Titre : Sultry Cage

Genre : Romance, humour

Couple : Byakuya Kuchiki x Ichigo Kurosaki / ByaIchi

Résumé :

Byakuya leva la tête vers son hôte en fronçant les sourcils, perturbé. Ichigo parut étonné de voir une telle expression repeindre son visage.

- Quoi ? demanda le roux.

- Tu crois que je devrais me laisser pousser la barbe ?

Suivez ici les aventures d'un Byakuya coincé pour une durée indéterminée dans le monde des vivants.

Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo.

Auteur : Wérikyu

NDA : Aujourd'hui, je me suis construit un espèce de Holster a la Lara Croft avec de vielles ceintures marrons que ma famille avait. Du coup, je me couche dans une odeur de rénovateur de cuir et avec de la peau en moins sur les doigts à force de me piquer avec les aiguilles. Mais je suis plutôt fière du résultat ! Bien que ma cave empeste vraiment maintenant.

Ce jour-là, Kisuke Urahara connu ce qu'on appelait une « colère froide ». Le toisant de ses pupilles glaciales, Byakuya ne lui adressa pas une once de gentillesse, exprimant au contraire tous les mauvais sentiments qu'il pouvait avoir à l'égard du scientifique. Celui-ci regretta amèrement sa blague au sujet des vêtements de Yoruichi car, après avoir été décidé que le capitaine et Ichigo iraient acheter des habits neufs eux même, le Kuchiki quitta la pièce sans un au-revoir. Néanmoins, il devait tellement penser aux multiples façons de torturer l'homme au bob sur le chemin du retour que celui-ci se mit à éternuer sans relâche dans le magasin de sucreries.

Le vœu de vengeance du noble dû être exaucé car Tessai arriva d'un air inquiet en brandissant un « remède miracle contre les rhumes » trouvé dans une boite a feux d'artifice elle-même perdue dans un rangement a chaussons de la remise. Le géant musclé ne prêta ni attention au consentement d'Urahara ni à la date de péremption du remède -dépassée de quinze années- et il força le blond à tout avaler. S'en suivit alors d'une longue plainte du scientifique, provenant des douleurs abyssales que devait supporter son estomac.

Pour ce qui est du rouquin et de son invité, ils rentrèrent toujours sans un mot jusqu'à la maison près du temple. Enfin, Byakuya s'était réellement mit à saluer respectueusement toutes les voitures qu'il croisait. Mais son hôte n'avait pas eu le courage de lui dire d'arrêter. Ichigo s'arrêta alors qu'ils s'apprêtaient à commencer un repas froid qu'il avait lui-même préparé juste avant. Il avait dû ressortir ses anciennes baguettes, seules rescapées de la catastrophe qu'était le brun en cuisine. Même s'il devait le cacher, celui-ci s'était réjoui de la disparition des couverts beaucoup trop occidentaux à son goût. Même si le couteau à beurre, seul survivant, continuait à lui prendre la tête. Son attention fut attirée quand il remarqua que son hôte s'était stoppé dans ses mouvements.

-Byakuya… a propos de ce matin, j'ai été-…

- C'est bon. Le coupa le noiraud en se servant en salade, dissimulant par sa froideur le petit sourire espiègle qui mûrissait sur ses lèvres. Je ne retiens pas le fait que tu veuilles te débarrasser de moi le plus vite possible.

Puisqu'il n'y avait pas de vraie menace planant sur eux et qu'ici-bas, dans le monde des vivants, il n'avait pas un rôle de chef de noblesse a prendre, qu'il n'y avait personne dans les alentours pour lui faire la morale, il ne voyait pas pourquoi il ne pouvait pas en profiter un peu. Même Kyôraku lui avait dit –bon, ce n'est pas comme si le capitaine était un exemple a suivre- mais au moins pouvait-il se permettre de faire une petite vanne sans avoir a endosser le rôle de "Kuchiki-taichô".

- Ce n'est pas ce que je voulais di-… voulu se justifier le roux en baissant les yeux.

- Je ne retiens pas non plus le fait tu m'aies pris pour un péteux phobique des rats

- Les mots ont dépassé ma pens-…

Le shinigami remplaçant fut une nouvelle fois coupé dans sa phrase par le noiraud.

- Ni même le fait que tu m'imagines comme un riche qui pète plus haut que son cul. Continuait celui-ci.

- Qu-…

- Par contre je retiens le fait que tu m'aies coupé la parole comme ça toutes les deux secondes alors que j'essayais de me faire pardonner comme tu le fais maintenant. Et Je suis très heureux que tu te sois actuellement dans ma situation. Ça t'apprendra. La puérilité des paroles tenues fut accentuée par l'expression de semi-victoire qu'avait prise Byakuya.

Après un moment de stupéfaction, les épaules d'Ichigo se secouèrent d'un gloussement amusé. Qui se mut rapidement en un rire franc.

-Vraiment, la familiarité ne te va pas ! Finit-il par lâcher alors que le brun l'ignorait complètement, commençant à manger. « Le riche péteux phobique des rats » répéta-t-il dans son rire.

Un silence retomba sur la salle, adoucit par le sourire inconscient que possédait le propriétaire de Sebonzakura et l'amusement encore présent du rouquin. Toute trace de tension avait disparu, laissant place au soulagement apporté suite au règlement de cette histoire. L'ambiance était bonne enfant. Ils finirent le repas dans un silence léger, Ichigo savourant tranquillement l'image de son invité qui n'avait pas encore lâché son expression rarissime. Il se dit que le capitaine pourrait vraiment avoir du succès chez les femmes s'il souriait comme ça plus souvent –bien qu'il devait surement déjà en avoir beaucoup, même sans sourire-. Finalement, ce n'était peut-être pas son expression de glaçon hautain qui gâchait son visage.

Par contre… ses espèces de tuiles de maison dans les cheveux, ça, c'est flippant.

Quand ils eurent finit, le rouquin posa un coude sur la table pour se pencher vers l'autre homme, posant sa tête dans la paume de sa main.

-Sourire te va bien, par contre. Dit-il sans peser ses paroles.

Tout à coup, le salon devint sérieusement flippant, dégageant une aura ténébreuse terrifiante. Le capitaine de la sixième division n'eut même pas à user de son réïatsu pour que le rouquin ne lève les bras pour se protéger le visage.

-Tout ça reste entre nous, que ce soit clair, Kurosaki-kun. Et ne vas pas sortir d'autres imbécilités de ce genre. Menaça-t-il, aidant malgré tout le jeune homme à débarrasser la table –encore une règle établie suite à un sérieux agacement d'Ichigo sur l'immobilité et l'inutilité parfaite du capitaine dans les premiers temps du séjour-.

Malgré sa tentative, l'ambiance resta ce qu'elle était, peut-être un peu plus emprunte de gêne mais toujours aussi légère. Une fois la table vidée -anormalement vite, remarqua Ichigo- ils repartirent chacun de leur côté, le rouquin s'occupant d'un discours rassurant auprès de la sœur de Byakuya. Tandis que l'autre enfilait ses vêtements de nuit.

Le brun jeta un regard au miroir qui prenait l'intégralité d'une des portes de la garde-robe. Sentant toujours ses joues aussi rouges depuis les paroles du shinigami remplaçant, il posa ses mains sur sa peau, perturbé par l'image que lui renvoyait le reflet. Rougir pour si peu l'irrita. Il tenta de se souvenir de la dernière fois qu'il avait rougit, en vain. Il ne se rappelait même pas avoir reçu un compliment autre que sur sa force ou sa noblesse. A part peut-être quand il était jeune, à l'époque d'Hisana. Ou quand ce maudit chat de Yoruichi cherchait à le taquiner. Il ne s'était pas attendu à ce que ce soit Ichigo qui lui dise ça un jour. Surtout compte tenu de leur relation.

Après tout, ce n'est pas comme s'ils étaient amis ou quoi que ce soit. En plus, leur première rencontre avait conduit à un presque meurtre, alors il ne pouvait pas non plus dire qu'ils étaient de bonne connaissances. Leurs premiers échange et tous ceux qu'ils avaient eu jusqu'à la semaine dernière n'étaient que des paroles échangées entre deux probables rivaux qui reconnaissent la force l'un de l'autre. Une sorte d'accord inconscient et plein de froideur. Juste une salutation quand ils se croisaient mais pas un sourire. A l'instar de toutes les relations qu'il avait à l'heure d'aujourd'hui, en fait. Quelque chose sans profondeur, juste là pour les apparences. Byakuya laissait Ichigo protéger sa sœur parce qu'il lui avait permis de ne pas briser les promesses qu'il s'était faites à l'époque de l'exécution de Rukia. Et ça n'allait pas plus loin.

Mais depuis qu'il était arrivé ici, la situation commençait doucement à changer. Commençant par une gêne pure et simple pour le rouquin, le noiraud devenait au fur et à mesure ce qui ressemblait le plus à un ami. Le noble avait l'impression de sauter des étapes et il avait du mal à suivre. On ne l'avait pas emmené sur les sentiers de l'amitié depuis bien longtemps et il regrettait presque de n'être pas resté au stade « invité et hôte ». Mais une certaine voix lui glissait dans le crâne qu'il n'avait jamais été aussi bien et tranquille en présence d'une personne depuis bien des années.

Pourtant, le shinigami remplaçant ne faisait rien de spécial. Non, justement, il le traitait comme une personne normale. Avoir une attitude si paisible a ses cotés lui donnait l'impression qu'il pouvait enfin être lui-même. Poser des questions car trop curieux, faire des bêtises et apprendre des choses simples de la vie qu'on avait éloignée de ses coutumes à cause de sa noblesse. Il ne savait pas plier du linge, c'était dire. Et pourtant Ichigo ne faisait que soupirer devant ses conneries, et lui apprendre comme on fait avec un enfant. C'était rassurant. Il n'avait pas à rester immobile dans un coin à jouer le taiseux pour les apparences. Il pouvait jouer l'être humain, cette fois. Sans avoir peur de d'embêter quelqu'un avec sa propre personne. Bien sûr, il avait encore en tête l'accident de ce matin mais une voix dans sa tête lui faisait revenir les mots du rouquin au dîner en effaçant ceux, plus durs, de la matinée.

« Sourire te va bien. »

C'était doux, chaud, et gentil. Les mots roulaient dans sa tête jusqu'à caresser une partie de lui-même qu'il ne se connaissait pas. Il rougit encore une fois sans lâcher le miroir des yeux.

-Qu'est-ce que tu fous ? demanda la voix d'ichigo derrière lui, ce qui fit sursauter le capitaine.

Celui-ci remarqua dans le reflet du miroir que le roux était derrière lui et qu'il produisait un mimétisme inconscient, posant lui aussi ses mains sur ses joues et arborant une expression sceptique, yeux plissés. Byakuya se retint de rire en se tournant vers lui.

-Tu ressembles à un poisson. Lâcha-t-il.

- Ta gueule, Dory ! se renfrogna Ichigo avant de lâcher ses joues pour écraser la tête du noiraud en rajoutant ses mains au-dessus des siennes.

Le capitaine arborait maintenant une grimace digne d'un enfant de quatre ans et Ichigo sourit avec satisfaction. Le kuchiki se laissa faire, se disant juste que malgré tout, les humains avaient des coutumes bizarres.

-Ch'est qui, Dory ? demanda Byakuya sans chercher à retirer les mains, la voix mâchée par ses propres joues.

- Un poisson dans un film. On regardera Némo plus tard, promis.

- Ch'espère que che film, Némo, m'apportera autant de connaichansse que les films de la soul sochierty. Ils chont rares mais mettent chouvent en avant des tessniques intérechiantes.

Plus que de le voir avec une tête bizarre, entendre le brun parler comme ça réjouissait Ichigo au plus haut point. Le noiraud lui sourit, ce qui, avec les joues écrasées donnait une image vraiment amusante du chef de la noble famille kuchiki. Ils restèrent dans cette position comme si c'était normal, mains contre mains.

-Euh…. Ouai enfin…. Je vois pas vraiment ce que tu peux tirer d'un film sur les poissons.

- Puichqu'ils portent des noms, ils chont un peu comme des chanpakutô, n'est-che pas ?

-On va dire ça… abandonna Ichigo en voyant la détermination de Byakuya.

C'est ce moment que choisit Nemu pour apparaitre dans la chambre, attirant l'attention du brun avant celle du roux. De suite, son expression, même écrasée, devient bien plus dure et froide qu'à l'accoutumée dans la maison de Kurosaki.

-Bonsoir, Kuchiki-taicho.

Là, par contre, le shinigami remplaçant le lâcha avant de prendre congé des deux membres du Gotei 13.

-Tu me donneras les nouvelles plus tard, je vais passer en course vite fait pour demain. Tu veux quelque chose en particulier pour le petit dej' ?

Il répondit par la négative, reportant son attention sur le vice-capitaine de la douzième division. La jeune femme, maintenant les mains posées sur les joues, demanda d'un ton plat :

-Qu'est-ce que c'était ?

- Une tradition humaine. Une sorte de salutation, je suppose. Répondit prestement le capitaine. Vous arrivez plus vite que l'avait prévu Kyôraku-san. Quels sont les résultats ?

- Kurotsuchi-taicho m'a confié cette arme afin de palier à votre problème. Après quinze heures de pose sur cette pierre de bount, toute régénération devient impossible à l'objet et cela réduira la force de la pierre jusqu'à un niveau de faible envergure. Vous serez alors capable de la détruire d'une simple technique de Kido, sans affecter Sebonzakura. Ce sont les prescriptions du capitaine.

Elle lui remit immédiatement une petite boite enveloppée à la manière d'un colis.

-Bien. Merci.

-Bonne soirée, Kuchiki-taicho. Souhaita-t-elle dans un dernier pas de shunpo.

Ce jour-là, à la soul society, plusieurs personnes eurent leurs joues emprisonnées par la vice capitaine de la douzième division qui revenait vers le Bureau de Développement Technique. Dont la bande d'Hitsugaya qui souffrait toujours des remontrances de Nanao-chan et d'une gueule de bois mémorable. Même Mayuri eu droit au traitement et tandis qu'elle lui écrasait joyeusement les joues en prétextant une salutation humaine, il se promit de réinitialiser sa création avant qu'elle ne devienne complètement folle.

Lorsqu'Ichigo revint, Byakuya était dans le salon, feuilletant le programme de télévision alors que son arme était entreposée sur la table. Même si le roux lui avait expliqué qu'il n'avait pas les moyens d'acheter une nouvelle télévision, Byakuya n'avait trouvé que ça a faire. La pierre, arrivée à environ cinq centimètres du pommeau possédait maintenant une fine barrière bleu étrange qui sortait de plusieurs émetteurs collés à chaque sommet. Ichigo s'approcha avec considération, observant Sebonzakura avec attention. Avant qu'un coup sur la table ne le fasse sursauter. Byakuya, les yeux étrangement brillants d'espoir, venait de plaquer le programme sur la table, ouvert sur une partie pub sur les magazines.

-C'est ça ce qu'il me faut, Kurosaki-kun ! indiqua le brun.

-… Un abonnement au magazine people rédigé pour suivre les actualités des anges de la téléréalité ? L'autre hocha la tête. Sinon j'ai un ordinateur, si tu veux… Tu pourrais regarder les épisodes dessus. Marmonna Ichigo en sortant celui-ci.

- Vraiment ?

- Bon, tu me laisses juste imprimer les définitions pour que je bosse et je te mets les épisodes.

Sur ce, le rouquin alluma son imprimante et se mit au boulot après avoir expliqué l'utilisation d'un pad de PC et avoir lancé le site de replay que voulait Byakuya. –il abandonna face au blocage que faisait le noiraud face au clavier, tapant les recherches à sa place-.

-Demain, j'ai mon examen final. Je commence à neuf heures, donc faut me laisser réviser ce soir et je te laisserais en autonomie pendant la journée de demain. Il reste de la salade de riz pour midi. Tu sauras quoi faire, hein ?

- Oui. Je ne touche pas aux vêtements, pas à la cuisine, et je n'essaye pas de faire quelque chose que je n'ai jamais su faire sans que tu ne sois là. Récita Byakuya d'un ton plat.

Sur ces mots, Byakuya laissa le jeune homme réviser tranquillement. Mais malgré l'écran qui passait son émission favorite, il s'intéressa à peine à la rupture soudaine d'Amélie et Thomas. Son attention était accaparée par Ichigo, qui, adossé sur le canapé, relisait ses notes avec concentration. C'était rare de le voir comme ça. Ses sourcils, éternellement froncés, faisaient part de sa détermination. Mais il avait une tête toute différente que lors des combats. Il levait parfois la tête en murmurant les mots lus sans regarder la feuille pour mieux les retenir. Absorbé dans sa contemplation, il observa la mâchoire serrée de son acolyte, retenant à son tour la courbe de son menton et les muscles de sa nuque. De tous les points de vu, Kurosaki restait un beau jeune homme encore en pleine croissance. Ses épaules étaient plus carrées et ses muscles plus développés que lors de leur combat mais il était normal d'obtenir ça en aiguisant ses sens et sa force. Ça le rendait plus viril.

S'il n'avait pas des cheveux aussi colorés et glorieusement récalcitrants, il aurait de quoi plaire aux femmes. Se dit-il à son tour, ignorant que le jeune pensait de même à propos de ses Kenseikan. Il se sentit rougir et cacha une nouvelle fois ses joues avec ses mains. Ce qui attira le regard d'Ichigo qui se moqua gentiment, mesquin.

-Tu recommences, Dory.

Ah, lui aussi il a un beau sourire.

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Je fais completement dans le OCC mais en même temps, faire une romance avec un kuchiki c'est comme faire la description de mon père avec une robe, c'est facilement imaginable, mais vraiment improbable.