CHAPITRE 3 : Le destin
On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène, ce que la plume du destin a écrit, tout l'art des hommes ne peut l'effacer. Il n'y a pas un seul endroit sur terre où tu puisses échapper à ton destin, ni le combattre, parce qu'il est invincible.
Point de vu JANE
Je suivis Severus, nous marchions tous les deux dans le plus grand des silences. Seul le bruit de nos pas se faisait entendre. J'avais un peu de difficulté de le suivre, étant donné que je portais des talons vertigineux et qu'à force, des ampoules commençaient à apparaître. J'essayais du mieux que je pouvais de garder un visage " normal " puis essayais de suivre le mouvement. Il était étrange d'apprendre que même après la mort, on pouvait ressentir la douleur, et encore même, les besoins secondaires comme la faim par exemple. Un sourire se dessina sur mon visage lorsque j'ai su que nous étions enfin arrivés. Je me suis prise la porte en beauté lorsque Severus l'ouvrit et oublia de la tenir lors de mon passage. Enfin oublia, je suis prête à parier qu'il l'avait pas exprès, d'ailleurs un sourire satisfait apparu sur son visage. _ Maudite chauve-souris au nez crochu ! _
- Très drôle … Vraiment très drôle ! marmonnais-je en serrant les dents.
Il ne prit même pas la peine de se retourner pour me demander si j'allais bien ou même alors me faire part d'une de ses remarques désagréables, comme à son habitude. Non, il ne fit rien, il continua simplement d'avancer dans la salle puis pour finir, s'asseoir à sa place habituelle. Je repris également mon chemin puis avança dans la pièce tout en balançant mes yeux de partout. Cette salle était vraiment très belle, très grande.
Si j'avais bonne mémoire, cette salle était l'une des plus grandes du château. En temps normal, les quatre longues tables où les élèves prenaient leurs repas sont installées côte à côte. Au fond de la pièce se trouvait la Grande Table . J'étais en train de sourire lorsque je vis le regard chaleureux de Dumbledore sur moi. Je me souviens également qu'il arrivait qu'elle prenne une autre disposition lors de certains événements comme les bal de Noël, les examens. Le plafond était magique, il reflétait le temps qu'il faisait à l'extérieur et des bougies volantes éclairaient la salle.
Mes souvenirs étaient en fin de compte excellents. Tout y était, exactement comme J.k Rowling avait l'avait décrite.
Je quittais mes rêves puis réalisa que tous les regards étaient posés sur moi. Je gloussais intérieurement puis avança doucement vers Severus qui me fixait durement. J'aurai très bien pu choisir une autre place, mais hélas, je n'avais pas le choix, toutes les autres étaient occupées. Évidemment, pestais-je dans ma tête, qui aurait voulu s'assoir aux côtés du grand méchant Severus Rogue ?
Moi en tout cas, ça ne me dérangeait pas. Au contraire, mais lui par contre, ne semblait pas partager mon avis. Son regard était encore plus noir que la nuit et glacial que la glace elle-même. Un petit sourire se dessina sur mon visage lorsque mes yeux clairs rencontrèrent sans vraiment le faire exprès ses onyx noirs et perçant tel qu'un corbeau.
Mon estomac gargouillait, je n'en pouvais plus d'attendre, j'avais trop faim, mais cette douleur disparue lorsque un festin digne d'un roi apparut sous mon nez en une seconde. Tout de suite, je me suis mise à sourire puis attrapa ma fourchette et mon couteau et attaqua les plats. Je pouvais voir du coin de mon œil les petits regards moqueurs du maître des potions puis haussa les épaules. Quand j'avais faim j'avais faim !
Alors que j'étais en train de savourer tous les plats posés devant mes yeux, une petite silhouette avança vers moi. Je reconnus tout de suite qu'il s'agissait du professeur Chourave et ne pouvais m'empêcher de lui sourire lorsque celle-ci m'adressa un regard chaleureux.
- C'est donc vous la petite qui s'est perdue dans la forêt interdite ? toute l'école ne parle que de vous !
Je me suis mise à ouvrir la bouche en grand puis à rougir. Les nouvelles vont vites à ce que je vois …
- Toute … L'école ? Bredouillais-je en serrant ma fourchette.
Elle rigola face à mon regard pourpre de honte puis posa une main amicale sur mes épaules.
- De quelle maison appartenez-vous ?
J'ai tout de suite compris qu'elle faisait allusion aux quatre maisons qui représentaient Poudlard. Un sourire se dessina sur mon visage. Je me suis toujours imaginé d'être dans le monde de J. K. Rowling, que l'on me pose soigneusement le Choixpeau sur ma tête puis pour finir entendre le nom de la maison dans laquelle on allait me donner. Une maison à laquelle j'allait appartenir pour toujours. J'ai toujours rêvé d'être chez les Serpentard, pourquoi à votre avis ? Inutile de préciser à quel point j'étais tombée follement amoureuse du professeur Rogue au point même de vouloir appartenir dans sa propre maison.
Il n'y a pas longtemps je suis tombée par hasard sur le site PotterMore et répondu par la suite aux questions. J'ai eu pour maison Serpentard, le Patronus, le cheval, et une baguette de taille moyenne faite de plume de Phoenix. Un jeu bien constructif qui fait, mine de rien, passer le temps. Le destin fait finalement bien les choses.
De nouveau je quittais mes songes pour revenir à ma drôle de réalité lorsque un raclement de gorge se faisait entendre. Severus commençait à perdre patience face mon esprit qui avait tendance a s'éclipser aussi facilement.
Que voulait-il après tout si je passais plus mon temps sur la lune que sur terre ?
- Je ne suis pas une sorcière, en fait je suis …
Je n'eus pas eu le temps de finir ma phrase que cette dernière me coupa gentiment.
- Vous êtes une sorcière, autrement dit vous ne serez jamais rentrée dans le château.
Je fronçais légèrement les sourcils puis leva la tête. Oui bien sûr, que suis-je bête, évidemment que je suis une sorcière, avant de mourir mon âme m'a conduit ici et me voilà totalement comblée. Enfin presque, mes amis me manquaient, notamment Éva. Le fait de me savoir morte à dû lui briser le cœur et cela me rendait tellement triste. Tout cela ne serait pas arrivé si je n'étais pas sorti en boîte. J'aurais mieux fait de rester chez moi, regarder ma série Buffy contre les vampires ou alors Game of Thrones, mais non, je suis sorti avec mon amie et maintenant me voilà dans l'univers de J. K. Rowling sous forme de mi-vivante mi-morte. Mais d'un coté, être ici était plutôt une chance.
Enfin ..
Je ne savais plus trop si je devais qualifier cela comme une chance ou le contraire. Tout cela semblait si extraordinaire, mais en même temps étrange
j'hochais doucement de la tête puis reporta mon regard dans mon assiette ou un morceau de steak reposait entre des pommes de terre et de la salade. Je levais lentement les yeux puis tourna la tête. Je croisais le regard impassible du professeur Rogue puis hoqueta.
- Bon appétit, soufflais-je avant de rougir comme une tomate.
Ce dernier arqua un sourcil puis coupa doucement son steak sans mot dire. En fait, il ne faisait aucun bruit, même ses couverts restaient silencieux. Face à ce regard tellement sérieux, je ne pouvais m'empêcher de rigoler.
.
.
Après avoir fini de manger et une fois Severus partit, je quittais à mon tour la grande salle puis marchais dans les grands couloirs du château en chantonnant. Je croisais sur mon passage plusieurs professeurs et les saluais avec un petit sourire.
J'essayais de trouver le chemin qui me mènerait droit aux cachots, non pas parce que j'avais une folle envie de voir Severus, mais parce que que j'avais laissé toutes mes affaires et je souhaitais m'assurer que rien n'était cassé, plus particulièrement mon Mac adoré.
Ce fut au bout d'une bonne heure que je suis parvenue à entrer dans les cachots. il va s'en dire que Poudlard est une très grande école et qu'il était très difficile pour moi de retrouver mon chemin.
Je comprenais mieux à présent pourquoi Harry et Ron se pommaient toujours lorsqu'ils étaient en première année ! Un vrai labyrinthe ce château !
- Il serait trop difficile pour vous de prévenir avant d'entrer ?! Surgit une voix rauque qui me fit instantanément sursauter. Des onyx noirs semblaient transpercer la noirceur de la salle. Un mouvement de cape se faisait entendre suivit sur des bruits de pas. La silhouette du sorcier apparut devant moi en montrant au passage un visage mécontent.
- Désolée. Coupais-je en levant les yeux au ciel. J'ai laissé toutes mes affaires ici, je suis simplement venu les reprendre.
Severus haussa un sourcil puis avança vers moi, de manière lente et effrayante.
- Vraiment ? Et puis-je savoir ce qui se cache dans votre sac ?!
- C'est privé ! Lançais-je en attrapant mon sac et en le protégeant contre mon torse.
Les traits sur son visage se crispèrent. J'ai tout de suite compris que je n'aurai jamais dû hausser le ton, mais je n'avais aucune envie qu'il se mêle de ma vie privé. j'avais horreur que l'on fouine dans mon sac, aprés tout, qu'elles femmes aimeraient qu'on lui fasse cela ?
Pendant que je reculais, il avançait. Son regard sombre plongé dans le mien. D'un coup de baguette mon sac s'envola et atterrit dans les mains du maître des potions.
- Hey ! Rendez-moi mon sac ! Vous n'avez pas le droit ! Hurlais-je, stupéfaite.
Un rictus amusé se dessina sur ses lèvres. J'en revenais pas de ce qu'il venait de se produire, de me faire. Comment avait-il osé m'arracher des mains mon sac, ma vie privée ?! Sans compter qu'il semblait trouver ce petit jeu hilarant.
- Il se trouve que vous vous trouvez dans mes cachots, tous les droits me reviennent. Répondit-il d'une voix doucereuse, plongeant ce regard sombre, indéchiffrable dans le mien.
Et alors, était-ce une raison pour se permettre de fouiller dans mes affaires ? Je croisais les bras puis levais les sourcils. Ma colère s'est mise à accroître quand je le vis en train de fourrer son nez crochu dans mon sac puis sans crier gare, le retourna et vida le contenue par terre. Mon rouge à lèvres roula lamentablement pendant qu'il était en train d'étudier mon Samsung galaxie 5. J'ai cru mourir d'une crise cardiaque quand je vis ses gros doigts appuyés sur mon écran, cherchant probablement à le faire fonctionner.
- Arrêtez ce n'est pas un joué !
Ayant peur qu'il casse mon écran , je me suis interposée tout en l'arrachant des mains. Évidemment, monsieur n'avait pas apprécié mon geste, son regard dur en disait gros, mais aucun son ne sortait de sa bouche.
- Il me reste encore de la batterie, repris-je doucement, afin d'éviter d'accroître sa mauvaise humeur, si vous voulez je peux…
- Non, coupa-t-il, inutile que je perde mon temps. Tous ces objets moldus ne m'intéressent guère. D'un mouvement de cape il se retourna, ses cheveux suivaient le même rythme et de tout cela de manière souple et gracieuse. Sexyyyyyyyyy. Une folle envie de lui sauter dessus et de recouvrir son visage parfait de bisous me passa par la tête.
J'ouvris légèrement la bouche puis rougie. Ce geste a toujours eu pour effet de me faire fondre. Je me souviens les fois où je regardais les films Harry Potter avec mon amie, les cris hystériques que je poussais lorsque le grand Severus Rogue faisait son apparition.
- Ôtez-moi cette expression béa de votre visage et venez ramasser vos affaires qui n'ont rien à faire par terre ! Surgis sa voix qui me fit, une énième fois sortir de mes songes.
J'aurais très bien pu rétorquer que c'était à lui de le faire, puis que c'est lui-même qui les a chaviré , mais le retins, je ne voulais pas provoquer sa colère, le connaissant plus que par coeur je savais à quel point qu'il ne valait mieux pas jongler avec ses sauts d'humeur.
Je levais discrètement les yeux au ciel puis soupira.
Je soupirais une énième fois quand je vis un rictus satisfait et moqueur se dessiner sur ses lèvres, lorsqu'il me vit agenouillée, en train de ramasser mes affaires et les remettre soigneusement dans mon sac. Enfin soigneusement, je n'ai jamais été très soigneuse dans ma vie, bordélique était plutôt mon adjectif. Je pouvais voir tout en ricanant un haussement de sourcils de la part du maître des potions quand il vit la façon donc je rangeais mes affaires. Aaaaaah c'est vrai, monsieur est extrêmement maniaque, du moins c'est ce que les livres disent ! Mais je constate aujourd'hui, par moi-même, que son donjon était loin d'être propre, donc qu'il ne me fasse aucune remarque !
- Gardez vos remarques désagréables pour vous, miss Summer ! Brisa, Severus le silence qui avait eu lieu.
La Legilimancie… Soufflais-je dans ma tête. J'avais complètement oublié qu'il était extrêmement doué dans ce domaine. Je devais impérativement trouver le moyen de bloquer mon esprit avant que cette … Chauve-souris ne continue de s'y infiltrer sans mon consentement !
.
.
Point de vu SEVERUS.
Sachant que cette petite écervelée n'avait rien avalée la veille, j'ai été contraint de l'accompagner dans la grande salle. Je pouvais deviner, avec sans trop de difficulté, mais aussi avec désagrément, que ses petits yeux espiègles se baladaient de partout, traînant au passage le pas, rendant la marche encore plus désagréable qu'elle ne l'était déjà. Sans compter les escarpins quelle portaient aux pieds. Une horreur. La délivrance arriva au moment même où nous sommes arrivé devant les portes de la grande salle. J'ouvris les portes en grande vitesse et vis, avec lassitude, mais à la fois d'un regard amusé, celles-ci se refermer au moment même où elle voulait passer . « Il ne fallait pas non plus qu'elle s'attende à ce que je lui tienne la porte ! »
Un regard noir de sa part transperça mes yeux. Un regard qui ne provoqua chez moi, aucune peur, ni trouble, il fallait s'en dire que j'en étais en quelque sorte immunisé, puisque je passais le plus clair de mon temps à essayer de manipuler le seigneur des ténèbres et défier par la suite son regard assassin et dépourvu d'âme. Je maîtrisais à la perfection mes émotions.
Ne voulant ni me faire passer pour un homme bon, ni même défier les regards des autres, je laissais cette jeune femme, elle avait une main posée sur son nez et semblait honteuse, je me dépêchais de m'asseoir.
Tout doucement, elle marcha dans l'allée tout en posant ses yeux partout. Une expression d'émerveillement et de timidité apparut sur son visage. Elle avait des courbes gracieuses et une démarche presque féline. Sa chevelure blonde descendait en cascade au niveau de ses épaules suivait chacun de ses mouvements agiles.
J'avais presque du mal à m'en détacher des yeux, elle était si belle et semblait si innocente, je me demandais même comment une femme qui, paraissait aussi fragile, aurait pu rester en vie avec toutes les créatures qui abritent la forêt interdite, ou bien même, comment pourrait elle survivre si le seigneur des ténèbres s'attaquait à Poudlard ? D'autant plus elle ne semblait rien connaitre dans le domaine de la magie. Je fronçais les sourcils puis leva légèrement la tête. Cette petite devait partir, loin de Poudlard, mais surtout, loin de moi. Il me faudrait impérativement en parler avec Albus, lui aussi devait songer à prendre une décision, une bonne décision concernant cette jeune femme. Il devait agir.
Une délicate odeur sucrée vint me sortir de mes songes et titiller mes narines. Une odeur de miel apparue. Une senteur que j'appréciais beaucoup, provoquant en moi des images dérivées de ce produit qui me mirent l'eau à la bouche. J'ouvris un peu plus les yeux et me rendis tout de suite compte que cette délicieuse senteur provenait de cette mystérieuse femme qui avait eu la bonne idée de s'installer à mes côtés. Je pris une grande inspiration puis ignora sa présence.
Je pouvais sentir ses regards timides sur moi. Je faisais de mon mieux pour rester concentré dans mes pensées qui s'avéraient plus utiles, d'ailleurs, madame Pomfresh aurait très bientôt besoin de moi pour que je lui fabrique de nouvelles potions. Étant donné que la rentrée est proche. Tout ce temps perdu, toutes ses potions gaspillées et tout cela pour ses maudis cornichons sur pattes !
Les plats arrivèrent, je pouvais voir avec un sentiment que je ne saurais décrire, un sentiment qui ressortait à la fois de la surprise, du mépris et du dégoût, cette gourde dévorer tout ce qui lui tombait sous le nez. Pendant quelques secondes nos regards se sont croisés. Elle baissa les yeux la première, j'aurais pu jurer que ses pommettes avaient pris une teinte plus rose. Un sourire moqueur se dessina sur mon visage avant que je le reporte vers mon assiette. Elle avait de la nourriture entre les dents et de la sauce tout autour de ses lèvres.
Cette femme avait autant de classe que le chien d'Hagrid, Sans exagèration !
Après avoir terminé mon assiette, j'ai pris la direction de mes cachots. Le seul endroit où je pouvais trouver le calme et la solitude. Du moins avant que Dumbledore n'est eut l'idée d'accueillir cette femme qui, sans gêne, se permit d'entrer sans mon consentement. Elle souhaitait reprendre ses affaires, m'avait-elle dit d'une petite voix à peine audible. Curieux de nature, mes yeux se sont automatiquement posés sur le sac qu'elle tenait fermement dans ses bras. J'eus un sourire sadique quand l'idée de le prendre et de fouiner dans ses affaires me sortait à l'esprit. Après tout, n'avait-elle pas eu l'audace, ce matin même, de fourrer son petit nez dans mes réserves ? Sans compter le nombre de potions qu'elle avait brisées dû à sa maladresse ! Œil pour œil, dent pour dent, pestais-je.
- Hey ! Rendez-moi mon sac ! Vous n'avez pas le droit ! Hurla-t-elle, les yeux écarquillés, le teint rougeâtre et les sourcils froncés
Un sourire sarcastique se dessina sur mon visage avant de lui rappeler, de ma voix doucereuse qu'elle se trouvait sur mon territoire et que tous les droits me revenaient . Elle prit un teint encore plus pourpre puis croisa fermement les bras.
Poussé d'une grande curiosité, mais aussi parce que les inventions des moldus me fascinaient en secret, je renversais tout le contenu de son sac puis quelque chose de doré et rectangulaire me tapa dans l'œil. Sans vraiment savoir quelle mouche lui avait donc piqué, un cri hystérique sortit de sa bouche puis m'enleva des mains l'objet que j'étudiais.
Ne voulant pas lui faire le plaisir de partager un moment de plus en sa compagnie, je décidais de lui répondre sèchement, que son univers moldu ne m'intéressait strictement pas et préférais tourner les talons, je voulais être seul. La solitude était pour moi le seul réconfort avec la vie.
- N'en avez-vous donc pas assez ? Reprit-elle derrière mon dos, les bras toujours croisés contre son torse.
Je haussa un sourcil puis ne pris pas la peine de me retourner. Je ne voulais pas lui faire ce plaisir là, ni même perdre mon temps.
- Pourquoi faut-il toujours que vous vous montrez insociable avec tout le monde alors que je sais que vous en valez bien plus ?
Brusquement, je me suis arrêté. Très lentement je me retournais puis croisa son regard mi-colérique mi-désolé. De quel droit cette petite idiote se permettait de me juger de la sorte alors qu'elle ne me connaissait pas ?! Je sentais la colère monter en moi et dû faire un grand effort pour contrôler mes ardeurs.
- Je suis désolée. Se rattrapa-t-elle en baissant la tête. Je ne voulais pas dire cela. Elle releva ses yeux puis longea son regard clair et lumineux dans les miens. Mais si vous avez besoin de quelqu'un pour vous confier, ou même tout simplement une amie, je suis là. Reprit-elle d'une voix plus douce et timide avant de tourner les talons et quitter par la suite mes cachots.
Je suis resté sur place sans bouger et sans mot dire. Cette petite était vraiment étrange, prétendre que j'avais désespérément besoin de me confier en quelqu'un, était une belle sottise. Dans tous les cas, je ne voulais rien savoir d'elle.
Je n'accordais ma confiance en personne, ainsi personne ne pourra jamais me décevoir.
Pourquoi Merlin a-t-il fallu que le destin m'envoie une femme pareille ?
A suivre ...
dites-moi ce que vous en pensez ;)
Bonne journée\ soirée.
Et on pense a m'écrire une review, pour me faire part de vos avis, même négatifs, je serai contente ^^
