Chapitre 1 : Un nouveau chapitre
Avertissement : La saga Harry Potter appartient à J.K Rowling. Seul mon personnage m'appartient.
Note : Si vous avez la moindre critique, que ce soit sur le style d'écriture, l'orthographe, ou la cohérence du récit, n'hésitez pas à m'en faire part. De même si vous appréciez ! Bisous et bonne lecture.
Le temps était anormalement pluvieux pour un mois de juillet. Le ciel ne semblait pas vouloir arrêter de gronder, de se déchaîner. Une jeune enfant avançait tant bien que mal, malgré les violentes bourrasques de vent. Sa carrure était si frêle, qu'il semblait improbable qu'elle ne finisse pas par s'envoler. Ses vêtements, usés et raccommodés, étaient trempés et lui collaient à la peau, montrant la fragilité de son petit corps.
Au loin, un petit homme marchait lui aussi grommelant qu'il avait bien hâte de se mettre à l'abri. En effet, Filius Flitwick avait été envoyé par le Professeur Dumbledore afin de dévoiler le monde magique à une jeune sorcière née-moldu qui participerait à la prochaine rentrée de Poudlard. Arrivant enfin sur le perron le professeur commença à sortir sa baguette ayant bien l'intention de se rendre plus présentable avant de faire son entrée.
- Puis-je vous aider ? Demanda la jeune fille trempée qui était arrivée peu de temps après le petit homme se tenant devant sa porte.
Flitwick eu un petit saut de surprise. L'enfant se tenant devant lui avait une peau d'un blanc crémeux et ses cheveux bien que dégoulinant, avait le même éclat que de la neige fraîche un beau matin d'hiver. Mais ce qui l'étonna au plus haut point fut ses yeux. Il avait rapidement déduit qu'elle devait être albinos, néanmoins habituellement les yeux de ceux-ci étaient de couleur relativement claire. Or, les yeux qui le scrutaient curieusement étaient sombres et profonds et lui donnait une impression de déjà-vu persistante. Il jurerait avoir déjà contemplé ce regard perçant quelque part.
- Je cherche la résidence d'Elizabeth Jackson, dit-il en essayant de détacher son regard des orbes noirs qui le scrutaient encore.
- Je suis Elizabeth Jackson, enchanté Monsieur…
- Flitwick, Filius Flitwick. Peut-être devrions-nous continuer cette discussion à l'intérieur ou vous finirez par prendre froid Mlle Jackson. De plus, je dois également m'entretenir avec vos parents.
Elizabeth sortit une clé de sa poche et ouvrit la porte, invitant le curieux étranger à entrer.
- Souhaitez-vous d'abord une boisson pour vous réchauffer et une serviette pour vous essuyer ?
- Non, ne vous inquiétez donc pas pour moi. J'ai une petite astuce très pratique pour régler ce problème, mais il serait peut-être astucieux d'attendre vos parents pour cela, dit-il avec un petit sourire amusé sur le coin des lèvres.
- Pourquoi souhaitez-vous voir mon père ? Demanda avec curiosité la jeune fille.
En effet, lorsque M. Flitwick avait dit vouloir parler avec son père, celle-ci avait craint que l'étranger à sa porte soit le notaire dont son père attendait la venue avec grande impatience. Cependant, même si elle savait qu'on ne pouvait pas juger une personne à partir de son apparence, Elizabeth se disait que le petit homme dans son salon n'avait décidément pas la dégaine d'un notaire. De plus, il ne cessait de répéter qu'il souhaitait rencontrer « ses parents ». S'il avait été le notaire, il aurait uniquement demandé à voir son père. Cette pensée l'avait quelque peu rassuré. Néanmoins, elle s'interrogeait vivement sur la signification de sa dernière phrase.
- Je dois vous parler de quelque chose d'important relative à votre future éducation, répondit gentiment le petit professeur tout à fait conscient qu'il ne satisfaisait pas le moins du monde la curiosité de sa future élève dont les yeux semblaient l'observer plus attentivement, avides de réponses.
- Bien, je vais informer mon père de votre présence.
Sur ces mots, Eliza monta à l'étage afin de chercher son père qui était sûrement dans sa chambre. Elle espérait de tout cœur qu'il avait de la compagnie, car lorsque c'était le cas, il n'était pas ivre mort, étant trop occupé à certaines occupations pour se souvenir de boire. Une fois arrivée devant la porte, elle prit une courte inspiration et toqua doucement. Ce petit bruit fut accueilli par un grognement rauque suivi par un rire trop aiguë pour être agréable à entendre. Après un rapide soupir de soulagement, elle toqua cette fois avec plus de force.
- Je suis occupé ! Dégage ! Cria violemment son père.
- Une personne souhaite s'entretenir avec toi, répondit Elizabeth espérant que l'invité ne tendait pas trop l'oreille.
- En quoi ça m'intéresse ?!
- Ça pourrait être important. Il pourrait être en relation avec le notaire, dit-elle sachant parfaitement que ce n'était pas le cas, mais cela semblait être un appât approprié. Avec un peu de chance, il pourrait même se présenter dans une tenue descente.
- Attends-moi là, je reviens vite poupée.
Elizabeth se demandait qui était la femme de l'autre côté de la porte. Elle doutait que cela puisse être Amélie. En effet, le rire de celle-ci s'apparentait au bêlement d'un phoque. L'odieuse odeur de fleur chimique, qui accompagnait généralement les visites de Mandy, n'agressait pas non plus son nez sensible. Cela ne laissait ainsi que Tessa.
Plongée dans ses réflexions, elle sursauta lorsque son père ouvrit brusquement la porte. Celui-ci la bouscula sans même reconnaître sa présence et descendit les escaliers rapidement. Elizabeth eut juste le temps d'apercevoir une paire de fesses blanches recouvertes de longs cheveux roux ondulés, avant de suivre l'homme qui dévalait les marches. Donc ce n'était pas Tessa. Cela signifiait qu'une nouvelle femme tombait dans le piège du pauvre veuf qui devait s'occuper de sa folle de fille.
Arrivée au rez-de-chaussée, elle découvrit son père jaugeant le petit homme trempé attendant patiemment au milieu du salon. Au vu du regard méprisant de son père, Elizabeth pensa qu'il était arrivé à la même conclusion qu'elle.
- Monsieur Jackson, je présume ? Demanda poliment Flitwick qui était quelque peu étonné de l'échange dont il avait saisi quelques brides.
- Vous demandez à me voir, mais vous ne connaissez pas mon nom de famille ? Qui êtes-vous ? Plus important encore pourquoi venez-vous m'emmerdez alors que j'ai évidemment des choses plus importantes à faire ?
- J'ai pris le nom de ma mère, mon père et elle n'était pas marié, murmura doucement Elizabeth à l'intention de Flitwick qui semblait être décontenancé.
- Dans ce cas, je vous prie de m'excuser. Pour répondre à votre question, je me nomme Filius Flitwick, je suis professeur à Poudlard, dit le Professeur en essayant de ne pas être froissé par l'attitude peu courtoise de cet homme, bien que ce ne fut pas chose aisée. Votre fille a été acceptée dans l'école où j'enseigne. J'ai été envoyé ici afin de lui remettre sa lettre d'acceptation et surtout vous expliquer la particularité de cette…
- Ce n'est pas la peine de continuer, il est absolument hors de question que je débourse quoique ce soit pour envoyer la gamine dans une école quelle que soit sa particularité, coupa brusquement le père de la jeune fille qui était, elle, tranquillement assise le canapé.
- Tout d'abord, Monsieur ? Demanda le petit professeur de plus en plus frustré par l'attitude du quarantenaire.
- Johnson, Erick Johnson, répondit encore obligeamment Elizabeth.
- Bien, Monsieur Johnson. Tout d'abord, ce dont je vais vous parler est d'une importance primordiale. De plus, étant donné que le sujet semble tant vous préoccuper, les familles n'ont aucuns frais de scolarité à payer pour étudier à Poudlard, commença le petit professeur alors qu'il réalisait que la discussion avec ce moldu serait encore plus éreintante qu'il ne l'avait initialement prévu.
- Excusez-moi professeur, en quoi Poudlard est-elle une école particulière ?
- Dites-moi Mlle Jackson, s'est-il déjà produit des événements inexplicables lorsque vous étiez en colère ou lorsque vous aviez peur ?
Elizabeth se tendit alors, sa poitrine se resserrait comme un étau autour de son cœur.
Le professeur Flitwick sentit que ces mots avaient eu un impact, mais s'inquiéta de la panique que ceux-ci semblaient apporter à l'enfant assise sur le canapé.
- Rassurez-vous Mlle Jackson, je vous assure que ces événements ne sont pas si inexplicables et la raison de ma venue n'est en aucun cas pour vous causer du tort, expliqua-t-il essayant de la rassurer alors qu'elle qui semblait lutter pour garder un visage vide contrastant avec les fortes émotions qui faisaient rage au sein des orbes noires qui ne cessaient de le scruter, cherchant désespérément des réponses.
- Je ne comprends pas professeur…
- Bon, j'ai assez entendu de conneries pour aujourd'hui, s'exclama alors le quarantenaire qui se tenait encore dans la pièce bien que les autres occupant de celle-ci semblaient l'avoir momentanément oublié. Cessez de me faire perdre mon temps et sortez de chez moi !
- Monsieur Johnson, je dois insister pour que vous m'écoutiez encore un peu, vous m'en voyez navré. Ce que j'essaie d'expliquer, c'est que votre fille est une sorcière. Une personne disposant de capacités magiques. Je suis moi-même un sorcier, nous sommes très nombreux et notre existence est tenue secrète pour notre propre sécurité. Je suis ici pour remettre à Mlle Jackson sa lettre d'acceptation à l'école de magie Poudlard, cette école a pour objectif d'apprendre aux jeunes sorciers et sorcières à maîtriser et utiliser la magie.
Elizabeth sentit alors ses muscles se détendre, sa poitrine se libérer du poids qui la compressait. Elle n'était pas un monstre isolé, il existait d'autres personnes comme elle, toute une communauté selon les dires du petit professeur. Elle pourrait apprendre à gérer ce pouvoir qui semblait vouloir n'en faire qu'à sa tête. Elle se sentait extatique.
- Bon sang, vous êtes complètement givré ma parole !
- Non, monsieur. Une démonstration serait peut-être une bonne idée, dit-il d'une voix légèrement exaspérée.
Le sorcier sorti alors sa baguette et lança un sort de séchage, suivi d'un autre de réchauffement parce qu'il commençait sérieusement à avoir froid. Il décida de sécher également l'enfant frêle qui ne semblait pas remarquer que son corps fluet frissonnait remarquablement. La petite fut surprise, mais se reprit bien vite et prononça un petit merci bien qu'elle était plus préoccupée par son père qui grinçait des dents et serrait les poings.
- Et si je révélais votre petit secret dites-moi ? Dit Erick avec un horrible rictus déformant son visage.
- Notre ministère serait alors contraint de prendre certaines mesures à votre encontre Monsieur, répondit le sorcier avec un calme qu'il ne ressentait en aucun cas.
- Tsss, vous savez quoi ? Je m'en fiche après tout, démerdez vous avec vos histoires de monstres, j'ai autre chose à faire.
Sur ces paroles, le père monta à l'étage et ferma brutalement sa porte. Filius se fit une note mentale afin de se rappeler de parler de cette discussion avec le Directeur, histoire de garder un œil sur lui, on n'était jamais trop prudent. Puis il se tourna vers la jeune fille qui poussait un soupir de soulagement.
- Je suis désolé, il n'est pas toujours aussi désagréable…
Ce n'était pas réellement un mensonge après tout son père était capable de se rendre parfaitement présentable si la situation l'exigeait, mais ce n'était jamais sincère. Seulement un moyen de faire tourner les choses en sa faveur. Que ce soit pour le sexe ou l'argent.
- C'est à moi de présenter mes excuses, j'aurais pu mieux gérer la situation, je suppose. Ce n'est jamais simple d'expliquer le monde magique à des personnes pour qui tout cela n'est que folie et divagation, soupira le professeur.
- Vous pouvez me parlez de cette histoire de magie plus en détail et je lui expliquerai. Mais tout d'abord… Voulez-vous une tasse de thé ?
Filius Flitwick était intrigué et très impatient d'avoir Mlle Jackson comme étudiante. Cela faisait près de 2 heures qu'ils discutaient tous deux, la jeune fille étant d'une curiosité peu commune. Elle était intelligente et très mature pour son âge, ses questions étaient étonnement poussées de la part d'une née-moldu ne connaissant rien à la magie et à peine âgée de dix ans, presque onze. Bien que timide au début, la petite sorcière avait fini par être trop intriguée pour retenir le flot intarissable de questions qui se bousculait dans sa tête. Cette discussion avait été très agréable et lui enseigner serait un véritable plaisir.
- Oh ! Avant que je ne finisse par oublier, voilà la lettre d'admission à Poudlard, dit-il en sortant une enveloppe de l'intérieur de sa veste.
- Elizabeth la prit précautionneusement comme si cette preuve tangible, celle qui prouvait que tout ceci n'était pas un fantasme enfantin, risquait d'être réduite en poussière au moindre mouvement brusque.
Elle l'ouvrit et lu le premier feuillet.
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)
Chère Mlle Jackson,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, chère Mlle Jackson, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe
- Un hibou ? Demanda Eliza perplexe.
- C'est un des moyens de communication que nous avons, l'un des plus répandus d'ailleurs. Mais vous n'avez pas à vous inquiéter pour ça, je m'en chargerai. Il y a également la liste des fournitures nécessaires pour Poudlard. Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, nous pouvons nous rendre aujourd'hui au chemin de Traverse afin que vous puissiez les acheter. Si votre père nous en donne l'autorisation, se rappela le professeur qui très franchement avait oublié que la jeune fille dépendait de son tuteur légal.
- Je vais lui demander. Cependant, il est très peu probable qu'il veuille nous accompagner…
- Eh bien, je ne peux pas le forcer...
Flitwick n'aimait vraiment pas l'idée qu'un père ne se préoccupe pas de son enfant, la laissant gérer une telle situation seule. Mais son attitude pouvait facilement expliquer le comportement bien trop mature d'Elizabeth Jackson qui était visiblement habituée à gérer sa vie seule. Bien qu'il soit admiratif de l'enfant, cela lui brisait le cœur de penser que cette jeune fille n'avait pas du connaître une enfance heureuse et libre de tous soucis.
- Euh… Combien coûteront les fournitures à peu près ? demanda timidement Eliza.
- Mmm… Voyons pour un ensemble neuf, environ 160 gallions il me semble.
- Vous avez dit tout à l'heure que 1 gallion valait environ £5,00. Donc cela fait environ £800 ? demanda Eliza après un bref calcul.
- En effet !
- Je vais aller prévenir mon père et chercher l'argent, je reviens.
- Il me semblait que les moldus ne gardaient pas autant d'argent liquide chez eux… marmonna Flitwick curieux.
Pendant que le Professeur patientait au rez-de-chaussée, Elizabeth se dépêchait de sortir plusieurs petites boites cachées un peu partout dans sa chambre. Celles-ci contenaient les petites économies qu'elle avait amassées en aidant des voisins, mais surtout de l'argent que sa mère avait dissimulée il y a des années, au cas où. Elle préféra prendre un peu plus que nécessaire, après tout ce n'était pas tous les jours que l'on se rendait dans un quartier marchand magique. Elle se dirigea vers la chambre de son père et entendit de faibles bruits et remercia le ciel que cette pièce était plus ou moins insonorisée, le professeur n'entendrait rien. Elle laissa un mot bref sur la porte disant qu'elle sortait, afin de ne pas avoir à mentir au sorcier en disant qu'elle avait prévenu son père. Celui-ci ne s'était jamais soucié de l'endroit où elle allait et ne commencerait certainement pas maintenant. En pensant à Poudlard où elle resterait toute une année sans avoir à mettre les pieds chez elle, son cœur fit un petit bond de joie. De plus, elle savait que son père ne l'empêcherait pas d'y aller, trop content de se débarrasser d'elle sur une aussi longue période. Ne voulant pas faire attendre son futur professeur plus longtemps, elle descendit les marches avec un entrain qu'elle n'avait pas montrer depuis des années. Un nouveau chapitre de sa vie allait commencer.
