Chapitre 2 : Un nouveau monde

Avertissement : La saga Harry Potter appartient à J.K Rowling. Seul mon personnage m'appartient.

Note : Si vous avez la moindre critique, que ce soit sur le style d'écriture, l'orthographe, ou la cohérence du récit, n'hésitez pas à m'en faire part. De même si vous appréciez ! Bisous et bonne lecture.

Les extraits de « traité des baguettes » proviennent en réalité du site fr/wiki/Baguette_magique, la plupart de leurs informations proviennent elles-mêmes du site Pottermore. L'avertissement de Gringotts et la liste des fournitures viennent tous deux du livre Harry Potter, à l'école des sorciers.

Elizabeth essayait tant bien que mal de ne pas s'écrouler au sol, son estomac se tordant spasmodiquement. Le professeur Flitwick avait transplané, la jeune fille tentait de s'accrocher fermement à son bras droit, reconnaissante de sa petite taille. Ils étaient arrivés dans une ruelle parallèle à Charing Cross Road.

- Le moyen le plus commode d'arriver au Chemin de Traverse est d'entrer par le passage du Chaudron Baveur, déclara le sorcier alors qu'il désignait l'enseigne de ce qui semblait être un petit pub coincé entre une librairie et un magasin de disques.

Elizabeth hocha sagement la tête en accompagnant son petit guide. L'intérieur du Chaudron Baveur lui faisait penser à un vieux bar démodé, mais ce qui attira le plus son attention fut l'accoutrement des personnes assises en train de boire et parler. Le professeur était certes habillé de manière peu conventionnelle, mais alors qu'elle observait les tenues de ces autres sorciers, Eliza se sentit chanceuse que ce soit Filius Flitwick qui lui ai rendu visite et pas un personnage plus fantasque. Ils finirent par arriver dans ce qui semblait être l'arrière-cour du bar. Le professeur s'arrêta devant un mur et sortit sa baguette.

- Le passage se trouve ici. Pour pouvoir passer, il est nécessaire d'avoir sa baguette magique puis de tapoter trois fois sur une brique précise de ce mur. Il suffit de compter deux briques vers le haut, puis deux briques sur le côté, expliqua consciencieusement le petit sorcier.

Une fois qu'il eut fini sa démonstration, la brique en question se mit à trembloter, puis le passage s'ouvrit sous la forme d'une arcade. Elizabeth avait compris que le monde magique était différent du monde qu'elle connaissait depuis sa naissance. Elle le savait en théorie, mais le voir de ses propres yeux… Pendant des années, elle avait cherché à comprendre ce qui clochait chez elle. La discussion qu'elle avait eue avec Flitwick, lui avait permis de trouver des réponses à beaucoup de ses questions, mais aussi d'aider à en formuler de nouvelles. Elle savait qu'elle devait bouger, elle ne voulait pas épuiser la patience du professeur, mais ce qui ne semblait être qu'un rêve était devenu bien plus réelle. Le petit sorcier quant à lui observait tranquillement Mlle Jackson. Il s'était étonné de la facilité avec laquelle l'enfant avait pris la nouvelle, une fois avoir compris qu'elle n'était pas en difficulté. Son émerveillement l'avait donc un peu surpris, il pouvait presque voir une étincelle brillante au fond de ses yeux sombres, comme l'étoile du berger solitaire au milieu d'un ciel obscur. Puis sa future étudiante eut un sursaut, se reprenant et lança au professeur un regard légèrement coupable.

- Hum, il faut nous rendre à Gringotts pour changer mon argent non ? demanda Elizabeth embarrassée.

- Effectivement, allons-y ! dit le sorcier amusé.

Ils traversèrent la rue marchande. Eliza se retenait fortement, désirant ardemment s'arrêter devant chaque boutique. La curiosité était inéluctablement l'un de ses défauts les plus marqués, une tare de son caractère qui lui avait déjà apportée de nombreux ennuis.

Ils finirent par arriver devant un bâtiment gigantesque qui dominait toutes les boutiques alentours. En entrant dans celui-ci, ils arrivèrent face à une porte en argent sur laquelle on pouvait déchiffrer ces mots :

Entre ici étranger si tel est ton désir

Mais l'appât du gain, renonce à obéir,

Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,

De sa cupidité, le prix devra payer.

Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,

D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,

Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,

Le juste châtiment de ta folle hardiesse.

Elizabeth trouva que cet avertissement avait le mérite d'être clair et très joliment formulé. De ce qu'elle avait compris, les sorciers avaient des montagnes de pièces et d'objets précieux entreposés dans des coffres sous Gringotts. La banque devait disposer d'un sacré système de sécurité s'ils arrivaient à ne pas se faire voler. Elle se demanda ce qu'était le "juste châtiment".

Elle n'avait jamais réellement eu l'occasion d'entrer dans une banque auparavant, mais là encore elle se dit qu'une banque pour sorciers était définitivement différente d'une banque moldue. Gringotts était l'endroit le plus impressionnant qu'elle ait jamais visité. Elle était cependant très curieuse au sujet des employés. Elle se fit la réflexion qu'ils n'étaient peut-être pas humains, leur physionomie ainsi que leur taille étant inhabituelles, du moins à ses yeux. Elle jeta un regard en coin au professeur qui avançait sûrement devant elle et se dit qu'il y avait une certaine ressemblance. Elle décida néanmoins de continuer à le suivre silencieusement, après tout demander à son futur professeur s'il n'était pas tout à fait humain pourrait être considéré comme malpoli.

Ils arrivèrent finalement devant un guichet.

- Bonjour, j'accompagne Mlle Elizabeth Jackson, future étudiante à Poudlard, pour changer sa monnaie moldue, déclara le petit sorcier.

- Bien, Bien… Voyons voir cela, dit l'employé en tendant la main vers la jeune fille qui lui donna alors l'enveloppe où elle avait mis son argent. Elle fut temporairement soulagée de s'en démunir, se promener avec une telle somme la mettait mal à l'aise.

L'employé compta avec une rapidité déconcertante les billets qu'il avait sortis de l'enveloppe, puis se retourna et disparu par une porte à l'arrière. Alors qu'ils patientaient devant le guichet, Eliza sortie la liste des fournitures qu'elle n'avait pas encore eue l'occasion d'étudier.

COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Uniforme

Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés.

1. Trois robes de travail (noires), modèle normal.

2. Un chapeau pointu (noir).

3. Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable).

4. Une cape d'hiver (noires avec attaches d'argent).

Elizabeth stoppa sa lecture ici. Elle était heureuse de voir que les uniformes étaient de rigueur. Par soucis d'économie, elle avait toujours pris soin de porter ses vieux vêtements le plus longtemps possible, qu'elle achetait toujours une ou deux taille au-dessus de ce qu'elle devrait porter, pour qu'ils ne deviennent pas trop petits avant d'être usés. Cependant, à cause de cela, elle ne pouvait jamais se fondre dans le décor lorsqu'elle était à l'école. Elle était depuis très longtemps la paria moquée pour absolument tout et rien. Elle avait appris à prendre sur elle-même et faire abstraction des enfants gênant qui prenaient un malin plaisir à la tourmenter. Adopter un visage neutre et ennuyé, quand les autres étaient cruels, était devenu de plus en plus simple avec les années. Elle reprit sa lecture, arrivant à une section qui attira pleinement son attention.

Livres et manuels

Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :

Le livre des sorts et enchantements, niveau 1

Par Miranda Fauconnette

Histoire de la magie

Par Bathilda Tourdesac

Magie théorique

Par Adalbert Lasornette

Manuel de métamorphose à l'usage des débutants

Par Emeric G. Changé

Mille herbes et champignons magiques

Par Phyllida Augirolle

Potions magiques

Par Arsenius Beaulitron

Vie et habitat des animaux fantastiques

Par Quentin Jentremble

Forces obscures : comment s'en protéger

Par Quentin Jentremble

Elle tremblait presque d'impatience. Elle savait pertinemment qu'elle dépenserait son argent restant en livres, on ne se rendait pas tous les jours dans une librairie sorcière. De plus, il fallait absolument qu'elle rattrape son retard. Une grande partie des autres élèves ont grandi dans ce monde, mais ce n'était pas son cas. Sa connaissance de la culture sorcière se résumait à une discussion de deux heures avec son futur professeur. Autrement dit, le néant absolu. Elle finit de lire rapidement la liste.

Fournitures

1 baguette magique

1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)

1 boîte de fioles en verre ou cristal

1 télescope

1 balance en cuivre

Les élèves peuvent également emporter

Un hibou

OU un chat

OU un crapaud

IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.

Elle se souvint que le petit sorcier avait évoqué un sport sorcier se jouant sur des balais volant. Avant qu'elle ne puisse poser une question au professeur à ses côtés, l'employé de banque revint.

- Nous avons pour habitude de fournir une bourse afin que les enfants nés-moldu puissent stocker plus facilement leur argent. Elle est charmée pour contenir environ 300 pièces, énonça-t-il en tendant la petite sacoche brune.

Elizabeth le remercia doucement et lui souhaita une bonne journée alors que Flitwick et elle firent demi-tour, se dirigeant vers la sortie.

- Alors, commençons vos achats Mlle Jackson, s'exclama le petit sorcier.

Ils se dirigèrent alors vers la boutique de prêt-à-porter de Mme Guipure, afin d'acheter son uniforme. Ce fut une expérience intéressante. Elle n'avait jamais acheté d'habit à sa taille par souci d'économie, se voir dans des vêtements ajustés, si différent de ses jeans et sweat-shirt, lui donna l'impression d'observer une autre personne. En étant tout à fait honnête, elle appréciait énormément ces nouveaux vêtements.

Une fois l'uniforme acheté, ils allèrent chercher le reste des fournitures. Ils arrivèrent finalement devant la boutique qui l'intéressait le plus, Fleury et Bott. Voyant l'étincelle d'émerveillement se rallumer dans ses yeux, Filius décida de laisser la jeune fille errer dans les rayons, restant tout de même à proximité afin de donner quelques informations et conseils sur certains ouvrages. Elle finit par sortir de la librairie après avoir acquis sept livres en supplément de ses manuels : L'histoire de Poudlard, Les grands événements de la sorcellerie au XXème siècle, Étude de récents progrès de la sorcellerie, Les grandes découvertes magiques, Grandeur et décadence de la magie noire, Histoire de la magie, Le traité des baguettes. Le professeur lui avait dit que ces volumes étaient disponibles à Poudlard, mais Elizabeth voulait en apprendre le plus possible avant de commencer l'année. De plus, cela représenterait une distraction saine pour le mois qui restait avant de se rendre à Poudlard. Lorsqu'ils passèrent devant de la ménagerie magique, Elizabeth dit au professeur qu'elle ne souhaitait pas prendre soin d'un animal durant cette première année, ne précisant pas qu'elle craignait que son père le tue avant même qu'elle ne mette un pied à l'école.

Ils se dirigèrent enfin vers la boutique de baguette d'Ollivander. Celle-ci semblait être l'abandon, la pièce principale était en désordre.

- Professeur, j'espère que rien n'est arrivé à votre baguette ? Bois de cèdre et crin de licorne 24,2 cm, flexible, n'est-ce pas ? Salua le fabriquant de baguette, n'ayant pas encore aperçu la petite sorcière.

- Rassurez-vous, j'accompagne seulement une future étudiante à Poudlard pour sa première visite dans le Chemin de Traverse. Elle doit acheter sa première baguette, répondit gentiment Flitwick en désignant Elizabeth.

- Enchantée Elizabeth Jackson, se présenta la jeune fille.

- Mm, enchanté. De quelle main tenez-vous la baguette ? demanda-t-il en sortant un mètre de sa poche.

- Euh, je ne sais pas trop, je suis ambidextre ? déclara-t-elle incertaine.

- Oh, intéressant, c'est plutôt rare, murmura le vieil homme.

Le mètre prit quelques mesures, puis Ollivander se dirigea vers les étagères débordant d'écrins. La prochaine heure fut l'une des plus longues de sa vie. Ollivander apporta de nombreuses baguettes à essayer, mais aucune ne semblait convenir. Elizabeth sentit son ventre se tordre, visiblement même dans un monde magique, rien ne pouvait jamais être simple pour elle. Finalement, Ollivander lui présenta une autre baguette, celle-ci semblait sensiblement plus grande que celles essayées précédemment. Elizabeth fit le même mouvement mécanique qu'elle avait effectuée pour tant d'autres, puis fut surprise de sentir une chaleur se propager dans sa main, une douce brise soulevant ses cheveux blancs.

- Ah, intéressant… Voyez-vous Mlle Jackson, j'ai toujours soutenu que la taille d'un sorcier n'influençait pas la taille de sa baguette, vous en êtes la preuve. Malgré votre petite taille, la baguette qui vous a choisi mesure 28,9 cm et est souple. Elle contient une plume de phénix et est fabriquée en acacia. Votre parcours de sorcière sera pour le moins étonnant, j'en suis sûr, gloussa-t-il.

- Euh… Merci ? dit Elizabeth incertaine.

Une fois les achats terminés, le professeur Flitwick avait finalement ramené Elizabeth chez elle. Il lui avait donné son billet pour le train de Poudlard et lui avait expliqué comment trouver la voie 9 ¾ . Elizabeth n'était cependant pas très rassurée à l'idée de foncer sur un mur pour passer à travers. Elle se retrouva finalement seule dans sa chambre, ses affaires déjà préparées pour aller à Poudlard. Il ne restait plus qu'à patienter un mois. Alors qu'elle observait ses livres se demandant lequel elle pourrait commencer en premier, son attention se porta sur Le traité des baguettes. Elle se souvint des paroles d'Ollivander et décida de se pencher sur la composition de sa baguette afin de savoir ce qui était si intéressant à son sujet. Le livre s'ouvrait sur une citation du fabricant de baguettes.

« Chaque baguette, dès le moment où elle trouve son propriétaire idéal, commencera à apprendre des choses de son partenaire humain tout en lui apportant son propre enseignement ».

Garrick Ollivander

Elle commença à chercher des informations sur la taille des baguettes.

Longueur et souplesse

La longueur d'une baguette dépend du sorcier qu'elle choisit et sera proportionnelle à celui-ci. Cependant, les baguettes les plus longues auront tendance à être plus attirées par les personnalités fortes et pratiquant une magie de grande ampleur. La majorité des baguettes mesurent de 22 à 35 centimètres.

Elizabeth se dit qu'effectivement cela ne faisait pas grand sens. Elle était petite pour son âge et l'avait toujours été, il était peu probable qu'elle devienne, un jour, particulièrement grande. Elle ne pensait pas non plus avoir une personnalité forte. Elle était cynique, mais plutôt renfermée.

« La flexibilité ou la rigidité d'une baguette se caractérise généralement par la capacité de son maître à s'adapter et à s'ouvrir au changement. »

Sa baguette était souple apparemment. Cela lui correspondait certainement. Elle poursuivit alors ses recherches.

Les plumes de phénix

C'est le cœur le plus rare. Les plumes de phénix offrent le plus large éventail de pouvoirs magiques, bien qu'elles puissent mettre davantage de temps à en faire la preuve que le crin de licorne ou le ventricule de dragon. Elles manifestent la plus grande capacité d'initiative, agissant parfois de leur propre chef, une qualité qui déplaît à nombre de sorcières et de sorciers. Les baguettes à plume de phénix sont toujours les plus exigeantes lorsqu'il s'agit de choisir un propriétaire potentiel, car les créatures dont ces plumes sont issues comptent parmi les plus indépendantes et les plus réservées du monde. Ces baguettes sont très difficiles à apprivoiser et à personnaliser et, en règle générale, leur allégeance se gagne difficilement.

Bois d'acacia

C'est un bois inhabituel dans la conception des baguettes, ce qui les rend difficiles à employer. Le bois d'acacia confère aux baguettes un caractère têtu, qui leur fait refuser d'être utilisées par quiconque d'autre que leur maître et n'accepte de donner le maximum de leurs capacités qu'entre les mains de sorciers doués. Cette susceptibilité de la part des baguettes en acacia fait que leurs possesseurs doivent être subtils, car elles ne conviennent pas à la magie dite du « ça claque et ça fume ».

Elle comprenait mieux ce que voulait dire Ollivander. Fondamentalement, sa baguette avait mauvais caractère.

Avant qu'elle ne puisse penser à autre chose, elle sursauta à un bruit contre sa porte. Ce bruit, c'était… Quelqu'un avait toqué à la porte de sa chambre. Ça ce n'était vraiment pas commun. Son père entrait rarement dans sa chambre, mais quand il le faisait, il ne toquait certainement pas. Encore ahurie, Elizabeth alla ouvrir sa porte. Devant celle-ci se tenait la rousse qu'elle avait aperçue dans la chambre de son père plus tôt.

- Bonjour, nous n'avons pas encore été présentées, je suis Roxanne, dit-elle avec un sourire engageant.

- Euh, bonjour, je suis Elizabeth, dit la jeune fille de plus en plus étonnée. Aucune des conquêtes de son père n'avait jamais pris la peine de se présenter convenablement. Elle supposait que les mensonges de son père étaient les facteurs principaux de ce fait.

- Je voulais papoter un peu, faire connaissance. Ton père est parti faire deux-trois courses, dit-elle souriant toujours.

- Ah… Euh, vous pouvez entrer, dit Elizabeth qui ne savait vraiment pas quoi en penser.

Elle lui proposa de s'asseoir sur le fauteuil à côté de son lit tandis qu'elle s'assit elle-même sur ledit lit, cachant rapidement Le traité des baguettes sous la couette. Voir Roxanne assise sur ce fauteuil lui tordit un peu l'estomac. C'était l'endroit où s'asseyait sa mère lorsqu'elle lui lisait une histoire avant de dormir. Personne ne s'était assis dans ce fauteuil depuis. Roxanne et Elizabeth discutèrent maladroitement pendant quelques minutes, rien que des banalités. Pourtant, la jeune fille avait l'impression que Roxanne avait un motif caché derrière ses questions. Mais elle avait beau réfléchir, elle ne comprenait pas ce que cela pouvait être. Finalement, ils entendirent son père rentrer.

- Oh, il semblerait qu'il ait fini ! Bien, je vais te laisser, ton père m'a dit que tu avais mangé quand tu étais sorti ?

- Oui, effectivement, dit Elizabeth mentant ouvertement à la rousse. Elle n'avait pas mangé à la même table que son père depuis des années et elle n'avait pas l'intention de subir un repas tendu sous les regards noirs de celui-ci.

- Une fois Roxanne sortie de sa chambre, la petite sorcière se laissa tomber sur le lit. Son esprit embué par les souvenirs.

- Flash-back -

- Alors chaton qu'est-ce qu'on va lire ce soir ? demande ma mère un doux sourire s'étirant sur ses lèvres.

Elle laisse le bout de ses doigts parcourir avec amour la tranche des nombreux livres se trouvant dans son bureau. Je cherche également une lecture appropriée, déchiffrant lentement les titres. Je ne sais pas lire depuis longtemps et j'aimerais montrer à ma mère mes progrès en trouvant moi-même une livre. Finalement, il y en a un qui éveille mon intérêt, le nom de l'auteur m'est familier.

- Maman, celui-là s'il te plaît !

- Dickens ? C'est la première fois que nous lisons Dickens, n'est-ce pas ? Bien si tu le souhaites, dit-elle en prenant La Petite Dorrit dans ses douces mains.

- Je connais déjà Dickens moi !

Ma mère me regarde avec curiosité.

- Comment connais-tu Dickens ?

- C'est mon ami qui m'a lu David Copperfield ! Au début, il ronchonnait beaucoup. Il disait que si je voulais comprendre l'histoire je devais apprendre à mieux lire, le lire toute seule et le laisser tranquille. Mais finalement, il a accepté quand même. Il a fait toute une histoire, mais au fond, je pense que ça lui a fait plaisir de partager sa lecture avec moi. Il est solitaire lui aussi et les autres enfants l'évitent.

- C'est un enfant du quartier ? demande ma mère de plus en plus curieuse, après tout, c'est la première fois que je me fais un ami.

- Je ne sais pas, il a dit qu'il est orphelin.

- Bien si tu le dis. Nous reparlerons de ton nouvel ami plus tard, si on ne commence pas la lecture maintenant, il sera trop tard.

- D'accord ! Je cours dans ma chambre, heureuse d'entamer un nouveau livre.

Ma maman me fait la lecture tous les soirs. Des fois je ne comprends pas tout, mais quand je pose une question, elle m'explique toujours gentiment. Plus tard, quand je lirais mieux, je serai celle qui lui fera la lecture !

-Fin Flash-back -