Bonsoir ! Bonne St Valentin et bon week-end !

Je me suis dit que j'avais écrit le chapitre et que c'était le bon moment de le poster.

Attention ! Le M est justifié dans ce chapitre.

Arthur embrassait passionnément Feliciano.

Ils se faisaient la cour depuis des mois, s'invitant soi-disant pour des rencontres diplomatiques entre leurs deux pays. Arthur organisait souvent leurs sorties dans les villes où ils séjournaient, laissant le choix à Feliciano de sélectionner les restaurants ou de préparer leurs repas. Feliciano bousculait parfois le programme quand ils étaient en Italie pour le surprendre avec des lieux insolites.

Leurs deux pays étaient en reconstruction suite à la guerre, ce qui ne facilitait pas toujours l'accès à certains sites et demandait une certaine flexibilité dans les itinéraires. Voir leurs villes se rebâtir était enthousiasmant et réparait certaines blessures.

Arthur rapprocha son corps de Feliciano, en continuant à jouer avec sa langue. Leurs mains recherchaient le contact de l'autre avec avidité, alors que le désir prenait peu à peu le pas sur la raison.

Ils flirtaient tout le temps. Pendant les trajets, à pied, en voiture, sur les lieux en eux-mêmes. Le soir, en rentrant à l'hôtel. Faire chambre séparée était très difficile pour Arthur. Il reconnaissait chez lui, les signes de l'impatience amoureuse.

Côté cœur, il était sûr de lui. Pas Feliciano.

Feliciano le testait, lui posait mille et une question et attendait de savoir s'il était amoureux.

Arthur poussa Feliciano contre le mur. Surpris, Feliciano rompit leur baiser, avant de le reprendre de plus belle.

Le plus étrange résidait dans le fait que Francis recueillait très souvent leurs confidences. Arthur était persuadé qu'il avait aussi un petit sourire en coin quand Feliciano lui confiait ses états d'âme. La situation avait l'air de follement l'amuser.

Francis les voyait se tourner autour. Arthur ne délaissait pas non plus Francis et le voyait dès que possible. Il en était de même pour Feliciano. Arthur avait l'impression de passer sa vie dans les trajets ou à attendre ses amants en début de week-end.

Francis était reparti en France et Feliciano en Italie, depuis la fin de la guerre.

Leurs petites habitudes avaient été bousculées.

La distance avait paradoxalement créé plus de désir.

Arthur reprit son souffle, enlaçant au plus près Feliciano. Il avait une main sur sa hanche dénudée et l'autre sous sa chemise, prête à remonter vers le torse de son amant.

Le corps de Feliciano se cambra quand il atteignit les tétons dressés.

« Continue », soupira sensuellement Feliciano près de ses lèvres.

Arthur gémit, en sentant Feliciano frotter son entrejambe excité contre le sien, et retrouva sa bouche cajoleuse.

Arthur aimait les omégas entreprenants et appréciait les caresses de Feliciano par-dessus ses vêtements. Il avait encore du mal à croire qu'ils se laissaient aller à la passion. Ces quelques mois de drague, Arthur les avait trouvés longs. Mais maintenant, il avait un peu peur d'avoir précipité les choses.

Pourtant, sentir Feliciano aussi réceptif à ses caresses était jouissif.

Arthur se déhanchait doucement tout contre Feliciano, appréciant l'instant. Des frissons de plaisir remontaient le long de son sexe vers son bas-ventre, puis se diffusaient dans tout son corps. Le toucher de la langue de Feliciano contre la sienne électrisait chaque fibre de son être.

Feliciano gémissait de concert avec lui, entre deux baisers.

Ce dernier verre dans la chambre d'hôtel de Feliciano n'avait pas semblé prémédité. Ni par l'un, ni par l'autre. Il avait suffi d'un regard, d'une étincelle pour qu'ils s'embrassent et aillent plus loin.

Arthur sentit les mains de Feliciano sur sa ceinture. Il se décala légèrement pour que Feliciano puisse lui baisser le pantalon et se saisir de sa verge. Arthur adora la sensation de cette main fine sur son érection. Feliciano amorça un mouvement de va et vient enchanteur. Arthur gémit dans son cou, mordilla la peau tendre. En se délectant du soupir de plaisir de son amant, Arthur agrippa possessivement ses fesses, puis déboutonna à son tour son pantalon.

Arthur prit le sexe de Feliciano en main et s'appliqua à le rendre fou de concupiscence.

Le plaisir s'accumulait dangereusement dans son bas-ventre, menaçant de l'emporter. Il avait tellement désiré Feliciano qu'il ne tiendrait pas longtemps. Arthur respira son odeur affriolante. Il avait vraiment envie d'être à l'intérieur de lui. Une vague de plaisir déferla dans son corps à cette pensée.

Feliciano haletait près de sa bouche et cueillait ses lèvres entre deux gémissements de plaisir.

Ils étaient proches de la délivrance.

Arthur regarda dans les yeux son amant. Il était tellement beau perdu dans le plaisir. Qu'est-ce qu'il l'aimait ! Pour tout un tas de raisons et pour cet instant unique.

Feliciano effleura son sexe, avant de le reprendre dans un étau serré.

Arthur se mordilla la lèvre inférieure, sous le plaisir ressenti. Il allait venir. Dans très peu de temps. La tension de son ventre était prête à exploser. Feliciano allait jouir également. Arthur le sentait dans la tension de ses muscles, dans son visage extatique et dans la précipitation de ses mouvements.

Leurs mains allaient de plus en plus vite, leur apportant un plaisir de plus en plus vif.

Ils plongèrent dans l'orgasme ensemble, les yeux dans les yeux, dans un cri de plaisir.

Le souffle court, ils avaient des difficultés à reprendre leurs esprits et à faire autre chose qu'à se câliner et s'embrasser.

« Ce n'était pas trop tôt ?, demanda Arthur avec fébrilité.

- Non. Je crois que mon cœur a définitivement chaviré pour un grand gentleman. »

Une grande joie envahit Arthur en sentant ses sentiments être partagés.


Merci d'avoir lu ! Mettez une review si ça vous a plu ! C'est encourageant avant tout.

Pour la suite, j'ai prévu pas mal de lemons sur AO3 et je pense que je vais finir ici avant d'avoir écrit tous les lemons. En tout cas, l'un d'eux est écrit et paraîtra demain sur AO3. Il faut encore que je le relise.