There is a crack in everything, this is how the light gets in...
Bon...jour ? Pas sûre de trouver encore quelqu'un au bout du fils. Il est vrai que je n'ai pas posté depuis octobre 2018 et ... nous sommes en février 2020. J'ai honte mais j'ai aussi pleins d'explications à ce retard. La plus importante d'entres elles est que j'habite désormais au Japon depuis quelques mois. Un tel déménagement, ça s'organise ahah! Mais je vous en reparle en fin de chapitre. En attendant, bonne lecture à ceux qui passeront par là et milles excuses pour les incorruptibles fautes qui doivent encore trainer un peu partout!
Chapitre 5
Malgré la lourde chaleur matinale qui pesait déjà dans la capitale, ce matin, Tenten avait choisit de porter un t-shirt à manches longues. Elle cella un nouveau carton à l'aide d'un morceaux de scotch, ce fut le 3émé de la matinée. La jeune femme était plus que déterminée à préparer son départ. Elle avait même arrêté une date, elle voulait emménager le 1er août, cela lui parut bien voir même nécessaire.
Tenten se redressa, laissa tomber sa tête en arrière pour inspirer profondément. L'heure n'était plus aux pleures, ça, elle l'avait déjà suffisamment fait la nuit passée. Aujourd'hui, elle se devait de rester forte, imperturbable. Elle ne voulait pas raconter les événements de la veille à Temari et Lee. Le fait que Neji ait été témoin de cet accès de violence était déjà suffisant. De plus, elle ne voulait pas les inquiéter inutilement, de toute façon, son nouveau départ était proche.
La jeune femme réunit ses vêtements sales dans sa panière, elle prit par la même occasion le t-shirt de Neji qui traînait sur sa chaise de bureau puis se dirigea vers la salle de bain. Une fois la machine à laver lancée, elle se redressa et se heurta à son reflet. Elle avait le visage froid et résigné, de larges cernes de fatigue plombaient son regard.
Avec une certaine appréhension, elle redressa la manche gauche de son haut jusqu'à l'épaule. Au niveau de son biceps, une marque circulaire violacée commençait doucement à devenir visible, plus les heures passaient, plus celle-ci semblait se foncer. Le regard de Tenten ne faillit pas. Elle fixa la marque longuement, la palpa un instant pour vérifier sa sensibilité mais se garda de pousser l'expérience plus loin au vu de la douleur qu'elle ressentie par un simple toucher. La jeune femme ferma les yeux pour ne pas laisser l'émotion la gagner et relâcha son habit. La tête baisser sous l'évier, la brune chercha parmi les différents médicaments une quelconque crème qui pourrait la soulager. Elle ressortie bredouille de son exploration et décida donc de sortir s'en procurer.
Elle ne se changea pas, elle ne prit la peine que d'arranger sa coiffure et sortie de suite. En passant devant la cuisine, elle eu un sourire amère et un regard de dégoût profond qu'elle ne se savait même pas capable de faire. Sur la table de la cuisine trônait un feuille de papier pliée en deux. Elle connaissait son contenu sans même avoir besoin de la lire. Il s'agissait des excuses de son père. C'était une espèce de tradition malsaine qui s'était installée. Lorsque Tosiharu se sentait coupable du traitement qu'il infligeait à sa fille, il lui laissait un mot d'excuse, puis disparaissait pour la journée. Dans cette missive, outre ses excuses, son père se justifiait souvent, il lui disait comme il l'aimait et combien elle comptait pour lui, il accusait ses sentiments comme coupable de sa surprotection. Jamais Tenten n'avait eu de véritables excuses en face à face, il n'avait même jamais eu l'air de vraiment s'en vouloir le soir, en rentrant, considérant l'événement clos par son bout de papier abandonné dans la cuisine. Tenten avait toujours lu ses excuses, les avait accepté par la même occasion en retirant la petite lettre de là où elle avait été laissée et en faisant comme si de rien n'était.
Aujourd'hui, la jeune femme se refuser à une telle cérémonie. Elle regarda avec mépris la feuille qui l'attendait et passa devant dans la plus grande indifférence. Elle n'allait pas lire ces lignes, elle n'allait pas non plus se charger de retirer la lettre. Tenten allait la laisser bien en place, pour qu'à son retour, son père l'a trouve intouchée. Manifestation tacite d'un refus de ses soient-disant excuses. Il n'avait pas le droit de l'humilier ainsi. Il n'avait pas le droit de la faire tant souffrir, tant pleurer. Neji était un homme dans lequel elle plaçait sa confiance et son respect, elle n'avait aucune envie de lui imposer une telle scène. A présent, comment se sentir son égal lorsqu'il à été témoin d'un tel traitement ? Pire que tout, Tenten ne voulait pas être traité comme une petite chose fragile, or sa fragilité avait été exposée violemment aux yeux blancs de son collègue. Tenten en voulait tellement à son père, il venait de gâcher une relation qui, bien que récente, comptait déjà énormément pour elle. La brune ferma la porte puis se dirigea vers sa pharmacie de quartier.
Sur le chemin, la brune repensa à la proposition de Shikamaru quant aux vacances à la mer. Elle aurait volonté acceptée si elle en avait les moyens. Il était hors de question quelle demande de l'argent à son père et avec l'avancée de la date de son déménagement, le mois d'août risquait certainement d'être compliqué. Elle allait décliner. Tous dans le groupe semblait avoir largement les moyens de se payer des vacances confortables, elle ne voulait pas les empêcher de faire des activités ou des sorties à cause de ses préoccupations pour son porte monnaie.
Son cœur se pinça un peu sous cette décision qu'elle venait de prendre, la brune se souvenait à peine de la dernière fois où elle avait vu la mer. Cela devait être lorsqu'elle était encore très petite, sa mère était vivante mais déjà affaiblie. Elle se souvenait qu'elle portait sans cesse un foulard pâle sur le crâne et que sa peau était si blanche qu'elle en était presque transparente. Tous les trois, ils étaient allés passer quelques jours à la mer et Tenten se souvenait avoir eu une peur bleue des vagues et de l'écume qu'elles produisaient. C'était un souvenir agréable, presque salvateur dans ce genre de situation, où Tenten ne comprenait plus bien le sens à donner au mot « famille ». Jamais un instant elle n'avait cessé de croire qu'ils auraient été une famille tout à fait convenable et heureuse, si sa mère ne s'était pas fait emporter par la maladie.
Tenten n'avait jamais osé demander qui avait prit la décision de l'envoyer à la campagne chez sa grand-mère. La jeune femme était persuadée que cela avait précipité la descente aux enfers de son père. Bien qu'à cause de son jeune âge, elle n'aurait rien pu faire de concret, le simple fait de rester à ses cotés lui aurait sûrement éviter de sombrer dans l'alcool. Certes, pour la jeune fille qu'elle était, ces quelques années loin de tout lui avait permit de se remettre assez rapidement de la disparation de sa mère. Tenten s'était faite des copains, elle passait ses journées à explorer les champs et les forêts. Sa grand-mère était une personne généreuse et attentionnée qui lui donnait toute l'affection dont elle pouvait avoir besoin, c'était comme ci elle avait passé plus de 3 ans dans une bulle qui l'avait modeler, fortifier pour le retour à la réalité. Mais cela n'était que d'apparence, car même si la jeune fille était revenu dégourdie et épanouie, le quotidien qu'elle du subir de retour avec son père effaça tous les bienfaits de cette thérapie champêtre.
Tenten souffla de lassitude et chassa ces questionnements de son esprit une fois que ses yeux tombèrent sur l'enseigne de la pharmacie.
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La fin de journée se profilait déjà. La brune avait passé la journée seule. Elle n'avait répondu à aucun message. La future étudiante ne s'était préparer un repas que pour elle, de toute façon, son père n'était pas encore de retour et il était 21 heures passées. La lettre trônait toujours dans la cuisine. Elle ne l'avait même pas effleurée. Tenten était occupée sur son portable à tromper son ennuie et son esprit lorsqu'elle reçut un message de son patron, Kakashi. Il l'informait d'un possible service pour vendredi et samedi soir et demandait d'indiquer les disponibilités.
Elle reçut un second message alors qu'elle n'avait pas eu le temps de répondre.
«Ok Lee. » lu-t-elle simplement
Elle comprit alors que c'était une conversation groupée et que Kakashi se chargeait de renseigner les disponibilités de chacun à tout le monde. Elle s'empressa de lui envoyer un message l'informant qu'elle pouvait également. Quelques secondes plus tard elle reçut un «OK Tenten » et ça la fit sourire, elle trouvait ça un peu drôle.
La perspective de ce double service de fin de semaine la réjouit plus que de raison. Cela signifiait une grosse rentrée d'argent en peu de temps. Elle se leva de son lit pour rejoindre son bureau afin de lister les choses qui pouvaient potentiellement lui manquer dans son futur appartement. Elle y inscrit des banalités telles que une pelle et un balai, ou encore des nouveaux draps qui conviendront à la nouvelle taille de matelas deux places. Quelques ustensiles de cuisine, un micro-onde si cela était possible.
Son portable vibra une nouvelle fois.
« Ok Neji pour vendredi, à confirmer pour samedi. Donc je vous attends vendredi à 15 heures devant les locaux, c'est à une heure d'ici, ce sera pour un pot de vacances d'une entreprise donc pas de service de repas mais juste buffet froid d'apéritifs pour 50 personnes. Soyez en forme et à l'heure. »
A l'annonce de cette confirmation, Tenten prit les devants et demanda d'ambler à Lee si elle pouvait dormir chez lui le soir du service. Évidemment, Lee lui répondit positivement. Le jeune brun hyperactif était toujours prêt à rendre service. Elle se réjouit à l'avance de passer la soirée avec lui, cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu un moment tous les deux.
Tenten retourna à son planning. Elle avait quelques économies, rien d'incroyable mais ça et les services auraient suffis à son emménagement. Cependant, avec l'avancement de ce dernier, tout se compliquait.. Le loyer, tout particulièrement était problématique. Tenten fronça les sourcils devant le tableau de charge qu'elle venait de remplir. Elle allait trouver une solution, même si celle-ci était de prendre un deuxième petit boulot. Le baby-sitting pouvait être une option. Durant le mois d'août si elle trouvait assez d'enfants à garder ça pourrait passer…
Tenten en était persuadée, c'était possible. La jeune femme eue un sourire de bien être, l'idée de cette nouvelle vie l'emplissait d'un nouveau sentiment de bonheur, d'espoir. De la délivrance. Elle remerciait le destin qui l'avait mise en face de Neji. Elle se félicitait de s'être assis avec lui au café l'autre jour et de ne pas avoir fui, sans quoi, il ne lui aurait peut-être jamais proposé se logement.
La brune remercia sa bonne étoile.
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Dire que Tenten était stressée était trop peu. La jeune femme agrippa un peu plus fermement les poignées de maintint à l'arrière de la moto. Il faisait chaud sous son casque blanc, le vent la brûlait presque. Tenten n'avait jamais eu peur de ce type de véhicule. C'était le seul moyen de transport que son père ait jamais possédé. Parfois, ils faisaient ensemble de longs voyages de plusieurs heures jusqu'au village de sa grand-mère. Elle savait que l'engin était la fierté de son père. Il pouvait passer des heures à l'astiquer, à ajuster des pièces. Il lui avait appris deux trois choses à ce propos. Lui avait montré trois fois comment changé une roue. Quand elle y repensait, c'était de bons moments. Son père était tellement aspiré par sa passion qu'il ne buvait pas – ou juste une bière. Dans ces moments là, il était comme sobre, toute l'attention portée sur le moteur devant lui. C'était peut-être pour ça qu'il arrivait à continuer d'assurer son travail. La mécanique était sa passion, rien ne semblait pouvoir l'en détourner.
Les pensées de Tenten ne furent pas distraites bien longtemps. Le stresse la rattrapa pour lui faire sentir un poids dans l'estomac. Son père et elle était tous deux en route pour aller rencontrer Neji. C'était surréaliste. Quatre jours s'étaient écoulé depuis cet incident. Lorsque Toshiharu été rentré du travail et avait trouvé la lettre sur la table, Tenten était dans la cuisine, occupée à faire sa propre vaisselle. Son père prit la missive entre ses mains et vint se placer juste à coté de Tenten, dans son dos.
-Tu l'as lue ?
-Non, avait-elle répondu sans se détourner de son évier presque vide. Elle maudissait cette horrible timing qu'ils avaient eu.
-Tu veux pas y jeter un coup d'œil ? Ne pense pas qu'à toi. Les efforts vont dans les deux sens.
Tenten ne savait pas trop ce qu'elle avait ressentie à ce moment là, ses sentiments étaient partagés entre une extrême colère et une profonde tristesse.
-Je pense que ça ne vaut pas la peine. J'en ai plein le bureau de ces lettres.
-Tenten… Ne joue pas à ça avec moi ! Ne rejette pas la main que je te tends.
-Tu m'as blessée hier.
Tenten s'était retournée pour faire face à son géniteur. Elle releva la manche de son t-shirt pour exposer son bleu violacé qui entourait tout son biceps. Son père sembla déstabilisé pendant une seconde avant de lui lancer un regard accusateur, clairement sur la défensive.
-Je ne l'est pas fait intentionnellement ! Tu imagines la colère que je peux avoir de te voir arriver avec un homme alors que je savais même pas où t'étais ! Les hommes sont mauvais, tu dois t'en protéger… Il marqua un temps d'arrêt dans son discours. Si tu étais restée à la maison, ça serait pas arriver. Tu peux pas faire que c'qui te chantes.
La jeune femme sentie quelque chose se briser en elle. Elle n'était pas encore sûre quoi, sa patience sûrement ou son amour pour son père. Il n'avait pas l'air si saoul que ça ce soir là, ses propos la scandalisait. Tenten en aurait presque rigolé.
-Je n'ai jamais été blessé dehors, avec mes amis. Peut-être que le danger n'est pas là où on le croit.
Elle n'avait absolument aucune idée d'où elle tirait toute cette confiance. Un moment de réflexion plus tard, elle savait. Elle avait enfin mit le doigt sur ce qui l'avait portée ce soir là. C'était la lassitude.
Son père tourna rouge à ses propos. Il leva une main en l'air, menaçant avant de la rabaisser.
-Je vois que ce fils de bourge t'a déjà bien retourné le cerveau hein.
-C'est grâce à lui que je vais avoir un apparemment à la rentrée. Je lui suis reconnaissante et ce n'est qu'un ami.
-C'est pas parce que les gens ont de l'argent qu'il faut s'incliner Tenten. Tu lui dois rien ! Et cet apparemment, pour moi c'est que du vent ! J'ai rien vu encore, j'ai pas dis oui!
-Je vais y emménager le 1 août. Les papiers seront signés d'ici quelques jours. Si tu veux venir le visiter, c'est toujours possible.
Tenten n'avait pas fléchit. Elle regarda son père s'éloigner d'elle pour rejoindre le réfrigérateur, il en sorti deux bières.
-Petite ingrate…
Le lendemain de cette discussion, elle informa Neji de sa décision et lui demanda un rendez-vous pour signer les dits papiers. Le soir même, durant le dîner, elle en fit la commission à son père qui demanda à la joindre. Tenten du le prévenir que c'était le même homme qu'il avait chassé quelques l'avant veille qui allait les accueillir. Son père ne sembla pas s'en soucier, il avait comme l'air résigné. Il paraissait totalement désintéressé. La jeune femme avait trouvé ça étrange mais n'avait pas voulu en savoir plus, elle ne voulait pas le prendre en pitié une nouvelle fois.
Bien accrochée sur la moto, ils avalaient les kilomètres et seraient bientôt dans son futur quartier. Ce jeudi après-midi était particulièrement chaud. La brune espérait que la température allait baisser un peu avant demain soir leur service, autrement, celui-ci allait s'annoncer rude.
La marque sur son bras était encore visible, le bleu avait laissé place à une nuance étrange de vert qui tirait parfois sur le jaune. Il faudrait encore quelques jours avant que trace ne disparaissait complètement. Tenten portait donc un habit en conséquence. Elle avait retrouvé au fond de son armoire un haut violet pâle, couleur lilas. Ce dernier était un bustier avec une frange au niveau de la poitrine et des bras, l'avantage est qu'il dégageait toute ses épaules et donc lui permettait de ne pas avoir trop chaud mais avait quand même des manches longs pour cacher sa blessure. Tenten n'avait pas souvenir de l'avoir déjà porté avant, c'était un cadeau d'une de ses anciennes camarade de classe mais elle n'avait pas trop aimé le style alors elle l'avait rangé puis oublié. Ce n'était pas vraiment ses couleurs mais elle n'avait pas grand-chose à faire actuellement. Elle avait assortie ce haut avec un short blanc en lin et sa fidèle paires d'espadrille.
En arrivant, la brune reconnut la voiture de Neji, et elle s'étonna, elle avait l'impression qu'il était impossible d'arriver avant lui quelque part. C'était la première fois qu'il allait se revoir depuis l'incident, Tenten appréhendait.
Ils n'eurent aucun mal à se garer grâce à la moto. A peine descendu du véhicule, Toshiharu jeta un coup d'œil sur la façade du bâtiment, puis il regarda avec insistance le quartier avant que Tenten ne l'incite à monter pour rejoindre son collègue au tout dernier étage. Son père avait l'air de tout inspecter, à chaque fois qu'il passait devant un pallier, il observait le moindre détail, clairement méfiant.
En arrivant au 4ème étage, la porte de l'appartement était entrouverte, la brune la poussa timidement en s'annonçant. Elle découvrit Neji assis au bar, occupé sur son téléphone, un petit tas de papier sur le comptoir. Les deux motards posèrent leur casque dans l'entrée. Neji se leva rapidement et salua le père et la fille. Un silence des plus gênant suivis. Il aurait été possible de couper la tension au couteau. Neji regarda à peine Tenten, la jeune femme avait l'impression qu'une bataille d'égo tacite entre son père et son collègue était en train de se dérouler. Aucun d'eux ne baissait le regard, ni ne prenait la parole. Tenten étouffa un soupire lorsqu'elle compris qu'elle allait devoir mettre fin à ce pseudo combat par elle-même. La veille, Tenten avait demandé à Neji par texto d'agir normalement et de ne pas faire allusion à l'incident, aussi bien dans ses paroles que dans son comportement. Il avait répondu qu'il allait faire du mieux qu'il pouvait. Son maximum était assez décevant.
-Merci Neji pour ton temps. J'ai déjà visiter l'appartement, je sais qu'il est génial. J'aimerai commencer les papiers au plus vite. Mais papa, tu pourrais peut-être faire un tour avant non ?
-Il n'y a pas de quoi Tenten. J'ai tout apporté, si tu veux commencer à regarder.
La jeune femme acquiesça et se dirigea vers le bar pour s'y installer suivit de près par Neji qui vint s'asseoir à ses cotés. Elle garda dans son champs de vision son père qui commença à explorer les pièces. Il avait l'ai tellement septique et retissant. On pouvait lire dans son regard toute la méprise qu'il portait à ce qu'il voyait. Neji commença à expliquer quelques notions à la brune qu'elle écouta distraitement, toujours vigilante sur les mouvements de son père. Il disparu dans la salle de bain peu de temps après.
-Désolé que mon oncle n'ai pas pu venir, c'est un homme d'affaire très occupé alors il m'a juste donné les informations basique, mais, il t'aurait expliqué ça mieux que moi.
-Non, aucun soucis au contraire. Merci encore.
-Comment vas-tu ? Tenta discrètement Neji, la voix basse.
Cette question ramena Tenten sur terre. Toute son attention était à présent portée sur son collègue assis à ses cotés. La brune remarqua qu'elle n'était plus gênée en sa présence. Malgré le contexte, malgré l'ambiance désastreuse et les conditions dans laquelle ils se revoyaient après ces quelques jours, Tenten était parfaitement à l'aise à ses cotés. Elle se sentait comme en sécurité.
-Ça va, désolée de t'avoir inquiété. Les choses sont revenues à la normales. Elle replaça une mèche derrière son oreille par tic face à cette question embarrassante.
-Hum.
Neji ne poussa pas plus loin sa question mais il n'avait pas vraiment l'air satisfait de la réponse. Il reporta son attention sur les documents en face de lui. Il commença à y inscrire les premiers formalités.
-Donc tu veux emménager le premier août, c'est bien ça ?
-Oui ! J'imagine que c'est le mieux, ça me laissera un peu de temps avant de commencer l'université. Je vais pouvoir m'habituer à vivre seule et surtout je n'aurai plus besoin de toi ou Lee après chaque service pour me sauver, dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Neji lui sourie en retour et continua ses inscriptions. Entre temps, son père était ressortie de la pièce d'eau et passa derrière eux pour rejoindre la chambre à coucher.
Alors qu'il continuait de remplit quelques cases sur la feuille,Tenten vu Neji prendre un air pensif, il s'arrêta d'écrire et la regarda quelques secondes.
La jeune femme balaya son visage du regard. Ses cheveux bruns lui encadraient le visage, ils étaient un peu plus en avant à cause du mouvement de tête. Sa peau était toujours aussi blanche et lisse, deux évidences la frappèrent, il ne bronzait définitivement jamais et il n'avait certainement jamais eu de bouton. Tenten le trouvait beau, dans son aspect général, mais elle n'avait jamais prit réellement le temps de le détailler ainsi. Et il devenait encore plus beau. On aurait pu croire que tout son visage avait été fait sans la moindre imperfection.
Ses lèvres rosés et charnues étaient bien dessinées tout en restant masculines. Neji avait aussi un très beau nez, fin, pincé, qui donnait toute l'élégance à son faciès. Le détail était tellement poussé que Tenten avait même remarqué l'autre jour que ses oreilles étaient de taille tout à fait convenable. Et ses yeux. Elle refusait de se poser trop de question dessus, elle n'arrivait toujours pas à s'y faire.
Il semblait un peu septique, il ouvrit un peu la bouche une fois avant de changer d'avis et de se remettre à écrire rapidement. La brune fronça les sourcils d'étonnement et lui demanda de ce qu'il lui voulait.
-Non rien. Je ne veux pas être trop intrusif, lui répondit-elle avec diplomatie, levant seulement un peu les yeux sur elle.
-Ça va, dit moi, je n'ai rien à cacher.
Il posa son stylo et se redressa complètement.
-D'après ce que je sais, les bourses ne commencent qu'en septembre, alors je me demandais comment allais-tu vivre tout un mois.
-Sur mes économies, répondit-elle, malicieuse, l'argent des services plus ce que j'avais de côté devraient suffire je pense. Surtout avec un loyer aussi bas, ajouta-elle en plaisantant. Seulement pour la caution est-ce qu'il serait possible que je ne donne que la moitié en septembre, et l'autre en octobre ? Désolée de ne pas être très arrangeante.
-Pas de problème je pense. Le faite que mon oncle m'ait envoyé moi et pas un de ses agents pour s'occuper des finalités prouve bien que cet appartement ne le préoccupe pas beaucoup, le jeune homme marqua un temps d'arrêt, je vais te faire une proposition, ne le prend pas mal et essais d'y réfléchir sans tout de suite refuser.
La brune était vraiment intriguée. Neji ne prenait pas un ton autoritaire ou qui se voulait impressionnant. Il lui parla tout naturellement et Tenten lui fit un signe de tête l'incitant à continuer. Elle était déjà presque sûre de dire non.
-Pour le mois d'août, je pense que l'on peut tout à fait te l'offrir.
-Non, merci, mais c'est hors de question, se braqua la jeune femme. Son collègue souffla et haussa un sourcil, sa réaction ne semblait pas le surprendre.
-Je sais que tu ne dois pas trop apprécier, mais de notre côté ça ne fera aucune différence, quant à toi, ça pourrait te permettre de nous accompagner à la mer avec Shikamaru. Ou juste de pouvoir mieux profiter de ton premier mois seule et d'acheter les choses qui vont te manquer.
Tenten le regarda, contrariée. Non elle n'avait aucune envie d'être hébergée gratuitement. La future étudiante avait bien trop l'impression qu'il la prenait en pitié mais elle avait sa fierté malgré tout. Elle savait qu'elle n'avait pas beaucoup de moyen mais voulaient y arriver malgré tout. Peut-être que lui, de son côté, il n'avait aucun problème financier. Non. Ce n'était pas peut-être, il n'avait absolument aucun problème et ne s'en cachait pas pour le lui rappeler de façon indirecte. Tenten était énervée contre lui.
Son père arriva à ce moment-là, Tenten l'avait presque oublié. Neji la regarda rapidement, et lui glissa un « penses-y » avant d'indiquer quelques informations à son géniteur, son air dur immédiatement de retour sur son visage. La discussion entre les deux hommes resta très formelle et sommaire. Ils n'échangeraient que des mots utiles, que ce qui avait absolument besoin d'être dit. Quand bien même Neji avait vexée la jeune femme, cette dernière resta alerte. Elle prit le rôle de médiateur entre les deux, parlant pour l'un et l'autre en essayant que cela reste discret. Quelques minutes plus tard, Neji se mut dans le silence le temps de finir de rédiger les papiers, personne ne parlait et l'ambiance était toujours aussi tendue qu'à leur arrivée. Tenten aurait du être contente de ce moment, en temps normal elle n'aurait pas arrêté de sourire et de ce réjouir de cet incroyable appartement mais les récents événements la privait de toute célébration. La brune resta assise sur son tabouret, le regard dans le vide et les pensées occupées à traité aussi bien le cas de son père que celui de Neji.
Son père sembla remarquer son mutisme, parfaitement inadéquat avec la situation.
-Tout va bien Tenten ? Il l'a sortie de sa rêverie et un silence flotta dans la pièce.
-Oui, oui, je suis pensive c'est tout. La paperasse m'ennuie, répondit-elle, essayant de ne pas laisser voir son irritation.
Neji lui demanda de signer çà et là, elle fit un effort et mit momentanément sa mauvaise humeur de côté. Parce que être énervée l'énervait encore plus car quand elle y pensait, il lui trouvait un appartement, lui proposait un mois de loyer gratuit, tout ça gentiment, sans rien demander en retour et elle, trouvait le moyen de lui en vouloir. Elle se diagnostiqua elle-même folle et fit tout son possible pour contenir sa mauvaise humeur.
Ils terminèrent rapidement les dernières formalités. Son père pressa le départ. Toshiharu salua brièvement le jeune homme et fit un signe de tête à la brune lui demandant de se lever. Elle s'exécuta rapidement voulant aussi partir, elle ne voulait pu supporter la tension qu'ils y avaient entre Neji et elle. A vrai dire, la tension qu'il y avait depuis le départ. Cette rencontre était un véritable calvaire, leur départ la soulageait.
Le brun tenta de l'interpeller, Tenten n'avait pas envie de lui parler, pas maintenant. Mais elle l'écouta tout de même, parce c'était Neji, et qu'il était juste impossible de l'ignorer.
-Je ne voulais pas te vexer, commença t'il a voix baisse, visiblement contrarié lui aussi.
-Je sais. J'y réfléchirai d'accord ? Merci pour tout, vraiment.
Le jeune homme ne répondit rien. Ils se regardèrent dans les yeux pendant quelques secondes avant que Tenten ne rejoigne son père sur le palier.
-A demain Neji.
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La brune était occupée à ranger les courses dans la cuisine. Son père l'avait vite abandonnée pour aller regarder la télévision dans le séjour. La jeune femme n'aimait pas beaucoup regarder la télé, elle n'aimait pas le principe des publicités, de ces émissions criardes et sans but. Contrairement au cinéma, il n'y avait pas vraiment d'art, presque tout était fait pour ne servir que de divertissement, de passe-temps. Elle n'aimait pas regarder la vie et les occupations des autres, Tenten préférait nettement vivre ces expériences elle-même. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'elle dirait non à un bon film, la philosophie était différente. Elle percevait le cinéma comme un moment d'évasion, daté dans le temps, précieux, travaillé. Une ouverture, une histoire singulière, c'était toute la différence entre ces émissions de télé abondantes et sans âme.
Dans sa réflexion, elle remarqua qu'elle était en train de vivre une sacrée expérience. Sur une très courte période elle cumulait un déménagement, une entrée dans la vie étudiante, et un job. Sans compter qu'elle s'était presque intégrée à un nouveau groupe d'amis. Tenten eu un sourire en coin, elle était le parfait personnage principale pour une télé-série, il ne lui manquait plus qu'une histoire d'amour tumultueuse avec un musicien ténébreux travaillant au café d'en face. La jeune femme rigola un peu d'elle-même et de sa situation. Neji pouvait à quelques détails près tenir le rôle.
Tenten recula de quelques pas et se plaça au centre de la petite pièce. Leur cuisine était très classique, elle ne débordait pas d'appareil électroménager, seulement le strique minimum. Il y avait toujours un peu de vaisselle dans l'évier et les rideaux jaune pâle qui ornaient la fenêtre au-dessus du point d'eau sentaient le graillon. La jeune femme commença à préparer le dîner, ne voulant pas faire plus de ménage que ce qu'elle venait déjà de faire.
Une fois couchée, Tenten pensa beaucoup à Neji et leur pseudo dispute de cette après-midi. La future étudiante se retournait sans cesse dans ses draps, son portable en mains. Elle ne savait pas si il valait mieux mettre les choses aux claires maintenant, par message ou attendre demain le service. Elle fit l'hypothèse de tous les scénarios possibles, et jugea qu'il était préférable d'attendre. Attendre parce qu'elle ne savait pas quoi lui dire, quoi penser de sa proposition.
Tenten avait très envie d'accepter, c'est vrai que sa pourrait bien l'arranger et que si elle pouvait, elle partirait volontiers en vacances avec eux. Mais elle ne voulait pas passer pour une profiteuse ou quelques choses dans ce genre. Alors elle ne savait pas, et ce soucis la tenue éveillée jusqu'à tard dans la nuit. Pesant le pour et le contre, pestant contre l'heure qui ne faisait qu'avancer alors que le lendemain, elle allait devoir travailler pour le service. Tourmenter par ses sentiments, énervée par les décisions qu'elle avait à prendre, Tenten sommeilla.
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Pour une fois, la jeune femme était à l'heure, son bus n'avait pas prit de retard, et elle avait fini de se préparer à temps. La brune avait passé une journée des plus banales, toujours un peu contrarié mais la future étudiante avait décidé de mettre sa mauvaise humeur de côté et de repartir du bon pied. C'est donc pleine de bonne volonté qu'elle rejoint ses deux collègues qui attendaient déjà à l'intérieur du bâtiment. Elle salua tout le monde d'un signe de main et remarqua que les deux hommes étaient déjà changés.
-On s'est changé en avance comme ça, tu seras tranquille, expliqua Lee, tu n'as pas oublié tes affaires ?
-Non, Tenten fit un mouvement d'épaule pour montrer son dos, j'ai tout dans le sac !
-Quelles affaires ? Intervint soudainement Neji.
-Tenten vient dormir chez moi après le service, ce sera plus pratique pour elle, commença-t-il, puis il continua en s'adressant à la brune, tu sais que Gaara m'a fait un sacré cirque de cette histoire ? Ce n'est pourtant pas la première fois que je t'accueille mais là, je ne sais pas pourquoi il a polémiqué.
-Ça n'a pas créé trop de tension j'espère… ? Demanda la brune, mal à l'aise de cette révélation.
-Non pas vraiment, il ne sera juste pas là ce soir alors que je lui avais dit qu'il ne dérangeait pas. Il est juste mal luné, aucune inquiétude va !
Sa fragile bonne humeur du jour venait de prendre un sacré coup dur. Elle avait tout le temps l'impression de déranger, elle avait presque envie de lui dire de tout annuler. Elle aurait pu trouver une autre solution, mais Lee n'accepterai jamais.
-Kakashi ne va pas tarder, tu devrais aller te changer, suggéra Neji, ton uniforme est dans ton casier normalement.
-Oui je vais faire ça, je me dépêche.
Elle partit sur le champ, grimpa l'escalier en fer noir et força sa mémoire à se souvenir de la salle. Elle tourna un peu en rond, prit des couloirs inconnus, revenu sur ses pas. Tout se ressemblait bien trop et après plusieurs minutes à airer, elle se résigna à redescendre chercher de l'aide auprès de ses collègues. En arrivant dans le hall, elle ne trouva que Neji, assis sur une des banquettes destinées aux clients. Il haussa un sourcils, surpris, en la voyant arrivé, toujours pas changée.
-Un problème ?
-Oui, commença-t-elle un peu gênée, je n'arrive pas à retrouver le bureau, en haut.
Le brun se leva sans un bruit, et lui lança un signe de tête l'incitant à le suivre.
-Ou est parti Lee ? Demanda la jeune femme pour chasser le silence le temps du chemin.
-Je crois qu'il est parti passer un coup de fils, à Gaara très certainement.
Tenten ne répondit rien. Elle espérait juste qu'ils n'allaient pas encore plus se disputer à cause d'elle. Elle savait comme Gaara pouvait être parano. La brune laissa ses yeux se balader sur le dos de Neji. Sa chemise blanche sans un pli et ses cheveux qui bougeaient un peu au rythme de ses pas. Son regard s'égara un peu plus bas sur son fessier de sportif. Il semblait crier au monde « regarder comme je suis musclé ! » tellement son dessin à travers le pantalon en toile noir était aguicheur. Elle le regarda longuement et oublia même de se concentrer pour retenir le chemin. Arrivée devant la porte, Tenten lui fit face quelques instant. De toute façon, sa bonne humeur vivait déjà une mise à l'épreuve difficile, alors autant aborder le sujet qui fâche maintenant. Neji repartait déjà quand Tenten l'interpella.
-Neji ?
-Oui ? Répondit-il sans se retourner complètement.
-A propos d'hier, commença-t-elle, hésitante car elle ne savait toujours pas quoi répondre, je suis désolée d'avoir réagi comme ça, j'ai été ingrate et je n'aime pas ça. Mais j'y aie beaucoup réfléchi et je ne sais toujours pas quoi te dire, j'apprécie vraiment l'offre mais je me vois très mal accepter.
Cette fois ci, Neji lui fit entièrement face et posa ses mains sur ses hanches, la jugeant sans expression, il resta muait quelques secondes, et Tenten eu l'impression que son silence dura des heures. Comme son visage pouvait être sérieux et froid. La brune eu l'impression qu'il était bipolaire, ou très rancunier, c'est incroyable comme son comportement dépendait d'avec qui il était. Il pouvait être quelqu'un de très chaleureux et agréable comme tout son contraire.
-Ne t'en fait pas, moi-même je trouvais ma proposition déplacée. Je comprendrais si tu refuses même si j'espère que tu préféras disposer de ton argent plus intelligemment. Je t' attends là, va vite te changer.
Tenten lui adressa un sourire et s'exécuta. Elle se dépêcha de récupérer sa tenue propre dans son casier et passa ses collants avec horreur. A l'intérieur, il faisait bon, voir même un peu froid, mais dehors, la chaleur de cet été n'avait cessée et la brune savait d'avance que ses bas allaient lui coller la peau des jambes et lui donner encore plus chaud. Elle se pressa pour ne pas faire attendre son collègue trop longtemps, mais aussi pour ne pas que Kakashi rentre alors qu'elle était à moitié dénudée. Quoi que, Neji l'aurait sûrement prévenu de sa présence.
Elle rangea ses habits de ville dans son casier et le ferma, fin prête elle sortit retrouver le jeune homme qui était parti s'asseoir sur un banquette non loin de là. La brune arriva toute souriante, finalement, malgré ses mots froids qu'il lui avait dit, elle était contente d'avoir pu en parler, ne serait-ce qu'un peu, et d'avoir chassé le malaise persistant entre eux.
Ils redescendirent ensemble dans le hall pour trouver Kakashi et Lee qui semblait plaisanter. Son patron avait l'air d'être tout le temps de bonne humeur, mais extrêmement nonchalant, drôle de personnage.
-Ah ! Les voilà ! Commenta le chef de groupe.
Ils discutèrent un peu avant que Kakashi ne donne le départ, apparemment, il en avait pour un petit bout de route et cela faisait toujours bien d'arriver en avance. Lee eu un rire ironique à cette phrase et même Tenten rigola de la remarque de leur patron. Il était un peu du genre « faites ce que je dis, pas ce que je fais »
Sur le chemin jusqu'au garage, Kakashi et Neji discutèrent devant, ils parlèrent du service du lendemain et si le brun était disponible ou non. Tenten écouta d'une oreille attentive, elle remonta même un peu à leur niveau pour participer à la discutions.
-Je ne sais pas encore, demain ma famille organise une réunion, je ne suis pas obligé d'y assister mais il serait mal vu que je n'y sois pas comme cela dérangerait que je délaisse mon travail pour quelque chose de facultatif. Je suis coincé.
-D'accord, je vois, répondit Kakashi pensif, fait ce qu'il te semble le mieux mais il me faut une réponse demain avant 10 heures au plus tard. Pour que je puisse mettre une autre équipe sur le coup.
Leur patron lui donna ensuite les clés de voiture et chacun se dirigea vers son véhicule. Lee l'avait dépassé et arriva avant elle à la voiture, de loin, Neji lui ouvra les portières grâce à la commande à distance. Tenten fut surpris de le voir monter à l'arrière et lui lança un regard interrogateur une fois arrivé à son niveau, pour toute réponse, elle eut le droit à un clin d'œil exagéré et un sourire conspirateur. La brune ne voulait pas en savoir plus pour le moment, ils s'expliquerait ce soir. La jeune femme monta à l'avant côté passager puis ce fut au tour de Neji de les rejoindre.
Comme la première fois, le soleil les éblouit, ils s'engagèrent dans l'allée et le brun suivit leur patron et son camion réfrigérer jusqu'au périphérique. L'ambiance dans la voiture était bonne, Lee et Tenten discutait avec quelques interventions de Neji de temps en temps. Il en avait pour une heure et quart de route précisément, c'était beaucoup, mais les frais de transport étaient pris en charge dans le coup du service pour l'entreprise.
Tenten était rassurée qu'il n'y ait pas de repas, c'était uniquement un buffet et des boissons, cela allait représenter moins de travaille et ils n'allaient pas devoir jongler entre les plats. Pendant un moment de silence, elle s'accouda sur le rebord de la fenêtre ouverte et laissa le vent chaud lui fouetter le visage. La jeune femme ouvra les yeux et regarda tout autour d'elle, ils s'étaient engagés dans une route grimpante, au milieu d'une forêt de pins et de chêne. La brune prit une grande inspiration et huma l'odeur des arbres. La hauteur des arbres les abritait du soleil et une douce fraîcheur se fit ressentir. Tenten aimait beaucoup la forêt, la nature, sa lui rappellerait le temps passé chez sa grand-mère. Le paysage était un peu pareil.
Les kilomètres défilaient et bientôt, ils arrivèrent dans une nouvelle aire urbaine. Le quartier semblait plus que propice aux affaires, il n'y avait que des immeubles et des entrepôts, tous assez moderne. Certains bâtiments étaient plus vieux, fait de pierre blanche mais tout aussi impressionnant. Après quelques virages, Neji enclencha son clignotant juste après que Kakashi l'ait lui-même mis et se prépara à se garer. Ils avaient bien roulé et ont mis moins de temps que prévu pour arriver.
Le bâtiment était énorme, fait de vieilles mais belles pierres blanches. En haut, une enseigne indiquait le nom de l'entreprise et sa spécialisation, apparemment ils travaillaient dans la recherche agroalimentaire.
Les trois jeunes adultes suivirent leur patron et comme à son habitude, Kakashi s'occupa des présentations et des formalités. Le petit bonhomme qui les accueilli semblait stressé et exigent. Il parlait vite et d'une voix pincée très désagréable, Tenten le dépassait presque d'une tête et malgré la climatisation, elle était sûre qu'il suait à grosse goutte dans son costume noir.
Ce petit monsieur les conduisit dans une grande salle fraîche où une quinzaine de personnes s'activaient pour la décorer. Les guirlandes en tout genre qui étaient en train d'être placées rendaient très bien et Tenten sentit aussitôt l'ambiance décontractée mais classe que les employés essayaient de mettre en place.
Le patron de l'entreprise leur indiqua ensuite où s'installer et combien de temps ils avaient jusqu'à l'arrivée des premiers convives, une fois les consignes données il s'éclipsa très rapidement pour aller aboyer sur une jeune femme qui avait mal accordé des couleurs. Kakashi regarda la scène un instant avant de se retourner vers eux pour les briffer.
-Bon, commença-t-il, las, nous avons un client difficile. On va tout faire pour le satisfaire car sa publicité peut être importante. J'attends donc de vous que vous soyez irréprochable tant au niveau du comportement que du service. Je vais vous donner un coup de main ce soir.
Lee semblait particulièrement enthousiaste face à ce défi, son énergie avait triplé. Il était déjà parti au camion chercher les premières caisses de nourriture. Tenten allait le suivre lorsque Kakashi l'interpella.
-Tenten, ce n'est que ton deuxième service mais ça risque d'être intense. Prend des incitatives mais si tu as trop de doute demande à moi ou l'un de tes collègues. D'ailleurs Neji, je compte sur toi pour la briffer sur le comportement à avoir, tu es plus professionnel que Lee alors il serait bon qu'elle apprenne avec toi.
-D'accord, acquiesça simplement le brun avant de partir aider l'hyperactif au déchargement.
Tenten remercia son patron pour ces précautions et partie à son tour au camion. Sur le chemin elle croisa Lee, les yeux en feu et les bras chargés de cartons de petits fours. Arrivée dehors Neji la chargea qu'un peu tandis que lui prenait une glacière imposante à lui tout seul. La brune pesta contre son sexisme.
-Tu me donnes sérieusement qu'un seul carton ? Demanda elle, un air de défi dans la voix, en bas du camion pendant que lui était encore à l'intérieur.
-Qu'es ce qu'il y a ?
-Lee en avait quatre dans les bras tout à l'heure, ne soit pas macho, je peux porter des charges moi aussi.
Le brun leva un sourcil quant à sa demande.
- Combien en veux-tu ?
-Un ou deux de plus.
Le jeune homme s'exécuta et lui donna un carton supplémentaire. La brune allait s'arrêter là, le poids était suffisant surtout au vu de la distance à parcourir.
Neji prit en main la glacière qui allait servir à garder les boissons au frais pendant la soirée. Tous les muscles de ses bras se bandèrent, il lui fit signe de la tête de lui laisser le passage et sauta du camion avec élégance. Arrivé à sa hauteur, il lui répondit, un sourire goguenard aux lèvres.
-Je ne suis pas macho, juste réalise, dit-il avant de partir en direction du buffet.
Tenten ruminait, elle lui emboîta le pas et ne sachant quoi répondre, lui passa devant, simplement pour s'affirmer comme elle le pouvait au vu de la situation.
Ils croisèrent de nouveau Lee qui avait déjà fini son allé et une sorte de compétition enfantine s'installa entre eux. Au bout de quelques allés retours seulement, ils avaient sorti l'essentiel de ce qu'ils pouvaient avoir besoin pour le début de soirée. Ils prirent un peu de temps à tout installer et s'accordèrent une pause avec leur traditionnelle bouteille d'eau. Ils avaient à peine eu le temps de souffler avant que le petit homme désagréable de tout à l'heure les prévienne avec une pointe d'agacement que les premiers convives arrivèrent.
Kakashi et Lee restèrent au buffet, même si le jeune homme avait avancé qu'il débordait d'énergie et voulait faire le tour de la salle. Leur patron l'en avait empêché et l'avait qualifié « d'atout pour ce soir quand les autres seront à plat » Lee accepta cette position de roue de secoure et laissa à Neji et Tenten le plaisir de slalomer entre les invités tout en leur proposant, le sourire aux lèvres, l'un de leurs amuse-bouche.
La brune rejoint son collègue derrière le buffet et remplie son lourd plateau d'argent de petits gâteaux salés. Neji lui intima de l'attendre avant de partir et lui donna quelques consignes supplémentaires. Lui, transportait à bout de bras huit flûtes de champagne, toutes remplies avec la même précision.
-Je n'aime pas faire ça, lui confia t'il alors qu'ils allaient s'avancer dans la salle, soit professionnel et surtout, ne fait pas tomber ton plateau.
Tenten n'eut pas le temps de répondre que déjà il était parti. La jeune femme se hâta de le suivre et s'avança vers les convives, une boule de stresse au ventre. Elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre, il ne fallait pas qu'elle soit trop insistante sans pour autant ne pas prendre le temps de s'arrêter. La néophyte se dirigea d'abord vers un groupe de jolie jeune femme, toute en robe sans pour autant être habillés très formellement, elles rigolaient un peu et avaient l'air sympathiques.
La future étudiante s'approcha d'elle et fit un sourire qui devait paraître horriblement faux, les jeunes femmes lui rendirent avec cependant plus d'authenticité. Elles se servirent à tour de rôle sauf quelques-unes qui refusèrent en blaguant sur leur régime. L'une d'entre elle lui demanda son âge et elles l'ont retenu quelques instants pour la complimenter sur son courage d'avoir un job dès ses 18 ans.
Plus loin, elle lança un regard vers Neji, il ne lui restait plus beaucoup de verre sur son plateau et lui aussi, il se faisait aborder par des gens joyeux. L'ambiance de la fête était vraiment décontractée contrairement à ce qu'elle aurait pu croire. Il n'y avait que le patron qui semblait irrité, tout le monde autrement avait l'air de passer un bon moment.
Plus le temps passait, et plus la salle devenait bruyante. Une espèce de chaleur humaine dégager par cette cinquantaine de personnes rendait l'air lourd, des enfants d'employés courraient à travers la pièce en criant et jouant. Tenten avait failli se faire renverser par l'un d'entre eux alors qu'elle venait de recharger son plateau en petits fours. Le poids des amuse bouches et celui de l'argenterie lui donnait de douloureuse crampes aux bras. La brune tentait de prendre son mal en patience mais l'attroupement de gens, les blagues sans caractère comique, les enfants turbulents, la chaleur, la douleur et le devoir de rester professionnel, elle avait vraiment besoin d'une pause. Courir partout pendant des heures en souriant l'avait fatigué et maintenant que neuf heures du soir approchaient elle retourna voir son patron qui blaguait, ou draguait, tranquillement deux femmes mûres.
Tenten se retint de rire très fort devant la tête de son chef lorsque l'une d'elle prit dans ses bras un jeune enfant d'environ 4 ans qui était revenu voir sa maman, il semblait tout d'un coup avoir perdu tout intérêt.
Arrivée à sa hauteur, elle pria les deux femmes de les excuser et se mit à part pour discuter.
-Excusez-moi de vous déranger, mais c'était pour vous demander si l'on pourrait avoir une pause ou juste une rotation, j'ai des crampes dans les deux bras.
-Oh quelle heure est-il, répondit-il distrait, en relevant la tête de sa montre il lui afficha un sourire bêta et continua, bien sûr va chercher Neji et allez en pause, j'ai oublié de vous prévenir normalement elle est à 20 heures ! C'est bien au moins vous avez de l'endurance !
Tenten n'apprécia que moyennement ce compliment, il jeta un coup d'œil vers le buffet et ajouta « je vous envoie Lee dans pas longtemps, je vais le remplacer ».
La jeune femme s'exécuta et alla chercher son collègue à travers la foule. Elle ne prit pas beaucoup de temps pour le retrouver, c'était le seul homme avec les cheveux aussi long. Il était là, au milieu de la salle, servant un groupe de jeune gens dans la trentaine, il se tenait bien droit et était le plus grand des hommes du groupe. Il jeta un rapide coup d'œil en sa direction, comme si il l'avait vu venir, et lui fit signe qu'il arrivait. De loin, ses yeux avaient l'air encore plus blanc.
Tenten se retira dans le vestiaire où était accroché tous les chapeaux et vestes des invités, la pièce était chaude, mais cette sensation de solitude était si bonne que la jeune femme ne se plaignait pas de la température. Elle ne prit pas le temps d'allumer la lumière, s'assit sur une table où était posé des cartons de elle ne savait quoi et souffla un bon coup. Tout son corps lui était douloureux, encore pire que la dernière fois. Ses pieds la faisaient tellement souffrir qu'elle retira ses chaussures en les poussant au talon l'une après l'autre. La brune ferma les yeux, regretta ses heures de sommeil perdues de la veille et laissa son corps se détendre autant qu'il le pouvait. Elle était bien là, dans le noir, le bruit de la salle de réception étouffé par la lourde porte en bois.
Un faisceau de lumière éclaira soudainement son petit paradis.
En contre-jour, elle ne distingua d'abord que la silhouette de l'individu, mais reconnu rapidement la carrure de son collègue qui la rejoignit dans son havre de paix. Il passa la porte, la referma aussitôt mais resta seulement sur le pas de la porte, muait durant quelques secondes.
-Je peux allumer ? Demanda-t-il après un petit moment.
-Oui bien sûr.
Il poussa le bouton de l'interrupteur et ils se jaugèrent le temps d'une seconde. Neji lui lança un regard interrogateur quand il vit ses pieds dénudés puis s'avança un peu vers elle pour lui donner une des deux petites bouteilles d'eau qu'il avait en main.
-Merci beaucoup ! Le remercia-t-elle avant de boire directement une gorgée.
-Tu as si mal que ça ? Dit-il en lançant un regard vers ses chaussures au sol.
-Un peu, je pourrais pas te dire lequel est le plus douloureux entre mes bras ou mes pieds mais sérieusement je comprends pourquoi tu n'aimes pas ça.
-Moi aussi ces plateaux m'ont fatigué, les gens aussi, ils sont très bavards.
-C'est clair, presque tous te retiens pendant cinq minutes pour parler et blaguer, en soit c'est plutôt sympathique mais à force…
-Oui c'est usant. En tout cas tu as bien travaillée, je pense que notre client n'aura pas grand-chose à redire sur le servie.
-Il avait l'air très exigent, il m'a un peu impressionné.
-Il ne faut pas, il va sûrement nous donner un extra, ce genre de client, lorsqu'il est satisfait, peut être très généreux.
-Temps mieux, répondit Tenten en souriant. Neji ouvrit sa bouteille d'eau gazeuse et bu quelques gorgés. La brune ne le lâcha pas du regard, observant sa pomme d'Adam remuer sous la coulé d'eau.
-J'ai besoin d'air, je sors un peu, tu m'accompagnes ?
-Bonne idée ! J'arrive, je remets mes chaussures, répondit-elle réellement enjouée par la proposition.
Neji ouvrit la porte et la lui tenu le temps qu'elle finisse de se rechausser. Tenten se releva en souriant, une mèche lui tomba sur les yeux, elle s'excusa du bout des lèvres de l'avoir fait attendre, comme seul réponse elle eut le droit à un hochement de tête de sa part alors qu'il fermait la porte derrière elle.
Tenten lui emboîta le pas et le laissa les guider pour trouver la sortie, ils traversèrent rapidement la pièce pour retrouver le couloir qui mène à l'extérieur, évitant un maximum de monde qui pourrait éventuellement leur demander des rafraîchissements. La jeune femme avait l'impression de fuir avec Neji, cette idée lui accrocha un sourire aux lèvres.
Une fois dehors, la brune étendit ses bras au vent tiède d'été. Le soleil n'était pas encore couché, il rayonnait encore et arrosait les environs d'une douce lumière chaude orangée. Ils ne pouvaient pas tellement en profiter, le haut bâtiment de pierre cachait l'astre. Elle laissa échapper un soupire de bien-être et se retourna vers son collègue qui semblait tout aussi bien qu'elle. Tenten scruta les environs à la recherche d'un endroit où s'asseoir, mais elle ne repéra rien de vraiment approprié.
-Tu ne sais pas où on pourrait s'asseoir, je ne vois pas de banc dans le coin.
-Peut être par-là, ils se déplacèrent vers la droite où une rue commençait juste après le bâtiment dans lequel logeait l'entreprise.
Le soleil leur arriva dessus, toute la ruelle était éclairée d'une délicieuse lumière jaune, chaque objet métallique donnait l'impression qu'il était fait d'or. Quelque pas plus loin, le banc tant recherché était là, tout aussi brillant que le reste.
-Bien joué, lâcha Tenten avant de continuer en sa direction.
La jeune femme s'assit avec bonheur sur le fer chaud de l'objet, son collègue fit de même quelques secondes plus tard. Tenten entreprit de se lâcher les cheveux pour se recoiffer, la brune défit avec paresse son élastique et laissa retomber sa chevelure en désordre avant de se les ébouriffer. Elle jeta un coup d'œil à son compagnon qui observait le paysage du bout de la rue. Elle le tira de ses pensées en le questionnant.
-Tu n'as pas chaud avec tes cheveux ? Ils sont si longs, dit-elle gentiment pour ne pas qu'il prenne ça comme une critique, elle aimait ses cheveux ainsi.
-Un peu, avoua-t-il, mais je ne peux pas les attacher, ça ferait trop impoli.
-Comme les convenances sont bizarres, commença la jeune femme pensive. …Par exemple, tout le monde sait qu'être en jogging est bien plus agréable, mais en porter à l'extérieur nous colle tout de suite une salle étiquette. Pareil pour tes cheveux ! Si tout le monde faisait un effort on vivrai bien mieux notre vie, on n'aurait pas à s'imposer des choses que tout le monde sait désagréable.
-Tu rêves de passer ta vie en jogging ? Demanda il, goguenard.
-Pourquoi pas ! Répondit elle en plaisantant, mais plus sérieusement, tu vois ce que je veux dire ? Toutes ces normes que l'on s'impose mutuellement mais que personne n'apprécient. C'est tellement bizarre je trouve.
-C'est vrai, mais je pense que les gens ont besoin de ça, de convenance, de groupe d'appartenance. Prendre le temps de connaître tout le monde que l'on croise est impossible alors se référer à l'habillement de quelqu'un peut nous aider à savoir si oui ou non on pourrait s'entendre. C'est un moyen comme un autre de s'exprimer.
-Je suis d'accord, mais je trouve ça un peu réducteur, elle prit quelques secondes pour réfléchir, pour moi on n'est pas forcément comment l'on s'habille, un peu oui, mais les moyens que l'on a influent beaucoup aussi. J'aime croire qu'il y a une personne gentille et émotive derrière un grand type sapé comme un gangster, les gens se servent trop des habits pour cacher qui ils sont réellement, sans convenance, tout le monde serait plus honnête je pense.
Neji se pencha un peu en avant pour la regarder, Tenten soutint l'échange, en fermant un œil cependant, le soleil lui tapant en plein sur le visage. Le jeune homme se remit droit et semblait réfléchir sur la question.
-Je pense que tu as raison, beaucoup de gens mentent sur qui ils sont vraiment, dit-il d'un ton un peu sec. C'est le revers d'une vie en société.
-Tu penses que je mens moi ? Demanda elle, taquine.
-Oui, un sourire aux lèvres il continua, tes dires en témoignent, tu rêves de te balader en jogging et d'un monde sans norme, tu dois sûrement être plus à l'aise autrement.
Tenten fit la moue devant l'exactitude de ses propos, elle n'aimait pas tellement être percée à jour aussi facilement, même si elle s'était trahie elle-même.
-Plus ou moins oui…Parce que ça ne te plairais pas à toi, de pouvoir faire ce que tu veux tranquille ? Pour moi tu mens aussi. Je suis sûre que tu es moins sérieux que ce que tu laisses paraître, osa la brune sans vraiment savoir d'où elle tenait toute cette audace.
-Qui sait ? Peut-être que je suis vraiment ce que je prétends être, répondit-il un air taquin dans la voix, j'ai été élevé avec beaucoup de sérieux, il est évident que je le sois aussi par conséquent. Je t'avouerai que je me vois très mal aussi fougueux que Lee ou Naruto, continua il sur le même ton.
-Ce serait ultra bizarre, ajouta Tenten en rigolant.
Il sourit à sa réflexion, ou alors parce qu'il s'imaginait la scène puis bu une nouvelle fois dans sa petite bouteille d'eau maintenant bien entamée.
-Oh, se rendit soudainement compte Tenten, en te voyant boire je viens de remarquer que j'ai oublié ma bouteille dans les vestiaires !
Le jeune homme lui tendit son eau et lui proposa silencieusement. La brune eu soudainement conscience de la réalité, de ce moment sous un soleil d'or qu'ils partageaient. Elle avait oublié toutes ses douleurs qui la faisaient souffrir seulement quelques minutes auparavant. La future étudiante ne savait pas quoi faire, elle crevait d'envie de lui prendre, déjà parce qu'elle avait soif, mais aussi pour poser ses lèvres là où lui avait fait de même. Comme c'était niais, comme c'était enfantin de sa part de penser ainsi. Tenten n'en avait que faire. Elle ne devait pas hésiter plus longtemps et saisir cette chance.
-Merci, le remercia elle du bout des lèvres en attrapant le contenant en plastique.
-Elle est gazeuse, cru-t-il bon de préciser
-C'est pas grave, j'aime ça aussi, répondit la jeune femme la voix un peu tremblante.
Son collègue détourna le regard et Tenten pu savourer cette eau qui lui semblait avoir un goût particulier, jamais elle n'eut aussi chaud en buvant de l'eau fraîche. Elle ne prit que quelques gorgées maladroites et lui redonna son bien. Il ne la regardait toujours pas, tournant la tête vers la droite pour sans doute observer le couché de soleil. La jeune femme en profita pour graver cette image dans sa mémoire, celle de son visage dessiné en contre-jour par cette lumière. Cette douce lueur orangée retraçait à la perfection les contours de son coup, de sa mâchoire, de son menton. Quelques cheveux téméraires se faisaient bercer par le petit vent chaud qui soufflait en continu. Tenten eu envie de capturer cette image, de la saisir, de ne jamais l'oublier. C'était une vue stupéfiante. Subitement, sans plus d'explication, Neji se leva, elle le suivit du regard. Il se posta debout devant elle, les mains sur les hanches dont une qui tenait la bouteille, à quelques pas de distance.
Une brise chaude souffla, les cheveux de la brune partirent dans une danse indisciplinée, lui rappelant qu'elle avait oublié de les rattacher. Son collègue lui fit un signe de tête vers le bâtiment derrière eux, impulsant leur retour, retour à la réalité.
Tenten se dépêcha de le rejoindre, les mains dans sa chevelure occupées à reformer rapidement une queue de cheval assez haute. Ils firent le chemin inverse en silence, la jeune femme ne se plaignit pas de ses talons douloureux et de toute la fatigue arasant qu'elle ressentait à nouveau. L'esprit occupé, la brune se questionna, où était donc passé Lee ? Peut-être ne les avaient-ils pas trouvé ? Pourtant la rue était plutôt calme, il aurait très bien pu les entendre parler et les rejoindre. Elle espérait au moins que Kakashi lui ait accordé cette pause. Elle allait demander au jeune homme dès qu'elle le croiserait.
Ils arrivèrent de nouveau dans la salle toujours aussi bruyante et chaude, la jeune femme chercha Lee du regard, et le trouva rapidement, assis un peu en retrait, occupé sur son téléphone portable, ces épais sourcils froncés. Tenten s'approcha prudemment avec Neji, elle avait un peu peur de mal tomber et de le déranger en pleine dispute. A leur approche, le brun verrouilla son cellulaire et les accueillis avec son grand sourire habituel. La brune ne fit aucune remarque à propos de son expression passée, même si elle s'en inquiéta. Elle le questionna pour savoir si il avait eu le droit à sa pose, et pourquoi il ne les avait pas rejoint.
-Oui, oui ne t'inquiète pas, Kakashi est venu me voir dès que vous êtes partis pour me prévenir aussi. Et, j'avais besoin de régler deux trois trucs, mais finalement ça m'a pris plus de temps que prévu, indiqua-t-il en montrant son téléphone.
-Est-ce que tout va bien ? Tenta la jeune femme, déjà presque certaine qu'elle n'obtiendra pas une franche.
-Plus ou moins, Gaara me fait toujours la tête pour je ne sais quoi, et ça m'agace plus que ça m'inquiète, dit-il en regardant avec sérieux son cellulaire, il releva brusquement la tête et ajouta, mais ne t'en fais, c'est juste une tête de mule !
Tenten acquiesça simplement de la tête parce qu'elle ne savait pas quoi répondre d'autre. Les trois jeunes gens restèrent un peu ensemble, quelques minutes seulement, avant de reprendre leurs tâches. Les rôles étaient échangés, Lee et Kakashi s'occupaient de la salle pendant que la brune et son collègue géraient le buffet.
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Ce fut un va et vient sans fin. La jeune femme eue même la responsabilité de tenir le buffet seule, Neji avait été contraint d'aller ramasser une flûte à champagne qu'un enfant avait cassé. Tous les gens qui défilaient étaient très sympathique, de bonne compagnie, mais ce brouhaha assourdissant avait eu raison de ses nerfs. Tenten pensait très fortement qu'elle allait craquer –ou tomber de fatigue, lorsque minuit et demi était affiché à la pendule mais que la salle ne désemplissait pas. Ce fut presque deux heures plus tard que les convives, tous enchantés, partirent peu à peu. Certains vinrent saluer leur travail avant de quitter les lieux, Lee semblait particulièrement content de ces compliments et les remerciaient chaudement.
Tout le groupe commença alors à ranger le peu de nourriture restante et à ramener les lourdes caisses de vaisselles au camion, avec beaucoup moins d'énergie qu'à l'aller cependant. Deux heures du matin avaient sonné depuis peu, et les trois jeunes gens, la fatigue peinte sur le visage, avaient fini de tout ranger. Ils étaient adossé au camion, dans une semi pénombre, la nuit était claire et sans nuage, juste un lampadaire à quelques mètres pour apporter ce qu'il fallait de lumière. Ils attendaient patiemment Kakashi dans le silence. Silence reposant et désiré toute la soirée, personne n'avait l'envie, ni même la force, de le rompre.
Deux silhouettes se dessinèrent au loin, que Tenten reconnu comme étant leur patron accompagné du petit homme colérique de tout à l'heure. De loin et de nuit, on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un père et son enfant tellement la différence de taille était importante. A leur arrivée, tout le monde se remit droit sur ses pieds, pour laisser une bonne impression jusqu'au bout, faire preuve de professionnalisme. Kakashi tenait deux gobelets dans ses mains et en tendit un à Neji qu'il accepta avec un signe de tête en guise de remerciement. Tenten regarda l'échange, intriguée, et cela du se voire car leur patron lui fit un sourire désolé avant de s'expliquer.
-C'est du café, commença-t-il, désoler de ne pas t'en avoir pris mais l'on conduit alors j'ai fonctionné par priorité.
-Non, ça va, ne vous inquiétez pas, je me demandais juste ce que c'était, répondit-elle honnêtement.
Le petit homme semblait toujours aussi irrité que précédemment, il se racla la gorge pour attirer l'attention de tout le monde et fit craquer ses doigts d'un geste nerveux. Tenten eu un petit mouvement de recule à l'entente de se son, elle détestait ça.
-Bien, tout d'abord merci à vous tous, vous avez été très efficace et professionnel et cela mérite d'être salué. J'étais plus que septique au début, notamment à cause de votre jeune âge, mais il s'avère que vous avez sus faire votre travail comme il se doit. J'ai aussi été très satisfait de la nourriture et tout le monde semble avoir passé un bon moment, donc merci à tous.
Dans une même parole, chacun le remercia de ses compliments puis il continua.
-C'est pour cela que j'ai décidé de vous payer plus que la somme convenu, vous recevrez chacun un extra de 50 ryos sur votre paye, j'ai convenu ça avec votre patron tout à l'heure. Sur ce, il est tard et vous venez de loin, je ne vais pas plus vous retenir.
Tenten était ravie, une autre vague de remerciement et de brèves salutations puis tout le monde monta en voiture pour retourner dans la capitale. La brune reprit place à l'avant du véhicule, Neji lui confia son gobelet de café, déjà presque vide. Les dix première minutes de routes furent silencieuse, juste le bruit du moteur. La jeune femme sentait déjà le sommeil l'emporter, elle jeta un coup d'œil à l'arrière et vu que Lee, lui, ne s'était pas gêné pour rejoindre les bras de Morphée. Elle s'inquiéta ensuite du conducteur et le regarda quelques secondes, il était concentré sur la route, le regard fatigué.
-Tout va bien ? Demanda-t-elle à voix basse, de peur de déranger son ami à l'arrière.
Neji lui répondit sans un regard.
-Oui, ça va aller, je me concentre plus cependant.
-Tu veux la fin de ton café ? Il va être froid, proposa la jeune femme, voulant être utile comme elle le pouvait.
Le brun acquiesça en la remerciant et tendit le bras. Il but la fin du liquide tiède d'une seule traite et lui tendit à nouveau pour lui rendre. Tenten s'en débarrassa en le posant au sol. Malgré la fatigue, Tenten avait la lucidité de sentir son cœur battre fort. La brune avait l'impression qu'elle devait se saisir de ce moment. Elle devait profiter de cette nouvelle opportunité d'être -presque- seule avec l'Hyuga. Son esprit n'avait cessé de ruminé. Elle n'arrivait pas à se sortir de la tête toutes les interactions qu'ils avaient eu durant la soirée et même avant ça. Elle pensait, ne faisait que penser, se repasser sans cesse la moindre scène entre eux deux. Neji occupait quotidiennement son esprit et bien que Tenten ne voulait pas se l'avouer, elle sont inclinaison pour lui devenir de plus en plus forte. Elle avait l'impression de se voir tomber au ralenti. La chute risquera sûrement d'être douloureuse.
Tenten réfléchie furieusement à un sujet de discussion. La jeune femme comptait bien mettre sa fatigue de coté et lui tenir compagnie et ce en premier lieu pour éviter tout endormissement impromptu de la part du conducteur.
-Au faite, commença-t-elle, tu avais raison pour le client, il nous a payé plus que prévu.
-C'est vrai, ça nous fait un salaire vraiment généreux pour un seul service.
-C'est claire, ça me soulage, j'espère que les autres feront de mêmes ! Répondit-elle, enthousiaste
-Tenten, lâcha le brun, d'un ton sérieux.
La jeune femme s'inquiéta, elle se repassa expressément la conversation en tête mais ne trouva aucune erreur, ils venaient à peine de commencer à parler, ils n'allaient pas déjà se disputer ?
-Hum ?
-S'il-te-plaît, accepte mon offre. Je ne veux pas paraître condescendant, je ne veux pas non plus que tu penses que je te prends en pitié, c'est juste ridicule de t'obstiner à vouloir payer un loyer dont personne ne se souciera.
Tenten resta muette quelques secondes face à la froideur de cette demande, elle réfléchit rapidement à la question, puis, se tourna un peu vers lui. Bizarrement, elle n'était pas froissée par le ton qu'il avait employé. Elle le vu lui lancer un regard rapide, attendant très certainement une réponse. Plusieurs calcul défila dans sa tête et la future étudiante pesa le pour et le contre. Elle était fatiguée, elle n'avait pas envie de bataillé, surtout pour s'obstiner à refuser une offre qui lui était clairement avantageuse.
-C'est d'accord, capitula-elle, la jeune femme se remit droite sur son siège et marmonna du bout des lèvres un « merci pour tout ». Neji se contenta d'un signe de tête pour toute réponse, satisfait cependant. Le silence s'installa de nouveau dans l'habitacle, durant un petit moment seulement, car Neji reprit leur discussion et changea habillement de sujet.
-Tes préparatifs avancent bien ?
-Oui, j'ai presque fini même, il ne me reste plus qu'à trouver quelques accessoires de cuisine. J'ai vraiment hâte… Hâte de pouvoir vivre tranquillement, lâcha-t-elle plus doucement, donnant un ton assez sombre à sa phrase. Tous deux savaient pourquoi elle disait ça.
-Courage, il ne te reste plus très longtemps à tenir, répondit-il d'une voix qui se voulait rassurante.
Tenten fit un sourire triste vers le conducteur qu'il ne vit même pas. C'était maintenant à elle de changer de sujet, elle n'avait absolument pas la force de discuter de quelque chose d'aussi sérieux que sa relation avec son père, là maintenant après un service de plusieurs heures précédé d'une nuit blanche. La jeune ne voulait pas vraiment y penser et préféra se renseigner sur les futures vacances à venir. Même si elle était sûre de ne pas les accompagner, la jeune femme restait curieuse à propos de cette sortie à la mer.
-Dit, tu es déjà allé chez Shikamaru pour les vacances ?
-Oui, depuis que l'on est en âge de voyager seuls on s'y rend tous les ans. C'est à chaque fois de très agréables moments.
-Vraiment ? Ça fait combien de temps ?
-Depuis nos 15 ans, avant on prenait le train pour s'y rendre, mais cette année c'est la première fois où l'on pourra y aller en voiture.
-Et c'est comment la bas ? Qu'es que vous y faites ? Tenten était soudainement particulièrement enthousiasme. Neji lui lança un regard amusé avant de répondre.
-Viens donc voir par toi-même, je pense que c'est le seul moyen de te faire vraiment une idée, dit-il, manifestement plaisantin.
-J'ai besoin de plus de détail avant ça, répondit-elle sur le même ton sans se défiler.
-La grand-mère de Shikamaru lui ressemble énormément, sauf qu'elle est un peu plus travailleuse. Elle adore recevoir alors elle nous fait tous nos repas lorsque l'on ne mange pas à l'extérieur. Hinata essais de l'aider de temps en temps mais elle refuse, pour elle qui est seule dans un petit village, recevoir autant de monde doit la ravir donc elle nous gâte beaucoup.
-Oh je vois, ça a l'air d'être le parfait cliché de la mamie gâteau, commenta Tenten, enjouée.
-Hum, pas exactement, elle n'en reste pas moins une Nara. Elle a un franc parler qui peut brusquer, elle ne se refuse jamais une sieste, peu importe l'heure, mais surtout elle a une culture générale très impressionnante. C'est toujours enrichissant de parler avec elle. Ce dame donne l'impression qu'elle a tout vécu, peut importe le sujet de discussion, elle saura y apporter une plus-valu.
-Je vois, ça à l'air intéressant… Répondit la jeune femme, songeuse.
-En plus de ça, si nous partons là-bas c'est que la maison de la grand-mère de Shikamaru n'est qu'à 10 à peine de la plage. Il n'y a presque pas de touriste donc c'est très agréable. L'eau est vraiment chaud et belle et il y a plein de chose à explorer. Cette année nous allons essayer de faire une randonnée pour remonter une rivière dans une forêt en hauteur. Ce n'est pas très loin mais grâce aux voitures, c'est la première fois qu'on pourra s'y rendre.
-Ça semble super ! J'espère que vous allez bien en profiter !
-Tu ne comptes pas nous joindre après tous les détails que je t'ai donné ? Lança-t-il, étonné. On fait des barbecues presque tous les jours, si le reste ne te convainc pas, c'est ma dernière carte en main, ajouta-t-il avec légèreté.
Tenten rigola un peu à son dernier atout. Évidement que le programme donnait envie. Plus il en parlait, plus la jeune femme avait envie d'accepter l'invitation. En plus de cela, elle allait se retrouver seule durant tout le temps où ses amis seront à la mer et cette perspective ne la réjouissait pas vraiment. Elle garda le silence un petit moment, les paupières lourdes.
-Je ne sais pas vraiment, je ne suis pas sûre d'avoir le budget pour.
-On ne fait presque pas d'activité payante. Le logement et la nourriture nous sont gracieusement offert par les Nara. Nous avons l'habitude de passer la plupart de nos journée à la plage. Je n'insisterait pas si ce n'est pas possible mais sache juste que se sont vraiment des vacances à bas prix.
-C'est vrai que sous cet angle… Je vais reconsidérer. Ça va peut-être être possible après tout !
Neji acquiesça d'un signe de tête mais ne rajouta rien. Tenten avait les imagines de cette plage et du sable chaud plein la tête. Un sourire aux lèvres, elle était presque sûre d'accepter. Ces vacances étaient une chance unique, pour une somme qui effectivement semblait dérisoire. Elle se laissait encore un jour de réflexion et elle se devait de donner une réponse à ses amis.
L'atmosphère était reposante et calme, propice au sommeil. La jeune femme étouffa un bâillement puis se retourna vers le conducteur qui lui-même était pris du même spasme. Elle le vu lever une main du volent pour se frotter brièvement les yeux. Tenten compatis, comme ça devait être dur de conduire après cette soirée de travail épuisante. Neji brisa alors le silence, pour lui formuler une demande, la voix ensommeillée.
-Parle-moi, il faut que je reste alerte.
La brune se racla un peu la gorge, prise de court par le jeune homme, elle réfléchit rapidement à un sujet de discussion avant de privilégier la fuite en lui retournant sa propre demande.
-Je peux être ennuyeuse, et tu vas t'endormir bien plus vite. Parle-moi toi, répondit elle taquine, fière de son manège. Neji lui lança un regard incrédule et sembla abandonner face à l'air fier de sa collègue.
-Très bien, commença-t-il, il souffla un instant avant de poursuivre, tu as déjà conduit ?
-Non, je n'ai jamais mis les pieds dans une école de conduite, mais par contre je sais un peu près me débrouiller sur une moto.
Neji leva un sourcil, surpris.
-C'est inattendu. Comment as-tu appris ?
-Avec mon père, il est passionné de moto et de mécanique. De temps en temps, quand j'étais plus jeune ont sortait un peu de la ville pour trouver un parking ou une air de repos sans personne et il m'a appris les bases.
Neji hocha de la tête sans rien répondre de plus. Il ne voulait sûrement pas parler de son père en de bons termes. Le silence était alors préférable. Après un moment, Tenten commença à reconnaître l'air urbain de Konoha, cependant, ils en avaient encore pour au moins une bonne demi-heure avant de rejoindre le centre ville. Se souvenant de sa demande, la jeune femme s'appliqua à faire la conversation encore un peu avec le conducteur. Ils échangèrent parfois quelques rires. Malgré la fatigue, tout semblait si juste. L'atmosphère était si décontractée et agréable. Tenten lança un regard au conducteur, un sourire flottait sur ses lèvres, il était beau. La brune omit volontaire se sursaut dans sa poitrine.
La discussion continua encore un peu, puis un silence confortable s'installa entre eux, Neji semblait plus éveillé et Tenten se contenta de le regarder conduire de temps en temps, le regard ensommeillé jusqu'à leur arrivée au hangar Akimichi. Une fois la voiture de fonction garée et chacun rapidement changé, Kakashi les congédia presque immédiatement à leur grand soulagement. Il devait être aux alentours de 3 heures du matin à présent releva la brune en sortant du bâtiment. Elle s'étira et regarda derrière elle où se tenait Lee, étonnement énergique –sa sieste dans la voiture devait y être pour beaucoup. Neji et Lee étaient en pleine discussion. La brune décida de s'approcher pour savoir ce qu'il se passait.
-Mais ça va aller, j'ai largement de quoi coucher trois personnes ! Je refuse de te laisser repartir dans cet état, t'habites loin en plus. Argumenta Lee avec vigueur.
La future étudiante comprit rapidement le sujet de leur échange et appuya les propos de son ami en lui donnant raison. Neji finit par céder et alla rapidement chercher sa voiture pour se rendre tous les trois quelques rues plus loin dans l'appartement du jeune homme. Une fois arrivé, les trois collègues se dirigèrent tous vers la petite porte en bois coincé entre deux grandes vitrines de verre. Lee habitait un modeste studio en ville, dans une allée commençante avec beaucoup de passage. Tenten s'y était déjà rendue un tas de fois et appréciait la petite pièce même si on pouvait parfois se sentir à l'étroit.
Il n'y avait aucun étage à monter, ils s'enfoncèrent en silence dans un long couloir sombre, personne n'avait allumé la lumière et c'est certainement mieux ainsi, la lumière aurait agressée leurs yeux fatigués. La brune remarqua que Neji semblait lui aussi connaître les lieux, elle fronça les sourcils, avec le temps qu'elle avait passé chez son ami, pourquoi ne s'étaient-ils même jamais croisés ? Mais il était trop tard pour penser à ça, elle balaya sa question d'un haussement d'épaule involontaire.
La future étudiante reconnue le tintement des clefs et leur hôte ouvrit enfin la porte. Le trio s'y pressa et Tenten constata que rien chez le jeune homme n'avait changé : toujours les mêmes murs blancs grassement décoré de photos de lui et son petit ami ainsi que de posters sportif. Le studio avait une forme de L, en arrivant, la cuisine leur faisait directement face, une porte au fond de celle-ci menait à la petite salle de bain, unique pièce qui bénéficiait d'un espace clos. En continuant dans la longueur se trouvait quelques meubles qui donnait l'impression de salon, un canapé trois place, une télé assez peu récente ainsi qu'une table à manger qui servait également de bureau où tout un tas de bazar s'étalait toujours. Puis dans le renfoncement se trouvait la partie couchage, un grand lit défait, ainsi que des rangements pour les vêtements du brun et une grande fenêtre caché par une persienne qui était l'unique source de lumière naturelle du lieu. Des altères et deux, trois vêtement sales traînaient au sol et c'était tout. Petit mais suffisant.
En passant la porte, Tenten laissa tomber son sac d'affaires par terre et attendis que Lee prenne la parole ce qu'il allait faire très vite devinait justement la brune.
-Vous avez faim ? Je peux faire quelque chose rapidement pendant que vous vous changez. Il doit me rester du gratin d'hier… Dit-il en fouillant déjà dans son frigo.
Neji interrogea Tenten du regard, et accompagna sa question muette d'un signe de tête qui voulait très certainement dire « t'en penses quoi ? », elle lui répondit par un mouvement d'épaule, c'est vrai qu'elle avait faim, mais la fatigue primait sur tout autre sensation. Enfin presque, parce que son cœur se noua encore dans ce mouvement bizarre. Neji ouvrit alors la bouche pour répondre.
-Pourquoi pas, lâcha-t-il la voix un peu éraillé.
Lee lui répondit simplement par un pouce fièrement tendu, la tête dans un placard.
-Dis, je peux prendre une douche rapidement ?
Cette fois ci, leur hôte se retourna pour faire face à son collègue.
-Bien sûr ! Il y a des serviettes propres dans le meuble sous le lavabo, lui informa Lee, avant que Neji ne s'enferme dans la pièce d'eau.
Tenten fut un peu surprise de cette demande au vu de l'heure mais ne s'en formalisa pas vraiment. Il est vrai qu'elle aussi aurait aimé se doucher après ce service épuisant. Elle essaya également de ne pas imager le brun, totalement dénuder, dans la pièce juste à côté. Ce fut un échec total, un agréable frisson lui tordit le bas ventre.
Pour ne plus penser mais aussi se rendre utile, elle proposa son aide à Lee qui n'en voulut pas vraiment, il lava simplement trois assiettes pendant que le gratin réchauffait tranquillement au four. Son ami lui lança alors un sourire plein de sous-entendu, le même que plus tôt dans la journée. Tenten fronça les sourcils et lui demanda de s'expliquer.
-Alors ? Commença-t-il, goguenard, il baissa soudainement le volume de sa voix, ça se passe comment avec Neji ?
La jeune femme écarquilla les yeux de compréhension, son ami était soit beaucoup trop perspicace, soit devin. Ça ne se voyant pas tant que ça pourtant… Tenten trouvait juste Neji attirant, rien de plus. Enfin pour le pour le moment. Et puis même, comment se fait-il que Lee arrive aussi facilement à de telles conclusions. Cela l'inquiétait, peut être que le principal concerné, lui aussi, avait remarqué quelque chose. Et qu'elle chose après tout ? Il n'y avait rien. Tenten paniquait. Devant son air affolé, Lee reprit.
-J'ai tapé juste ? Ce n'était qu'une supposition tu sais ! C'est que vous passez beaucoup de temps ensemble. J'aimerais tellement vous voir ensemble ! Neji est un type bien. La sincérité qui se dégageait de ses derniers mots déstabilisa un peu la jeune femme.
Tenten, prise de cour, lui répondit presque en un murmure de peur que des bouts de conversation ne parviennent jusqu'aux oreilles de l'Hyûga.
-N'importe quoi ! Nia furieusement la jeune femme, ce n'est rien du tout. Enfin, il s'est passé beaucoup de chose… Et on s'apprécie j'ai l'impression mais… On en parlera mais pas maintenant… ! Finit-elle en faisant les gros yeux en direction de la salle d'eau juste à coté.
Lee rigola un peu face à sa réaction et acquiesça, finissant sa vaisselle. Tenten partie dans le salon et fit un peu de place sur la table à manger en réunissant les affaires de son ami, elle voulut en profiter pour se mettre en pyjama mais se ravisa rapidement quand la voix de Neji, étouffée par la porte de bois se fit entendre dans le petit studio.
-Lee, tu n'auras pas quelques choses à me prêter pour dormir ? Je n'ai que mes habits de ville.
-Je vais voir ça, on n'a pas le même gabarit, argumenta l'hyperactif, traversant déjà sa pièce pour rejoindre son armoire.
Tenten le vu chercher un peu, remuant des vêtements négligemment empilés dans le meuble. Il en sorti un short, très certainement de basket ou de handball, et le jugea assez grand pour le brun puisque qu'il lui apporta immédiatement après. La future étudiante le vu taper à la porte et lui passer le tissu en lui indiquant que pour le t-shirt, il fallait qu'il vienne lui-même choisir. La jeune femme s'assit simplement sur le canapé en attendant que les deux hommes aient fini leur échange. Lee revint près d'elle, et disposa les assiettes sur la table tandis que Neji, torse nu, sortit de la pièce d'eau. La brune porta immédiatement son regard ailleurs, s'intéressant à tout sauf au corps musclé et humide de son collègue. Son cerveau surchauffait et elle avait l'impression qu'un simple coup d'œil serait se trahir, d'autant plus après la conversation qu'elle avait eu avec Lee quelques minutes plus tôt.
Son cœur battit vite et fort, une envie incontrôlable de, juste, regarder qu'un peu, secouait tout son corps. Elle se fit violence pour la taire et ne rien laisser paraître de son état. Elle ferma les yeux et se laissa tomber mollement sur les coussins du canapé, faignant de la fatigue. La jeune femme entendit les deux compères continuer leur discussion, Neji se plaignant de ne trouver que des vêtements qui, en plus d'être trop petits, étaient moulants.
-Regarde dans les affaires de Gaara, tu trouveras peut être quelque chose d'un peu plus large, lui suggéra son ami.
Tenten ouvrit juste un œil, pour regarder la scène qui se déroulait quelques pas plus loin. Comme Neji était bien fait. Il était caché par la porte de l'armoire, mais l'apprenti voyeuriste distinguait tout de même une épaule et une partie de son torse.
-Ça ira merci, je vais juste remettre ma chemise, répondit le brun, las, en balayant la proposition.
La jeune femme le vu passer une nouvelle fois devant elle, les cuisses et sa croupe enserrées dans le short de sport, un nouveau frisson l'attaqua, son corps ne lui répondait plus. La fatigue devait jouer pour beaucoup laissant toutes ses émotions se manifester sans filtre. Lee le suivit jusqu'à la cuisine pour aller chercher le gratin. Tenten se leva alors paresseusement pour se mettre à table. La jeune femme fut vite rejointe par ses collègues, et chacun mangea rapidement, en silence, luttant contre la fatigue. Le plat qui leur avait été servie était plutôt bon, il était nourrissant en tout cas, et c'était le principal.
Le repas fut vite prit, chacun aida à débarrasser, cette tâche accomplis en vitesse, Neji se renseigna de savoir qui dormait où. Tenten tendit l'oreille, étant également intéressée par la réponse.
-Un de vous peut dormir sur le canapé, mais ça me gênerait, je préfère vous laissez mon lit à part si ça vous dérange.
-Ça m'est égal, répondit rapidement le brun, je veux juste me reposer.
Lee interrogea Tenten du regard, elle y décela un peu de malice, mais n'eut pas le temps de s'offusquer de son audace. La jeune femme paniqua un peu face à la tournure que semblait prendre la soirée. Elle ne s'était tout simplement pas attendue à dormir dans le même lit que Neji, alors un peu sans réfléchir, alors que son esprit était ailleurs, elle haussa des épaules et donna la même réponse que l'Hyûga.
-Parfait! Ça m'évitera une crise de jalousie de la part de Gaara, et puis il faut toujours céder son lit aux invités! Sur ce, bonne nuit! Annonça l'hôte avec entrain.
La brune récupéra son sac dans l'entré et alla s'enfermer dans la salle de bain, pour se changer –et paniquer. La jeune femme jeta un regard à son reflet dans le miroir et constata que le rouge avait attaqué ses joues. Elle inspira profondément pour calmer son être et commença à se changer. En ouvrant son sac, elle étouffa un juron, se rappelant soudainement quel pyjama elle avait choisi. Elle sortit son short jaune pâle sur lequel des petits cœurs marrons s'étalaient un peu partout et un t-shirt dont les manches couvraient ses bras jusqu'aux coudes. Ce dernier était vert pomme avec un imprimé représentant grossièrement une petite souris grise. Elle se maudit pour son mauvais goût et enfila le tout. La jeune en profita pour se rafraîchir un peu et se lava le visage puis les dents.
Tenten sortie de la pièce et constata que les garçons étaient déjà couchés, le studio plongé dans la pénombre. Sans bruit, elle se faufila jusqu'au lit, un sentiment bizarre la prit, là, quelque part dans la poitrine. C'était étrange de rejoindre un homme, de dormir avec quelqu'un, d'autant plus Neji. La jeune femme se fit la plus petite possible, et se glissa avec précaution sous le drap. Elle posa prudemment sa tête sur l'oreiller et n'osa plus bouger. La brune se concentra sur sa respiration, ne voulant pas être bruyante ou laisser sous-entendre sa panique.
Et ça sentait bon. Ça sentait Neji.
Une discrète fragrance qui lui fit tourner la tête.
-Si mes cheveux te gênent, je peux les attacher, lui chuchota Neji d'une voix un peu grave, la ramenant sur terre.
Tenten osa se tourner de son coté, pour constater qu'en effet, ses cheveux lâches s'étalaient entre eux. Elle ne les avait même pas remarqués avant ça, maintenant, elle avait envie de les toucher. Elle devenait folle.
-Non ça va, tout va bien, s'empressa-t-elle de répondre.
-Hum, d'accord, bonne nuit.
Elle lui retourna timidement sa formule de politesse, puis elle l'entendit changer de côté et lui faire dos, la jeune femme fit de même et essaya de ne plus penser pour pouvoir enfin se reposer.
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C'était impossible. Elle avait l'impression que chaque minute durait une heure. Cela faisait bien deux bonnes heures que la jeune femme ne trouvait pas le sommeil.
La brune entendait bien pourtant les ronflements de son ami d'enfance sur le canapé et même, elle devinait la respiration lourde du dormeur à ses côtés. Mais pour elle, malgré toute la fatigue qu'elle se traînait, elle n'arrivait pas à rejoindre les bras de Morphée et cela l'agaçait grandement. A travers la persienne, la jeune femme distinguait le ciel, passer d'un noir jaunit – à cause de la pollution lumineuse de la ville, à un bleu sombre, témoin que le lever du soleil n'était plus très loin. Elle avait presque envie de pleurer tellement elle était fatiguée. De frustration, elle tira énergiquement sur le drap pour s'enrouler plus confortablement dedans, elle reçut un petit grognement en retour. Tenten se figea, elle l'avait presque oublié. Peu sûre d'elle, la jeune femme lâcha un petit « désolée », même si son collègue ne devait pas être réveillé pour si peu. Quelques secondes de silence lui répondirent.
-Tu ne dors pas… ? La questionna-t-elle la voix ensommeillée. Neji avait le sommeil extrêmement léger.
- Non, je n'ai pas réussi à fermer l'œil… Désolée de t'avoir réveillé, lui répondit-elle, la voix basse, lasse. La fatigue calcinait tellement sa raison qu'elle n'arrivait même plus à paniquer, ou même à se formaliser de cette situation. Elle entendit l'homme à sa droite se bouger.
-Tu veux plus de couette ? Proposa-t-il alors que sa main venait déjà, paresseusement, la recouvrir du tissu. Ce geste la fit rougir, il était clair que le Neji au réveille était beaucoup plus doux qu'un Neji classique.
-J'ai envie de pleurer tellement je suis fatiguée… Murmura la jeune femme, sentant ses nerfs céder.
-… Je ne peux pas vraiment t'aider, lâcha le brun, penaud.
Tenten sentit une larme rouler le long de sa joue, ses yeux la piquèrent, elle n'arrivait plus vraiment à penser. Elle renifla bruyamment, sans honte et ses mains frottèrent ses deux orbes cernés pour contenir l'afflux de larmes qui s'y pressaient. La jeune femme ne serait dire si c'était sa pire nuit, ou la meilleure insomnie qu'elle n'est jamais eu, parce qu'elle avait quand même passé la nuit dans le même lit que son séduisant collègue.
-Détend toi, essais de ne penser à rien, lui souffla-t-il calmement, comme si il essayait de rassurer un enfant après un cauchemar.
-Ça va, encore désolée de t'avoir réveillé… Ça va aller, merci.
La brune entendit alors les draps se froisser, intriguée, elle jeta un coup d'œil et vu Neji se lever. Sa chemise était ouverte au niveau du torse, les boutons ayant certainement cédé dans la nuit. Son short mal en place remontait dangereusement jusqu'à dévoiler un bout du tissu noir de son caleçon. Tenten le lorgna sans gêne, de toute façon, elle s'était déjà humilié devant lui à pleurer ainsi, il n'y avait plus de honte à avoir. L'insomniaque le vu s'éloigner jusqu'à la cuisine, elle entendit l'eau couler pendant quelques secondes puis il revint rapidement, un verre à la main qu'il lui présenta. La jeune femme se releva quelques peu, se préoccupant guère de l'allure qu'elle pouvait avoir. Elle le remercia et bu un peu du liquide frais qui lui était offert. Il eut son effet, la brune se calma instantanément tandis que Neji reprenait place à côté d'elle.
Cette scène la toucha, son cœur eu un délicieux sursaut.
-Il est 5h passé, annonça-t-il simplement. L'Hyûga venait d'allumer son portable et fit quelques affaires dessus. Un peu plus tard il reprit, je pense que je vais refuser pour le service de ce soir. Tu n'as pas dormi de la nuit, et Lee et moi ne valons pas vraiment mieux, nous serons épuisés si nous acceptons.
Tenten acquiesça doucement.
-Hum, tu as raison, ça m'embête quand même un peu, mais il est vrai que ce service serait de trop…
-Je prévins Kakashi se contenta-t-il seulement de répondre.
La jeune femme posa le verre presque vide sur la table de nuit et s'installa à nouveau dans les draps. Elle remonta le tissu jusqu'à ses épaules et se laissa aller, sentent enfin le sommeil la gagner. Avant de sombrer complètement, elle remercia une dernière fois son camarde, et se laissa aller dans une grande tirade, la jeune femme ne se rendait plus trop de ce qu'elle disait.
-Merci encore Neji... commença-t-elle, la voix ensommeillée, Tu sais, tu as vraiment fait beaucoup pour moi alors ça fait quoi, deux, trois semaines qu'on se connaît? J'en sais trop rien, mais c'est la première fois que je rencontre un type aussi généreux et désintéressé... Enfin non, se reprit-elle, il y a Lee. Lui c'est un héros pour moi. Vraiment Lee est très certainement une personne dont je ne peux pas me passer. Je donnerais n'importe quoi pour son bonheur, il a beaucoup souffert aussi. Tenten marqua un temps d'arrêt, à s'y m'éprendre, on aurait pu croire qu'elle était saoule, mais le manque de sommeil avait un peu près les mêmes effets que l'alcool sur elle.
Après un moment, elle reprit, sérieusement, comment est-ce que je pourrais te rendre tout ça? L'appartement, les allers-retours, le faite que tu ne dises rien alors que tu sais beaucoup de choses? C'est complètement dingue. Tu es là, avec tout mes secr-
-Du calme Tenten, la coupa-t-elle, je ne veux pas que tu me sois redevable. Tu n'as rien à me « rendre» soit en sûre. Mais essaye de dormir un peu, la fatigue semble t'attaquer sérieusement.
Tenten ne se fit pas prier et se laissa aller à un repos bien mérité. Neji, de son côté, la détailla juste un instant, un peu surpris de la scène, puis décida de lui aussi, finir sa nuit.
Et fini! Ce fut un long chapitre. Il était long à écrire également, parce que j'ai du corriger toutes les incohérences du au changement de direction que je fais prendre à cette fic. Du coup, c'est un peu un travail en double à chaque fois. Le chapitre 6 est déjà écrit, mais pareillement, je vais devoir entièrement le réviser. Enfin bref! Voilà après cette longue absence j'espère que quelques personnes seront content de cette suite, si vous l'êtes, un commentaire est comme d'habitude plus que bienvenu. Les commentaires sont vraiment le moteur d'un auteur, en tout cas pour moi, donc sachez que même le plus court sera accueilli avec joie!
Pour parler rapidement de moi, comme annoncé plus haut, j'habite depuis maintenant 5 mois au Japon. Je suis en échange universitaire, après ma prepa qui m'a épuisée physiquement et mentalement, j'avais envie d'une orientation qui me ressemble, qui m'épanouisse... Et bien les choses ne se sont pas faites à moitié ahah! J'apprends le japonais, je peux à présent le lire, l'écrire (sauf les kanji loool) et je le comprends dans ses bases simples. La vie ici est absolument incroyable. Les rencontres, le train de vie, la nourriture... Je vie un rêve et ce jusqu'en août prochain. Je pense qu'il y aura un autre publication d'ici là mais je ne veux rien promettre.
En attendant, j'espère que vous avez appréciez ce chapitre, n'hésitez pas à me le faire savoir et je vous dit à très bientôt j'espère! Prenez soin de vous!
