Titre : Sultry Cage

Genre : Romance, humour

Couple : Byakuya Kuchiki x Ichigo Kurosaki / ByaIchi

Résumé :

Byakuya leva la tête vers son hôte en fronçant les sourcils, perturbé. Ichigo parut étonné de voir une telle expression repeindre son visage.

- Quoi ? demanda le roux.

- Tu crois que je devrais me laisser pousser la barbe ?

Suivez ici les aventures d'un Byakuya coincé pour une durée indéterminée dans le monde des vivants.

Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo.

Auteur : Wérikyu

NDA : Je m'amuse beaucoup avec cette histoire mais comme je joue beaucoup sur l'improvisation, je me demande sérieusement où cela va nous mener. J'ai tendance à partir dans tous les sens rapidement, alors arrêtez moi avant !

Aussi, du fin fond de ma cave mal insonorisée, j'ai ouï dire que la France était championne du monde de foot ! Comme c'est une bonne nouvelle, nous sommes sortis avec ma famille pour regarder leur dernier match et j'ai réussi à choper une otite… Protégez-vous mes chers petits fantômes, on n'est pas à l'abri d'un klaxon ou d'une trompette dans ce triste monde…


Reviews : Encore Merci à Juliagreco et Caliste qui sont super motivant(-e ?)s !


S'adossant contre le mur en tirant les couvertures sur lui, Byakuya soupira. Il fixait le mur devant lui avec un air déconcerté. Depuis son arrivée ici, il avait l'impression de tomber des nues à chaque seconde. Plus que de se sentir gêné, il perdait tous ses repères un par un. Comme lui avait déjà fait remarqué Rukia, le monde des vivants était largement moins figé dans le temps que la soul society. Pas de bâtiments japonais comme dans le Seireitei, seulement des tours de béton, et des maisons mornes. On n'avait pas le droit au port d'armes et on mettait des vêtements collants appelés T-shirts. Les vivants regardent des émissions ou les gens se font disputer en faisant à manger, ils se nourrissent en faisant cuire des nouilles dans des boites carrées elle-même mise dans des boites chauffantes plus grandes, et il y a leurs couteaux a beurre tout plat et inutile qui lui tapait sérieusement sur le système.

Déjà, il avait du mal avec les poignées de portes, avec les volets électriques et avec les voitures, mais plus que ça, il était persuadé que les lits d'ici avaient un problème avec lui. Il sentit une certaine résistance au niveau de sa jambe et son expression impassible se transforma en agacement pur. Son pied venait d'entrer dans la housse de couette en passant pas la seule fente dans le tissu que celle-ci arborait. Il se débattit avec la masse cotonneuse pendant quelques minutes avant de jeter le tas difforme par-dessus le matelas, son mollet toujours piégé à l'intérieur.

- Ça a l'air amusant. Déclara alors une voix qu'il n'avait pas senti arriver dans sa lutte acharnée.

- Ça ne l'est pas, Kyôraku-san.

L'homme au kimono féminin était assis sur le rebord de la fenêtre, préalablement ouverte. Il devait avoir un bon coup dans le nez après ses déboires avec le capitaine de la Treizième division. De ce qu'il entendait en dehors de la pièce, Byakuya détermina que son compagnon de jeu s'était assoupi et qu'il venait donc taquiner quelqu'un d'autre.

- Oh, allez, décroche-nous un petit sourire de temps en temps, Kuchiki ! On est venus ici pour te remonter le moral, quand même.

- Je vais bien. Répondit froidement le noble, abandonnant l'idée de décrocher le drap de sa jambe. Il brulerait ce truc plus tard.

- Le Byakuya Kuchiki en pleine forme que je connais ne rentrerait pas à la maison épaulé par un shinigami remplaçant.

- Hm. Emit seulement le brun pour lui signifier de le laisser tranquille.

- Tu sais, tu devrais essayer de voir ça comme des vacances, pas comme une mission à accomplir. Dit plus sérieusement l'ivrogne avant de se diriger vers la porte de la pièce. Ça ne devrait pas durer longtemps : Nemu m'a dit qu'elle devrait avoir fini d'ici quelques jours. Elle viendra régler tout ça. En attendant, profite un peu. Abarai et ta sœur s'en sortent très bien à la tête de la division.

Byakuya le regarda quitter la pièce sans bouger de son matelas. Il poussa un soupir à fendre l'âme, attrapa l'étui de son arme au pied du lit avant de l'ouvrir sur ses genoux. Senbonzakura lui semblait plus loin et inaccessible que jamais. Au niveau de la pierre, à la place d'être grignotée, la lame tentait de s'échapper en créant plusieurs pétales mais la pyramide les aspirait inévitablement. Il savait qu'il n'allait pas tarder à s'endormir, et ce même contre son gré. Seulement, en voyant ce qu'il résultait de son arme au bout d'une seule petite semaine, même en retenant son énergie, il avait peur que le zanpakutô ne disparaisse complètement même seulement après une micro-sieste. Alors il restait inlassablement éveillé, penché sur l'acier muet aux reflets rosés.

De quel genre de vacances pouvait-on parler quand on devait rester sur ses gardes 24 heures sur 24, à se retenir comme un fou pour ne pas voir disparaitre son compagnon ? C'était plutôt une guerre, oui. Ou il était seul à combattre et à subir les attaques sans pouvoir riposter. Une guerre d'usure inlassable. Byakuya avait beau paraitre calme et mesuré, quoiqu'un peu arrogant, il était en revanche très peu patient et détestait quand la lutte s'éternisait. Mais là, plus que tout, il avait l'impression d'être seul à faire face.

Il glissa un doigt au niveau de l'encoche où les pétales de cerisier fondaient comme neige au soleil. Ce fut la première fois –alors qu'il touchait la pyramide régulièrement dans l'espoir de l'arracher à Senbonzakura- qu'une impression de brulure intense s'empara de lui. La pierre sembla en surbrillance dans sa main et la douleur parcourra chacun de ses membres comme une crampe incontrôlable. Il eut d'abord l'impression de s'être électrocuté, comme si une décharge de puissance pure venait de traverser son corps. Il se demanda même si toute son énergie volée ne lui avait pas été rendue. Mais l'instant d'après tout s'était évanoui. La lumière n'existait plus, la douleur n'avait laissé aucune trace et Le petit pendentif était toujours aussi terne et gris qu'avant, de plus, il se sentait de nouveau aussi vidé et épuisé qu'a l'habitude : toute la force regagnée avait disparu. Ce laps de temps incertain avait suffi à ce que Byakuya puisse entendre son propre essoufflement résonner dans la pièce.

Il hésita à sortir pour avertir Ichigo – prévenir les autres ne lui passant même pas par la tête – mais il se ravisa a en entendant le remue-ménage dans la maison et resta calmement assit dans son lit à se battre avec la couette qui lui gobait les pieds.

Une ombre capuchonnée accroupie sur le temple derrière la maison avait suivi toute la scène par la fenêtre grande ouverte. Les pans de son long vêtement étant secoués par le vent, sa silhouette paraissait indéfinissable. Les arbres bruissaient à chaque mouvement sous la lumière étouffée de la lune cachée derrière ses nuages. Et à l'instar de l'aspect cotonneux du ciel, la personne s'évanouit dans le petit bois.


- RANGIKU ! RANGE TES SEINS PUTAIN. Hurlait Ichigo en lançant le ramasse poussière dans la tête de l'unique femme de l'appartement.

- Mais je fais une comparaison de circonférence avec tes saladiers…

- C'EST POUR LA SCIENCE ! Lança le capitaine Ukitake, ivre mort et probablement somnolent.

Il pleurait sa défaite au tournoi de bras de fer chinois organisé avec Kyôraku en se noyant dans ses larmes sur la table basse du salon, passant une éponge humide sur celle-ci. Autour de lui, tout un assortiment de débris improbables jonchaient le sol dans un bordel inimaginable. Izuru, qui avait réussi à se redresser après avoir vomit ses tripes à côté de la cuvette était maintenant assigné au nettoyage, paré d'une lavette et d'un racleau, il astiquait le sol avait une énergie non négligeable.

Le capitaine Hitsugaya s'était quant à lui muré dans un silence de plomb, mortifié de s'être fait avoir par son propre vice-capitaine. Lui qui était venu en honnête shinigami pour ramener des camarades, il s'était retrouvé à faire un concours débile de shot avec une ivrogne imbattable. Le rouquin n'avait même pas eu à lui crier dessus pour qu'il se mette à ramasser les cadavres des bouteilles de sake. Ichigo avait même hésité à le réconforter quand il avait vu son attitude morose. Mais il avait préféré crier sur la rousse causeuse d'ennui pour ses débilités habituelles.

Seul Kyôraku réussi à échapper aux besognes en se cachant a moitié à l'extérieur de la maison, planqué dans un buisson. Quand ils eurent rendu la maison sans déchet -et sans mugs, étant donné qu'ils avaient joué à lancer leur armes dans les pauvres tasses-, Ichigo leur remis un devis pour la télévision et les laissa partir avec un coup de boule dans la tête pour chacun. Hitsugaya fut épargné, le roux le jugeant trop dépressif pour en rajouter une couche. Même le capitaine au Kimono fleuri se prit un coup de pied dans les fesses quand ils passèrent le Sekaimon.

Byakuya décida seulement à ce moment-là de sortir de son antre. Le rouquin sourit en le voyant entrer dans le salon d'un pas silencieux et presque survolé. Le shinigami remplaçant poussa un verre de thé noir dans la direction du noble qui leva un sourcil étonné. Il ne posa cependant pas de question au sujet des motifs de voitures-visages qui ornaient le récipient. Seulement, le roux se sentit obligé de justifier.

- C'est parce qu'ils ont détruit toutes les tasses, alors je me rabats sur d'autres verres.

- Je sais. Je me demandais juste pourquoi cette voiture rouge avait des yeux et une bouche. Déclara Byakuya en tournant l'objet vers son hôte, les sourcils froncés par son sérieux.

Ichigo se mit à glousser en voyant le motif avec la voiture rouge rutilante au grand sourire fier.

- C'est un vieux verre à moutarde avec Flash McQueen de Cars dessus.

Byakuya mit les « verres à moutarde » dans la même catégorie imaginaire que celle des « couteau a beurre ». Puis, il en vint à se questionner sur le fait qu'une voiture porte un nom et un prénom. Son visage s'éclaircit d'émerveillement et Ichigo crut revoir Rukia quand elle avait remarqué pour la première fois que la lumière du réfrigérateur s'éteignait même sans interrupteur.

- Alors les voitures sont vivantes ? demanda-t-il avec un enthousiasme étonnant. Je veillerais à les saluer quand j'en croiserais, alors.

Le roux ne réagit même pas, trop occupé à détailler le visage concentré du Capitaine de la sixième division qui tenait son verre avec une fascination déconcertante. Il se promit de retenir tous les détails de ce visage insouciant que le brun possédait quand il déliait ses sourcils et qu'il ouvrait grand les yeux. On aurait dit un enfant qui découvrait que si on coupait une étoile de mer, ça donnait deux étoiles de mer. Adorable.

- Au fait, Kurosaki-kun. Fit le noble en levant la tête de son verre de thé. Tout a l'heure, il y a eu une interaction étrange entre ma main et la pierre.

- De quel genre ? S'inquiéta Ichigo, bien moins amusé.

Le noble fut surprit par la véracité de son expression et, prit de court, il hésita avec ses mots.

- … C'est, Je ne suis pas certain que ça se soit réellement passé tant ce fut éphémère, mais j'ai eu comme l'impression que mon réiatsu m'était rendu de force avant d'être repris la seconde d'après.

- Je dois t'avouer que je n'y comprends pas grand-chose. J'ai beau faire un boulot de shinigami, j'ai un don avec les objets défectueux. Pendant un instant, il eut une pensée pour Kon qui était resté vivre avec son père et ses deux sœurs. Alors ce n'est surement pas moi qui pourrais t'aider à ce sujet. Mais on pourrait passer voir Urahara, demain.

- Qu'en est-il de l'interdiction de sorties ? demanda Byakuya en levant un sourcil.

Trop sérieux et scrupuleux. S'amusa Ichigo avec un demi-sourire.

- Tu ne t'es pas posé cette question quand tu as débarqué devant la faculté, hm ?

- C'était un état d'urgence. Justifia encore le fautif. Matsumoto-san a tranché la télé alors que Sarah Fraisou donnait son avis sur la tenue de Léana. Je ne pouvais pas rester impassible.

- Hunhun... Approuva Ichigo en hochant la tête. Une sacrée urgence, oui.

Cette fois-ci, Le brun remarqua que le roux se foutait de sa gueule et il se renfrogna en buvant son verre de thé noir.

- Quoiqu'il en soit, conclut-il avec une froideur qui sonnait plus comme une rancune maladroite, dans ton prochain « rapport », dit à Rukia d'abandonner ses idées de réconfort envers ma personne. Je m'en sors très bien sans elle.

- Je lui dirais. Rigola Ichigo en quittant la table, pas vraiment surpris que le brun soit au courant des appels de sa cadette.