CHAPITRE VI

Le véhicule se stoppa près d'une forêt et chacun put enfin sortir respirer un bol d'air frais.

-Ah, enfin dehors, soupira Marlene.

-J'aime pas trop les forêts. Personnellement, ça m'a toujours fait peur, avoua Peter, honteux.

-Trouillard !

-Ah ! C'est pour ça que tu as toujours refusé d'aller avec nous dans la Forêt Interdite, expliqua James. Dommage parce qu'on s'est bien marré !

-Ouais ! approuva Sirius. Surtout Liz et moi, dit-il en jetant un regard coquin à la sulfureuse blonde.

-Beurk !

-On veut pas savoir ! prévint Remus.

Le groupe se détendait enfin, chacun à sa façon tandis que le couple Black s'écartait un peu des autres.

-T'es sûr que le faire dans les buissons est une bonne chose ?

-Bien sûr, mon cœur. Quoi ? T'as peur de croiser un animal ?

-Non. Et je pense que c'est lui qui va avoir peur de nous, si tu vois ce que je veux dire. Bref, ce que je voulais dire...

-T'as aucune crainte à avoir, Chérie. Souviens-toi la dernière fois, on l'avait fait dans la Foret Interdite.

-Oui et les centaures nous avaient surpris, se remémora-t-elle.

-Ce n'était pas aussi pire que la fois où on s'est fait chopé par Rusard en plein heure de colle, ajouta Sirius.

-Oui, mais le problème, ce n'est pas de savoir si on va se faire prendre ou pas, c'est ton allergie.

-Mon allergie ?

-Oui, souviens-toi. Tu avais collé tes fesses entre deux buissons et à cause des feuilles du buisson, elles étaient devenues toutes rouges. Après, t'avais eu de l'urticaire, lui rappela-t-elle.

-On le fait contre un arbre ?

-Hmm... Okay ! Faut qu'on fasse vite si on veut pas que l'un d'eux vienne nous chercher.

-J'peux faire rapide ! J'te parie 50 $ que je peux finir en 5 minutes.

-Donnes-moi la monnaie maintenant alors, plaisanta-t-elle.

Le sorcier plaqua sa femme contre l'arbre le plus proche et l'embrassa langoureusement. L'homme et la femme s'adonnaient à leur petit jeu préféré et bientôt une pile de fringues atterrissait partout autour d'eux puis le mari coucha sa femme contre le sol terreux de la forêt

Les prémices du plaisir commencèrent enfin à venir et le couple était à deux doigts d'atteindre l'extase quand...

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

-Peter ?! Qu'est-ce tu fous ici ? demanda la jeune sorcière, surprise.

-Casses-toi, Queudver ! rugit Sirius, en cachant la nudité de sa femme de son propre corps. Attends... Pourquoi ta braguette est ouverte ?

-AAAAAAAAAAAAH ! MES YEUX ! MES YEUX !

Alors que le couple se rhabilla en vitesse, les autres, alertés par les cris de Peter, arrivèrent en courant, leurs baguettes à la main.

-Mais enfin qu'es-ce qui se passe ?

-Je... je... et eux.. ils faisaient.. et moi... et ils... et je..., bafouilla-t-il. OH MON DIEU !

-Mais qu'est-ce que vous avez fait à Peter ? demanda Remus.

-Je sais pas mais il a l'air sous le choc, informa Alice.

-Le pauvre, compatit Frank.

-J'ignore ce que vous avez fait à Pettigrow pour le traumatiser comme ça mais je vous félicite.

-Severus ! le sermonna sa fiancée.

-Calmes-toi, Queudver, respires un bon coup et dis-nous ce qui s'est passé, lui conseilla Remus.

-Je...je... je les ai vus en train... en train de... de faire... faire, bégaya-t-il.

-Bordel, accouches Queudver !

-Euh je... je les ai vus en train de faire...

-Pettigrow nous a espionné, Liz et moi, en train de faire l'amour, annonça Sirius de but en blanc, avec un ton mi-amusé mi énervé, tout en remontant la braguette de son jean.

-Quoi ?! crièrent-ils tous, Peter y compris.

-Vous êtes sérieux ?! s'indigna James. Même dans une forêt, vous le faites ?! Vous ne pouvez pas vous contrôler un peu, bande de sauvage ?!

-C'est dégoûtant ! dit Frank, tentant de réconforter le traumatisé.

-Hé ! C'est lui le dégoûtant ! Il nous a espionné et il a pris son pied en reluquant MA femme, se défendit-il en appuyant bien sur le ''ma''. Et il avait son pantalon baissé !

-Hein ?! s'offusqua Queudver.

-Tu as osé poser tes misérables yeux sur Elizabeth pour l'épier en train de...dit Severus d'un ton scandalisé, bref. Tu me répugnes, Pettigrow. Sale petit voyeur !

-C'est dégueulasse, Peter ! Comment peux-tu faire ça ?!

-Mais Marlene ! C'est pas moi ! se défendit Peter.

-Je vais te tuer, sale petit...

Sirius ne termina pas sa phrase qu'il commença à courser son ami partout alors que ce dernier criait à l'assassin.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! AAAAAAAAAAAAAAAAAH ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHH !

-SIRIUS !

Le groupe lutta pour que Sirius ne descende pas Peter et ce fut dans un excès de rage que Lily engueula tout le monde et leur ordonna tous de remonter dans leur véhicule loué. Étant donné que c'était son tour, Elizabeth prit le volant, après avoir empoché les 50 dollars qu'elle et son mari avaient pariés.

Cela faisait bientôt plus de trois heures que la blonde roulait.

Et une heure que Frank occupait les seuls toilettes disponibles et sa femme s'impatientait depuis trente minutes à tambouriner à la porte.

-Frank ! Pour l'amour de Merlin, sors de là !

-T'es sûre ? Je vous préviens, ça n'en vaut pas la peine.

-Alice, je vais tuer ton mari s'il ne se bouge pas à sortir des toilettes, la prévint Marlene.

-Ah non ! C'est à moi de le tuer !

-Qu'est-ce qu'elles ont toutes ces femmes à vouloir nous tuer ? murmura James à Remus qui haussa les épaules en guise de réponse..

Frank libéra enfin les sanitaires, aspergeant tout l'habitacle d'un désodorisant pour toilettes, après qu'une immonde odeur se soit propagée partout. Des cris de dégoût se firent entendre et chacun protégeait son odorat du mieux qu'il pouvait.

-Aaah ! Mais qu'est-ce que tu as bouffé, Londubat ? Y a un alien qui est mort dans tes intestins ?

-Je crois que c'est la nourriture du resto qui fait encore effet.

-J'espère que t'as pas choppé la tourista, souhaita Sirius.

-La quoi ? demanda James, ignorant.

-Ooh ! Ça devient irrespirable ! Liz, j't'en prie, gares-toi.

La jeune femme se rangea sur le côté et chacun put enfin sortir, profiter du nouvel air enfin respirable.

Ayant à nouveau faim, le groupe fit apparaître quelques sandwichs et se régalèrent comme ils purent.

-En tout cas, c'est meilleur, ça ! jugea James.

-J'approuve totalement, confirma Lily en embrassant le brun.

La bande fut surprise par un bruit et lâcha un cri presque de terreur à la vue d'une gamine qui venait de faire irruption.

-BONJOUR ! gueula la gamine, haute comme trois pommes, coiffée de nattes blondes.

-HELLO ! cria une deuxième, ressemblant comme deux gouttes à la première, si ce n'est la coiffure qui change, puisqu'elle était coiffée d'une queue de cheval.

-Je m'appelle Bertha et elle, c'est ma sœur jumelle Helga, leur informa la première.

-S'il vous plaît ! Vous pouvez nous aidez ?

-Oh mais bien sûr, s'attendrirent Lily et Alice. Qu'elles sont mignonnes !

-Que faites-vous ici toutes seules, petites demoiselles ? demanda Remus, en se mettant à la hauteur des fillettes.

-Notre car est tombé en panne, commença celle qui est supposée être Helga.

-Et nous devons attendre quelques heures avant d'arriver à Disneyland, termina l'autre.

-Alors on est venu demander de l'aide, dirent-elles en cœur.

-D'accord mais où sont vos parents ?

-Severus ? l'appela Elizabeth, sur un ton bas.

-Hmm ?

-T'as vu Shining, le film avec Jack Nicholson ?

-Le film d'horreur dans l'hôtel ?

-Oui, chuchota toujours la blonde.

-Oui, bien sûr. Pourquoi ?

-Tu trouves pas que ces gamines sont flippantes ?

-Attends, tu veux dire que tu trouves qu'elles leur ressemblent ?

-De quoi vous parlez tous les deux ? dit Sirius, en s'incrusta dans la conversation.

-Chéri, tu te souviens de Shining ?

-Avec le fou à la hache, le fils qui parle à son doigt, l'hôtel hanté, les jumelles mortes, à qui d'ailleurs je trouve que ces deux gamines ressemblent...

-Merci, on est d'accord.

-Vous êtes vraiment fait l'un pour l'autre, déclara Severus.

-Ils nous attendent là-bas. Papa parle avec le chauffeur, expliqua Bertha en montrant du doigt où le car se trouvait.

-Vous pouvez nous amener s'il vous plaît ?

-Euh... hésita Peter.

-Bien sûr que nous pouvons ! répondit sur le champ la rouquine, sans demander l'avis des autres.

-OUAIS !

-QUOI ?! s'exclama Elizabeth

-Je vais prévenir Papa ! cria Helga en courant dans la direction opposée.

-Non mais Lily ! T'es malade ? chuchota Elizabeth, tout en souriant à l'autre gamine.

Lily n'eut pas le temps de répondre que la fillette revint avec une ribambelle entière de gens.

-Guten Tag ! s'exclama un homme chauve avec un embonpoint et un fort accent allemand. Je suis Gunter Geshwind ! Merci de nous prendre ma famille et moi !

-Euh.. commença Lily, regrettant intérieurement son choix.

-Je vous présente ma famille: mon épouse Karla, dit-il en présentant une grosse dame blonde en lunettes de soleil et en short, le grand dadet qui joue à la console de jeu vidéo est mon fils Axel, à côté, la dame habillée en mauve, c'est mon adorable mère, Anneliese Geshwind. L'autre dame en rose, c'est la mère de ma femme, ma belle-mère Uta Schwerdtfeger, la brune qui ressemble à ma femme, c'est Anke, sa sœur, avec son mari Jörg et leurs trois fils, Helmut, Werner et Otto. Et voici mon frère, Friedrich, ma belle-sœur Ursel et mes huit neveux et nièces, Volkhardt, Jutta, Gerwald, Kunigunde, Franz, Beate, Friedgunde et Anna. Sans oublier mes adorables filles, Helga et Bertha, que vous connaissez déjà.

-Super... dis Remus, pas du tout enthousiaste.

-Nous allons mettre nos bagages dans la soute, dit l'Allemand en s'éloignant avec sa famille et leurs affaires.

-Alors là, Lily, je sais pas ce qu'il me retient de t'engueuler !

-Marley, j'ignorais totalement que... tenta de se défendre la rousse.

-Eh bien, quand on ne sait pas, on se tait ! renchérit la blonde.