Liz était en Bas de la côte. Elle était descendue jusqu'à la rivière aux myrtilles. Au-delà, se trouvait l'enfer et elle savait que c'était son destin. Au loin, elle voyait se déplacer des formes humaines en loque et elle ne devinait que trop bien les visages ravagés de ses futurs clients. Elle frissonna mais elle n'avait pas le choix. Résignée, elle emprunta le pont branlant qui tressaillit sous ses pas et elle jeta un coup d'oeil en bas. Elle comprit soudainement pourquoi on l'appelait la rivière aux myrtilles. C'était par dérision. Ce n'était pas des fruits qu'on voyait flotter à la surface, c'était des rats. Des milliers de rats qui batifolaient dans une mélasse putride.
Liz ouvrit les yeux. Encore ce rêve pourri. Elle se redressa et réalisa qu'elle était allongée dans un lit recouvert d'une courtepointe colorée assorti d'une jetée en fourrure rose. La pièce plongée dans une douce pénombre était petite mais dans le coin, un fauteuil rempli de coussins donnait une impression accueillante à la petite chambre.
Où elle était bordel ? Chez un client ?
Mais pour l'instant on s'en foutait. Il n'y avait qu'une seule chose qui importait. Récupérer son jus de verrue.
Elle s'en gardait toujours un peu avant de se pieuter sinon c'était l'horreur. Cavaler pour en trouver alors que le manque lui carbonisait le cerveau, c'était pire qu'un cauchemar rempli de putains de rats. Elle regarda autour d'elle mais ne vit rien qui ressemblait à une délivrance. Bordel de merde … où elle avait planqué sa foutue potion ! Elle n'aurait quand même pas été assez stupide pour oublier d'en garder au moins une gorgée !
Ou alors elle était trop torchée pour y avoir pensé ? Ça, ça se pouvait songea-t-elle avec angoisse. Qu'est-ce qu'elle avait fait hier ? Bordel … elle ne se rappelait de rien du tout. Ça regardait plutôt mal. Peu importe. Il était plus que temps de se magner et de foutre le camp.
Elle repoussa brusquement les couvertures et entendit un cri aigu qui la fit sursauter. Elle releva la courtepointe et dessous, aperçu la jetée en fourrure rose qui se tortillait en couinant. Elle cria de surprise et sauta hors du lit. Bordel c'était quoi cette merde !? Le Bas de la côte n'était jamais à court de surprises. C'était sûrement une foutue saloperie qui était entrée par la fenêtre pour lui sucer le sang pendant qu'elle dormait !
- Mademoiselle Rosenberg ?
Liz se figea stupéfaite en dévisageant la jeune femme blonde en uniforme bleu qui venait d'ouvrir la porte. Bordel c'était qui cette conne !?
- Dans le lit ! Il y a quelque chose ! dit-elle en parant au plus pressé.
La jeune femme sourit et se pencha sur le lit. Avec douceur elle en extirpa ce que Liz avait pris pour une jetée de lit.
- Voici Fluf, votre câlineur attitré.
La créature enveloppa la jeune femme comme une couverture en émettant un doux ronronnement.
- Je m'appelle Thalia et je serai votre toxicomage pour la durée de votre séjour, ajouta-t-elle en souriant.
Toxicomage ? Séjour ? Bordel, elle s'était quand même pas fait ramasser par les aurors ?!
- Ah ouais … dit Liz prudemment. Regardez. Je veux pas faire de problème. Je veux juste m'en aller d'accord ?
- Savez-vous où vous vous trouvez mademoiselle Rosenberg ?
- J'en ai rien à foutre ! Je veux sortir d'ici ! dit Liz en reculant.
- Vous n'avez rien à craindre. Je vous assure que vous êtes en parfaite sécurité.
Liz tassée contre le mur n'en semblait pas du tout convaincue.
- Je crois que tout sera plus simple si … Permettez.
La toxicomage ouvrit la porte du garde-robe sur laquelle était accroché un miroir et Liz se trouva soudain face à son reflet. Elle sursauta devant cette vision d'horreur. Tout d'abord elle ne comprit pas qu'il s'agissait d'elle puis réalisant que la monstruosité l'imitait à la perfection, elle dû se rendre à l'évidence. Putain de merde mais qu'est-ce qui lui était arrivé !?
Sa peau était tellement étirée qu'on aurait dit qu'elle était trois fois trop grande pour elle. Elle pendait de partout comme de la pâte à pizza. C'était affreux mais le plus horrible, c'était son visage. On aurait dit que la peau avait coulé sous son menton, la défigurant horriblement, tirant sur ses yeux qui pendaient misérablement en révélant la chair rouge de l'intérieur.
- Ne vous inquiétez pas. Nous allons arranger tout ça, s'empressa de spécifier la médicomage avant que Liz se mette à hurler. Mais si j'étais vous, j'attendrais un peu avant de sortir.
Liz lui renvoya un regard halluciné de ses yeux distendus.
- Qu'est-ce que … Où je suis bordel !?
- Vous êtes aux veilleurs.
- Quoi ? Aux veilleurs ? Vous êtes sûre ?
La toxicomage indiqua l'araignon brodé sur sa poitrine.
- On ne peut plus certaine, dit-elle en souriant.
Tous les toxicos connaissaient Les veilleurs. C'était la meilleure piaule pour se désintoxiquer peu importe la came que vous preniez mais c'était un truc de riche. En Bas de la côte, rien ne servait d'y rêver.
- Qui est-ce qui m'a envoyé ici ?
- Monsieur Rogue bien sûr. Ne vous en faites pas. Les pertes de mémoires sont fréquentes. Surtout dans l'état où vous étiez.
Sev ? Bordel … qu'est-ce qui lui avait pris à ce cinglé ? Liz regarda le miroir à nouveau.
- Et vous allez arranger ça ?
- Lorsque l'empoisonnement à l'ergot est très important le corps enfle dans des proportions dramatiques mais tout rentrera dans l'ordre si vous suivez le traitement.
- Alors ça veut dire que … je n'ai plus besoin de came ?
- Vous n'éprouverez plus aucun effet de manque physique. Non. Mais la dépendance est aussi psychologique. C'est pourquoi il est essentiel de suivre tout le traitement.
- Ouais mais si … Si je ne veux pas ? Je pourrai partir ?
- Mademoiselle Rosenberg, il n'en tient qu'à vous. La seule question à vous poser est celle-ci : Voulez-vous vivre ou voulez-vous mourir ?
Liz avala sa salive. Bordel de merde … Saleté de Rogue ! Putain d'enculé ! Cet enfoiré voulait se venger et bien bravo ! Cette fois il avait vraiment réussi !
oOoOoOo
- Monsieur le directeur ?
Rogue releva la tête pour dévisager Minerva assise à côté de lui.
- Pomonna vous parle, lui dit-elle avec un regard appuyé.
Rogue se pencha pour regarder le professeur Chourave assise à la gauche de McGonnagal.
- Pardon, vous disiez ?
- Que la rencontre des équipes avec des professionnels était une idée formidable ! dit la professeure. Les poufsouffles ont adorés !
- Ah oui … les rencontres sportives, dit Severus en se rappelant le projet. La vôtre était hier je crois. Pour l'équipe de Poufsouffle il me semble que nous avons invité … un vendeur d'estrade ? Tant mieux si c'est un succès, dit-il avec un vague sourire de circonstance.
Un moment Chourave le dévisagea interloquée puis elle partit d'un grand éclat de rire qui fit admirer la bouchée de lentilles germées qu'elle venait juste d'enfourner.
- C'était vous ? s'étouffa-t-elle entre deux rire, Ce pauvre diable était là à cause de vous ?
Rogue reprit l'air constipé qui lui était naturel.
- J'ai cru bon de parer à toute éventualité, expliqua-t-il.
La botaniste se mit à rire de plus belle.
- Allons Pomonna, reprenez-vous, dit Minerva qui venait de recevoir une lentille.
- Oups, pardon mais … Nous envoyer un vendeur de casse-croûte. Quelle idée Severus … Et Ernest qui a toujours été un si brave garçon.
Chourave hocha la tête d'un air navré.
- Le pauvre ne savait plus où se mettre. Enfin, ça aurait pu être pire. Par chance, il savait jongler avec les bretzels.
- Vous avez donc réussi à trouver un joueur pour visiter l'équipe ? s'informa Minerva avec courtoisie.
- Bien sûr. Cinq.
Cinq … Minerva sourit avec compassion. Elle ne suivait pas vraiment les ligues amateurs mais la politesse voulait qu'elle s'intéresse tout de même aux quelques poufsouffles qui avaient réussi à y parvenir.
- De quelle équipe ? s'enquit-elle.
- Des quatre, dit Chourave en cherchant sur la table de quoi accompagner son pain grillé.
- Des quatre ? dit Minerva confuse.
- Angleterre, Écosse, Irlande, Pays de Galle. De quels quatre voulez-vous que je parle ?
Chourave saisit un rayon de miel qu'elle pressa au-dessus d'un toast tandis que Minerva et Severus la fixaient pétrifiés.
- Vous voulez dire que vous avez eu cinq joueurs de la ligue nationale …, répéta Severus incrédule.
- Mmmm, approuva la botaniste en mordant dans sa tartine.
- Ah.
Minerva jeta un regard paniqué à Severus qui haussait un sourcil inquiet. Elle s'éclaircit la gorge.
- Je n'avais pas remarqué qu'autant de poufsoufles avaient et bien … rejoint les ligues majeures, dit-elle avec un étrange sourire crispé.
- Bha oui, on en a plein. Il y en a aussi un sacré paquet dans les équipes régionales, dit Pomonna qui avait l'air de s'en ficher complètement.
Tandis que le blaireau reprenait un rayon de miel, lion et serpent se dévisagèrent à nouveau sans pouvoir y croire.
- Vous êtes sûre que vous n'exagérez pas un peu ? demanda Severus en pinçant les narines.
- Exagérer ? Mais enfin vous les connaissez, vous leur avez enseigné !
Les deux professeurs firent des mines contrites. Le fait était qu'avec le temps, si on se rappelait assez bien des élèves comme tel, on ne se souvenait pas toujours aussi bien de la maison où ils étaient fourrés.
- Vous vous rappelez sûrement de Jonathan Smith celui qui se faisait toujours des drôles de cornes avec ses cheveux crépus. Il mettait même des clochettes dedans.
Minerva sembla soudain se souvenir.
- Et bien. Pour une surprise … Le gardien de l'équipe d'Écosse. Il a bien changé. J'avoue que je n'avais pas fait le lien …, dit-elle avec un étrange sourire faux. Et avec un nom aussi commun …
- Arielle McMillan ? Vous vous rappelez d'elle au moins ? Elle a fait sauter les dents de Russard en cinquième.
- Elle était à Griffondor il me semble, dit Severus d'un ton bourru.
- Nan. Poufsouffle, assura la directrice des jaunes. Mais elle, elle était à moitié Russe et elle joue avec les Bolchéviques. Et Jonas, Anne-Marie, Mederik, Carlos l'albinos … Vous ne les avez tout de même pas oubliés !
Minerva et Severus se dévisagèrent mal à l'aise. Spontanément, chacun avait attribué ces joueurs à d'autres maisons. Du moment où il y avait un doute sur la provenance d'une recrue à la tête familière, on avait tendance à se s'imaginer qu'elle était n'importe où sauf à Poufsouffle.
- J'avoue que je suis étonné considérant que votre équipe n'a rien gagné depuis des temps immémoriaux, dit Severus qui tenait à le lui rappeler.
La botaniste sourit d'un air entendu.
- Bha, vous connaissez les blaireaux. Il y a toujours trop de bonnes poires pour que l'équipe se démarque. La compétition, les coups fourrés, gagner à tout prix, ce n'est pas leur truc. Mais au travers, il y a toujours des diamants bruts. Tout le monde sait que c'est dans notre maison qu'on trouve les joueurs les plus solides et les plus fiables.
Minerva pinça les lèvres tandis que Severus en absolu désaccord relevait le menton.
- Les recruteurs remarquent les meilleurs joueurs, pas le trophée, continua-t-elle sur le ton de l'évidence. Ils cherchent le talent et ne se laissent pas abuser par les cabotins qui se mettent devant pour faire les matamores, les m'as-tu-vu ou les petits malins.
- Je doute grandement que les recruteurs voient des choses que nous-mêmes n'avons jamais remarquées, dit Severus d'un ton acerbe.
Chourave haussa les épaules sans faire de cas.
- Et bien je ne sais pas mais la ligue nationale compte huit poufsouffles donc …
Severus et Minerva qui n'avaient que quatre et cinq joueurs chacun restèrent tétanisés un instant puis ils se levèrent de concert, bousculant leurs chaises.
- Et bien, je dois aller, hum … corriger des copies, dit Minerva d'un ton cassant. Bravo pour … et bien … pour … vos joueurs.
Severus l'imita, trop choqué pour trouver ne serais-ce qu'une excuse valable et s'en alla à grands pas.
Chourave fronça les sourcils comme si elle tentait de se rappeler quelque chose et l'ayant trouvé, elle recula sa chaise pour leur crier :
- Ah oui ! J'avais oublié Driver, le seul anglais qui joue dans l'équipe internationale. Vous aviez sûrement noté que c'est un blaireau lui aussi ! leur cria-t-elle comme un ultime exemple.
McGonagall tiqua si bien qu'elle faillit manquer un pas tandis que Severus percutait la chaise de Trelawney qui renversa son jus de citrouille partout.
- Excusez-moi, grogna-t-il.
- Je le savais ! Je le savais ! dit la devineresse en secouant ses mains dégoulinantes. En me levant ce matin j'avais un pressentiment. Je ne savais pas ce que c'était mais j'étais sûre que …
Tandis que la professeure expliquait sa vision à un directeur aucunement intéressé, le moine dodu passa la tête au travers la pile de toast et lança un regard malin à sa directrice.
- Ma chère, je ne sais pas s'ils vont s'en remettre. Fallait-il vraiment leur dire pour l'équipe internationale ?
Chourave lui envoya un clin d'œil.
- Une petite leçon d'humilité n'a jamais fait de mal à personne pas vrai ?
Le moine leva son verre à cette bonne parole alors que Severus parvenait enfin à échapper à Trelawney. Aux prises avec une frustration qu'il peinait à endiguer, il gravit les marches qui menaient à son bureau d'une traite.
Il n'était pas né de la dernière pluie ! Depuis combien de temps Pomonna planifiait-elle de lui mettre cela sur le nez ?! Elle avait attendu patiemment en laissant tout le monde croire que les jaunes étaient des ratés puis juste au bon moment, elle avait fait passer ses serpentards pour des incapables !
Oubliant sciemment qu'une stratégie aussi retorse était fort peu probable de la part d'un blaireau –sans compter que ces fichues rencontres avec des pros étaient de son fait - il marcha de long en large en cherchant par quel prodige il allait pouvoir remettre les choses en ordre. Serpentard battu à plat de couture par Poufsouffle ? Au Quiddich ?! Impensable ! C'était beaucoup trop vexant.
L'illumination finit par lui venir enfin. Il n'y avait qu'une explication possible. Chourave s'était trompée. Qui pouvait jurer que les poufsouffles savaient compter ? C'était ça. Aucun doute là-dessus. Retrouvant espoir, il descendit aux archives chercher lui-même les dossiers des anciens élèves et vérifia avec soin les maisons de tous les joueurs de la ligue.
Avec une horreur croissante, il réalisa que non seulement Chourave avait dit vrai mais qu'elle comptait même un joueur supplémentaire. Elle en avait neuf. Quatre de plus que lui ! Ne pouvant y croire, il passa aux équipes régionales et après un travail ennuyeux qui lui donna l'impression d'avoir reçu une retenue, il dû se rendre à l'évidence. Les jaunes dominaient au régional aussi. Douze de plus que lui !
Il resta un long moment immobile et silencieux devant les parchemins en désordre étalés devant lui. L'humiliation était cuisante. Même d'avoir un joueur de plus que Minerva au régional ne lui apportait aucun soulagement.
L'occasion était parfaite pour réaliser que ses préjugés à l'endroit des poufsouffles étaient infondés mais il déduisit plutôt qu'il était urgent d'élaborer une stratégie pour augmenter drastiquement le nombre de serpentards de la ligue. La situation était inconcevable. Il était plus qu'évident qu'il y avait eu de la négligence et qu'une telle aberration devait être redressée de façon musclée !
Il fit disparaître tous les parchemins d'un coup de baguette rageur et se mit à marcher de long en large comme une bête en cage. Malheureusement, il était directeur et comme Minerva le lui avait justement rappelé le mois dernier, il était tenu d'être impartial.
Il bucha sur le problème quelques jours en envisageant toutes les solutions. Il en était à s'imaginer corrompre des autorités quand il retrouva ses esprits et réalisa qu'il était en plein délire. Le directeur de Poudlard essayant de corrompre la ligue en faveur d'une maison ... Ce serait du joli. Il devait se rendre à l'évidence. Le fait était qu'il ne pouvait rien y faire. Soit il versait dans la criminalité, soit il vivait avec l'injure et se contentait d'espérer que la situation se redresse d'elle-même.
Il lui fallut quelques jours de plus pour se faire à l'idée puis il balança un nombre record de retenues à de pauvres blaireaux sans défense et enfin, faute d'autres options, il en prit son parti. Il restait néanmoins avec un sentiment d'échec et d'inachevé. Le genre de sentiment que même un tsunami supplémentaire de retenues abusives n'arriverait pas à faire disparaître.
C'est probablement en partie dans cet évènement qu'il faut chercher l'explication à ce qui se produisit ensuite.
Au fil des quelques semaines qui s'étaient écoulées, il avait eu amplement le temps de regretter le sauvetage de Liz des tréfonds de la Rue des soupirs. Entre autre parce que son coffre-fort de Gringott s'en ressentait sérieusement.
Qu'est-ce qui lui avait prit ? Il ne savait pas vraiment.
Peut-être qu'il l'aidait parce qu'il l'avait cherché si longtemps et avec tant d'angoisse ? Parce qu'il voulait la revoir lucide ? Ou parce qu'il ne pouvait pas accepter qu'elle soit devenue une pareille épave ?
La seule chose qu'il savait avec certitude, c'était que le sentiment d'inacceptable qu'il avait éprouvé en la voyant était semblable à celui qu'il éprouvait maintenant. Il ne pouvait rien faire pour Serpentard mais il pouvait sans conteste faire quelque chose pour Liz qui fut illico retenue comme placebo et se retrouva ainsi à bénéficier d'une attention toute particulière.
S'il s'en était plus ou moins soucié les dernières semaines, elle se trouva désormais au centre de ses préoccupations. Il y réfléchit sérieusement, interrogea quelques contacts puis entreprit des démarches stratégiques. Ce n'est que lorsqu'il fut certain de la marche à suivre qu'il écrivit aux Veilleurs pour demander un rendez-vous avec sa protégée, une cinglée qu'il eut préféré ne jamais croiser.
