Coucou, et voici un nouveau chapitre de plus pour cette fic. J'espère que vous l'aimerez. Merci en tout cas de lire, suivre, mettre en favori et surtout merci de commenter cette fic. Bonne lecture.
Pims10 : Oui, elle est forte mais il y aura aussi des moments où elle craquera un peu. Elle n'est pas parfaite, loin de là. Oui je sais, mais bon Denethor paiera bientôt ne t'en fait pas.
Essaidel : Coucou, oui il se présente sous un jour différent dans les livres, mais dans les films on a juste l'impression de voir un abruti et là il va vraiment pas avoir une bonne image. Pas dans cette fic en tout cas :). Aurore finira avec Aragorn, comme je l'ai noté en enregistrant l'histoire, mais ça va prendre un moment pour arriver jusque là, enfin normalement, je ne suis pas toujours très douée pour écrire une histoire d'amour en douceur, mais je vais essayer. Je ferai des couples pour Varon et Ohtar, avec d'autres OC, mais il n'y a rien de décidé à ce sujet pour le moment. Mais il n'y aura rien entre eux et Aurore, ils ne la voient que comme leur Lady, voire une amie et limite une petite sœur mais limite.
Je suis heureuse de réussir à te garder intéressée et à te pousser à commenter, ça me fait toujours plaisir de lire des review et j'essaie d'en laisser aussi quand je lis une histoire, avec plus ou moins de succès selon les fois... Honte sur moi.
Vis à vis de la lettre de Faramir, oui je ne le voyais pas ne pas écrire à sa petite sœur alors qu'ils venaient d'apprendre la mort de leur frère, ça n'allait pas dans mon esprit avec le caractère de Faramir. J'ai hésité à en écrire une ou à simplement y faire référence mais j'ai fini par me décider à l'écrire, je suis heureuse que tu aies aimé.
Tel que je vois les choses, Denethor en tant qu'Intendant Souverain à former, ou à engager des tuteurs pour le faire, ses enfants à être à la tête du Gondor, plus ou moins en tout cas. Du coup Aurore, grâce à Gandalf mais pas que, a appris la politique, les situations de ce genre et réfléchi donc plus comme une princesse qu'une simple dame de la Cour. Les années passées à arranger les affaires du Gondor n'ont fait que renforcer cela. Et puis je ne voyais pas les gardes rester sans rien faire dans une telle situation, je me suis dit qu'il devait y en avoir au moins eu un et qu'il a peut-être servi d'exemple, pour les autres gardes autant que pour Aurore.
Bises.
Gabi : Non là dessus on est d'accord, elle mérite bien mieux et heureusement Aragorn apparaîtra bientôt. Merci beaucoup en tout cas, je suis heureuse qu'elle vous plaise, en espérant que ce soit toujours le cas.
Gouffre de Helm, Rohan.
"Nous vous sommes reconnaissants pour votre aide." dit Théoden lorsque le groupe envoyé par le Gondor allait partir, leur nombre presque le même que lorsqu'ils étaient arrivés, ils n'avaient perdu que deux membres.
Une part de Théoden voulait protester, dire que c'était injuste, qu'ils auraient du être plus nombreux à mourir, après tout il avait perdu tellement de ses soldats, mais il savait que ce serait injuste, il ne pouvait pas dire que les hommes du Gondor n'avaient pas aidé, sans eux le coût en vie aurait été bien supérieur. Ils s'étaient battus de toutes leurs forces et s'ils vivaient c'était parce qu'ils avaient bien plus l'habitude des combats dans ce genre de situation, dans des rues, des bâtiments et à pieds, tandis que les Rohirrims étaient bien plus à l'aise dans les combats sur chevaux. Ce n'était pas forcément juste, mais c'était ainsi, et l'aide du Capitaine Bergeon, tout comme celle d'Aragorn, avait été très utile.
Le seul que Théoden pouvait blâmer pour tout cela était Saroumane, qui ne s'était pas contenté d'envoyer une armée de dix mille sur le Rohan, non il avait aussi crée une mixture qui avait détruit une partie du mur du Gouffre de Helm, affaiblissant les défenses de la cité et causant des centaines de morts. Et sans l'aide de Gandalf qui avait pu ramener Eomer et ses hommes, les pertes auraient été encore plus importantes, avant leur arrivée, le roi n'avait pas vu d'issues victorieuses pour son peuple. La dernière charge avait été mené dans un acte suicidaire, une dernière charge mortelle avant que la mort ne les prenne.
"Nous étions heureux d'aider le Rohan." répondit Bergeon en s'inclinant avec respect devant le roi.
"Vous êtes les bienvenus pour rester quelques jours afin de vous remettre des combats et de vos blessures." proposa aussi le roi, il avait déjà dit qu'ils pouvaient rester mais ils avaient refusé. Néanmoins Théoden se devait d'essayer à nouveau, quelque soit son opinion sur le Gondor, ces hommes étaient venus pour aider le Rohan et il ne pouvait pas l'oublier. Et si les hommes du Gondor n'avaient eu que deux pertes, ils étaient presque tous blessés, avec trois blessés graves.
"Nous vous remercions Roi Théoden, mais le Gondor est toujours en danger et si l'idée de Lady Aurore n'a pas privé un point stratégique de nos défenses, elles sont quand même affaiblies." nia Bergeon "Et puis je dois aller à Minas Tirith pour rapporter la mort du Capitaine Boromir."
"Une lourde perte pour le Gondor, vous présenterez nos sympathies à sa famille." demanda Eomer qui était aux côtés de son oncle avec sa sœur, Aragorn, Gandalf, Legolas et Gimli. "J'ai eu la chance de connaître et de me lier d'amitié avec Boromir et c'était un homme bien."
"Oui, il l'était. Je les transmettrai Lord Eomer, et je ne pense pas m'avancer en vous disant qu'ils les apprécieront." répondit Bergeon en pensant surtout à Dame Aurore, il ignorait quelle serait la réaction de l'Intendant. "Les amitiés du Gondor à votre famille également, je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer Prince Théodred, mais sa mort est aussi une grande perte pour le Rohan."
"Merci." répondit simplement Théoden, il n'avait jamais imaginé survivre à son fils et c'était très douloureux. Il n'avait aucune envie d'en parler. Surtout que dû à sa propre faiblesse il n'avait même pas pu lui dire adieu ou qu'il l'aimait, il ne se rappelait même plus ce qu'il avait dit en dernier à son fils, avant d'être à la merci de Grima et de Saroumane.
"Je ne sais pas si cela sera d'un quelconque réconfort pour Lady Aurore." dit Aragorn en s'avançant, il y avait beaucoup réfléchi à ce qu'il devait faire et avait fini par prendre une décision. "Mais avant de mourir Boromir m'a demandé de ramener ceci à sa sœur." il expliqua en montrant la bourse qui avait été attaché à la ceinture de Boromir et qu'il avait pris comme l'homme le lui avait demandé, une bourse qui était à présent accroché à sa propre ceinture. Il ignorait ce qu'elle contenait, n'avait pas osé l'ouvrir, c'était privé, mais il l'avait conservé. "J'ai donné ma parole que je le ferai, et je compte bien le faire, en personne."
"Lord Boromir n'est pas mort seul alors ?" demanda Bergeon après avoir regardé la bourse un moment, observant à présent avec attention les yeux d'Aragorn.
"Non, j'étais avec lui." répondit Aragorn, il n'allait pas révéler ce que l'homme lui avait dit, il ne le ferait qu'à la famille de Boromir et uniquement s'ils le lui demandaient.
"Lady Aurore et Capitaine Faramir seront soulagés." dit doucement Bergeon. "Je transmettrai votre message Aragorn."
"Merci." dit Aragorn en inclinant la tête et en devant se contrôler pour ne pas réagir à la mention de son prénom, il avait été si prudent, utilisant un alias presqu'en permanence depuis qu'il savait qui il était, surtout vu que Sauron était après lui, et vu la réaction de Boromir à leur rencontre officielle... Il ne pensait pas que la famille de l'Intendant l'accueillerait avec les bras ouverts s'il venait demander le trône du Gondor. Savaient-ils son nom ? Ou au moins celui de son père ?
"Mon oncle, est-ce que le conseil de la fille de l'Intendant, Lady Aurore, est si précieux ?" demanda Eowyn après le départ des soldats du Gondor.
"Pourquoi me demandes-tu cela ?" demanda Théoden surpris par la question.
"C'est juste, que le capitaine Bergeon a dit que c'était son idée à elle d'envoyer des hommes de chaque garnison. Je me demandais." expliqua Eowyn, elle avait toujours eu du mal à accepter le 'rôle' qu'on attendait des femmes, même celles de la famille dirigeante, elle même, alors que bonne combatante, n'avait pas pu aider à défendre le Gouffre. Elle avait du rester avec les femmes, les enfants et les vieillards dans les grottes, alors l'idée que ce soit différent ailleurs était intéressante.
A sa question Théoden et Eomer la regardèrent sans répondre, ils avaient certes une idée sur la raison qui avait poussé le capitaine Bergeon à ne parler que de Lady Aurore, mais aucune certitude et ils ne savaient pas comment l'expliquer. Eowyn avait certes appris à se battre, son frère et son cousin ayant cédé à sa demande, mais elle n'avait pas eu le droit aux mêmes leçons et le côté politique était un qu'elle ne maîtrisait pas vraiment, même chose avec le côté stratégique. Bien qu'elle ait passé ces derniers mois à tout faire pour aider son oncle, Eowyn n'avait pas eu à prendre en charge les obligations du roi, Grima s'en chargeant, mal mais le faisant néanmoins, surveillé par Hama et Gamelin.
"Ce que le capitaine Bergeon voulait dire c'était qu'il obéissait aux ordres d'Aurore et non à ceux de Denethor." intervint Gandalf qui était dans la pièce. "Ou pour être plus clair, elle a choisit d'envoyer de l'aide au Rohan sans la permission de son père."
Et il ne savait pas comment réagir face à ça, il avait été très surpris en voyant des hommes du Gondor au Gouffre, ce n'était pas le genre de Denethor après tout, loin de là même, qu'Aurore ait osé s'opposer de la sorte à l'Intendant, il ne savait pas ce que ça voulait dire, pas pleinement. Des trois enfants de Denethor il se serait plus attendu à une chose de ce genre de Boromir, qui s'il avait été loyal envers son père et le Gondor, il était aussi capable de prendre des décisions de ce genre sans risquer une réprimande de la part de son père. Il n'avait pas autant connu l'aîné qu'il connaissait Faramir et Aurore, ayant passé plus de temps avec les deux plus jeunes, mais il avait toujours su que Boromir était le favori de son père, et qu'il y avait très peu qu'il pouvait faire et se faire sermonner ensuite. Faramir aurait voulu aider le Rohan, il connaissait assez le jeune homme pour savoir ça, il avait très bon cœur et n'avait jamais aimé laisser des gens souffrir, encore moins sans rien faire pour les aider. Cependant, à part pour protéger sa sœur, Gandalf ne voyait pas l'homme faire une chose pareille, il respectait beaucoup trop Denethor et cherchait trop son affection pour agir ainsi. Dans un sens il n'était pas surpris que ça ait été une idée d'Aurore, la jeune femme était très maligne, et si elle n'était pas aussi fin stratège que ses frères pouvaient l'être, elle se débrouillait quand même bien, trouvant des idées surprenantes mais qui fonctionnaient étonnement bien. Et comme ses frères, elle avait un bon fond, elle voulait aider les gens, mais normalement elle respectait les limites que fixait Denethor, oh bien sûr elle les frôlait et les contournait parfois, même enfant elle faisait cela, il se rappelait une fois très bien. Il venait de donner un cours d'histoire sur le Premier Age, elle et Faramir avaient été fascinés et avaient souhaité en apprendre d'avantage mais il avait refusé, disant que la leçon était fini et qu'ils ne pouvaient pas tricher en lisant des livres sur le sujet dans la bibliothèque. Aurore avait demandé à Boromir d'aller lui chercher un livre sujet, livre qu'elle avait lu dehors et donc elle n'avait pas désobéi, ce qu'elle avait pointé dans un mélange de fierté et de fausse innocence, lorsqu'il l'avait confronté. Il était resté stupéfait un moment avant d'éclater de rire.
Elle avait grandi depuis, était moins innocente et moins ouverte avec ses émotions et ses pensées, des choses qui attristaient Gandalf, mais sur ce point elle n'avait pas changé, toujours à contourner les limites pour obéir mais aussi pour faire ce qu'elle voulait. Il était pour autant surpris, parce que ce qu'elle avait fait défié bien plus Denethor que toutes ses actions auparavant et il ignorait non seulement quelle serait la réaction de Denethor mais surtout pourquoi elle avait choisi d'agir de la sorte maintenant. Gandalf n'avait que peu de respect et pas la moindre affection pour Denethor, il avait passé du temps au Gondor au cours des années et surtout dans la Cité Blanche, passant du temps avec les deux jeunes enfants de l'Intendant et il ne savait pas quoi penser de la relation entre Denethor et sa fille. Il n'en était pas sûr, il ne passait pas assez de temps pour cela, mais il avait un mauvais pressentiment, par moment c'était comme si elle craignait son père. Elle ne s'était jamais confiée à lui, pas plus qu'il n'avait pu prendre l'Intendant sur le fait, mais ça ne changeait pas le fait qu'il en était presque sûr. Il avait tenté d'en parler avec Faramir, même si l'homme passait, comme son frère, le plus clair de son temps hors des murs de la Cité Blanche et donc loin d'Aurore, mais le second fils de Denethor avait affirmé qu'Aurore serait venue lui en parler, à lui ou à Boromir si tel était en effet le cas. Qu'ils auraient vu quelque chose.
D'une certaine manière ce qui avait le plus inquiété Gandalf, ce n'était pas que Faramir n'ait pas de suite dit que c'était impossible, mais plutôt que les raisons derrière cette impossibilité, étaient juste liées à Aurore, et pas qu'il ne pensait pas que son père soit incapable d'agir de la sorte tout simplement.
Le magicien blanc, vu que c'était ce qu'il était à présent, ne savait pas ce qui se passait en Gondor mais il savait qu'il était inquiet. Il n'avait jamais vu de l'amour ou du respect lorsqu'Aurore regardait Denethor, mais elle ne l'avait jamais défié ainsi avant, il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire quand aux raisons derrière son geste. D'une certaine manière il était presque heureux qu'à présent avec la fin, plus ou moins, de la menace de Saroumane, que la guerre allait se centrer sur le Gondor, parce qu'au moins il pourrait obtenir des réponses. Enfin il l'espérait. Mais avant d'obtenir des réponses, il allait devoir se rendre à Orthanc et tout faire pour convaincre son frère, parce que c'était ce que Saroumane avait été à ses yeux pendant des siècles, de revenir à la raison et d'aider leur camp, contre Sauron.
Minas Tirith
Aurore ne put réprimer un frissonnement de peur en entendant le cri, malheureusement, familier d'un Nazgul ou plutôt de l'animal ailé qu'un des neuf montait. Même avec la distance entre Osgiliath et Minas Tirith, elle pouvait l'entendre clairement et ce alors qu'elle était dans la bibliothèque. Elle adressa une fois encore des prières pour les hommes à Osgiliath et pour son frère, elle aurait fait la seconde partie dans tous les cas, Faramir était toujours dans ses prières, mais plus encore vu qu'il se trouvait à Osgiliath, ses hommes étaient arrivés la veille pour aider à défendre la cité. Il y avait des attaques presque quotidiennement et les monstres ailés étaient de plus en plus visibles. Ils ne survolaient pas Minas Tirith, mais elle savait très bien que ce n'était qu'une question de temps et c'était pour ça qu'elle étudiait des textes anciens afin de trouver une réponse, un moyen de combattre les Nazgul.
La seule idée qu'elle avait eu pour le moment se résumait à des flèches enflammées et elle aimerait en avoir une, un peu plus efficace, rapidement, afin d'envoyer un messager à Osgiliath pour les aider de la seule manière possible à sa disposition. En leur prodiguant des informations, malheureusement même la bibliothèque de Minas Tirith, une très fournie, n'avait que peu d'information sur la manière de vaincre les spectres parce qu'ils étaient le principaux problème, les créatures ailées si monstrueuses et effrayantes qu'elles soient, n'étaient pas impossible à tuer. Les Nazguls en revanche, c'était une toute autre histoire.
"C'est inutile. On ne trouvera rien." s'exclama avec humeur Ohtar en reposant brusquement le rouleau de parchemin sur la table.
Les deux hommes, parce que Varon était aussi présent, ne l'avaient pas quitté depuis deux jours, encore plus protecteurs après l'épisode avec Denethor, et si Aurore s'était par moment sentie un peu étouffée, elle avait aussi apprécié. Elle n'avait jamais parlé avec ses frères du comportement de Denethor, ils n'avaient donc pas pu être là pour elle, mis à part après... l'incident concernant Bram où ils avaient été aux petits soins avec elle. Mais ils avaient blâmé Bram alors qu'il s'agissait de Denethor et elle avait laissé faire, c'était un de ses plus grands regrets, l'homme avait simplement voulu l'aider et il était connu comme un traitre, elle ne pouvait rien faire pour sa réputation, pas avec la situation telle qu'elle était, mais elle avait aidé la famille de Bram depuis. Ses parents, sa femme et leurs deux enfants. Elle le faisait discrètement mais elle s'était assurée qu'ils aient assez de vivres et de bois, qu'ils ne manquaient de rien, enfin avec les moyens disponibles pour la Cité.
"Doucement Ohtar, ce sont des manuscrits précieux, même s'ils ne contiennent pas l'information dont nous avons besoin." dit Aurore, son ton calme malgré ses paroles, elle respectait vraiment les écrits, même si certains auteurs étaient des idiots, et elle n'allait pas laisser quelqu'un manquer de soin avec ces ouvrages, même si c'était un ami à elle.
"Tout ce que nous avons réussi à trouver c'était l'information comme quoi aucun homme ne peut vaincre le plus puissant des neuf." commenta Varon.
"Et comme nous n'avons pas d'elfes ou de nains dans la Cité, les choses risquent d'être complexes lorsqu'il choisira de sortir de Minas Morgul." continua Ohtar.
"Si c'est bien homme dans le sens de la race." pointa Aurore.
"Qu'est ce que vous voulez dire ?" demanda Varon.
"Ca peut vouloir dire qu'une femme peut le vaincre. Et il y a aussi la question, est ce qu'un Magicien, ou Istar, compte comme un homme. Parce que sinon Mithrandir pourra peut-être l'affronter." dit Aurore, défendant son idée.
"Vous croyez qu'il viendra ? Je veux dire entre lui et l'Intendant, ça n'a jamais trop bien marché non ?" demanda Ohtar hésitant.
"Non, c'est même un euphémisme, Denethor déteste Mithrandir qui n'apprécie pas Denethor." soupira Aurore "Je peux déjà sentir la migraine." elle ajouta avec un faible sourire. "Quand à s'il viendra, oui je le crois. Mithrandir n'apprécie pas Denethor c'est vrai, mais il ne va pas abandonner la Cité Blanche et son peuple pour autant. La guerre arrive, si les murmures de Denethor sont corrects, le Rohan a gagné contre Saroumane, Sauron va répliquer, il n'a jamais eu vraiment besoin de Saroumane, il voulait affaiblir notre camp je crois, nous déstabiliser. On va avoir besoin d'aide et bientôt je crois."
"Pourquoi tu crois ça ?" demanda Ohtar, se détendant en sa présence malgré le sujet, Aurore semblait plus avoir besoin de confident, d'ami plutôt que de gardes. Au fil des ans il avait appris à faire attention à ça, tout comme Varon d'ailleurs.
"Outre ce que dit Denethor ?" demanda Aurore en haussant un sourcil avant de se masser les tempes.
"Comment peut-il savoir ce genre de choses ? Il ne sort pas de la salle du trône." pointa Varon en se levant, faisant des vas et viens.
"Je ne sais pas, l'idée la plus logique serait des espions mais personne n'a rien vu. Et si c'est possible, lorsqu'on sait quels passages prendre." reconnut Aurore, elle connaissait très bien la Cité et si elle le voulait, elle pouvait disparaître, elle l'avait fait quelques fois en grandissant ou simplement lorsqu'elle avait eu besoin d'un peu de solitude. Mais elle savait que certains passages étaient inconnus des gens, pleins de poussières et sans trace de pas, en dehors des siens bien sûr, elle savait assez pour pister au moins ça. "Et puis, commet aurait il pu convaincre des gens de l'ennemi de travailler pour lui vu qu'il n'a pas quitté la salle depuis des années à part pour de brèves visites dehors. Toujours accompagné. Non je ne crois pas que ce soit ainsi." elle nia en y réfléchissant.
"Tu as une idée." comprit Ohtar en voyant l'expression sur son visage.
"Peut-être oui. Une idée qui me rempli de crainte." reconnut Aurore.
"Quelle idée Aurore ?" demanda Varon.
"Je ne l'ai jamais vu et j'ignore si ce n'est pas simplement une légende dans la famille de l'Intendant." dit doucement Aurore, réfléchissant visiblement à ses paroles "Il y aurait une légende concernant un palantir, une pierre de vision qui serait à Minas Tirith. Et une de ces pierres serait restée à Minas Morgul. Si Sauron a une de ses pierres et que l'Intendant a choisi de regarder..."
"Ca expliquerait une partie de ses informations." souffla Ohtar.
"Oui mais concentrons nous plutôt sur les Nazguls, c'est plus important." rappela Aurore en ouvrant à nouveau son livre, les deux gardes s'exécutant avec moins de bonne volonté.
"Milady." appela un garde alors qu'elle était dans la bibliothèque avec Ohtar, recherchant pour le sixième jour des informations sur les Nazguls.
"Que se passe-t-il ?" demanda Aurore alerte, craignant une attaque plus importante sur Osgiliath.
Pendant longtemps elle avait cru que le fait de ne pas voir où étaient ses frères, de ne pas savoir ce qui se passait pour eux était le pire, elle avait eu tort. Voir un peu était bien pire, chaque attaque d'Osgiliath la faisait trembler de peur pour Faramir, craignant tous les jours qu'un messager allait lui dire qu'elle avait perdu son deuxième frère. Savoir qu'Osgiliath était attaqué et qu'elle ne pouvait rien faire, peu de chose avait été aussi difficile.
"Mithrandir est arrivé dans la Cité." l'informa le soldat.
"Merci de m'avoir prévenu, vous pouvez retourner à votre poste." elle dit au garde avec un léger sourire, se levant déjà, pour se rendre à la salle du trône. Quelque soit ses sentiments au sujet de Denethor, Gandalf irait quand même le voir en premier et en dehors de son aide, elle voulait avoir des informations au sujet de la quête sur laquelle avait été son frère avant de mourir. Le capitaine Bergeon était rentré quatre jours auparavant à Minas Tirith, avec les blessés les plus graves et il lui avait fait son rapport, de la bataille bien sûr mais aussi de sa rencontre avec un elfe, un nain et un homme, l'homme qui portait le nom d'Aragorn et qui avait été proche de Boromir. Suffisamment proche pour que son frère lui demande de prendre sa bourse. Elle ne savait pas quoi penser quand au dernier point, son frère avait-il eu un ami dans ses derniers instants prêt de lui ? C'était ce que Bergeon affirmait mais elle n'était pas sûre. Et puis pourquoi voyageait-il dans une compagnie pareille ? Elle ne protestait pas, mais elle reconnaissait le nom, le nom d'Arathorn était parvenu au Gondor il y a longtemps, il avait été connu pour être un descendant des rois du Gondor, le dernier. Mais le nom d'Aragorn était bien trop proche pour n'être qu'une coïncidence. Pourquoi son frère, si certain que l'Intendant Souverain devrait être Roi, avait-il voyagé avec un homme de la lignée d'Elendil ?
Elle marcha avec Ohtar qui restait près d'elle, ses blessures étaient pour la plupart guéries, Idril était une excellente guérisseuse, mais ça n'empêchait pas les deux hommes de rester inquiet, et Aurore appréciait le soutien qu'Ohtar était prêt à offrir. Certains mouvements étaient encore douloureux et si jamais elle venait à chanceler, savoir qu'un ami serait là, aidait beaucoup à rassurer la jeune femme. Les deux allaient vite, prenant aussi bon nombre de raccourci, la bibliothèque était loin de la salle du trône, mais Aurore tenait à être témoin de l'entretien entre Gandalf et Denethor. Tant pour voir ce que Gandalf allait dire à l'Intendant que pour observer les réactions de Denethor. Elle avait appris depuis longtemps qu'un homme était toujours plus prompt à révéler des informations sous le coup de la colère que lorsqu'il avait la tête froide, et Gandalf avait toujours eu le don d'énerver grandement l'Intendant. Elle arriva avant Gandalf, mais elle resta dissimulée, plus ou moins, derrière les colonnes, elle n'était pas pressée d'avoir une autre 'entrevue' avec Denethor.
Bergeon avait dit que Gandalf n'était plus vêtu de gris, qu'il était différent mais Aurore ne s'était pas attendu à un changement aussi marqué, on était loin de l'homme avec un manteau gris, les cheveux un peu en bataille et son éternel chapeau, il était entièrement vêtu de blanc, ses cheveux retenus en arrière, sa barbe d'un beau blanc. Qu'est ce qui avait causé ça ? La chute de Saroumane ? Aurore avait tellement de questions à poser à son ancien tuteur, et quel était la personne qui suivait Gandalf ? Il était trop petit pour être un homme, mais si sa taille pouvait laisser croire à un enfant, son visage était celui d'un adulte. Sa carrure était bien trop maigre et d'une apparence trop fragile pour que ce soit un nain, et puis il était pied nu, montrant des grands pieds. Elle n'avait jamais vu une telle créature.
"Salut à vous Denethor, fils d'Ecthelion, Seigneur et Intendant du Gondor." salua Mithrandir une fois devant le trône de l'intendant, sans s'incliner. "Je suis venu vous apporter conseil et nouvelles en cette heure sombre." continua Gandalf après avoir compris que Denethor ne lui répondrait pas, ce n'était pas une surprise, si Aurore faisait tout depuis la mort de Boromir pour ne pas y penser, pour aider le Gondor et ne pas se laisser submerger par son chagrin, Denethor s'était encore plus renfermer, ne se séparant plus du cor du fils aîné de l'Intendant.
"Peut-être êtes vous venu m'expliquer ceci." commenta Denethor en levant le cor brisé, Aurore détourna le regard de l'objet si précieux pour son frère et observa à la place les deux visiteurs, acceptant volontiers, si distraitement, le bras d'Ohtar lorsqu'il lui offrit. Elle remarqua bien sûr la surprise dans les yeux de Gandalf à ce que Denethor venait de dire, mais elle n'y accorda pas une grande attention, elle était bien plus concentrée sur le petit homme. Parce que son expression était très ouverte, elle y voyait, choc, chagrin et culpabilité, mais surtout parce qu'il avait quelque chose au poignet droit qu'elle reconnaissait sans peine, le ruban qu'elle avait offert à Boromir le jour de son départ. Pourquoi avait-il ceci en sa possession ? "Peut-être êtes vous venu me dire pourquoi mon fils est décédé."
"Boromir est mort pour nous sauver." intervint le petit homme, interrompant le duel de regard entre Intendant et Magicien. "Mon cousin et moi. Il nous a défendu contre nombre d'ennemis." il dit en s'avançant pour s'agenouiller devant Denethor.
"Pippin." appela Gandalf visiblement contrarié.
"Je vous offre mes services." continua néanmoins ce Pippin, agenouillé devant Denethor qui le regardait d'un air froid et calculateur. "Si humbles soient-ils en paiement de cette dette."
"Voici mon premier ordre à votre encontre. Dîtes moi comment vous vous êtes échappés alors que mon fils ne l'a pas pu. Tout puissant qu'il était." demanda Denethor et si Aurore n'était pas d'accord avec son ton, avec son regard, elle était néanmoins suspendue aux lèvres de ce Pippin, parce qu'elle voulait le savoir également. Voulait comprendre pourquoi.
"Le plus puissant homme peut être tué d'une seule flèche et Boromir fut percé de nombreux traits." expliqua le petit homme.
La main qu'Aurore avait sur le bras d'Ohtar serra un peu plus en entendant ses paroles, des larmes lui vint aux yeux, elle avait imaginé bien des choses depuis qu'elle avait eu cet horrible pressentiment mais savoir... savoir comment son frère avait été tué, ça n'aidait pas. Loin de là. Aussi agaçant le comportement de Gandalf pouvait être, elle en était reconnaissante pour le moment, vu qu'il poussa ce Pippin à se relever et interrompit le récit de la mort de Boromir.
"Relevez vous." il ordonna à Pippin avant de porter toute son attention sur l'Intendant. "Mon seigneur, vous pourrez prendre le temps de pleurer Boromir mais pas tout de suite. La guerre est imminente et l'ennemi est déjà à votre porte. En tant qu'Intendant vous avez la charge de défendre cette Cité, où sont les armées du Gondor ? Vous avez encore des amis, vous n'êtes pas seul dans cette bataille, envoyez un message à Théoden du Rohan. Allumez les feux d'alarmes."
En entendant le discours de Mithrandir, Aurore dut se retenir pour ne pas prendre son baton pour lui fracasser sur le crâne, mais à quoi pensait-il ? Ne savait-il donc rien de Denethor ? Lui dire cela, agir ainsi, jamais Denethor n'accepterait pas avec ce ton condescendant, pas avec un conseil offert alors qu'il n'était pas demandé. Elle savait que le temps pressait mais en agissant ainsi, Mithrandir leur avait juste fait perdre plus de temps encore, ils allaient devoir s'opposer à Sauron sans aucun soutien de la part de l'Intendant. Pire que ça, avec des ordres clairs de l'Intendant. Mithrandir venait juste de réduire considérablement leur champ d'action. Sans compter que quel genre d'idiot disait à un père en deuil, d'oublier son chagrin pour autre chose ? Avait-il dit cela à Théoden du Rohan après la mort du Prince Théodred ? Parce que sinon, Aurore se demandait vraiment comment le roi avait pu se retenir de gifler le magicien.
"Vous vous croyez sage Mithrandir, malgré toutes vos subtilités vous n'avez pas de sagesse." dit Denethor, furieux. "Croyez vous que les yeux de la Tour Blanche sont aveugles ? J'en ai vu plus que vous ne savez. Avec votre main gauche vous voulez m'utiliser comme bouclier contre le Mordor, et avec votre main droite vous cherchez à m'évincer. Je sais qui chevauche aux côtés de Théoden du Rohan. Oh oui, mes oreilles ont eu vent de cet Aragorn, fils d'Arathorn et je vous le dis sans détour je ne m'inclinerai pas devant ce rôdeur du Nord, dernier d'une lignée en haillons et depuis longtemps privé de sa Seigneurie." Ses paroles firent blanchir Aurore, jamais Bergeon n'avait parlé d'Aragorn devant Denethor, il ne l'avait fait que dans ses appartements privés, mais plus que ça, ses paroles confirmaient le sentiment qu'elle avait eu, il se servait d'un Palantir, c'était l'unique hypothèse.
"Vous n'avez en aucun cas le pouvoir de refuser le retour du roi, intendant." riposta Gandalf tandis qu'Aurore en entendant ses mots dut se retenir pour ne pas jurer, elle avait passé assez de temps avec ses frères, avec des soldats pour connaître des jurons même si ce n'était pas correct pour une dame de la cour. Elle n'était que rarement en accord avec l'Intendant mais là il n'avait pas eu tort, Gandalf semblait manquer cruellement de sagesse.
"Les rennes du Gondor sont à moi." proclama hors de lui Denethor en se levant. "Et à personne d'autre."
"Venez." dit Gandalf à Pippin en se tournant pour quitter la salle, Aurore choisissant de le suivre, discrètement, Ohtar avec elle.
"Cette cité a tenu mille ans, et aujourd'hui, à cause de la lubie d'un fou elle va tomber. Et l'arbre blanc, l'arbre du roi, ne refleurira jamais." soupira Gandalf en avançant vers l'arbre blanc, Aurore non loin derrière, quoiqu'il ne semblait pas l'avoir remarqué.
"Pourquoi le gardent-ils ?" demanda ce Pippin.
"Ils le gardent parce qu'ils espèrent, ils ont le pâle et fol espoir qu'il refleurira un jour, qu'un roi reviendra et que cette cité sera comme elle était, avant de tomber en ruines." expliqua Gandalf. "L'ancienne sagesse de l'Ouest a été abandonné, les rois ont construit des tombes plus belles que les maisons des vivants et chéri le nom de leurs ancêtres plus que celui de leurs fils. Des seigneurs sans descendance sont assis dans de vieilles salles, méditant sur leurs blasons ou dans des hautes et froides tours, interrogeant les astres. Ainsi le peuple du Gondor courut à la ruine, la lignée royale échoua, l'arbre blanc se dessécha , les rennes du Gondor furent confiés à de simples mortels."
"Le Mordor." souffla le petit homme, au fil de leur marche ils étaient arrivés au plus haut point de Minas Tirith, à la crête où Aurore avait passé maints jours à guetter Osgiliath et le retour de ses frères, à observer la flamme qui était visible et les nuages sombres qui gagnaient du terrai, se rapprochant de plus en plus de la Cité Blanche.
"Oui, c'est là qu'il s'étend." confirma Gandalf. "Cette cité a toujours été à portée de son ombre."
"Une tempête approche." comprit le petit homme.
"C'est loin d'être un phénomène naturel, c'est un artifice mis en place par Sauron. Une tourmente de fumée qu'il envoie avant son armée. Les orques du Mordor n'aiment pas la lumière du jour donc il couvre la face du soleil pour faciliter la marche vers la guerre. Lorsque l'ombre du Mordor atteindra cette cité, cela commencera." expliqua Gandalf.
"Oui, Minas Tirith." dit le petit homme d'un fau ton joyeux en se tournant vers Gandalf. "Très impressionnant. Où irons nous après ?"
"Voyons, il est trop tard Peregrin, nous ne quitterons pas cette cité. Les secours devront venir à nous." répondit Gandalf.
"Me voilà rassurée, vous avez donc un plan en dehors d'énerver l'Intendant." commenta Aurore "Pendant un moment j'ai cru que le changement de couleur vous avez fait perdre l'esprit."
"Aurore." souffla Gandalf en se retournant brusquement, il n'avait pas su que la jeune femme était là. "Je suis heureux de vous voir en bonne santé. Mes condoléances pour Boromir."
Aurore ne put stopper son visage de réagir à ces mots, peu importe le fait qu'elle savait la vérité, qu'il était mort, l'entendre ainsi, elle avait le sentiment de sentir son cœur qui se brisait un peu plus à chaque fois. Elle se reprit néanmoins rapidement, elle ne pouvait pas se permettre de s'effondrer pas alors qu'elle savait que les paroles de Gandalf étaient justes, la guerre était à leurs portes.
"Merci, votre présence est appréciée. J'ai fait préparé un appartement pour vous, vous pourrez vous y reposer et vous rafraichir après votre voyage." répondit Aurore.
"Je manque à tout mes devoirs, Lady Aurore je vous présente Peregrin Took, qui préfère qu'on l'appelle Pippin. Pippin, voici Aurore, la fille de l'Intendant Denethor et ..." dit Gandalf avant d'être interrompu.
"La sœur de Boromir, je sais." reconnut Pippin qui n'avait pas pu s'empêcher de dévisager la jeune femme, elle était belle et au premier coup d'œil il ne pouvait pas voir la moindre ressemblance entre elle et Boromir, quoiqu'il en avait vu physiquement entre lui et Denethor. Mais en croisant son regard il le vit, elle avait les mêmes yeux, il y avait aussi une grande force dans son regard ainsi qu'une grande douceur, une qu'il n'avait vu que quelque fois dans les yeux de Boromir. Mais il voyait aussi une grande souffrance, une souffrance qui le fit bouger mal à l'aise, c'était sa faute si Boromir était mort. "Votre frère, il parlait souvent de vous."
"Pas d'horreur j'espère." plaisanta faiblement Aurore. "Je serai heureuse de parler avec quelqu'un qui a passé du temps avec mon frère mais j'ai bien d'autres questions, et malheureusement sur des sujets bien plus pressants. Peut-être pourrions nous manger un peu après que vous vous soyez rafraichi."
"Ce sera avec plaisir." acquiesça Gandalf, comprenant la demande.
"Tant mieux, un serviteur vous conduira à mes appartements une fois que vous serez prêts. Et Mithrandir, j'ai beaucoup de questions et je compte obtenir des réponses pour chacune d'entre elles." avertit Aurore après les avoir conduit jusqu'à leurs appartements.
"Je m'en doutais." soupira Gandalf, il savait qu'Aurore n'était pas du genre à laisser tomber un sujet non plus, elle était déterminée et ce souvent.
"Vous croyez qu'il vous dira la vérité ?" demanda Ohtar en la raccompagnant à ses appartements où elle comptait les attendre.
"Je l'espère, parce je vais l'obtenir et je préfèrerais ne pas perdre de temps." répondit simplement Aurore.
La conversation qui allait suivre n'allait pas être facile ou amusante, elle allait apprendre la vérité quand au sort de son frère, comment il avait été tué et surtout pourquoi, mais elle avait besoin de le savoir et elle devait savoir bien d'autres choses. Surtout s'ils pouvaient compter sur le Rohan et si oui, de combien de personnes on parlait. Pour affronter les forces du Mordor, ils allaient avoir besoin d'un très grand nombre et même là elle n'était pas sûre du succès.
