CHAPITRE 5 : Amis ?
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Point de vu SEVERUS
Enseigner m'agacait , les élèves m'agacaient et mes collègues m'agacaient également. Je ne comprendrais jamais la décision d'Albus. Héberger une parfaite inconnue sous prétexte qu'elle n'a nul part ou aller, m'agacait et cela encore plus ! Mais à quoi bon répéter cette phrase sans arrêt, puisqu'elle ne partira pas. Pour cela faudrait qu'elle commette un acte formellement interdit, inscrit dans le règlement de l'école.
Peut-être devrais-je forcer le destin pour que cela arrive...
Alors que je marchais dans les couloirs sombres de l'école, en direction de mes cachots, le seul endroit qu'il existe dans ce monde si ennuyant, capable de me donner une once de repos et de gaieté, je vis la porte de sa chambre entrouverte ou une petite lumière éclairait à peine la pièce. J'eus la curiosité d'ouvrir la porte puis constata qu'elle était vide. Je vis un sac posé sur son lit. Il était ouvert. Fouineur comme je suis, je découvris tout un tas d'objet étrange, puis alors que celui-ci tomba par terre sous un bruit sourd, je vis un livre, je le ramassa puis haussa les sourcils. " Roméo et Juliette". J'ai à peine lu le résumé que celui-ci me donna déjà la nausée. La dernière fois que j'ai mi le nez dans ses affaires s'était la fois ou elle s'est permise d'entrer dans mes cachots sans y être invitée. Elle n'avait pas appréciait que je prenne son soit disant téléphone et moi encore moins qu'elle est osé me donnez des ordres et me lancer des regards insolants.
Je ne savais pas qu'elle lisait ce genre d'ouvrage. J'étais en quelque sorte surpris. Du moins maintenant que j'y pense, non. Je comprenais à présent d'ou venait sa stupidité. Je ne comprendrais jamais les moldus et leurs goûts littéraires. J'étais bien trop habitué de lire des livres hautement cultivés que voir ce genre de bouquin, me répugnait. Dans quel monde nous vivons, je me le demande encore.
Stupide Moldu. Stupide planète.
Ou es-tu passer, belle époque ?
Je quittais sa chambre pour aller enfin trouver du repos, là ou personne ne pourrait m'ennuyer. Ni même cette stupide blondasse.
Qu'elle ose !
Si je pouvais rester le restant de mes jours cloisonner dedans, je le ferais. Hélas, tout ce que j'ai souhaité dans la vie, je ne l'ai jamais obtenue. Dire que ma vie est faite ainsi. Parfois je maudissais la personne qui a écrit mon destin. Comment peut-on se permettre d'imaginer une telle vie ?
Vite que je rejoigne mes donjons, plus vite j'y serais et plus vite je pourrais trouver un brun de bonheur à ma si longue et ennuyeuse vie de professeur de potion.
- Oh Severus !
Merlin. J'ai parlé trop vite.
Je poussais un long sifflement de lassitude lorsque la voix de Pomfresh agressa mes oreilles.
Que me voulait-elle encore ? Ne pouvais-je pas avoir le plaisir de rejoindre mes donjons, en paix ?! Je l'entendis courir, puis m'arrêta à contre coeur quand cette dernière poussa des soupirs pour reprendre sa respiration.
- Severus... oufff...
Elle s'adossa contre les murs du château puis une fois qu'elle est reprit tout son souffle, elle continua.
- J'aurais besoin de plus de potion anti-douleur, quelques élèves se sont blessés lors des entraînements au Quidditsh...
J'eus un haussement de sourcils. Les voilà quelques jours rentrés qu'il y a déjà des blessés ? Si cela tenait qu'a moi aucune potion d'apaisement ne leur serait donné !
Sals gamins ! Des incapables !
- Est-ce que vous pouvez m'en fournir le plus rapidement que possible ? Elle m'adressa un regard presque suppliant.
- Je verrais demain. Avais-je répondu sous une intonation glaciale.
- Bien entendu ! Bonne soirée, Severus !
J'espérais passer une bonne soirée avant qu'elle ne vienne me demander du travail supplémentaire. Comme ci que perdre mon temps à enseigner pour ses cornichons sur pattes n'était pas suffisant. Alors que j'étais en train de chercher tous les ingrédiens pour la livraison, qui, j'espèrais au plus profond de moi, serait faite demain, afin que je puisse passer à autre chose, je remarquais qu'il me manquait quelque chose, du percil enchanté. Un grognement sourd sortit de ma gorge.
Demain, j'irais voir Chourave.
Quelle fut ma surprise lorsque je suis allé lui rendre une très courte visite.
- Et bien mademoiselle Summer, je crois vous savoir trouver votre toute première mission. Prenez cette pince et découpez-moi quelques tiges. Faites très attention, les plantes enchantées ne se laissent pas couper aussi facilement, elles se défendront dés qu'elles sentiront une menace !
J'eus un soupire d'agacement, voir cette ecervellée ici, savoir qu'elle était en train de me faire perdre mon temps, avait le don de me mettre de mauvaise humeur. Je la voyais en train de se débattre avec les persils enchantés et esperais au plus profonde de moi qu'elle abandonne. Les mains dans la terre, toute abîmées, sa robe de couleur bleue devenue toute sale et ses cheveux blonds, collés sur son front lui donnant un aspect encore plus pathétique. Voulant rendre les choses plus amusantes, et aussi parce que j'étais las de rester ici à regarder cette sotte, je murmurais quelques incantations, rendant les plantes plus agressives et la chose plus difficile.
Ce fut au bout d'une quinzaine de minutes qu'elle réussie sa première mission. Essoufflée, blessée et sale, elle s'essuya le front dont sa sueur perlait le long de sa fine peau. Je regardais cette femme comme ci qu'elle était la chose qui me répugnait le plus dans ce monde. Et c'était le cas, elle me répugnait au plus haut point. Je n'aimais pas ces manières, sa façon de regarder les gens, de s'exprimer. Au fait, rien d'elle ne me plaisait.
- Voilà, je crois que ça suffira, souffla-t-elle en se relevant, grimaçant lorsque des douleurs lançaient de façon brutal dans tout son dos.
- Et bien ma petite, pour une première fois, je trouve que vous vous en êtes bien sortie, n'est-ce pas Severus ?
Cette dernière m'adressa un regard noir. Elle avait compris mon manège. Je ne regrettais rien.
J'émis un petit rictus amusé à la place d'une réponse.
- Le persil enchanté est l'une des plantes les plus agressives que je cultive, je pense que vous êtes capable de m'aider d'avantage. Enfin, si vous le voulez bien.
Elle afficha un sourire qui me donnait plus envie de vomir qu'autre chose.
- Bien sûr que je le veux !
Elle se retourna vers moi, toujours avec cet air débile sur son visage.
- J'espère que cela est suffisant, si il vous en faut plus, je serais ravi de vous en apporter !
Ses grands yeux bleus fixèrent les miens, comme ci qu'ils attendaient qu'ils se mettent à exprimer la même joie. Mon regard resta de glace. Il n'était pas question de rire. Tout ce que je voulais s'était de retourner dans les bas-fonds du château et sa démisison. Je voulais qu'elle parte, loin de l'école et surtout loin de moi !
Elle me donna en perdant son sourire son panier remplit de persil puis recula.
- Allez donc vous rafraîchir un peu mon enfant, souffla Chourave.
Je la vis hocher la tête puis quitter le jardin enchanté d'un pas rapide.
- Vous devriez avoir honte, torturer cette pauvre petite est scandaleux ! Lança-t-elle une fois que Jane ait quitté cet endroit.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez, avais-je répondu en croisant les bras.
- Ne faites pas l'innocent Severus, je suis peut-être une vielle femme, mais je ne suis pas stupide !
J'ouvris doucement la bouche m'appretais de répondre, mais elle ne me laissa pas de repit.
- Jane à besoin d'aide. Ne pensez-vous pas que d'agir de la sorte pourrais aggraver les choses ? Ne trouvez vous pas qu'elle est suffisamment fragile et déboussolée ?
- Je n'ai jamais demandé à ce qu'elle reste ! Coupais-je d'un ton froid tout en déposant le panier remplit de persil.
Je ressentais un début de colère monter et moi et je ne tenais pas à le renverser.
Cette dernière fronça les sourcils.
- Pourquoi tant de haine ? Elle ne vous a rien fait !
- Le simple fait qu'elle soit ici m'affecte. J'y peux rien si elle ne m'inspire pas confiance. Et vous savez-qui l'avait envoyé ici pour nous espionner, y avez vous songé ?!
Et il y avait de quoi de s'inquiéter. Le fait qu'une soit disante inconnue prétende d'arriver de nul part et de ne rien connaître dans le domaine de la magie mais qui arrive tout de même à voir le château restait louche. Hélas, personne à part moi n'avait suffisamment d'intelligence et les pieds sur terre pour voir cette possibilité.
- Je crois bien que l'insociabilité n'est pas le seul problème que vous avez Severus. Enfin bon, de toute façon à quoi bon, vous aurez toujours le dernier mot !
- Puisque j'ai raison.
J'entendis des bruits de pas derrière moi puis me retourna. Je pouvais croiser de nouveau ses yeux couleur océan qui faisaient un drôle de contraste avec sa peau si pâle et ses lèvres orangers, puis tourna très vite la tête. Elle avait un regard presque envoûtant, un vrai visage d'ange. Pas étonnant qu'elle avait réussi à tous les convaincre de rester. Mais avec moi ça ne fonctionnait pas. Elle serait la plus belle femme au monde que je resterais sur mes gardes. J'ai toujours eu un don pour ressentir les choses, et elle, je ne la sentais clairement pas.
Elle avait beau me faire des sourire, des yeux doux qu'elle restait indifférente et suspect. D'un mouvement sec de ma cape, je quittais le jardin enchanté pour aller rejoindre mes potions.
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Point de vu JANE
Je ne comprenais pas la froideur qu'avait Severus envers moi. J'aurais juré de n'avoir rien fait pour le froisser, peut-être était-ce le coup du jus de citrouille qu'il n'a pas aimé ? Peut-être devrais-je envisager d'avoir une discussion avec lui, afin de tout mettre au clair. Sinon, niveau professionnel, j'étais très fière de moi, réussir cette première mission était une bonne chose, et le fait d'avoir réellement un travail m'enchantais vraiment. Ma vie commençait à ressembler à quelque chose.
- Ne faites pas attention à lui, son cœur est aussi dur que la roche elle-même !
J'ouvris doucement la bouche avant que mes pensées se concentrent de nouveau sur cette chauve-souris sur pattes.
- Dites, soufflais-je d'une voix à peine audible. Pourquoi est-il comme ça ?
Elle posa une main amicale sur mes épaules puis soupira qu'il était comme ça de nature puis retourna dans ses cueillettes. Je me suis mise à la suivre à pas rapide, pour une vielle personne, elle se déplaçait vite !
- Mais il doit bien y avoir une raison, personne ne peut être aussi froid !
Elle se retourna brusquement. J'étais à deux doigts de lui rentrer dedans.
- Je n'en doute pas. Aide moi a attraper ses lianes, je suis trop petite !
J'exécutais sans attendre tout en me posant tout un tas de questions concernant Severus. J'espérais trouver une personne vivant dans ce château capable de me donner des réponses. Hélas, la seule personne susceptible de me répondre était la source en question. Nous étions tellement concentré dans notre travail que nous avions même pas vu le temps passer. L'astre lunaire venait tout juste de remplacer le soleil.
- Allez ma petite, rentrons nous préparer pour le dîner. Au fait, vous comptez manger avec quelqu'un en particulier ?
Mise à part Hagrid, Romulus et elle, je n'avais pas vraiment d'amis dans ce château... J'imagine passer une soirée en leur compagnie, si cela restait possible.
- Venez avec nous, si ça vous chante.
Elle m'adressa un petit regard amical avant de sécuriser son potager en lançant des sors contre tous types d'insectes qui pourraient s'introduire.
- Avec plaisir ! Lançais-je en souriant à pleines dents. Oh... Severus à oublié son panier... Je vais le lui rapporter.
- Non, qu'il se débrouille ! Fermons et partons d'ici, répondit cette dernière d'une voix autoritaire.
Je poussais un petit rire puis hochais la tête. Elle avait raison.
J'aida une dernière fois ma " patronne " puis partie me préparer pour le repas. Une bonne douche chaude, des vêtements propres, me voilà prête ! Avant de quitter ma chambre, je remarque que l'emplacement de mon sac avait changé. Quelqu'un s'est permis de rentrer et de fouiner dans mes affaires pendant que j'étais en soirée chez Hagrid. Une invitation fait à la dernière minute. Une chouette soirée ou j'ai pu faire la connaissance de la petite amie de Romulus, Tonks, une fille vraiment sympa, elle et mois avions pleins de points en commun. Tonks était une Métamorphomage, c'est-à-dire une personne capable de changer son visage de forme et sa couleur de cheveux.
Je trouvais qu'elle allait parfaitement avec le professeur Lupin.
Pour revenir au problème concernant ce fouineur, je demanderais à Albus des clés. S'il y a bien une chose que je détestais le plus, c'est que l'on fouille dans mes affaires. Je quittais ma chambre pour rejoindre mes nouveaux amis dans la grande salle. Comme toujours, le festin était somptueux et l'ambiance agréable, même si je pouvais voir de ma vue périphérique les regards froids que le professeur Rogue me lançaient. Je ne pus m'empêcher de rire quand Hagrid me servit du jus de citrouille. La tête de Severus, ce soir là, restera a vie graver dans ma mémoire.
- Peut-être en voudrait-il encore ? Rigola le semi-géant.
Je rigolais encore puis m'approchai un peu plus de lui.
- Pourquoi dis-tu cela ?
Depuis la soirée que nous avions passé, Hagrid et moi sommes devenue assez proche et il n'était plus question de nous vouvoyer.
- Il ne te lâche pas du regard. Lève les yeux, et tu verras...
- Je le sais. Pourquoi Severus me déteste autant ? Tu crois que c'est parce qu'il m'en veut toujours pour le petit incident ? Il est vrai que nous avions tous bien ri... Peut-être l'a-t-il mal pris ?
Ce dernier haussa les épaules.
- Severus n'aime personne, et s'il n'aime personne, c'est, à mon avis, parce qu'il est persuadé que personne ne l'aime.
Au moment ou il avait dit ça, ou mes pensées on tout de suite pris une autre forme, un peu de compassion, peut-être, mes yeux se sont levés pour croiser un regard encore plus sombre que la nuit. En fait, il était exactement le même Severus que celui que JK Rowling a écrit. Je connaissais la raison de sa froideur. Tomber amoureux de sa meilleure amie, la perdre suite à une maladresse de sa part pour ensuite la savoir dans les bras de celui qui le malmenait était horrible. Il s'est crée une carapace. J'aurais du m'en doutait, surtout aprés avoir entendu quelques professeurs souffler qu'il n'avait aucun ami dans le château. En fait j'étais litteralement plongé dans son histoire...
J.K Rowling... Je t'adore !
Je pourrais essayer de me rapprocher un peu de lui, essayer d'être une amie, peut-être était-il froid avec moi parce qu'il croit que je me moque de lui.
Je regrettais vraiment d'avoir ri comme une bécasse la nuit dernière.
Il ne me quittait pas du regard, et moi non plus. J'essayais de lire en lui, mais s'était impossible. Il s'avait parfaitement cacher ses émotions. Je ne pouvais dire si ce qu'il ressentait à ce moment-là était une envie de me tuer ou alors de l'admiration. Nos regards ont dû se décrocher quand Hagrid me posa des questions concernant mon premier jour de travail. Je pouvais voir que Severus ne m'avait toujours pas quitté des yeux. Je lui raconta mes exploits, sans oublier la scéne du persil enchanté, cela l'amusa beaucoup.
Une fois le repas terminé, tous quittèrent la grande salle pour rejoindre leur chambre. Je vis Severus dans le couloir qui rejoignait ma chambre, l'appela puis couru. À bout de souffle je me suis mise à l'appeler une dernière fois et c'est enfin qu'il se retourna, sourcils arqués et bras croisés. Mon cœur cessa quelques secondes de battre. Severus était vraiment un sorcier impressionnant, a chaque fois que je le voyais et que je me retrouvais devant lui, je ne pouvais pas m'empêcher d'être anxieuse. Severus inspirait la crainte et la froideur, seul un fou ou un menteur pourrait prétendre le contraire.
Etrangement, je l'appréciais beaucoup. Même si à un aspect froid et repoussant, je restais persuadé qu'au fond de lui un ange dormait. Peut-être étais-je en train de commettre une erreur, peut-être que vouloir être l'amie du redoutable professeur de potion était une très mauvaise idée.
C'était probable. Mais dans tous les cas, je devais/voulais, essayer. Lily Evans et lui étiez bien amis, alors pourquoi pas moi ?
Etrange, étrange, pas si étrange que cela puisque depuis toute petite j'en ai fait une adoration...
- Un problème, miss Summer ?
Sa voix rauque traversa mes oreilles comme le son le plus agréable et effrayant que j'ai connu. Il était là à me fixer puis s'avança un peu plus vers moi.
- Vous... Gloussais-je. Bonne soirée, Severus !
Je le vis lever encore plus ses sourcils vers le haut puis plonger son regard plus profond dans le mien.
- Est-ce pour cela que vous veniez de me faire perdre mon temps ? Lança-t-il de sa voix douceureuse.
Je secouais rapidement et bêtement la tête puis recula.
- Je...
Allez ma grande, lance toi, après tout, qu'elle mal vas-tu avoir de plus, tu es déjà morte !
- J'aimerais que nous soyons amis.
Il ouvrit doucement la bouche comme ci qu'il ne s'attendait pas à cela avant de reprendre un air glacial.
- Certainement pas.
- Et pourquoi pas ? Avais-je répondu brusquement, les bras croisés ? Que vous ai-je fait ? Pourquoi refusez-vous de me laisser une chance ?
A suivre...
