Bonjour! Avec un peu de retard, le chapitre bonus, qui se situe une fois Ana de retour chez Christian à l'Escala.
J'ai eu un peu chaud en l'écrivant, je dois l'avouer ! ^^ Bonne lecture...
_ Ecartes les jambes, m'ordonne-t-il.
Sa bouche rode près de mon oreille, son souffle cour sur ma peau et répand des frissons le long de mon échine. Nous sommes debout, lui derrière moi et je ne peux empêcher mon corps de trembler d'appréhension.
_ Tu m'as rendue complètement fou ces derniers jours, Ana. J'ai cru que j'allais te perdre, malgré mes efforts, tu semblais prête à t'enfuir à la moindre erreur de ma part… C'est bon de te revoir ici, à l'Escala.
Ses lèvres embrassent ma peau, avec une application calculée.
_ Fais ce que je te dis, n'aie pas peur. Ecarte les jambes.
Je m'exécute, écartant mes pieds l'un de l'autre avant de les reposer sur le parquet de sa chambre.
_ Bien.
_ Christian, qu'est-ce que tu comptes faire ?
Ma voix est un peu éraillée et incertaine. Mon cœur tambourine dans ma cage thoracique.
_ Rien qui ne te fasse mal, tu as ma parole. Détends-toi bébé, tu vas adorer.
Il me contourne et plonge son regard dans le mien :
_ Ne bouges pas, s'il te plait.
L'instant d'après, il s'accroupi devant moi. Ces mains posées sur mes chevilles, entament une délicieuse ascension vers le haut. Ses doigts glissent sous ma jupe, contre mes cuisses, remontent encore jusqu'à atteindre la tissus de ma culotte qu'ils agrippent pour le faire descendre. Je retiens mon souffle. Il m'aide à me débarrasser du sous-vêtement, qu'il jette en boule dans un coin de la pièce avant de se relever.
Les muscles de mon ventre se tordent.
_ Je reviens tout de suite. Reste comme ça surtout.
Il disparaît derrière la porte et je n'ose faire quelque chose qui le contrarie. Immobile j'attends à peine une minute avant de le voir réapparaitre, un sourire malicieux sur les lèvres.
_ Je te propose de jouer, à un jeu que tu connais déjà.
Il sort une boite noire de derrière son dos et s'approche.
_ Mais pour cela, il est important que tu ne bouges pas, que tu fasses ce que je dis, d'accord ?
Je le fixe incertaine, avant de regarder la boîte :
_ Qu'est-ce que c'est ?
Il l'ouvre et mon visage s'échauffe aussitôt.
Oh, merde…
_ Tu vas me donner une fessée ?
Il se raidit, ne s'attendant visiblement pas à cette remarque.
_ Non, Ana. Pas de fessé, pas de douleur : juste ton plaisir.
Je rougi encore. Pourquoi est-il aussi sexy en parlant de la sorte ?
_ Tu m'as dit à l'hôtel qu'elles ne te dérangeaient pas, c'est toujours vrai ?
Je hoche la tête. Ces doigts se saisissent des boules argentées qu'il sort de la boîte. L'anticipation me tort à présent les reins, mes muscles crispés semblent s'alanguir à cet endroit… Je rapproche mes jambes par reflexe, afin de serrer mes cuisses l'une contre l'autre. Sa langue claque contre son palais avec désapprobation :
_ Ana, tes jambes.
Ses mains se posent aussitôt sur mes cuisses, qu'il écarte à nouveau l'une de l'autre. Bien qu'étant encore habillée, je me sens comme nue et vulnérable. Je retiens un frisson.
_ Je ne veux pas que tu bouges car les sensations n'en seront que plus intenses pour toi.
Ses prunelles me fixent intensément, puis il pique vers ma bouche, qu'il embrasse. Sa langue caresse ma lèvre inférieure avant qu'il ne la mordille un peu. Je noue mes bras autour de sa nuque et approfondis à mon tour le baiser. Il s'écarte, le souffle rauque :
_ Tu me fais confiance ?
Ses yeux sont deux brasiers posés sur moi.
_ Oui.
_ Très bien.
Il récupère la boîte noire qu'il ouvre de nouveau et me montre son contenu :
_ Comme tu peux le voir, il y a différentes tailles. Je vais commencer par celles-ci, annonce-t-il en reposant celles qu'il a déjà utilisé sur moi pour prendre une autre paire, dont les boules ont une grosseur équivalente à celle d'une petite noix : ne te fis pas à leur taille, elles sont plus lourdes que les argentés.
Celles-ci sont noire et brillante, reliées entre-elles par un cordon en fibre plastique suffisamment souple. Sans un mot, il enfourne l'une des boules dans sa bouche et se met à la sucer goulument. Je me tortille, mal à l'aise et me retiens de justesse de serrer à nouveau mes cuisses. Il répète l'opération avec la seconde, avant de la ressortir dans un petit « plop » sonore. Ses yeux posés sur moi son brûlants.
_ Prête ?
J'approuve et il sourit, carnassier. Ses doigts se posent en coupe sur le devant de mon sexe et son index commence un lent va et vient contre mes lèvres intimes. Je sursaute et frémis sous sa caresse. Il porte son doigt à sa bouche, l'humidifie rapidement et le remet en place pour poursuivre sa torture. J'halète alors que la chaire d'ampoule hérisse mes jambes. Il m'embrasse, et j'ai du mal à lui répondre, distraite par ses doigts qui sont deux à présent à me caresser avec une lenteur insoutenable. Il glisse alors une première boule et je suis surprise par son poids, lourd, qui l'attire inexorablement vers le bas de mon vagin, que je contracte pour la garder à l'intérieur. Il ajoute la seconde et les sensations me déstabilisent, je relâche la pression et le tout manque de ressortir. Il place aussitôt sa main en coupe contre mon sexe et d'un doigt, les repousse loin à l'intérieur. Il sourit, visiblement satisfait.
_ Christian ! Je proteste.
_ Oui ?
Sa voix est mielleuse, suave. Son autre main effleure mes cheveux.
_ Elles sont trop lourdes, je n'arrive pas à… les retenir.
_ Contracte tes muscles, tu peux y arriver normalement.
Il attend un peu, puis retire lentement son doigt et sa main. Je me concentre, contractant les muscles de mon bas ventre ce qui permet en effet de les garder à l'intérieur. Il sourit, et dépose un baiser léger sur ma bouche. Ses lèvres descendent ensuite le long de ma nuque et il commence à défaire un à un les boutons de mon chemisier. Je frissonne lorsque le vêtement tombe par terre. Distraite par ses gestes, j'en oublie presque la présence des boules, qui manque de s'échapper à nouveau. Je gémis et me crispe de justesse pour les garder. Il sourit, malicieux et m'embrasse de nouveau au coin des lèvres. Sa langue effleure leur commissure et son souffle brûlant caresse ma joue.
Ses mains glissent le long de ma colonne vertébrale et s'arrêtent à la frontière de ma jupe. Il s'approche et amène son bassin contre le mien. Mes jambes frémissent lorsqu'il commence à onduler contre moi, ce qui a pour effet de frotter le tissu de ma jupe contre le devant de mon sexe. Je lutte pour ne pas bouger moi aussi, pour ne pas venir à sa rencontre et profiter pleinement de son contact. C'est horriblement frustrant.
Ses dents mordent le lobe de mon oreille et je n'aie pas le temps de me ressaisir. Les boules font un bruit sourd en tombant sur le parquet. Je ferme les yeux, n'osant le regarder, ne voulant pas voir son sourire que j'imagine satisfait.
_ Vilaine… souffle-t-il gentiment : tu vas voir un peu.
_ Christian, elles sont trop lourdes.
_ Non, non… Elles sont parfaites.
J'ouvre les yeux, il s'est accroupi devant moi pour les ramasser. Ses mains reviennent se poser sur mes chevilles, et il les remonte, lentement, doucement, contre ma peau hérissée et hypersensible. Elles atteignent le sommet de mes cuisses, et ses doigts reviennent me torturer. Ils glissent sans mal à l'intérieur, avant d'y insérer les boules. J'ai tout le mal du monde à les retenir.
_ Christian ! Je halète, suppliante.
Je ne tiendrais jamais immobile debout, mes jambes ne tiendront pas, ce n'est pas possible. Il attend un peu, puis reviens rapidement à la charge. Ses mains dézipent la fermeture de ma jupe.
_ Lève les bras.
Il me la passe par-dessus tête et la balance à son tour comme un vulgaire chiffon. Il ne me reste plus que mon soutient gorge, qu'il lorgne avec envie.
_ Tu as resserré tes jambes Ana.
Christian me foudroie d'un regard ravageur, qui me force à les écarter à nouveau. Il s'approche, ses indexes longeant les bretelles puis la dentelle de mes bonnets.
_ Ce que j'ai envie de te faire, Ana… murmure-t-il.
_ Tu ne te déshabille pas ? Je demande, d'une petite voix.
_ Si ça peut vous faire plaisir, Mademoiselle Steele.
Il me contourne, et disparait derrière mon dos. J'entends le froissement de ses vêtements mais ne le vois pas.
_ Je vais te bander les yeux Ana, d'accord ?
Je sursaute lorsque sa cravate passe devant mon visage, il l'approche un peu mais ne l'attache autour de ma tête qu'après avoir reçu mon assentiment. Ma cécité me déstabilise un peu. Qu'est-il capable de me faire avec tous ces jouets ? Ces doigts effleurent mon dos et soudain il décroche mon soutien-gorge. Ce dernier glisse le long de mes bras avant de tomber. J'attends, frémissante alors que ma déesse intérieure trépigne d'impatience.
_ Tu trembles…
Sa voix n'est qu'un souffle rauque près de mon oreille, son corps s'approche, chaud contre la peau de mon dos. Je n'en frémis que davantage, la sensation est terriblement prenante.
_ Pourquoi est-ce que tu fais tout ça ?
Je crispe mon bas ventre au moment où ses mains contournent mes côtes pour s'emparer de mes seins.
_ J'ai envie de prendre tout mon temps avec toi ce soir.
Il roule mes tétons entre ses pouces et ses index, les pinçant un peu avant de tirer dessus. La sensation se répand aussitôt jusque-là… Je contiens de justesse les boules. Ses hanches ondulent à nouveau et je sens son érection contre mes fesses. Il me maintient les hanches pour se positionner correctement, de manière à ce que son sexe puisse coulisser le long de mien, sans pour autant le pénétrer. Mes genoux flageolent alors qu'il frotte avec une lenteur insoutenable sa longueur contre mes lèvres. Je le supplie :
_ Je vais lâcher, je t'en prie, j'ai besoin de bouger, de m'asseoir… Elles… Elles vont encore tomber.
_ Justement.
Quoi ?
Il poursuit sa torture langoureuse. Mon sexe semble vouloir s'ouvrir pour le laisser passer, et les boules sont là, à l'intérieur, qui pousse et massent mon vagin. Je lutte, pour le contracter, pour les retenir et les ramener au fond de moi.
_ Si elles tombent tu as perdue, souffle-t-il : et je recommencerais avec d'autres.
_ Oh, non…
C'est alors qu'un contact aérien plane sur mon ventre, puis se met à piquer vers le sud. J'ai chaud, la cravate ne me permet pas de voir, d'anticiper les projets de cette main qui descend encore. Le désir me tord les reins et je lutte pour rester en place. L'un de ses doigts effleure ma toison.
_ Non, je halète en m'appuyant contre lui.
Ses dents mordillent mon oreille.
_ Non ? relève-t-il d'une voix traînante en s'immobilisant : tu veux que je m'arrête maintenant ?
_ Non !
_ Je continue ?
Je ne sais plus où j'en suis, ce qui sort de ma bouche. Je hoche la tête.
_ Dis-le moi dans ce cas.
_ Vas-y, je murmure le visage brûlant.
Son index plonge sur mon clitoris, qu'il titille sans ménagement. S'en est presque douloureux alors qu'il se gonfle et s'étire sous les assauts de mon Cinquante Nuances. C'est trop, je m'abandonne à sa caresse, ma main viens se poser sur la sienne, appuyant davantage pour qu'il me pénètre de son doigt.
_ Non, Ana… souffle-t-il en m'en empêchant tu sais ce que j'attends.
Son autre main se saisit de mon poignet qu'il écarte. J'abandonne alors la partie et lâche prise. Les boules glissent puis tombent lourdement sur le sol.
La cravate glisse à son tour de mon visage alors qu'il la dénoue, ses lèvres dessinent une traînée brûlante sur mon épaule. Il me tourne face à lui, ses yeux sombres sont rieurs
_ J'ai gagné.
_ Vous êtes un tricheur, monsieur Grey.
_ Un tricheur ?
Sa bouche fait cette moue, cette mimique qui me fait craquer.
_ Comment veux-tu que je lutte contre toi si je ne peux pas bouger ?
_ Il ne faut pas lutter Ana, mais ressentir.
Ses lèvres m'embrassent longuement :
_ Mets-toi à quatre pattes.
_ Quoi ?
Je m'écarte, incrédule.
_ Ana fais-moi confiance.
_ Qu'est-ce que tu comptes encore faire ?
La nervosité et l'impatiente pointent dans ma voix.
_ Tu as perdue alors je continue de jouer.
_ Mais Christian…
Ses lèvres m'empêchent de poursuivre. Il s'abaisse doucement vers le sol, me tenant par les bras ce qui me force à m'agenouiller moi aussi pour maintenir le contact entre nos bouches. Ses lèvres s'écartent, et il pose mes mains sur le sol. J'ai l'impression d'être un bébé d'un an qui apprend à marcher à quatre pattes.
Il me regarde d'un sourire lascif en reprenant sa boîte.
_ J'ai acheté une nouvelle paire, qui va sans doute beaucoup te plaire.
Je le vois sortir une autre paire de boules rose Barbie.
_ Sympathique cette couleur, je rétorque en me relevant pour mieux voir.
Il me jette un coup d'œil désapprobateur, mais je refuse de rester à quatre pattes. Je regarde les boules fuchsia, elles semblent recouvertes de picots ronds.
_ Ne fais pas la maligne, tu vas voir un peu.
Il se jette presque sur moi, me clouant au sol avec son corps nu, son érection pousse contre la chaire de ma cuisse. Il frotte son nez le long de ma joue, avant de le glisser dans mes cheveux, qu'il respire. Sa main, chaude, parcoure mon buste avant d'entreprendre une chute vertigineuse. Ses doigts s'insinuent en moi sans le moindre mal, frottant ma peau rugueuse et humide. Je retiens un soupire de contentement.
_ Tu es brûlante.
_ A qui la faute ? Je rétorque en le dévisageant.
Un sourire lascif étire sa bouche au moment où il pousse l'une des boules contre mon sexe, qui s'ouvre à l'avale presque aussitôt. Il glisse la seconde également, et les petits picots ronds accentuent les frottements. Je gémis, le visage en feu. Penché au-dessus de moi, il m'observe tout en malaxant le devant de mon sexe grâce à sa main en coupe, posée contre celui-ci. C'est comme si c'était lui qui venait de me pénétrer, les sensations sont étrangement semblables. Plus grosses que les précédentes, les billes prennent plus de place, je les sens par conséquent davantage. Tout cela est un vrai supplice, je me langui du moment où se sera lui qui s'occupera de moi, sans ces jouets…
_ J'aime jouer avec vous Monsieur Grey, mais j'aimerais vraiment que nous passions aux choses disons… plus sérieuses ?
Son sourire s'agrandit, devenant presque pervers alors qu'il murmure, penché sur mon oreille:
_ Justement.
Un léger « clic » résonne et des vibrations m'envahissent. Je lâche un hoquet de surprise alors que mon corps se tend contre le sien, assaillit par les pulsations langoureuses des boules qui s'agitent à l'intérieur de moi.
_ Oh, Christian !
Ses doigts agrippent les miens, et il vient poser mes bras au-dessus de ma tête, m'empêchant de me débattre ou de le toucher. J'halète, comme prise au piège, investie de spasmes qui montent par vagues rapides au creux de mes reins. Vais-je supporter ça ? Va-t-il arrêter avant que je n'atteigne l'orgasme ?
_ C'est trop. Arrêtes, je proteste faiblement.
_ Détends-toi. Ecoute ton corps, il ne demande que ça.
Ses baisers sont doux contre ma gorge alors que je me sens monter davantage, dans un tourbillon de sensations nouvelles. L'une de ces mains lâche mon poignet pour redescendre, ses doigts reviennent tourmenter mon clitoris, sans ménagement. Je tente de resserrer mes cuisses mais ses jambes m'empêchent tous mouvements.
_ Tu es magnifique Ana…
Il se redresse alors, tend le bras vers sa table de nuit où il s'empare d'un emballage plastique qu'il déchire rapidement. Ma vision est un peu trouble, confuse alors que je monte encore, le ventre tordu de désir. Il écarte davantage mes jambes qu'il maintient autour de ses hanches.
Oh mon dieu… Il va prendre avec les boules à l'intérieur ?
Je me crispe sans le vouloir.
_ Détends-toi, me sermonne-t-il gentiment : je vais y aller doucement. Si quelque chose ne va pas dis-le-moi.
Il me pénètre avec une infinie lenteur, son sexe pousse contre les boules et les éloigne plus en arrière, afin de me remplir tout à fait. Un grognement lui échappe, alors qu'il demeure immobile un instant. Sa respiration est rauque alors qu'il entame un lent va et viens. Mon corps convulse sous l'assaut du plaisir. Je ne tiendrais pas longtemps comme ça…
Il s'arrête, me dévisage, ses mains caressant mes cuisses. Il rit, espiègle :
_ C'est étrange : je vibre aussi.
_ Je t'en prie, le suppliais-je : s'il te plait ne t'arrêtes pas.
_ Je ne vais rien faire Ana, c'est toi qui prends les rênes.
Quoi ?!
Surprise, je le vois se pencher d'un côté, me tirant de l'autre jusqu'à ce que ce soit moi qui se retrouve au-dessus. Les boules continuent de me torturer, infatigablement, elles vibrent. Je reste immobile un moment, pétrifiée par ces dernières qui continuent encore et encore de m'investir. Le désir monte, inexorablement, je crois que je vais exploser comme ça sans avoir esquisser le moindre mouvement. Le corps tendus comme un arc, j'affronte l'orgasme qui me submerge avec une rapidité étourdissante. Mes yeux se ferment, et j'encaisse cette déferlante de sensations qui laboure mes reins et remonte jusqu'au bout de mes doigts. Un souffle laborieux s'échappe de mes lèvres, je me sens vaciller puis plonger en avant pour trouver appuie contre Mon Cinquante Nuances.
Les boules vibrent encore, épanchant les derniers instants de mon orgasme. Deux bras m'enserrent, et il me retourne de nouveau, m'allongeant contre le parquet. Il se retire lentement, son sexe toujours engorgé et dur. Il n'a pas eu le temps de me suivre, n'a même pas pus esquisser un seul mouvement. Je me mords la lèvre gênée. Ma déesse intérieure elle, git sans complexes, avachie sur son canapé capitonnée, un sourire lascif sur les lèvres.
_ Désolée… je souffle.
_ Tu n'as pas à t'excuser.
Un « clic » sonore trouble le bruit de nos respirations, les boules s'arrêtent et je ne peux m'empêcher de gémir lorsqu'il les retire doucement. Je parviens à ouvrir les yeux, et tombe aussitôt dans le gris volcanique des siens.
_ Je ne suis pas une bonne joueuse.
Ma remarque le fait sourire.
_ Mais je suis un joueur persévérant.
Mon regard dérive et se heurte à la vision de sa verge, tendue contre son ventre. Il l'empoigne et la guide vers mon intimité, qu'il investit d'une seule poussée. Je lâche un hoquet de surprise, alors que mon corps semble déjà prêt pour un second round. Mes reins brûlent de ce même désir âpre qui m'a habité tout à l'heure.
Le parquet est froid pour ma peau échaudée, et contraste avec le corps brûlant de Christian, qui commence à se mouvoir. Il grogne, ses coudes se posent de chaque côté de ma tête, rapprochant son visage, qu'il vient appuyer contre mon cou. Ses dents mordillent ma peau avant que ce ne soit sa langue qui prenne le relais.
_ Je pensais t'avoir rassasié la semaine dernière, lorsque j'ai dormi chez toi mais pas du tout…
_ C'est toi qui est insatiable !
Un sourire lascif étire sa bouche avant qu'elle ne se pose sur la mienne, tuant dans l'œuf mes objections.
