Titre : Sultry Cage
Genre : Romance, humour
Couple : Byakuya Kuchiki x Ichigo Kurosaki / ByaIchi
Résumé :
Byakuya leva la tête vers son hôte en fronçant les sourcils, perturbé. Ichigo parut étonné de voir une telle expression repeindre son visage.
- Quoi ? demanda le roux.
- Tu crois que je devrais me laisser pousser la barbe ?
Suivez ici les aventures d'un Byakuya coincé pour une durée indéterminée dans le monde des vivants.
Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo.
Auteur : Wérikyu
NDA : Si j'ai une raison pour cette si longue absence ? On m'a trainé hors de ma cave pour m'emmener à la mer ! J'ai pris quelques couleurs alors je ressemble de moins en moins a un fantôme, c'est presque affligeant. Mais bon je me suis bien amusée à courir après les crevettes, les crabes et les petits poissons (j'ai même tenté de faire copuler des bigorneaux mais ce fut un échec mémorable).
Le Lendemain.
Depuis la soirée du repas-violet-vivant, le lavabo de la cuisine était inutilisable, toute la céramique ayant été fissurée sur la longueur et tous les couverts – sauf l'inébranlable couteau à beurre – avaient été fondus pour faire un saladier. Ichigo avait donc listé les emplacements des affaires de la maison sur un bloc note pour éviter que le shinigami se prenne pour fantaisie de souder des ciseaux avec des torchons pour se confectionner un quelconque instrument de torture. Mais après quelques remontrances à ce sujet au détour d'un nettoyage de table, plus aucune rancune n'était retenue. Enfin, c'est ce que Kuchiki pensait.
Si le capitaine de la sixième division ne foutait rien de ses journées, Ichigo avait été étonné du point d'honneur qu'il mettait à se lever à six heures du matin tous les jours. De ce fait, ils passaient chaque réveil en compagnie l'un de l'autre. Il y avait rarement des discussions entre eux, mais la matinée se passait toujours dans le calme. De toute façon, Ichigo n'était pas du genre très matinal alors il grommelait toujours piteusement en se préparant pour les cours. Et Byakuya était le type d'homme à ne pas prendre trop son temps pour faire quelques prières à son épouse tôt le matin.
Au début le roux s'était demandé s'il accordait tant d'importance à la prière en temps normal mais ça ne lui semblait plus bizarre, aujourd'hui. Le capitaine ne demandait qu'à se ressourcer et être tranquille, Ichigo n'allait pas l'en empêch-…
- OH PUTAIN DE…. FILS DE CHARRETTE A BRAS !
L'étudiant sursauta violemment en recracha son verre de lait chaud et ses céréales -les bols ayant souffert au même titre que les tasses, il n'avait pas trop le choix-. Un boucan du diable se fit entendre derrière la cloison de la cuisine, mêlé à une incantation de Kidô. Le roux réagit seulement au bruit d'explosion qui suivit. Tout ça ne sentait pas bon. Au fur et à mesure des bruits, il avait comme l'impression que son porte-monnaie se vidait en écho. Il débarqua dans le salon en trombe, tombant sur un Byakuya nu comme un vers face à un trou béant dans le mur de la salle de bain. Sourcils froncés et essoufflé, il tenait l'étui de Sebonzakura d'une main, alors qu'un corps d'une vingtaine de centimètres, carbonisé et immobile se trouvait au milieu de l'impact.
- Un rat. Un gros rat. Déclara le brun en désignant le cadavre au milieu des débris de la salle de bain. Il avait une inscrip-…
- Byakuya… soupira froidement Ichigo, Excédé cette fois-ci. Je sais bien qu'on n'a pas les mêmes rapports à propos de l'argent, les objets et encore moins au niveau des maisons... Mais bordel, je ne suis pas aussi riche que ta famille moi.
- Il a essayé de voler Sebonza-… voulu justifier Kuchiki avant de se faire couper par le plus jeune.
- C'est bon. Pas besoin de trouver d'excuses. T'as peur des rats, t'as peur des rats ! J'y peux rien ! Mais on est à la campagne je te ferais dire ! Alors contient toi un peu ! Et fais au moins attention à ton entourage ! Le but n'est pas de détruire ma maison et toutes les choses fonctionnelles y résidant.
- Mais ce n'était pas un rat norm-…
- Pas d'excuse j'ai dit. Lâcha le roux pour couper court à la discussion. J'ai beau être sympa et t'héberger parce que la Soul society me l'a demandé mais merde, t'es pas chez toi.
Les mots eurent l'effet d'une lame. Byakuya fixa le roux avec des yeux dénués d'expression. Il était là, nu et encore trempé de sa douche, une morsure faible et sanguinolente au bras, immobile et roidi. Il finit par revenir dans sa chambre sans demander son reste alors qu'Ichigo commençait à ramasser les débris.
- Hmpf. Fit la personne en capuchonnée qui, dissimulée derrière le cabanon de jardin du voisin, avait pu voir tout ce qu'il se passait depuis la bée-vitrée du salon. Une marée de rats à la fourrure plus ou moins claire l'entourait en grimpant sur ses mollets pour l'escalader. Et chacune des bêtes portait sur son dos un signe étrange et lumineux qui ressemblait à un triangle équilatéral parfait. Puis l'ombre disparut, s'évanouissant dans le paysage.
Au moins devait-il féliciter le Capitaine pour ne pas avoir endommagé la vasque et la douche qui coulait encore. Seul le mur avait explosé et la structure de bois ou il faisait sécher ses serviettes avait perdu plusieurs barreaux. Mais rien d'autre.
En voyant les quelques tâches de sang sur le sol de la salle d'eau, Ichigo comprit que le noiraud avait essayé de sortir de la salle avant d'utiliser la magie et avec le recul, il se sentait coupable d'avoir été si sec avec son invité.
Mais la pression de l'examen qui arrivait demain lui plombait le moral et s'il fallait ajouter à ça l'attitude plus qu'éreintante de l'autre homme, il avait l'impression qu'il ne réussirait jamais. Il ne pouvait pas construire son avenir et expliquer la vie à un étranger en même temps. C'était impossible.
Néanmoins, malgré sa culpabilité croissante, il continua de nettoyer jusqu'à avoir un tas de débris a côté de son regretté mur et il prit sa douche en mettant sa pudeur aux oubliettes. Heureusement qu'il pouvait encore se planquer dans la cuisine le matin. Si ça avait été une cuisine ouverte, il se serait bien senti dans la merde à voir Byakuya se doucher chaque matin devant lui alors qu'il sirotait son verre de flocon d'avoine. Bon, de ce qu'il avait pu voir à la volée, ça n'aurait pas non plus été une torture. Il devait au moins lui accorder ça. Ce type était bel homme.
Il remballa ses affaires pour les cours et alors que son regard s'attardait sur la porte close de la chambre improvisée de Byakuya : il s'apprêta à entrer pour s'excuser. Mais un coup d'œil vers l'horloge l'en dissuada et il sortit de la maison en courant vers la fac. Alors qu'il arrivait vers la fin de sa rue, une furie aux cheveux blancs débarqua devant lui. Des yeux bleus, un sourire jusqu'aux oreilles, une tenue pour le moins déconcertante : Céleste avait aujourd'hui opté pour une mini-jupe noire, des collants rayés à la maya l'abeille et un pull molletonné aux motifs symétriques et colorés. La voir faisait presque mal aux yeux. Elle se grattait l'arrière de la tête, un air gêné se peignant sur tout son visage malgré sa visible bonne humeur.
- Ichigo ! S'exclama-t-elle en le voyant arriver. Tu vas rire mais ce matin je voulais essayer d'aller à l'école à pied, et comme j'avais faim j'ai voulu passer par la boulangerie et il se pourrait que … comme qui dirait…
- Tu t'es perdue ? proposa le roux.
- Ahahahah Non ! Moi, perdue ? ahahah ! ….. Son visage se fana. Si. Complètement.
Quand Ichigo ressortit de l'école, il savait que son examen déroulerait le lendemain. Et pour cause. Aujourd'hui était un jour de révision ou aucun cours n'était assuré et ou les élèves se réunissaient pour travailler en groupe. Il avait passé toute la journée à retravailler ses lacunes d'orthographe et à apprendre les termes compliqués qu'il avait du mal à retenir. Cet examen la permettait de trier sur le volet ceux qui étaient prometteurs ou ceux qui mériteraient de continuer. Cette faculté était réputée pour la qualité des étudiants qui en ressortaient. Néanmoins, intégrer une classe de seconde année était plus difficile que ce qu'on pouvait imaginer. Mais au moins sortir de cet établissement promettait obligatoirement un job.
Urahara les accueillit le soir même avec son flegme et son sourire habituel. Il ne paraissait pas surpris de voir Byakuya Kuchiki avancer d'un pas lent derrière la carrure juvénile du rouquin. Celui-ci évitait le regard du Capitaine depuis l'accident de ce matin, trop honteux pour lui faire face après ce qu'il lui avait dit. Pas un mot n'avait été décroché du trajet, les deux hommes gardant une distance presque professionnelle. Par contre, lorsqu'ils vinrent à parler de la préoccupation actuelle du noble, Urahara écarquilla les yeux en voyant l'état de la lame de Sebonzakura. Il n'avait encore jamais vu une lame se faire avaler par un objet sans vie. Oui, voir des zanpakutô se faire briser, ça, il l'avait déjà vu. Mais pas juste se faire « absorber par un autre corps ». Parce qu'en soit, Il pouvait encore détecter le réiatsu et le pouvoir de la lame comme si elle était complète. C'était un peu comme si on transvidait un verre plein de pouvoir dans un réceptacle infini. Le pouvoir était présent, mais pas dans le bon corps.
- Hier, Byakuya est sorti avec son Gigai pendant quoi…? Ichigo laissa sa phrase en suspend, calculant rapidement un temps de trajet entre sa maison et la fac quand on y allait à pied.
- 15 minutes. Compléta l'autre.
C'était la première fois depuis la dispute en début de la journée que la voix du capitaine de la sixième division se faisait entendre et un frisson désagréable remonta le long du dos d'Ichigo. Comme le noiraud était en retrait, le rouquin sentait presque le regard d'acier planter des épines une par une dans sa moelle épinière. Et s'il ne le faisait pas réellement, alors il allait probablement s'y mettre dans la soirée, vu la détermination qu'Ichigo pouvait sentir.
- Et après ce délai, ça a été absorbé par la pierre. Alors on cherche un moyen pour qu'il ait un Gigai sans particule spirituelle.
- Et la pierre ? Qu'est-ce que c'est que ce truc ? demanda Kisuke en manipulant la lame sous le regard attentif du propriétaire.
- La Soul Society est déjà dessus. Déclara Kuchiki d'un ton froid.
Le blond au bob moche se renfrogna. Si le nouveau responsable du département scientifique du Gotei 13 était déjà sur l'affaire, alors il ne pouvait même pas espérer avoir quelques miettes de recherche intéressante.
- Ils pensent que c'est une arme de bount dangereuse. Laissa échapper évasivement le roux. Mais bref. Tu penses pouvoir faire quelque chose pour le Gigai ?
Satisfait des quelques bribes d'information, Urahara sourit et demanda à Tessai de préparer quelques affaires. Il prit les mensurations de Byakuya et leur dit qu'il aurait probablement fini dès demain. Il leur préparerait un Gigai comme celui de Kon. Plus qu'un corps artificiel, il créerait une véritable poupée grandeur nature. Bon. Peut-être pas en coton et en tissus. Mais le concept restait le même. Rien de trop compliqué.
- Suivez Tessai, il va vous montrer les tenues qu'on a pour les corps.
Lorsqu'il se retrouva seul après avoir insisté –grossièrement et de façon suspecte- auprès de ses invités, Kisuke se précipita sur la pyramide et la lame pour l'observer sous toutes ses coutures. Et, passant un doigt sur les faces, il sentit une sensation étrange sur le grain de la pierre. Il la porta de près jusqu'à ses yeux afin d'examiner l'objet, et, parlant plus a lui-même qu'autre chose, il murmura :
- Qu'on me rase la tête si ce truc est une arme de bount.
Ses sourcils étaient si froncés qu'ils formaient une ligne en plein milieu de son front.
- Urahara, Teme, pourquoi tu veux nous refourguer des fringues de filles ?! s'écria Ichigo en sortant de la réserve suivit de près par un Tessai toujours aussi… eh bien… Toujours aussi Tessai et Un Kuchiki toujours aussi… Kuchiki. (On s'améliore dans les descriptions, je sais.)
Le blond reposa rapidement l'arme avant de pencher la tête sur le côté, ouvrant son éventail pour dissimuler son sourire mesquin. Il avait complètement oublié que les seuls vêtements qu'il possédait étaient ceux de rechange de Yoruichi. Maintenant, il devait rattraper son tir.
- Je pensais rendre Kuchiki-taicho encore plus génial et admirable qu'il ne l'est déjà. Essaya-t-il.
- Kisuke. Pensais-tu sérieusement à me faire un Gigai féminin ? demanda le froid capitaine en lançant un effet tornade polaire dans la salle. Le scientifique dégluti.
