Titre : Sultry Cage

Genre : Romance, humour

Couple : Byakuya Kuchiki x Ichigo Kurosaki / ByaIchi

Résumé :

Byakuya leva la tête vers son hôte en fronçant les sourcils, perturbé. Ichigo parut étonné de voir une telle expression repeindre son visage.

- Quoi ? demanda le roux.

- Tu crois que je devrais me laisser pousser la barbe ?

Suivez ici les aventures d'un Byakuya coincé pour une durée indéterminée dans le monde des vivants.

Disclaimer : Bleach appartient à Tite Kubo.

Auteur : Wérikyu

NDA : J'espère que les excuses ne deviendront pas une habitude, croyez moi ! Ça fait au moins quelques mois que je n'ai pas touché a un clavier mais je compte bien finir cette histoire ! au moins par intérêt personnel, ça serait le comble pour un fantôme de le rester même dans ses écrits...

Merci beaucoup aux encouragements et encore désolée pour l'attente ...

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Le lendemain

Le Lendemain les deux hommes se croisèrent à peine, Ichigo se levant plus tôt que la dernière fois pour ne pas être en retard pour cette date importante. Alors qu'il se lavait dans la salle bain à moitié détruite, Byakuya commençait tout juste à déjeuner. Le rouquin était anormalement silencieux. Ou au moins, plus que d'habitude. S'il n'était pas bavard le matin, on pouvait l'entendre marmonner et râler comme un bourdon, d'habitude. Mais pas aujourd'hui. Et Byakuya se surpris à détester ce silence. C'était pourtant le même que dans sa demeure à la Soul Society, mais ici, c'était un silence oppressant. Le noiraud était tellement habitué à entendre des bruits de fonds et voir de l'animation dans cette maison que ce matin le mettait mal à l'aise. Il rejoignit sa chambre en constatant que son hôte n'était pas encore sorti de la douche et il en profita pour observer son arme.

Il se souvenait s'être réveillé en sursaut cette nuit en constatant qu'il s'était assoupi. Ça n'avait pas duré plus de deux heures mais c'était assez suffisant pour que le pommeau de son arme ne soit réduit de moitié. Il ne voulait pas en avertir Kurosaki. Pas aujourd'hui, s'était-il dit. C'était le minimum de laisser le rouquin tranquille lors d'un jours d'examen alors qu'il investissait déjà sa piaule sans réel consentement. De toute manière, en se rappelant les dires de la lieutenant hier, Byakuya s'était rassuré tout seul dans la nuit.

"- Kurotsuchi-taicho m'a confié cette arme afin de palier à votre problème. Après quinze heures de pose sur cette pierre de bount, toute régénération devient impossible à l'objet et cela réduira la force de la pierre jusqu'à un niveau de faible envergure. Vous serez alors capable de la détruire d'une simple technique de Kidô, sans affecter Sebonzakura. Ce sont les prescriptions du capitaine. "

Et il avait effectivement sentit le changement, se fatiguant moins rapidement que les jours précédents. La substance bleue faisait son effet. Il rangea Sebonzakura dans son étui et alors qu'il s'asseyait face à la photo pliée de sa défunte épouse, il sentit plus qu'il ne vit Ichigo le rejoindre.

Le roux alluma un bâton d'encens et pria. Contrairement à ce qu'aurait pensé Kuchiki les gestes du garçon étaient mesurés, habitués à la prière. Ça l'étonna. Le garçon ne remerciait les dieux que très rarement et il oubliait même le salut avant de manger. Quand il lui avait donné la pièce de prière pour dormir, Ichigo lui avait dit de but en blanc qu'il ne rentrait dans cette salle qu'une fois par mois pour aérer.

Byakuya avait deviné que ce n'était qu'une histoire de confiance. Il préférait s'en remettre à lui-même plutôt que se tourner vers les dieux. D'une certaine manière, c'était tellement éloigné de ses coutumes mais également tellement représentatif du personnage qu'il en était resté impressionné. De toute façon, il n'avait rien à dire face a cela. Plusieurs des membres de la soul society ne croyaient pas, et ceux qui priaient encore ne faisaient cela que par pure tradition familiale. Lui même n'y avait jamais vraiment prêté attention avant la mort de son épouse. Il était shinigami, dieu de la mort, qui pouvait-il bien prier ? Il n'eut sa réponse que lorsque que sa femme mourut. Il comprit a quel point la méditation avait pu empêcher les actions les plus bêtes et inconsidérées qu'il avait imaginé à la perte de cet être cher.

Ce jour-là, Byakuya joignit une prière pour les examens d'Ichigo à celles du repos de sa femme.

Kurosaki resta dans le salon jusqu'à ce que l'horloge annonce huit heures. Il s'apprêtait a partir sans un mot quand Kuchiki l'accompagna jusqu'à sa porte. Il lui coula un regard suspect mais comme le noble n'était pas non plus très connu pour des longs discours, il prit le regard désagréablement fier et froid que posait sur lui le noiraud comme un encouragement. Et il fut d'autant plus touché par les gestes du plus âgé quand il sentit une main se poser sur son épaules pendant moins de quelques secondes. Foutus mouvements rapides. Mais d'une certaine manière, Ichigo se senti très soulagé quand il quitta sa maison. Et la présence du Kuchiki chez lui ne devait pas y être étrangère car, comme le lui avait assuré Byakuya la veille, il allait être sage et le rouquin pourrait aller tranquillement a ses examens, sans se soucier de lui.

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Le rouquin suivit un groupe de personne qui entrait dans la salle d'examen. Il était arrivé une heure plus tôt, s'était plongé dans les dernières révisions avec Céleste et une de ses amies et il était maintenant l'heure du combat. Ça allait durer jusqu'au soir et tous les élèves avaient ramené de quoi manger pendant l'épreuve. Quand ils passèrent devant les piles de copies, tous frissonnèrent. Il y avait au moins une vingtaine de feuilles par personne, si ce n'était pas trente. Tout le monde était conscient qu'ils n'allaient jamais avoir le temps de tout faire. La plupart des candidats ne liraient même pas la dernière feuille. C'était normal. Tous le savaient. Ichigo eu une pensée pour ses interrogations de CM1 où il y avait des dictées à trou. Dans ce genre d'exam, les seuls trous qu'il pouvait espérer avoir c'était pour son nom et son prénom.

Une personne contrôla leur convocation et leurs affaires et ils purent attendre à leur place. La jeune femme aux cheveux blancs, d'habitude si excitée, était dans son champ de vision, quelques rangées devant lui. Muette depuis ce matin et pleine de sérieux, son attitude était comme transformée. Ichigo était plutôt confiant. Il avait eu le temps de réviser, même avec un noble a la découverte du monde humain a la maison. Il avait même pu se détendre un peu grâce au noiraud, ce qui lui avait certainement aidé a ne pas stresser pour son examen. Et puis, il y avait eu cet encouragement de ce matin. Bon il se convainquait peut-être lui même qu'il y avait eu contact. Mais quand même, grâce à ça, Ichigo se sentait plus assuré et sûr de lui même. ( et ce, même s'il connaissait maintenant les capacités de Byakuya a faire dégénérer les choses les plus infiniment inoffensives en des monstres a tendances meurtrières ) Ichigo soupira, amusé. Il avait hâte de rentrer.

A 10 heures précises, l'épreuve commença.

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Byakuya soupira en se hissant sur le canapé. Il venait d'achever le dernier film de Némo, et bien qu'il se soit concentré dans toutes les répliques du film, il n'arrivait pas à saisir ou voulait en venir le réalisateur dans la manipulation des sabres quand il mettait juste en scène un poisson orange et la fameuse Dory qui perdait inlassablement la mémoire. La raison pour laquelle Kurosaki l'appelait comme ça était véritablement obscure et il détestait ne pas comprendre les choses. Qu'est-ce que le rouquin avait de plus de lui pour comprendre les tenants et les aboutissants d'un film sur les poissons ? Les secrets de ses techniques venaient-elles de ces films en question ? Avait-il apprit le Bankaï en méditant sur Dory et Nemo ?

Sa réflexion était agaçante, d'autant plus que cela impliquait aussi d'accepter qu'il y avait des choses que Kurosaki savait et qu'il ne connaissait pas lui-même. Et même si poser des questions au principal intéressé ne lui posait pas tant de problèmes que ça en temps normal, ça restait tout de même agaçant. Ils avaient des centaines d'années d'écart et ça aurait dû être au Kuchiki d'apprendre des choses a Ichigo, pas l'inverse. Même s'il avait toujours été d'accord avec le fait que l'expérience était exactement ce qui faisait grandir quelqu'un, quelque soit l'âge de son adversaire. Malgré tout, il avait du mal a croire qu'un gamin d'une vingtaine d'années seulement puisse lui apprendre des choses. En y pensant, il réalisa que ça ne le dérangeait pas tant que ça, juste parce qu'il s'agissait d'Ichigo et qu'a aucun moment de son séjour le roux ne s'était moqué de ses questions, quand bien même la situation aurait pu être risible. D'une certaine manière, a part un peu d'ego blessé, ce n'était pas si mal. La réalisation l'agaça encore plus.

Puisqu'il était seul, il se permit de râler dans sa barbe et de se lever. Il était l'heure de se concentrer sur son sabre. Regarder des films lui avait permit de rester éveillé et maintenant qu'il était midi passé, les 15 heures de pose du liquide visqueux étaient complètes. Normalement, une technique de Kidô devrait suffire, comme lui avait dit Nemu. Le capitaine de la sixième division alla chercher l'étui dans lequel se trouvait sa lame. Si on pouvait encore appeler ça comme ça. Il ne restait plus que le manche du pommeau au bout duquel se détendait piteusement le cordon mauve. D'un regard extérieur, rien n'aurait pu faire penser à une arme. Surtout que la mixture de Mayuri était maintenant transparente, plus aussi bleue qu'avant et qu'elle enduisait le reste de Sebonzakura comme de la bave. C'était particulièrement écœurant, aussi Byakuya voulu en finir vite.

- 4ème technique de destruction : Byakurai.

Alors qu'il pointait la pierre de bount du doigt, un puissant éclair blanc et précis s'écrasa sur la pyramide. A par la nettoyer de la mixture de Mayuri et créer une petite fumée inoffensive sur la surface de l'objet, il n'y eu pas plus de résultats. Le noble s'y était attendu. Même si Nemu avait dit que le Kidô suffirait, il aurait été bizarre que la pierre ne puisse résister a une technique de niveau si bas, même lancé par Byakuya Kuchiki.

- 31èmetechnique de destruction : Shakkahō.

Cette fois-ci, une boule de feu épaisse engloba a la fois la pierre de bount et son arme dans son explosion. Même si tirer sur son propre compagnon lui retirait un pincement au cœur considérable, le capitaine décida que c'était quelque chose d'acceptable si cela lui permettait de retrouver le contact de son arme. Les flammes rouges se dissipèrent aussi vite que la fumée due a l'attaque. Et cette fois-ci, il fronça les sourcils.

C'était frustrant.

La petite pierre pyramidale, source de son malheur, était tranquillement immobile au milieu de la fumée, tout comme ce qui restait de son sabre. Que ça ne fonctionne pas aussi bien que le capitaine de la 12ème division l'avait prévu ne lui passa même pas a travers l'esprit. Il se contenta de reculer un peu, déterminé a en finir, et il mit sa seconde main sur son poignet pour se concentrer quand sa voix s'éleva :

- 79ème technique d'immobilisation : lien des neufs rayons solaires : Kuyo Shibari.

Les trois premiers trous noirs apparurent autour de sa cible dans un silence complet. Au quatrième, il entendit les bruits de la ville, à l'extérieur, se faire plus forts. Il ne fut pas pour autant déconcentré. Le sixième marqua la sensation qu'un réiatsu puissant était apparu dans la ville. Mais trop loin pour qu'il ne s'en préoccupe maintenant. Il ne suspendit pas son geste et quand le huitième trou noir apparu pour former un cercle, là, il sentit quelque chose proche de l'instinct le pousser a accélérer son sort. Mais ce n'était ni de son ressort ni de son propre instinct a lui. C'était comme une force étrangère, et, réalisa-t-il, cela semblait venir de la pierre elle-même. Le neuvième cercle noir se dessina juste au centre de ce triangle parfait. Quelques secondes plus tard, des boules de magie rouges, proches du rose, se déployèrent autour de la pierre avant d'exploser brutalement.

Son sort fit mouche et la pyramide se mit a briller d'une forte lumière rose pâle, si proche du blanc qu'elle semblait immaculée. Le noiraud plissa les yeux et attendit. Jusque là, Byakuya Kuchiki avait presque le contrôle. Jusqu'à ce qu'il veuille attraper la pierre et qu'au simple touché, son reiatsu ne lui soit rendu de façon démultipliée. Ce fut comme s'il venait de se faire électrocuter. Des décharges de puissances coulèrent dans ses veines comme de la lave, échauffant tout son corps a froid. Il aurait bien voulut hurler sous la douleur, mais sa gorge était illogiquement silencieuse et il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il souffrait. Parce que son corps fondait, il en était presque sûr. Où bien était -il réduit en cendre ? C'était tout aussi plausible. Il n'avait jamais connu une douleur pareille, tant physique qu'émotionnelle, comme si chaque cellule de son corps était détruite et reconstruite dans la même seconde.

C'est au bout d'une longue minute de silence et de souffrance absurde qu'il entendit un cri à sa gauche. Cette voix, féminine, il ne la reconnu pas. Mais le réiatsu qui s'en dégageait lui faisait penser a quelque chose, il était certain de l'avoir déjà sentit. Pas qu'il soit capable de s'en souvenir maintenant, puisque toute pensée cohérente s'évanouissait aussi vite qu'elle apparaissait pour ne devenir qu'une seule et même idée "douleur, douleur, douleur". Sa vision était noircie tant il serrait les paupières, incapable de les desserrer. C'était un réflexe instinctif que de se contracter sous la douleur. Jusqu'où serait-il seulement capable de tenir ?

- NOOOON ! ICHIGO, NE FAIT PAS CA ! hurlait l'inconnue.

La seconde d'après, quelqu'un attrapait son bras et un profond sentiment de bénédiction l'envahit. Brusquement, Byakuya se sentit a son rang, comme si la vie venait tout juste de lui attribuer la place qui lui avait toujours été destiné dans tout l'univers et comme si c'était exactement tout ce qu'il avait cherché a obtenir qu'il atteignait par ce geste. Toutes ses nouvelles cellules, régénérées, vibrèrent a ce contact, se coulant contre lui. Des liens se formèrent comme des racines profonde. Sa pression spirituelle continuait alors de s'échapper de la pierre comme un ras de marée mais un changement subtil s'opéra brutalement, modifiant la valeur intrinsèque et propre de l'identité spirituelle du Kuchiki, la métamorphosant imperceptiblement tout ce qu'il était. Puis, le supplice se tarit et il s'évanouit sous le soulagement et l'opposition manifeste de ces sensations.

En dormant, il souriait.