier à réagir. Il plaça Peter dans les bras d'Arthur et se lança à la poursuite de Feliciano.
« Je vais lui parler. »
Toujours aussi étonné par la tournure des évènements, Arthur se préoccupa avant tout de Peter. Il savait que Francis arriverait à rattraper Feliciano et à le raisonner. Il était inquiet de cette réaction qu'il n'avait pas du tout prévue.
« C'était qui le monsieur ? »
En l'était des choses, il ne pouvait pas dire que Feliciano était le parrain de Peter.
« Un ami.
- Pourquoi il est parti ? »
Peter était à un âge où il voulait tout savoir.
« Je ne sais pas, Peter. Mais il reviendra. »
Arthur s'assit dans le canapé. Peter se cala contre lui et commença à lui raconter sa journée avec Francis. Arthur se questionnait sur la réaction de Feliciano. Est-ce que Feliciano voyait leur fils comme la concrétisation de leur amour ? Un amour beaucoup trop fort pour qu'il puisse s'y intégrer. Est-ce qu'il avait eu peur tout à coup ? Qu'est-ce qui lui passait par la tête ?
Arthur se raidit quand il entendit un éclat de voix dans le jardin. Il avait clairement entendu la voix de Feliciano. Arthur n'osait pas intervenir. Il devait veiller à ce que Peter ne soit pas impacté par la situation.
Arthur attendit longtemps avec des questions plein la tête. En fait, il patienta jusqu'à ce que Peter s'endorme contre lui. Arthur s'avança précautionneusement vers les escaliers. Il avait besoin d'accéder aux étages pour coucher Peter dans sa chambre.
Quand il redescendit, Arthur retrouva Francis dans la cuisine. Son aspect un peu débraillé et l'odeur qui se dégageait de lui suffirent à lui faire comprendre ce qu'il s'était passé. Arthur ne savait pas vraiment comment Feliciano et Francis en étaient venus à faire l'amour, mais tout ceci l'intriguait fortement.
« Qu'est-ce qu'il avait ?
- Quand on était ensemble, soupira Francis, on voulait adopter un enfant nation. Et l'occasion ne s'est pas présentée. Feliciano a très mal pris que je ne l'ai pas attendu pour avoir un bébé. Il était plus attristé qu'en colère. Il a pensé que je n'avais jamais eu l'intention d'attendre que son coup de folie passe. Il a pensé que je ne l'aimais plus. »
Arthur pâlit à ses mots. Il n'avait jamais pensé que présenter Peter à Feliciano serait aussi difficile.
« Je l'ai rassuré pendant un moment. Je lui ai expliqué les circonstances de la naissance de Peter. Ce n'était pas dans notre intention d'avoir un bébé en pleine guerre et aussi tôt dans notre relation. Feliciano s'en est voulu d'avoir fait une scène pour tout ceci. Et… »
A ce moment-là, Francis rougit fortement.
« Je ne saurais pas t'expliquer. Je me suis senti très proche de lui. J'ai eu envie de l'embrasser et de bien plus. Je crois que j'ai pris conscience que Feliciano est très amoureux de moi. Je le blesse tellement en le repoussant. Et je me fais du mal à refouler les sentiments que j'ai pour lui. Je suis désolé. Je ne pensais pas qu'on ferait l'amour sous ton toit…
- Francis, je t'ai déjà dit que c'était chez nous. De plus, je suis d'accord avec le fait que vous soyez ensemble. »
Arthur embrassa Francis du bout des lèvres.
« ça ne change rien entre nous deux. »
