CHAPITRE 1 : Une nuit dans les cachots
Point de vu JANE
J'avançais doucement dans la grande salle. Son bureau était une pièce circulaire, comportant plusieurs fenêtres, d'où émanait de l'une d'elles, au coucher du soleil, une lumière rouge éclatant dans tout le bureau.
Je me souviens de ce que j'avais appris dans les livres, que cette salle était décrite comme la plus belle et grande pièce du château. Et je pouvais que confirmer que cela était vrai. Pleins de petits bruits bizarres, remplissaient de curieux instruments en argent, bourdonnants étrangement. Il y avait aussi un énorme bureau aux pieds en forme de Serres, probablement déjà présent du temps d'Armando Dippet. Je pouvais voir avec un immense plaisir Fumseck, un magnifique phœnix sur un perchoir en or. Je jurais intérieurement qu'un jour je le caresserai ! Il y avait également sa Pensine, située sur une petite table basse, le Choixpeau magique, posé sur une étagère. L'épée de Gryffondor était aussi là, conservée dans une vitrine.
Le bureau du directeur disposait d'une cheminée pouvant être reliée au réseau de la poudre de Cheminette. Les murs du bureau étaient couverts de portraits d'anciens directeurs et directrices qui somnoleaient dans leurs cadres. Rien ne m'avait échappé aux yeux.
Alors que j'étais en train d'explorer les lieus, avec un air béa, un raclement de gorge se faisait entendre, ce qui avait pour effet de me réveiller. Je me retournais instantanément, rouge de honte, et vis avec non surprise le professeur de Métamorphose qui me fixait de manière perplexe, je reconnus juste après le professeur Rogue qui ressemblait trait pour trait à Alan Rickman et …
Omg ça y est, il n'y a plus aucun doute, je suis réellement morte ! Ce dernier me toisait durement, dans son regard on pouvait y voir que du mépris et du dégoût.
Je rigolais doucement, je me souviendrais toute ma vie du jour où je suis parti voir le tout premier Harry Potter au cinéma avec mes parents, la scène où Severus Rogue fit son entrée dans la salle, mouvement de cape sexy, chevelure noire rebiquant derrière lui à chaque mouvement de ses pas lourds, remontage des manches, yeux couleur de jais, regard impassible … Mmmmmmmmmh... Il n'y avait aucun doute, j'en étais tombée littéralement amoureuse, enfin je me rends compte à quel point il est stupide de tomber en amour d'un personnage fictif mais bon, j'y peux rien s'il est carrément trop sexy.
D'ailleurs, je me souviens une fois avoir prononcé _ du moins hurler comme une hystérie _ en plein cinéma « Oh mon Dieu, comme tu es beau ‼! » bon, par contre tous les regards de surprise et de dégoût profond, se sont posés automatiquement sur moi. J'avais eu envie à ce moment-là de répliquer : chacun ses goûts et ses couleurs !
Quelquefois ça m'arrivait _ Toutes les nuits _ de rêver que j'étudiais à Poudlard, que le Choixpeau magique m'avait transmise à Serpentard et que je croisais sans cesse cet homme au charme fou.
Une nuit, il se pointa dans ma chambre me souffla à l'oreille : Oh Mademoiselle Summer comme vous êtes belle, comme vous m'excitez . Et après, de sa douceur légendaire, il m'aurait capturé mes lèvres, me donnant un baisé vorace et passionné pour finir, une nuit torride et bien humide.
Sans vraiment m'en rendre compte, et aussi parce que j'étais totalement plongée dans ce rêve, je poussais des petits grognements hystériques. Des " hum Hum ! " De la part du professeur de Métamorphose se faisaient entendre. Soudainement, je reviens à ma drôle de réalité et vis que tous les regards étaient braqués sur moi. Tous me regardaient comme ci qu'il me manquait une case, tous sauf une personne qui marchait en ma direction. Je reconnus tout de suite qu'il s'agissait de Dumbledore et il avait sur lui toujours un sourire rassurant et des yeux clairs, peut-être plus clairs que les miens, des yeux qui semblaient rire de malice.
Une main chaleureuse se posa sur mon épaule. Il m'adressa un autre sourire avant de baisser légèrement la tête.
- Comment trouvez-vous mon château ? Miss Summer ?
Je hoquetais de surprise lorsque j'entendis sortir de sa bouche mon nom de famille. Comment le connaissait-il alors que je ne l'avais pas encore énoncé ? Il dût voir mon visage interrogateur puis se mit à sourire de plus belle.
- Il se trouve que je suis au courant de tout ce qui se passe dans mon château. Je suis même au courant de votre situation. Reprit-il en hochant doucement la tête.
J'ouvris grand la bouche puis posa de furtifs regards vers les autres professeurs qui me regardaient toujours aussi étrangement, puis reporta mes yeux vers le directeur. Je m'apprêtais de lui répondre, quand la vielle chouette me coupa dans mon élan et s'avança à mes côtés.
- Albus, nous ne pouvons garder une Moldu dans le château, nous …
- Minerva, cette jeune femme n'est pas une Moldu, avec toutes les protections que j'ai mises en place elle aurai jamais pu entrer ni même voir mon château. Elle est forcément une nôtre notre.
Un rire loufoque sortit de ma bouche, tous les regards étaient de nouveau braqués sur moi, ainsi que celui du professeur Rogue, qui ne cessait de me fixer méchamment. Tout de suite j'ai arrêté de rire puis reprit un air plus sérieux.
Je n'écoutais plus trop ce qu'ils disaient, la fatigue commençait à m'emporter, mes paupières devenaient lourdes et il était presque insupportable de rester debout...
La discussion prit fin lorsque Dumbledore remarqua mon état de fatigue. L'heure de la délivrance arriva aussitôt.
- Minerva, trouvez une chambre pour miss Summer, demain nous reparlerons en tête à tête. Souffla-t-il en me regardant avec un petit sourire chaleureux.
J'ouvris doucement la bouche. Mais n'eus pas le temps de dire quoique ce soit.
- Mais Albus, aucune chambre n'est disponible ! Soupira Minerva tout en me lançant de temps à autre des regards secs.
Le directeur posa ses doigts sous son menton avant de reprendre.
- Dans ce cas, elle dormira dans les cachots avec Severus, le temps que je construise une chambre de plus.
Le concerné savança rapidement, un mouvement de cape, le regard froid.
- Il en est pas question ! Je ne partagerai pas mon unique endroit, où je puisse avoir la paix, avec cette femme ! Aboya-t-il pour la première fois.
Sa voix était comme dans les films, rauque, profonde et aussi terriblement séduisante …
- Allons allons Severus, reprit doucement Dumbledore afin d'apaiser les choses, il ne s'agit que l'histoire d'une nuit, demain elle aura sa propre chambre.
Severus plissa des yeux.
- Je vous donne, cependant, la responsabilité de veiller sur elle, elle aura besoin de vous, reprit-il en lui adressant un regard malicieux.
Ce dernier arqua un sourcil tout en me fixant en train de jouer avec une mèche de mes cheveux blonds. Je lâcha tout de suite cette lèche puis rougie intérieurement. Il lâcha un soupire puis quitta la salle. Il revint quelques secondes plus tard, les sourcils froncés en ma direction.
- Attendez-vous qu'il pleuve, miss Summer ?!
Je secouais la tête pour me réveiller, puis le suivit sans plus attendre. Un râlement de sa part se faisait entendre lorsque je me suis mise à courir pour le rejoindre.
J'essayais tant bien que mal de suivre cet homme qui marchait à grande vitesse. J'étais pratiquement sûr qu'il le faisait exprès ! Devoir partager son cachot ne lui plaisait pas. Par contre si j'étais cette Lily Evans, là il n'aurait fait aucune histoire pour que je m'installe, bien au contraire ! Alors que mes yeux se baladaient de partout, comme une pauvre fille totalement désemparée, je ne prêtais pas attention à ce qui se passait devant moi puis me cogna très violemment sur le professeur de Potions qui se retourna, le visage irrité. Il se trouvait juste devant la porte de ses cachots, et moi, je me tenais le nez qui me faisait souffrir.
- Faites un peu attention où vous mettez les pieds ! Trancha sa voix rauque, avec toujours cette expression de dégoût sur son visage.
D'un coup de baguette, la porte s'ouvrit laissant place à une odeur de pourriture et de renfermé.
Il y faisait plus froid que le reste du château et la lumière était faible. On pouvait y voir des animaux rangés dans des bocaux le long des murs. Je n'avais qu'une envie, celle de gerber. Cette odeur, tous les animaux morts, les toiles d'araignées, tout cela me donner la nausée. Sans m'adresser la parole il désigna un canapé rempli de poussière, il se trouvait juste en face de la grande cheminée où un feu grignota le bois en silence.
Je compris tout de suite qu'il s'agissait de mon " lit . Je ne pus m'empêcher de faire la grimace.
- N'est est-ce pas assez propre et confortable pour madame ? Peut-être attendiez-vous de dormir dans une chambre de princesse ? Ironisa-t-il de sa voix doucereuse.
- N…non, c'est parfait ! lançais-je en rougissant.
Il était incroyable de voir à quel point cet homme était intimidant. Lorsque l'on est devant la télévision, il semblait être une personne pas tellement effrayante, mais quand on se retrouve seule face au maître des Potion, on se rend très vite compte qu'il dégageait en lui une aura à faire glacer le sang. Sa présence était déstabilisante, déjà due à sa pâleur semblable à un cadavre, un nez long et crochu, une bouche pincée, des cheveux ébène mi-longs et gras qui dégageait une odeur forte. Mais le plus impressionnant était ses yeux. Ils étaient d'un noir profond, un noir que je n'avais jamais vu auparavant, un noir encore plus noir que la nuit. Semblables à des onyx, ils étaient ornés de profonds cernes noirs qui lui donnaient un visage fatigué.
Me retrouver en face de cet homme était pour moi un grand honneur. J'ai longtemps était prise d'amour pour lui, surtout quand on apprend à la fin du film qu'il est en fait un héros, un héros pouvant aimer.
Cette idiote de Lily Evans avait préféré épouser ce James Potter alors qu'il était arrogeant avec tout le monde, particulièrement envers Severus, lui qui était à la base son meilleur ami, le seul qui lui avait appris sa véritable identité et défendu quand les autres se moquaient d'elle ou la traitaient de monstre, notamment sa soeur. Je pouvais y voir dans son regard de glace un semblant de tristesse.
La dureté de ses yeux cachait en fait un très lourd secret. Un secret que seul Dumbledore connaissait. Bon, il y avait moi également et d'ailleurs j'hésitais entre faire comme ci que je ne connaissais rien ou alors, faire la maligne en lui faisant part de mes connaissances concernant sa vie sentimentale.
La première option était la mieux. De toute façon je n'étais pas vraiment du style à me vanter. Non, même imiter la mademoiselle Je Sais Tout comme le faisait constamment Hermione. Sans mot dire, il quitta le salon pour se rendre dans sa chambre en claquant la porte derrière lui, me laissant définitivement seule.
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Point de vu SEVERUS
Jamais de ma si longue vie ennuyeuse je n'ai été confronté à une pareille situation. Devoir partager mes donjons, même ne serait-ce que pour une nuit m'irritait déjà. Pourquoi Merlin ne l'avait-il pas envoyé chez ce fou d'Hagrid ? Peut-être qu'elle aurait trouvé sa minuscule cabane plus propre que mes cachots ! Et d'où venait-elle ? Personne n'avait le pouvoir de se balader dans la forêt interdite sans y être vu ! Elle a eu une sacrée chance que cet idiot de Lupin l'est trouvé, mais encore plus qu'elle ne l'ai pas croisé quand il était encore Lou-Garou !
Assis sur mon lit, je songeais. J'étais curieux de savoir le sort qui lui sera réservé. Albus allait très certainement prendre sa décision ce soir et j'étais prêt à parier qu'il la garderait au château.
Comme tous les matins, je me levais de bonne heure. Étant donné que la rentrée des classes était prévue que dans un mois, j'avais le temps pour préparer mes cours en avance. Je quittais ma chambre pour rejoindre mon salon quand un corps de femme endormie sur mon canapé me rappela avec désagrément que je n'étais pas seul. Je me suis permis de soupirer puis m'installa lourdement à mon bureau. Mon elfe de maison posa délicatement mon petit déjeuner sur la table avant de s'éclipser.
Je travaillais sur mes prochains cours que je donnerais a ces futures cornichons sur patte, puis, en même temps sur la création de nouvelle potion pour remplir les étagères médicales de madame Pomfresh. De temps à autre je déposais de petits regards à la fois curieux que froids vers la jeune femme endormie, puis, sans savoir pourquoi, pris la peine de la regarder en la détaillant. Elle était de taille moyenne, des cheveux blonds comme le blé, tombaient en boucle au-dessus de ses épaules, ils étaient magnifiques et se mariaient très bien avec sa peau qui semblait aussi fine et fragile qu'une poupée de porcelaine. Des lèvres bien dessinées, légèrement rouges, un petit nez grec, de grands yeux en amande qui demeuraient pour le moment clos étaient ornés de longs cils noirs puis pour finir, des sourcils clairs à peine visibles.
Émettre qu'elle n'était pas belle serait se mentir. Je me focalisais sur sa poitrine qui se soulevait lentement à chacune de ses respirations. En plus d'avoir un magnifique visage, son corps qui était caché par ses vêtements Moldu, semblait pas mal non plus. Je détournai très vite mes yeux lorsque je vis ses cils bouger et retournais à mes occupations.
Une fois toutes les potions prêtes, je quittais d'un pas lourd mes cachots, laissant cette gourde dormir, puis pris la direction de l'infirmerie.
- Vos potions sont prêtes.
- Oh Severus vous êtes tellement …
- Avez-vous besoin d'autre chose ? Coupais-je sèchement afin de ne pas avoir le désagrément d'entendre des remerciements successifs.
- Pour l'instant je crois que ça ira. Sinon, j'ai entendu dire qu'une jeune femme a était retrouvée, totalement perdue dans la forêt interdite et qu'elle demeure à présent ici. Est-ce vrai ?
- En effet.
Elle prit un air de chien battu puis s'avança vers moi.
- Comment va-t-elle ? Pauvre petite ça doit être dur pour elle !
Je poussais un soupire intérieurement. Ne pourrait-elle pas se contenter de prendre les potions et me laisser partir sans interrogatoire ?
- Cessez donc de la blâmer de la sorte, elle va bien !
- Oh, reprit brusquement madame Pomfresh, avant de reculer. Bon, très bien alors … Bonne journée à vous Severus.
Je ne pris même pas la peine de lui répondre puisque je quittais enfin cet endroit qui empestait tous ces écervelés qu'elle avait eu l'obligeance de soigner. Je repris direction des cachots quand un bruit cristallin parvint à mes oreilles. Je fronçais les sourcils puis vit avec fureur, cette idiote agenouillée en train de ramasser à mains nues des bouts de verre. J'en conclus qu'il a fallu qu'elle ait le culot de toucher à mes affaires et d'être aussi maladroite que cette sotte de Nimphadora pour chavirer un grand nombre de potion !
- Je suis désolée ! S'écria-t-elle, les yeux remplis de peur. Je n'ai pas fait exprès je … Je voulais simplement …
- Fouiner dans mes affaires ! Coupais-je de manière rigide. Elle se tut puis baissa les yeux. Un rictus sournois se dessina sur mon visage.
- Pardonnez-moi, je vais nettoyer ça je ...
- Relevez-vous et écartez-vous ! Vous allez finir par vous couper ! Idiote !
D'un mouvement de baguette je fais disparaître les bouts de verre sous le regard complètement surpris de cette dernière. Son regard était tel qu'une personne qui voyait de la magie pour la première fois. Je haussais un sourcil puis croisèrent les bras.
- La prochaine fois que je vous surprends en train de fouiller dans mes réserves, repris-je durement tout en pointant ma baguette sous son nez, je me ferai l'heureux plaisir de vous transformer en chimpanzé ! Suis-je clair, miss Summer ?
Elle secoua frénétiquement la tête, toujours les yeux baissés.
-Excusez-moi … Souffla-t-elle tout en relevant doucement ses yeux en ma direction. Des yeux magnifiques en amande de couleur bleue profond. Ais-je la permission de quitter les cachots ? J'aimerais me rendre à la grande salle, je n'ai pas mangé depuis hier soir.
- Il en est pas question !
Il était hors de question que je laisse cette idiote se promener seule dans le château au risque qu'elle se perde. Non pas que je m'en soucie, bien au contraire, ses problèmes étaient pour moi le cadet de mes soucis, mais je ne voulais pas avoir des problème avec Albus, étant donné que je j'étais contraint de veiller sur elle. Je la vis alors faire une moue de poisson qui venait tout juste de sortir de l'eau, puis leva les yeux au ciel.
- Cessez de me regarder de la sorte et comprenez que je ne peux me permettre de vous laisser gambader dans le château au risque qu'il vous arrive quelque chose. Et sotte que vous semblait être, je ne voudrais pas avoir des problèmes en plus !
- Mais que voulez-vous qu'il m'arrive de plus ? je suis déjà morte, je ne vois pas comment je pourrai mourir une deuxième fois ! Se permit-elle de répondre en haussant le ton.
Un haussement de sourcils sur mon visage apparut. Que voulait-elle dire par " je suis déjà morte alors "qu'elle était en chair et en os ? se prenait-elle pour un fantôme ou était-elle parfaitement idiote comme j'en ai conclu ?
- Miss Summer…
- Mon nom est Jane !
Je m'apprêtais à lui rétorquer de la façon la plus désagréable que possible que je me moquais éperdument de la façon dont elle s'appelait, quand quelqu'un toqua à la porte.
- Entrez … Répondis-je d'une voix lasse tout en caressant l'arête de mon nez.
Il ne manquait plus que cela. Voilà que Lupin vient lui aussi me casser les pieds.
Décidément cette année commençait déjà à me taper sur les nerfs, ne pouvais-je pas avoir un moment à moi ? un moment où je puisse être seul sans être obligé de recevoir de la visite indésirable ? Mon regard de glace rencontra celui doux, trop doux, de mon ancien camarade de classe, j'essayais de l'intimider, ce qui marchait avec tout le monde, mon seul et unique atout pour faire fuir tous ceux que je ne souhaitais pas voir.
Décidément, la nature m'avait offert une chose irréprochable. La laideur et la froideur.
- Bonjour Severus, mademoiselle. Un sourire étira ses lèvres, puis, je pus voir avec énervement qu'elle aussi avait un petit sourire caché sur son visage.
- Professeur... Lupin… Que me vaut ce … Plaisir de vous voir.
- Inutile de faire semblant d'être heureux de me voir ici, au château, je viens simplement aux nouvelles. Il s'avança vers cette soit disant Jane puis pris doucement sa main dans la sienne. J'ai appris que vous avez passé la nuit dans les cachots, pourquoi ne m'avez-vous rien dit ? J'aurais pu vous offrir une chambre bien plus confortable, mais surtout une compagnie plus agréable, reprit-il en faisant allusion à ma gentillesse légendaire.
J'allais lui rappliquer de la façon la plus sadique qu'il soit, celle qu'il ferait mieux de se mêler de ses affaires et qu'un monstre de son genre n'avait pas sa place à Poudlard mais cette idiote était plus rapide que moi et osa lui faire face.
- Ne vous inquiétez pas pour moi, les cachots sont loin d'être désagréable, bien au contraire, j'ai bien dormi et je n'ai, pour le moment, aucun problème avec le professeur Rogue. Tout va trés bien.
Piqué par son orgueil je vis avec un petit sourire de satisfaction, qu'il était à court de mots.
- Heu ... Très bien, dans ce cas, je n'ai plus besoin de m'inquiéter. Bonne journée à toi Severus, mademoiselle.
Il quitta enfin mes cachots, puis d'un coup de baguette magique, un gaz désodorisant imprégna dans tous mes cachots, de peur qu'ils empestent " le chien mouillé " !
Je me retournai vers cette femme qui avait eu le culot de répondre, de façon plutôt intelligente, je dois le dire, à ce cornichon, puis croisa une légère grimace sur son visage. Une main était posée sur son ventre et ses jambes tremblaient. Je levais les yeux au ciel tout en me remémorant qu'elle avait faim et que je devais, bien évidemment, jouer les chaperons en la guidant dans la grande salle.
Un soupire de lassitude sortie de ma bouche. Puis d'un mouvement de cape, j'avança vers la sortie.
- Suivez- moi !
Elle leva les yeux puis croisa mon regard de glace.
- Où allons-nous ?
- Manger ! À moins que vous préfériez mourir de faim !
À suivre ...
