Titre : Sultry Cage
Genre : Romance, humour
Couple : Byakuya Kuchiki x Ichigo Kurosaki / ByaIchi
Résumé :
Byakuya leva la tête vers son hôte en fronçant les sourcils, perturbé. Ichigo parut étonné de voir une telle expression repeindre son visage.
- Quoi ? demanda le roux.
- Tu crois que je devrais me laisser pousser la barbe ?
Suivez ici les aventures d'un Byakuya coincé pour une durée indéterminée dans le monde des vivants.
Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo.
Auteur : Wérikyu
NDA : Après un certain temps je me suis rendu compte que j'appelai Senbonzakura : « Sebonsakura ». Je me suis sentie mortifiée toute seule dans ma (cave) chambre en me demandant à quel point je pouvais être idiote. Maintenant, je dois corriger toutes mes fautes… (On verra bien si j'y arrive : je déteste corriger mes propres textes)
Reviews : Je voulais aussi remercier chaleureusement les deux personnes qui m'ont envoyé des review : Caliste et Juliagreco ! héhé c'est un peu nouveau pour moi mais je me sens vraiment honorée !
Caliste : J'ai hâte d'écrire la suite aussi ! Merci à toi !
Le lendemain
Ichigo était en train de ranger son ordinateur dans son sac en parlant tranquillement avec ces deux voisins de classe. Alors qu'il enroulait son câble pour le glisser dans la pochette extérieure, une personne à l'entrée de la classe le héla. Elle avait des cheveux blancs, longs, une tenue victorienne vert de gris -qui paraissait presque tape à l'œil dans la marée d'étudiants- et ses yeux bleus étaient immenses. Elle l'accosta en secouant les bras, attirant l'attention de toute sa classe.
- ICHI-CHAN ! Hurla la jeune femme.
- NE M'APPELLE PAS COMME CA ! Répondit-il en retour.
Elle rigola alors d'un rire gras, ce qui surpris la plupart des camarades d'Ichigo. Qui avait eu l'idée de mettre la voix d'un homme dans le corps d'une fille aussi belle ? Ca gâchait tout le charme. Le rouquin s'avança vers elle en s'excusant d'avance auprès de ses amis, hissant son sac sur son épaule. Il leur dit de ne pas l'attendre et qu'il rentrerait seul.
- Qu'est-ce qu'il y a Céleste ?
Cette fille avait tout de ce qu'une fille pourrait envier : Des seins, un beau visage, de l'argent pour ses vêtements, une peau qui bronze vite, des yeux bleus, des longues jambes et un ventre (presque) plat. Le problème résidait en son caractère. D'une certaine manière, elle était imbuvable. Elle s'exprimait grossièrement, avait cette voix particulière, c'était une sans-gêne et s'incruster partout était son quotidien.
C'était la première personne qu'Ichigo avait rencontré lors de son installation dans la ville. Il cherchait la boulangerie du coin. Habitant dans la ville depuis toujours, elle avait proposé de l'accompagner et ils s'étaient tellement perdus qu'ils avaient dû dormir dans un hôtel pour la nuit. C'est là qu'il avait appris qu'elle était lesbienne jusqu'aux bout des ongles, quand elle lui avait sorti d'un air tout à fait naturel : « T'es mignon mais si tu veux me sauter dessus pendant la nuit, tu devrais penser à prendre tes boules et les greffer plus haut ». Ce à quoi il avait répondu qu'il avait juste voulu acheter une putain de baguette.
Son seul point fort caractériel résidait en sa compréhension des gens et l'attention qu'elle leur portait. C'était une sorte de grand frère gaulé comme une fille.
- Il y a quelqu'un qui t'attend devant la fac. Un grand brun en costume. Tout à fait charmant. S'il avait plus de poitrine il serait tout à fait mon type, se crut-elle obligée d'ajouter.
Elle avait probablement un fétiche pour les seins, aussi.
- ... Un grand brun charmant ? Ichigo réfléchit à toute vitesse.
Parmi les bruns qu'il connaissait, il y avait bien Chad, Ishida voire même son père mais parmi ces trois-là aucun ne répondait réellement a l'image du « grand brun charmant ». Son sang ne fit qu'un tour. De toute façon, il ne connaissait qu'une personne « charmante », alors ça ne pouvait être que lui. Il se mit à courir dans la salle en se rendant compte de l'ampleur du problème. Bousculant plusieurs élèves dans sa course, il entendit à peine Céleste crier :
- S'il a une sœur, donne lui mon numéro !
Débouchant dans l'entrée de l'établissement, le roux s'arrêta hors d'haleine. Il avait vu juste, Byakuya Kuchiki était là, adossé sur un muret dans une attitude froide. Son costume de bonne qualité attirait rapidement les regards, surtout lorsqu'il portait ses barrettes de noble et un étui étroit dans son dos. Celui-ci devait probablement contenir Senbonzakura et son fourreau étant donné qu'il ne pouvait pas ranger son sabre à cause de la pierre. Il aperçut facilement des groupes de filles le regarder avec intérêt et une sorte de satisfaction étrange le prit à voir que le brun ne cilla qu'à son arrivée.
- Byakuya ! Qu'est-ce que tu fous là ?
- Ichigo, partons s'il te plait. Répondit immédiatement l'autre.
- S'il te plait ? Wow. Tu sors les grands mots. Qu'est-ce qu'il se passe ? Marmonna le shinigami remplaçant alors que le noble se saisissait de son poignet pour le tirer au loin.
- Tu m'as parlé de ce parc la dernière fois, celui avec une partie potager. Allons-y. ordonna Byakuya en éludant la question du roux.
Celui qui commençait sérieusement à se poser des questions sur son possible muétisme s'arrêta en plein milieu de la route. Il en avait marre que tout le monde l'ignore comme ça, en particulier quand on ne voulait pas lui expliquer la situation.
- Byakuya. Gronda-t-il d'un ton menaçant.
- C'est mon nom. Confessa le brun en s'arrêtant dans sa course pour river ses prunelles acier dans celles de son vis-à-vis.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il se pourrait que, par d'étranges circonstances simultanées, et par un hasard dont je ne suis point du tout le concerné, que cette fâcheuse éventualité se produisît : cinq shinigamis sont actuellement dans ta maison en train de foutre un bordel sans nom.
- Tu as juré. Nota Ichigo plus surpris de la digression de langage que de l'information apportée.
- Ils ont cassé la télé. Justifia Kuchiki avec une expression irritée.
- PUTAIIIIIN.
Un point s'écrasa sur le socle d'une machine en route. La cuve cylindrique remplie d'un liquide verdâtre émit un gargouillement alors que plusieurs bulles se détachaient pour rejoindre le sommet. Le dirigeant des recherches de la Soul Society se tourna vers son lieutenant avec une grimace habituelle.
- Une arme de Bount ? Tu te fous de moi, Nemu ! Il n'y a pas plus ennuyeux que ces choses-là. Pesta Mayuri de sa voix toujours aussi entêtante.
- C'est Yamamoto-sotaichô qui demande à ce que cette affaire soit réglée au plus vite. Expliqua la jeune femme. Le capitaine de la sixième division serait impliqué dans cette affaire et contraint à rester dans le monde des vivants. Cela affaiblirait la protection du Gotei 13.
- Eh bien utilise ce qu'on a, alors. Je dois bien avoir fabriqué des trucs pour détruire les Bount. Ça devrait fonctionner. Marmonna-t-il sans lever la tête de son appareil, faisant preuve d'une certaine indifférence.
- Mais, Capitaine... La pierre en question pourrait être vraiment dangereuse, vous devriez vous pencher dessus d'avanta-…
- Va-t-en, Nemu. Ordonna-t-il en repoussant le sujet d'un geste ample de la main. Et il revint s'intéresser à la boule de chaire organique étrange qui flottait entre les électrodes de sa cuve.
- Bien.
Elle disparut du laboratoire.
Ichigo était en train de marcher vers sa maison en râlant, suivit de près par l'ombre du capitaine. Le soleil commençait doucement mais sûrement à décliner. Ils atteignaient le sentier qui menait au temple plus haut. Ichigo avait choisi sa maison en retrait pour ne pas gêner les voisins par ses tapages nocturnes quand il devait poursuivre un Hollow. Le reste lui convenait parfaitement, le ruisseau qui courrait juste à côté et le bois qui entourait le temple étaient des lieux très calmes et appréciables. Il ne s'en lassait pas. Mais si même les Shinigamis assiégeaient son refuge, il ne saurait plus quoi faire.
Alors qu'ils atteignaient l'embranchement ou se trouvait sa maison, il entendit quelqu'un tomber derrière lui. Se tournant, il découvrit un Kuchiki hors d'haleine, genoux posé au sol et une main portée sur sa gorge, comme si quelque chose l'entravait. Son Gigai fut recouvert d'une fine pellicule lumineuse avant qu'il ne s'en fasse éjecter par la force. Le corps artificiel se décomposa alors en une infinité de poussières spirituelles, absorbée dans l'instant par l'étui qui portait la pierre.
Ichigo ouvrit alors l'habitacle, fixant avec effroi les particules étincelantes se faire avaler par la petite pyramide maudite.
- Bordel, Byakuya. Jura Ichigo en fronçant les sourcils. Il désigna l'objet du regard avant de reporter son attention sur le shinigami souffrant. Pourquoi tu ne m'as pas parlé de ça ? demanda-t-il.
Dans l'étui, la lame de Senbonzakura était réduite de moitié, la pierre engloutissant son pouvoir une pétale après l'autre. Le capitaine arborait maintenant une expression neutre alors qu'il déviait son regard de son fidèle Zanpakutô.
- Tous les soirs je te demande comment il va. Alors pourquoi tu ne me l'as pas dit ? demanda Ichigo.
- Je ne peux plus lui parler. Lâcha soudainement le jeune homme, comme une lame glaciale et acerbe qui coupa court à la discussion. Il remonta alors un genou contre son torse pour dissimuler la douleur qui transparaissait de ses propres mots.
Vu de là, par terre, le regard fuyant, les cernes creusées et les yeux embués d'une tristesse dissimulée, le noble faisait pitié. Il ressemblait à un enfant qui passait son premier weekend sans ses parents, perdu, sans repère. Il devait probablement avoir peur de franchir la porte du salon le matin, après une nuit entière sans fermer l'œil, à attendre sans relâche un quelconque signe de vie de la part de son compagnon d'arme.
Ichigo grimaça d'agacement. Il ne pouvait pas s'énerver contre une telle boule d'anxiété, même cachée derrière un masque froid et distant. Le garçon soupira alors. Il referma l'étui noir ou reposait le pendentif et Senbonzakura, l'attacha dans son dos avant de passer un bras sous l'épaule de l'homme aux cheveux noirs pour l'aider à le soulever.
- Rentrons. Annonça-t-il. Et ne sort plus de chez moi, à l'avenir, même avec un Gigai.
Le concerné ne répondit pas mais le rouquin sentit la prise sur sa veste se raffermir.
-BYKY-NII ! Lança une voix familière devant la maison en rigolant excessivement de sa blague.
Sur le perron, Rangiku secouait la main comme une damnée, faisant bouger sa poitrine en conséquence alors qu'elle tenait le cadavre-éthylique de son capitaine juste derrière elle. Derrière la porte à demi ouverte, Ichigo put apercevoir un Kira bourré adossé à un mur et deux capitaines ivres morts entamer un tournoi de bras de fer chinois.
- Pardon, Kurosaki-kun. Marmonna le blond qui manipulait Wabisuke. J'étais venu chercher les autres avec Hitsugaya-taichô mais…
Seul le sourcil du rouquin cilla lorsqu'il vit l'état sans dessus-dessous de sa maison.
- C'est pas grave, Izuru, C'est pas grave… Tant que tout est rangé d'ici une heure. Menaça-t-il en laissant échapper sa pression spirituelle, aigri.
Figés, les autres se mirent immédiatement au travail, la tête plongé dans les relents de l'alcool englouti. Ichigo accompagna alors Byakuya jusqu'à sa chambre et l'installa dans son lit. Lors de son arrivé, le noiraud avait insisté en disant qu'un futon lui conviendrai, mais le lit devait quand même être plus confortable pour attendre le matin. Il posa Senbonzakura au pied de celui-ci. Alors qu'il s'apprêtait a quitter la chambre, il remarqua qu'une photo avait été rajoutée à l'autel de sa mère, sur le mur opposé au lit. Celle-ci ne possédait pas de cadre et constituait seulement en une photo soigneusement pliée et entretenue d'une femme avec un kimono rose et fleuri. Le shinigami dû remarquer ou le regard de son hôte s'attardait puisqu'il expliqua :
- C'est mon épouse. Hisana. Je me suis permis de la joindre à l'autel mais s'il faut, je peux l'enlev-…
- Non. C'est bon. C'est d'elle dont tu parlais à Rukia ?
- Hm. Acquiesça-t-il.
Ichigo sourit. Byakuya prenait ses aises. Même si le roux ne voulait pas l'avouer, d'une certaine manière, c'était rassurant. Il avait beau dire qu'il ne voulait pas de lui dans sa maison a grand renfort de grognements, ce n'était qu'une façade et il était content que le brun l'ait comprit. Il fit une courbette rapide à la nouvelle venue de la maison et se tourna vers le veuf alors même qu'un bruit de dispute se faisait entendre dans le salon.
- Je vais tabasser les enfoirés là-bas. Repose-toi. Lança le roux même en sachant que le brun ne le ferait pas.
