CHAPITRE 4

"Salut Chaton, dit Marinette d'une voix qu'elle espérait enjouée. Je... Je n'ai toujours pas de nouvelles de toi..."

La jeune-fille était transformée, dans sa chambre, et tenait son yoyo proche de son oreille.

Elle avait décidé d'appeler à nouveau Chat Noir mais ce dernier n'avait pas répondu.

"Tikki me dit que tu es encore à l'hôpital et..."

Et ça me rend folle.

Elle se racla la gorge, se forçant à ne rien laisser voir de ses émotions.

"J'ai essayé de rentrer dans plusieurs chambres mais la sécurité m'a trouvé."

Elle se força à rire.

"Heureusement que ma vie de super-héros m'a appris l'art du mensonge, sans quoi..."

Elle baissa la tête et s'assit, se sentant soudain fatiguée. Elle ne tenta même pas de continuer sa phrase. Elle soupira, se frottant la tempe du bout des doigts.

"Je suis désolée Chat... Je t'ai promis de revenir mais je ne sais même pas où te trouver. Ça me rend folle..."

Elle imagina soudain le héros lui répondre et un petit sourire apparu sur ses lèvres.

"Je sais ce que tu vas me dire."

Elle fit semblant d'imiter sa voix.

"Ma Lady, ceci retombe sur ta tête. Combien de fois t'ai-je dit que nous devrions connaître l'identité l'un de l'autre! Et blablabla."

Elle rigola pour de vrai cette fois mais refusa de lui expliquer combien, depuis quelques jours, elle réfléchissait sérieusement au fait de dévoiler ou non son identité.

"Oui, oui, blablabla, continua-t-elle d'un air faussement enjoué. C'est pas mal tout ce que j'entends quand tu parles parfois."

Elle eut envie de faire un clin d'œil mais sans lui en face d'elle, c'était dérisoire. Elle soupira.

"Tu sais, hier, avant de me faire mettre à la porte par la sécurité, j'ai... j'ai visité Adrien Agreste."

Son cœur se mit à battre plus fort. C'était plus fort qu'elle, elle voulait tant lui raconter.

"Il... Il est mon ami, tu sais. Dans mon quotidien. Il est aussi... l'ami de Rena, de Carapace et même de Queen Bee. C'est fou, non?"

Impossible de se retenir, sa voix se cassa quand l'émotion reprit le dessus.

"Il dormait encore. Ça fait trois jours maintenant."

Elle prit une pause, incertaine de lui raconter la suite. Tikki lui avait révélé plus que les médecins n'avaient pu leur dire. En fait, Adrien ne dormait pas quand elle et ses amis allaient le voir. Il faisait semblant. Cela faisait même des jours qu'Adrien n'avait pas dormi correctement. Il refusait la médication prescrite pour lui et s'enfonçait dans un état inquiétant.

Un thérapeute passait le voir mais il refusait de lui parler. Tikki avait lu le dossier du thérapeute, qui insistait sur le fait qu'Adrien se renfermait sur lui-même de manière dangereuse et qu'il insistait sur la présence de membres de la famille et d'amis pour l'aider.

Malheureusement, Adrien refusait aussi de les voir, feignant à chaque fois d'être dans un sommeil profond.

« Les médecins disent que le choc a été vraiment immense pour lui, continua-t-elle. Ils l'ont mis sous sédatif parce qu'à chacun de ses réveils, il… »

Son cœur se serra. C'était ce qui était arrivé. La première journée.

« Il ne supportait pas... »

Elle se mit à respirer plus difficilement, incapable de continuer sa phrase

« Je me sens coupable tu sais... Pour tout. Et tu n'es pas là pour me rassurer ou pour me remonter le moral, ou pour exercer sur moi cette magie étrange qui fait que les choses ont soudain l'air d'être plus faciles, plus belles. »

Ou pour me faire sentir que je peux tout surmonter…

Elle se racla la gorge, étouffant les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle ouvrit à nouveau la bouche mais les mots ne sortirent pas.

Tu me manques.

Elle sentit une pression au niveau de son torse et se força à reprendre son souffle. Dernièrement, elle avait beaucoup de mal à respirer.

Elle secoua sa tête, chassant ses idées noires et se tourna vers son horloge. Comme à son habitude, elle était en retard.

« Enfin bref... Tikki m'a dit que tu n'as rien de grave mais elle est incapable de me dire ce que tu as exactement. Elle m'a aussi dit qu'ils te gardent en observation. Que tu as de la visite aussi. Je suis contente pour toi, rassurée même. J'ai très hâte d'entendre ta voix, mais que ça ne te monte pas trop à la tête, ok? S'il te plaît, rétablis-toi vite. »

Elle se sourit à elle-même.

« Qu'est-ce que je raconte... J'imagine que tu n'entendras ce message et ceux que je t'ai laissés ces derniers jours seulement lorsque tu seras rentré chez toi et donc déjà rétablis. J'espère que ce sera bientôt. A... Appelle-moi, ok? »

Tu me manques vraiment.

Incapable d'en dire plus, elle raccrocha. Elle regarda un instant son téléphone et se détransforma.

« Tikki? »

« Oui, Marinette? », répondit le Kwami qui venait juste d'apparaître à ses côtés.

« As-tu un moyen de savoir si Chat Noir a écouté mes messages? »

« Il ne les a pas écouté encore, mais lorsqu'il le fera, je te préviendrai. »

Tikki lui sourit et Marinette sentit son cœur s'apaiser. Elle n'avait jamais eu l'habitude d'être éloignée de son partenaire aussi longtemps. Au début, les attaques des Akumas les avaient forcés à se réunir souvent, puis, avec le temps, elle et Chat Noir avaient décidé de patrouiller chaque soir avant d'aller se coucher afin de prévenir les menaces, mais surtout afin d'être capable de pouvoir se reposer ensuite.

Les patrouilles avaient atteint leur but, bien qu'il arrivait encore qu'une attaque d'Akuma soit déclenchée au milieu de la nuit, mais elles avaient surtout rapproché les deux héros, leur permettant de discuter un peu plus longuement à la fin de leur quart de surveillance.

Et après cinq ans à se voir quotidiennement, vivre un tel éloignement affectait Marinette beaucoup plus qu'elle ne se l'était imaginée. Penser que Chat Noir vivait sûrement dans la même angoisse chaque jour la rendait un peu plus nerveuse.

Elle se dépêcha donc de prendre ses clefs, sa sacoche et d'enfiler ses chaussures, refusant de penser plus aux sentiments troublants qu'elle éprouvait lorsqu'elle songeait à son partenaire. Nino et Alya devaient sûrement déjà être arrivé à l'hôpital et Marinette avait eu du mal à dormir à la pensée de pouvoir y retourner et d'avoir des nouvelles des deux hommes les plus importants de sa vie. Elle dévala donc rapidement les escaliers, saluant brièvement ses parents au passage et se dirigea en courant vers l'hôpital.

Si Nino et Alya avaient maintenant leur propre appartement, Marinette, elle, vivait encore avec sa famille.

Après le lycée, Gabriel Agreste l'avait personnellement approché afin de lui proposer une position dans son entreprise et lui permettre de connaître toutes les ficelles du métier. Ébahie et émerveillée par cette demande, Marinette avait accepté immédiatement, abandonnant l'idée de faire des études supérieures ou d'intégrer une école d'art. L'occasion avait été trop belle pour la laisser passer.

Seulement, avec le temps, les choses s'étaient largement compliquées lorsque la jeune-femme avait découvert que vivre une double-vie et avoir une formation individualisée dans une entreprise réputée pour sa rigueur n'allait pas de pair.

Forcée de s'éclipser en plein milieu de séances d'essayage, de réunions toutes plus importantes les unes que les autres, ainsi que lors de préparatifs d'événements, Marinette avait vécu des situations si compromettantes que Gabriel Agreste lui-même l'avait mise à la porte.

Ce furent parmi les jours les plus sombres que Marinette eut à vivre.

Elle trouva un autre internat quelques mois plus tard mais les résultats furent semblables et elle se vit forcée de rentrer chez elle à nouveau.

Lourdement affectée par les expériences qu'elle venait de vivre, et souffrant d'une anxiété de plus en plus forte, elle s'était résolue à attendre.

Attendre de pouvoir vaincre le Papillon pour retrouver un semblant d'avenir.

Lorsqu'elle arriva à l'hôpital, elle sentit immédiatement que quelque chose avait changé. Au lieu d'être dans la chambre d'Adrien, Alya et Nino étaient assis par terre dans le couloir, à côté de sa porte, contre le mur. Nino avait les coudes posés sur ses genoux qu'il avait remontés et tenait sa tête entre ses mains. Alya avait passé un bras autour de ses épaules et lui chuchotait quelque chose à l'oreille.

« Que se passe-t-il? »

L'inquiétude frappa Marinette. Était-il arrivé quelque chose à Adrien?

Alya leva la tête. Elle avait les yeux légèrement rouges.

« Adrien est réveillé », dit simplement la jeune-fille. L'infirmière vient de nous le dire.»

Marinette fronça les sourcils et s'accroupit en face d'eux.

« Ce… ce n'est pas une bonne nouvelle? »

Nino renifla mais ne releva pas la tête.

« Si, répondit Alya. Bien sûr que si. Oh… tu as dû croire… »

Elle secoua la tête.

« Non, tout va bien Mari. C'est juste que Nino et moi, on n'arrive pas à rentrer dans la chambre. C'est… on se sent… »

Coupables.

Alya se mit à radoter un peu puis se tut, mais elle n'avait pas à fournir d'explications à Marinette. L'héroïne savait. Elle savait que Nino et Alya se sentaient responsables des malheurs d'Adrien. Elle-même vivait dans une culpabilité quotidienne qui rongeait son âme.

Elle soupira et, jetant un regard vers la porte fermée d'Adrien, elle se laissa tomber à terre et croisa ses jambes.

« Je… je comprends… », commença-t-elle doucement.

Et elle comprenait parfaitement, et même plus encore. Les Miraculous de la tortue ou du renard ne pouvaient pas sauver Émilie Agreste. Le sien par contre, oui.

Mais cela ne devait pas les empêcher d'aider leur ami, d'être là pour lui. Leur secret était un poids à porter, tous les jours de leur vie, mais ils devaient justement donner plus, pour Adrien.

« ...mais il a besoin de nous, continua-t-elle. Il a besoin de… »

Des claquements retentirent derrière elle et un léger frisson parcouru son épine dorsale.

« Qu'est-ce que vous faîtes là? », accusa la voix de Chloé Bourgeois.

Elle s'était arrêtée devant la porte d'Adrien et les regardait d'un air dédaigneux, ses cheveux coiffés en chignon serré et son tailleur bien repassé.

Personne ne lui répondit.

« Quoi? Peur d'entrer dans la chambre? », se moqua-t-elle légèrement.

Mais Chloé ne pouvait tromper personne. Elle-même semblait pâle et elle s'était sans le moindre doute efforcée de cacher les larges cernes sous ses yeux en appliquant généreusement quelques couches de maquillage.

« C'est pathétique… », murmura-t-elle, comme à soi-même.

Puis elle se tourna vers la porte et leva la main. Marinette réalisa que le bras de Chloé tremblait, et lorsqu'elle posa sa main sur la poignée, elle s'immobilisa, incapable de faire le geste nécessaire pour ouvrir la porte.

Après un moment, elle se détourna.

« Comment pouvez-vous rester là, vous?, cria-t-elle soudainement. Êtes-vous ceux qui ont affronté son père? Êtes-vous ceux qui l'ont mis en prison?! Êtes-vous ceux qui n'ont pas pu sauver Émilie!? »

Elle étouffa un hoquet.

« Comment suis-je censée me présenter devant lui… »

Elle amena soudain ses mains devant son visage mais Marinette était déjà en face d'elle, les mains posées sur ses épaules. Elle ouvrit la bouche pour lui parler quand la voix d'Adrien résonna à travers la porte.

« Chloé. Entre s'il te plaît. »

Les deux jeunes-femmes sursautèrent en même temps, le cœur de Marinette chavirant immédiatement au son de sa voix. Elle était ferme, mais douce.

Marinette recula ses mains avant que Chloé ne décide de le faire elle-même. Elle vit la blonde tourner sa tête vers porte et écarter doucement les doigts qu'elle avait gardés sur ses yeux.

« Allez Chlo. Ne m'oblige pas à me lever pour venir te chercher. »

La blonde chancela légèrement.

« Bon, dit la voix à travers la porte. Tu ne me donnes pas le choix… »

« Adrien, reste où tu es! »

Répondant immédiatement à la menace du jeune-homme, Chloé s'empara de la poignée et entra rapidement dans la pièce.

« Adrien Agreste!, entendit Marinette. Recouche-toi immédiatement, sinon je… »

Marinette s'approcha de la porte, le cœur battant à tout rompre.

« Sinon tu vas appeler ton père? », répondit Adrien, un faux ton d'humour dans la voix.

Ce fut là qu'elle le vit, dans sa blouse d'hôpital, les cheveux en bataille, le visage pâle et fatigué, et son cœur chavira. Il était debout, appuyé contre son lit, les bras croisés et regardait Chloé. Celle-ci s'étaient maintenant mise à gesticuler dans tous les sens, visiblement mal à l'aise et maladroite.

Machinalement, Marinette attrapa la poignée et referma doucement la porte afin de laisser le temps aux deux amis de se retrouver mais le mouvement attira l'attention du garçon. Il détourna son regard de la blonde et le plongea dans celui de Marinette.

Ce qu'elle y vit la désempara.

En la voyant, il avait froncé les sourcils, l'air surpris au premier abord. Puis, alors qu'il réalisait ce que la présence de la jeune-fille signifiait, une nouvelle émotion prit place sur son visage.

Je ne veux pas te voir.

Saisie par la sévérité et l'affliction qu'elle pouvait lire dans son regard, elle referma un peu trop rapidement la porte, la claquant au passage.

Elle resta immobile quelques instants, son cœur battant à tout rompre.

"Marinette!, s'exclama Alya. Ça va?"

Elle hocha rapidement la tête et se laissa tomber à côté de Nino.

Elle s'était attendue à tout. À tout sauf à ça.

Et elle eut soudain peur. Parce qu'elle avait vu Adrien entrer à l'hôpital en plein désarroi, elle ne pouvait pas croire que les choses aient changé en si peu de temps. En fait, elle était même sûre que c'était impossible.

Et ce qu'elle avait vu à l'instant sur son visage, ce n'était pas lui. Ce n'était pas non plus cette version parfaite de lui-même qu'il avait passé tant d'années à imiter. Non. Ce que Marinette avait vu, c'était le visage d'un jeune-homme qui s'était complètement refermé sur lui-même, qui avait laissé la colère envahir son cœur et qui, d'un seul regard, l'avait complètement rejeté.

Non nonnon

Elle se força à respirer. Elle ne pouvait pas le perdre. Elle ne pouvait pas imaginer sa vie sans lui, sans le vrai lui.

Mais comment elle, simple et normale Marinette, pourrait-elle être capable de faire une différence dans la vie du jeune-homme?

Elle frappa légèrement sa tête contre le mur, à nouveau frustrée par la situation.

Si elle n'avait jamais pu atteindre réellement son cœur durant les cinq dernières années, comment le pourrait-elle maintenant? La vie n'avait jamais été très clémente avec le jeune-homme mais à ce moment-là, assise sur le sol froid de l'hôpital, il lui sembla que le destin avait décidé de s'acharner sur le garçon le plus gentil et attentionné que la terre ait porté et que malheureusement, rien de ce qu'elle pourrait tenter ne réussirait.

Elle perdait espoir.

C'est alors qu'une voix résonna dans son esprit.

Ma Lady, tu peux y arriver. Tu peux tout faire, simplement avec la force de tes convictions. J'ai confiance en toi.

Son cœur se serra et elle ferma les yeux.

Tu es mon roc et mon soutien. Et tu peux l'être pour les autres. Ton amitié est importante pour moi, et elle l'est pour tous ceux qui rencontrent ton chemin. Je t'aime Buginette.

« Chaton… », murmura-t-elle si bas que Nino ne put l'entendre, se sentant un peu plus émotive à chaque seconde.

Même loin d'elle, les mots pleins d'optimisme et d'encouragements de Chat pouvaient l'atteindre.

Se rappelant soudain que Chat aussi ne devait pas être loin, elle vérifia sa sacoche et réalisa que Tikki n'était plus là. Une autre vague de soulagement l'envahit. Elle aurait bientôt des nouvelles de son compagnon.

Elle tourna la tête vers ses amis. Nino avait relevé la tête et regardait dans le vide pendant qu'Alya semblait se reposer sur son épaule.

« Ça va Nino? », chuchota-t-elle.

Elle senti Alya bouger et la vit tendre le bras vers elle. Elle prit la main de son amie et Nino vint aussi poser la sienne sur les leurs. Ce geste la renvoya à ses 15 ans, lorsque le monde semblait encore si beau, lorsque son amitié avec Alya et Nino était pure et sans tâche.

Depuis combien de temps Alya ne lui avait-elle pas pris la main ?

« Je vais mieux qu'Adrien, répondit-il, la voix enrouée, ramenant Marinette au présent. J'ai juste besoin de reprendre mes esprits avant d'entrer dans la salle. Ce serait affreux si je m'effondrais devant lui. »

« Bébé, lui dit Alya doucement. Ce n'est pas la fin du monde si ça arrive. Tu es son meilleur ami. Il ne peut qu'être touché par ton amour pour lui. »

Nino renifla.

« Touché?, grogna-t-il. Tu veux dire complètement embarrassé… »

Soudain, la porte s'ouvrit et Chloé sorti, se recoiffant au passage et essuyant rapidement le dessous de ses yeux. Elle se dirigea vers les trois amis et Marinette remarqua tout de suite qu'elle avait les yeux enflés par l'émotion.

Elle se releva, brisant le contact avec ses amis et croisa le regard de la blonde. Celle-ci se racla la gorge.

« Ressaisissez-vous!, dit-elle à voix basse, sûrement pour ne pas être entendu par Adrien. Il a besoin de vous. De nous. Il dit qu'il va bien mais je ne suis pas dupe. Il est... différent. Amer. En col...»

« T'a-t-il pardonné? », coupa Nino.

Alya plaqua la main devant sa bouche et regarda son fiancé d'un air scandalisé.

« Nino! »

Le jeune-homme baissa rapidement les yeux, réalisant soudain la signification de ses paroles pour Chloé. Celle-ci croisa les bras et regarda vers la chambre d'Adrien.

« Il dit qu'il n'a rien à me reprocher, mais… seul le temps pourra nous démontrer si c'est vrai. »

Elle soupira puis se concentra à nouveau sur Marinette et ses amis.

« Je dois y aller. Il y a un mariage, malheureusement, au Grand Paris. J'ai réservé une chambre pour Adrien si jamais il ne veut pas retourner chez lui et je pense avoir trouvé la personne parfaite pour l'aider avec tout ce désordre maintenant que Nathalie et M. Agreste sont sous les barreaux. Du moins en attendant de connaître le verdict de la cour. »

Son portable se mit à sonner. Elle grogna, leur fit un signe de tête et tourna les talons, répondant à l'appel.

Marinette la regarda partir et eut une légère envie de sourire. La forte personnalité de Chloé se démarquait toujours autant mais la jeune-fille en elle-même avait beaucoup changé. Malgré ses réticences à devenir compatissante et généreuse envers les autres, elle avait essayé avec les années de devenir une meilleure personne.

Comme Marinette, elle avait abandonné les études à la fin du lycée pour devenir la pupille de son père. Depuis deux ans maintenant, il la formait afin qu'un jour, elle puisse reprendre la direction de l'hôtel, et vu la manière dont la jeune blonde menait son bateau, elle était bien partie pour cela. Travaillante et courageuse, elle avait suivi quelques formations indispensables puis avait commencé à remplacer son père à de nombreuses occasions.

Chloé était née pour être une femme d'affaire et très vite, sa réputation était née. Elle n'était pas qu'une digne successeuse, elle était aussi plus douée que son père.

Être Queen Bee ne lui donnait que plus de charisme et surtout, plus d'opportunités. Marinette avait longtemps hésité à lui redonner ce rôle. Chloé les avait trahis. Elle avait été responsable du départ forcé de Maître Fu et avait même réussi à voler la Miracle Box sous ses yeux.

Et pourtant, Marinette l'avait à nouveau choisi, bravant la règle de ne jamais donner de Miraculous à un porteur dont le Papillon connaissait l'identité.

Heureusement, elle ne l'avait jamais regretté. Remplie d'une force particulière, la jeune-femme avait été capable de résister aux akumatisations du Papillon.

Elle avait aussi pu se prouver indispensable à l'équipe. Jamais effrayée par les médias, elle tenait d'une poigne de fer les journalistes et gérait les situations les plus délicates dans lesquels les héros tombaient. C'était elle qui avait organisé la conférence de presse renseignant sur la chute du Papillon.

Avec les années, Chloé avait fini par respecter les amis d'Adrien et même si elle refusait de passer du temps avec eux, elle acceptait que son ami puisse les aimer autant. Elle ne voulait que son bonheur et elle l'avait prouvé à sa façon avec le temps.

Et Adrien tenait beaucoup à elle. Cela suffisait à Marinette.

Elle se tourna vers ses amis.

« J'y vais », leur dit-elle.

Ils hochèrent la tête.

« On te rejoint bientôt », lui confirma Alya.

La jeune-femme regarda la porte et prit une grande respiration. Elle posa sa main sur la poignée et entra.


Prochain chapitre : adrien ! Olala ! J'aime Adrien ! Et encore plus Chat Noir ! J'avais bien hâte de le revoir )

Bon, pour ce qui est de ce chapitre, j'avoue qu'une partie ne m'impressionne VRAIMENT pas, mais je vais me torturer et accepter que rien n'est parfait. Sinon j'effacerai et recommencerai et je.n' . . .faire.ça.

Je vous ai dit que j'écris depuis le mois de mai ?

Ma vie est trop occupée…

En parlant de ça, un truc majeur vient d'arriver donc il est très possible que je ne puisse pas publier le reste de chapitre aussi rapidement. Mes excuses !

Krokmou du 13 : je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux pas te répondre en privé. Pour répondre à tes questions : la suite arrivera quand j'aurais le temps de la corriger et de la publier. Il y aura environ 16 chapitres !