Coucou, et voici un chapitre qui s'est écrit plus ou moins tout seul, j'ai été vraiment surprise par beaucoup de chose, je n'avais pas prévu d'écrire certaines des pensées d'Aragorn mais j'aime assez le résultat et j'espère que vous l'aimerez aussi. Ensuite je sais qu'il est plus court que d'habitude, mais je voulais vraiment couper là donc désolée. Désolée aussi pour l'endroit où j'ai interrompu l'histoire. En tout cas merci de votre support, merci de lire, suivre, mettre en favori et surtout merci de commenter, j'adore vos reviews, elles me font super plaisir. Bonne lecture.
ValeriaEpicMomo : Salut, je reconnais ne plus me rappeler grand chose de mes cours d'espagnol, casiment rien en fait, donc je me suis servi de google traduction et si je ne suis pas certaine du résultat, je vais devoir m'en contenter. Désolée alors si ce n'est pas une réponse correcte vis à vis de ce que tu m'avais dit dans ton commentaire. Je suis heureuse que la fic te plaise, ça me fait même très plaisir, et merci, ça me touche que tu aimes mon travail et le personnage d'Aurore.
Pims10 : Oui, la chute de Denethor est définitivement un moment positif dans mon histoire ;). Elle a eu de très bons professeurs.
Morgane451 : Merci beaucoup :D. Je suis heureuse d'avoir réussi à rendre Aurore humaine, de ne pas en avoir fait une Mary Sue ou un truc du genre, c'était une de mes craintes. C'est vrai qu'elle est un peu comme ça, je n'y avais pas pensé de cette manière je le reconnais, après oui elle peut être impulsive et insolente, on le verra plus par la suite, un peu en tout cas. Oui, je ne vais certainement pas le pleurer, mais c'est correct, Gandalf et Imrahil vont avoir des questions pour elle, après est-ce qu'elle y répondra, c'est tout autre chose. Après tout elle a réussi à éviter les questions de ses frères lorsqu'elle était au plus bas et même après. Cette fois je ne crois pas t'avoir fait attendre non ;).
Miss MPREG : Bonjour, oui et je le maintiens, mais j'ai fait de gros efforts sur le dernier chapitre et je suis heureuse que tu l'aies apprécié. Après j'ai un peu triché en me concentrant plus sur les émotions plutôt que sur les combats eux même, heureuse que le résultat ait été agréable en tout cas.
Je voulais qu'on la voit un peu ainsi, ravie de savoir que ça a fonctionné, après tout Boromir était un capitaine formidable dans les films oui mais surtout dans les livres, enfin ce qu'on sait de lui. Et Faramir est aussi très compétant, sinon ses hommes l'auraient probablement laissé tomber ou pas accompagner comme ça à leur mort. Aurore a ça aussi en elle.
Le Roi-Sorcier, est le Roi-Sorcier d'Angmar, le chef des Nazgûls, celui que Eowyn tue. Je ne voulais pas employer toujours le terme de Nazgûl, surtout vu que c'est un en particulier du coup j'ai choisi celui de Roi-Sorcier, désolée pour la confusion.
Depuis le début j'avais cette scène en tête, de Denethor lorsqu'il perd la raison en voulant brûler Faramir, qu'il embrasse aussi Aurore mais je ne savais pas trop comment faire la suite, avant qu'il ne brûle et puis en revoyant le film, j'ai eu l'idée d'une intervention de la part de Pippin, qui a sauvé Faramir et Aurore à présent. Après je suis d'accord, il aurait pu planter Denethor ailleurs, mais c'est Pippin, il est encore innocent, au moins un peu. Non Denethor a toujours mérité une mort douloureuse.
Et oui tu as raison au sujet de l'arrivée d'Aragorn, Legolas et Gimli :D.
Vis à vis de ton PS, ça fait un moment que je n'ai pas lu les livres donc je ne suis pas entièrement sûre de ce que je dis, mais dans l'histoire de base, la raison de la folie progressive de Denethor c'est le Palentir. Denethor avait une forte volonté et donc Sauron ne pouvait pas le corrompre comme il l'avait fait avec Saroumane, mais il lui montrait des visions d'horreurs, de pire en pire et il a sombré dans la folie. Lorsqu'il voit que son fils vit encore, que le fils qu'il a repoussé, rejeté, et insulté vie, il regagne un peu la raison et dans ce cas là, oui il se rend compte à quel point il a aimé son deuxième fils. Après je ne suis pas non plus convaincue, mais bon...
Merci beaucoup en tout cas et j'espère que tu aimeras ce chapitre.
Duncan D Jeanne : Je suis contente que mon histoire te plaise en tout cas, et j'espère ne pas avoir trop tardée ;)
Depuis combien de temps considérait-il son héritage comme un poids ? Une mission impossible ? Une chose à fuir à tout prix ? Il n'avait jamais souhaité être roi, pas lorsqu'il l'avait appris à sa majorité et certainement pas ensuite. Quel droit avait-il réellement sur le Gondor ? Les habitants du Gondor ne le connaissaient pas, ils ne savaient rien de lui, à part qu'il existait et encore il n'était pas sûr de ce point. Son peuple, les Dunedins, les Rodeurs, avaient foi en lui, en leur Chef et ils voulaient qu'il devienne roi, qu'il clame son héritage, mais Aragorn ne l'avait jamais voulu. Il ne s'en était jamais senti digne. Pourtant il était là, à l'approche d'une bataille qui le conduirait devant la Cité Blanche, devant Minas Tirith et cette fois sous son vrai nom. Après tout il s'était déjà battu pour Minas Tirith et le Gondor, mais c'était il y a longtemps, lorsque l'Intendant Ecthelion était en charge et ça avait été sous le nom de Thorongil. Cette fois tout était différent. Il avait changé depuis bien sûr, les années l'avaient assagi de bien des manières, il était plus prudent et attentif, mais ça ne changeait pas le fait qu'il ne se sentait toujours pas prêt.
Portant la main à sa ceinture, Aragorn soupira, la bourse de Boromir ne l'avait pas quitté depuis la mort de son compagnon d'arme, depuis le moment où il avait juré qu'il ferait tout pour protéger la Cité Blanche ainsi que la famille du fils aîné de l'Intendant. Depuis le moment où Boromir lui avait dit qu'il le considérait bel et bien comme son roi.
Dire que leur rencontre s'était bien passée serait un mensonge, Boromir après avoir appris la réelle identité d'Aragorn avait été distant, méfiant et même critique, disant ouvertement au conseil que le Gondor n'avait pas besoin d'un roi. Ca avait été exactement ainsi qu'Aragorn avait imaginé la réaction du peuple du Gondor, après tout les gens étaient dirigés par l'Intendant Souverain et sa famille, pourquoi voudraient-ils d'un étranger sur le trône ? Pourquoi l'Intendant Souverain s'inclinerait-il devant lui ?
La réponse était simple pourtant elle n'était pas juste aux yeux d'Aragorn, sa lignée. Tout dépendait de sa lignée, de son sang. Cela même alors que Sauron existait toujours à cause de sa lignée, à cause d'Isildur qui n'avait pas détruit l'anneau unique lorsqu'il en avait eu l'occasion. C'était en partie pour faire pénitence des actions de son ancêtre qu'Aragorn avait juré sa loyauté et sa protection à Frodon, il ne pouvait pas porter lui même ce fardeau, il ne s'en sentait pas capable, craignant d'être bien trop faible pour une telle tâche, mais il pouvait protéger le jeune hobbit.
Cependant il ne pouvait plus protéger Frodon, il l'avait fait pendant plusieurs semaines, et il l'aurait volontiers fait plus longtemps, mais Frodon avait pris la décision nécessaire. Celle qui était difficile mais correcte. Continuer seul, afin de ne pas prendre le risque qu'un membre de la Communauté ne l'attaque. Aragorn n'avait pas pu protester ce fait, l'anneau était tentant et extrêmement dangereux, comme il l'avait prouvé en manipulant et brisant Boromir. Il avait donc laissé le jeune hobbit partir, une partie de lui se maudissant au passage parce que Frodon portait un poids bien trop lourd et qu'il s'aventurait en Mordor, alors qu'il ne savait pas vraiment se défendre et que le poids n'y serait que plus lourd encore. Certes il n'était pas seul vu que Sam était parti avec lui, mais ce n'était qu'une maigre consolation, après tout Sam avait beaucoup de qualités et de capacités, mais il n'était pas un combattant pour autant, il ne connaissait pas non plus le chemin pour se rendre jusqu'à la Montagne du Destin. Il n'avait pas non plus la moindre tentation vis à vis de l'anneau et c'était peut-être ça le principal, Aragorn ne savait plus, il était un peu perdu.
Les paroles de Gandalf avant qu'il ne quitte Edoras pour Minas Tirith avec Pippin n'aidaient pas non plus, il avait été si mystérieux, que devait-il comprendre de ça ? Il se rappelait tellement cette réunion au petit jour, après que Pippin ait osé regarder dans le Palentir.
"Ce que Pippin a vu dans le Palentir n'est qu'un aperçu des plans de notre ennemi. Sauron s'apprête à attaquer la cité de Minas Tirith. Sa défaite au Gouffre de Helm lui a montré une chose, l'héritier d'Elendil approche. Les hommes ne sont pas aussi faibles qu'il le supposait. Ils ont encore de la bravoure et assez de force pour le défier. Sauron craint cela. Les actions du Gondor, d'Aurore l'inquiète également, j'ignore s'il a conscience de qui a envoyé de l'aide au Rohan. Mais il ne prendra pas le risque de voir les peuples de la Terre du Milieu s'unir sous une seule bannière. Il rasera Minas Tirith jusqu'à la dernière pierre plutôt que de voir le retour d'un roi sur le trône. Si les feux d'alarmes du Gondor sont allumés alors le Rohan doit se tenir prêt à entrer en guerre." dit Gandalf, le visage sérieux.
"Qu'est ce qui vous dit que Denethor demandera de l'aide ? Alors qu'il n'était pas prêt à en envoyer ? Sans sa fille, jamais le Gondor ne serait venu aider mon peuple." pointa Theoden qui était toujours amer quand à l'abandon de l'Intendant Souverain du Gondor.
"Je vais y aller." proposa Aragorn qui voulait défendre la Cité Blanche plus que tout.
"Non." objecta immédiatement Gandalf.
"Ils doivent être prévenus." protesta Aragorn.
"Ils le seront." affirma Gandalf. "Vous rentrerez à Minas Tirith par une autre route. Une route sur laquelle l'ennemi ne vous attendra pas."
Plusieurs jours étaient passés depuis le départ de Gandalf et de Pippin pour le Gondor, les feux d'alarmes avaient en effet été allumé, mais aucune route n'était évidente aux yeux d'Aragorn, à part celle des Rohirims. Mais le moment n'était pas à réfléchir encore et encore à ce problème, à ses craintes, Théoden souhaitait le voir. Il entra donc dans la tente uniquement pour s'arrêter surpris, Théoden n'était pas seul, quelqu'un qui dissimulait son visage était avec lui.
"Je vais vous laisser." dit Théoden, laissant sa tente sans un mot de plus, mais son visage était grave.
"Seigneur Elrond." s'inclina Aragorn une fois que l'elfe eut enlevé sa cape.
"Tu m'appelais différemment autre fois, j'étais Ada pour toi." pointa Elrond en l'observant avec attention.
"C'était il y a longtemps." répondit incertain Aragorn, sa relation avec le seigneur Elfe avait détérioré au fil des années, il continuait à l'aimer comme un père, c'était vrai, mais il ne le montrait plus. Alors qu'il était encore jeune, lors d'une visite dans les bois de la Lothlorien, il avait posé les yeux sur Arwen, la fille d'Elrond, et il avait été envouté, fasciné par elle. Il lui avait donné son cœur. Un fait qui n'avait pas été apprécié par Elrond qui avait craint qu'Arwen ne choisisse d'abandonner son immortalité elfique pour devenir humaine afin d'être avec Aragorn qu'elle appréciait beaucoup. Il avait continué à penser à Arwen au fil des années et pendant longtemps avait été certains qu'il avait réellement perdu son cœur pour elle, qu'il l'aimait autant que son père aimait sa mère, mais il avait su avant le départ de la Communauté la vérité.
Il n'avait pas souvent vu Arwen au fil des années, trois fois en tout, mais ça avait été suffisant pour lui, cependant elle lui avait dit avant qu'il ne parte que si elle tenait beaucoup à lui, qu'elle l'aimait même, ce n'était pas comme il le méritait, et certainement pas assez pour abandonner son désir de prendre la mer. Elle avait dit qu'elle tenait à lui comme un ami très cher mais rien de plus et ces paroles, ça avait été exactement ce dont il avait eu besoin pour lever le voile d'une certaine manière. Parce que ça ne lui avait pas brisé le cœur, et ça aurait le cas, il en était certain s'il l'avait aimé comme il le croyait. A la place, il avait été un peu triste mais rien de plus. Il ne savait pas ce qu'avait choisi de faire Arwen, si elle avait pris la mer avec son peuple où si elle était restée avec son père, il ne pouvait pas nier qu'il espérait avoir la chance de lui dire au revoir mais sinon il l'accepterait. Cependant tout cela n'expliquait pas la présence d'Elrond ou ses paroles.
"Oui, par ma faute." acquiesça Elrond.
"Mes excuses mais que faîtes vous ici ?" demanda Aragorn qui ne savait pas comment réagir.
"Arwen, Elladan et Elrohir m'ont pointé souvent au cours des années qu'il y avait encore de l'espoir pour la Terre du Milieu. Mithrandir a fait de même. Cependant même lorsqu'on organisait le départ du Porteur de l'Anneau et de la Communauté, je n'avais que peu d'espoir. Que ce soit en cette quête, en une victoire éventuelle contre Sauron ou encore dans les hommes. Mes pas m'ont porté dans la direction de la statue de Girlraen, ta mère bien sûr mais aussi mon amie. Une amie a qui j'ai promis sur son lit de mort que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour assurer ta sécurité, quelque soit le chemin que tu prenais tant que c'était contre Sauron, et ton bonheur et je n'ai pas tenu ma parole.
J'ai senti, et Galadriel me l'a confirmé, qu'il existait un possible futur entre Arwen et toi, et je n'ai pas pensé que le futur changeait, que ce n'était qu'une possibilité. Je n'ai vu que la mort de ma fille, la séparation et ça m'a terrifié, je ne voulais pas de ce destin pour Arwen et j'ai donc choisi de tout faire pour vous séparer, en étant également distant envers toi voire même dur. Je m'en excuse. Tu es mon fils autant qu'Elrohir et Elladan et je ne me suis pas comporté comme un père envers toi. Pardonne moi." dit Elrond, son attitude était sincère, il s'en voulait vraiment et ayant compris, du moins il en avait eu une idée, les raisons derrière l'attitude de celui qu'il considérait toujours comme un père, Aragorn ne pouvait le blâmer. Il ignorait s'il aurait un jour la chance d'avoir une famille, après tout leurs chances de succès face à Sauron étaient assez minces et même là il ne pouvait pas être sûr de survivre. Il ignorait aussi s'il pourrait se marier par amour et non par devoir dans le cas où il pouvait être le roi du Gondor, mais il savait que s'il avait la chance d'avoir des enfants. La chance d'avoir une fille, alors il ferait vivre un enfer à celui qui chercherait à obtenir le cœur de sa fille. Il ne pouvait pas blâmer Elrond pour avoir agi ainsi, pas alors que la situation était grave à ce point, pas alors que le sacrifice d'Arwen serait à ce point important.
"Il n'y a rien à pardonner." il choisit donc de dire, pensant chaque mot.
"Je ne suis pas venu simplement pour m'excuser, même si je suis honoré et soulagé que tu me pardonnes ainsi." dit Elrond avec un semblant de sourire.
"Qu'est ce qui vous conduit ici alors ?" demanda Aragorn qui ne savait pas de quelle manière traiter Elrond à présent.
"L'ombre est sur nous Aragorn. La fin est proche." dit Elrond, son sourire disparaissant avec ses paroles.
"Ce ne sera pas notre fin, mais celle de Sauron." il rétorqua avec passion et détermination.
"La guerre vous attend mais pas la victoire." nia Elrond, le visage inquiet. "Les armées de Sauron marchent sur Minas Tirith, ça vous le savez, mais en secret il envoie d'autres forces qui attaqueront par le fleuve. Une flotte de bateaux pirates venant tout droit du Sud. Ils sauront dans la Cité dans deux jours. Vous n'êtes pas assez nombreux. Vous avez grand besoin d'homme."
"Il n'y en a pas." rétorqua Aragorn qui était encore plus inquiet par la nouvelle, la situation était déjà grave et presque désespérée avant mais savoir pour cette nouvelle menace... A nouveau sa main se porta à la bourse à sa ceinture.
"Je ne suis pas venu seul. Les Dunedains sont venus avec moi, menés par Halbarad et accompagné par Elrohir et Elladan." dit Elrond. "Mais même avec eux la victoire ne sera pas assurée, loin de là même, vous aurez toujours besoin de plus d'homme. Et il y en a. Il y a ceux qui demeurent dans la montagne."
"Des meurtriers. Des traitres. Vous les enrôleriez pour se battre ? Ils ne croient en rien. Ils n'obéissent à personne." protesta Aragorn, qui s'était retourné vers Elrond lorsqu'il avait parlé des fantômes, des maudits, au lieu d'aller voir ses hommes à lui, ses camarades, ses frères de combat.
"Ils obéiront au Roi du Gondor." répondit Elrond en montrant ses mains, sortant une épée dans son foureau de sous sa cape. S'attirant un regard surpris d'Aragorn qui jamais n'aurait cru voir une telle épée ici, néanmoins pourquoi l'avoir amené. Narsil était brisée. "Anduril, la flamme de l'Ouest, forgée avec les fragments de Narsil."
Aragorn regarda la lame, figé, c'était réel, il allait à Minas Tirith avec la bague prouvant son identité comme le descendant d'Elendil, le descendant des rois et la lame qui avait été brisé par Sauron mais qui avait quand même servi à le vaincre, bien qu'uniquement temporairement, le privant d'un corps. Il hésita avant de s'en saisir, la prendre serait accepter définitivement son rôle, son titre, ses responsabilités... Néanmoins il avait changé depuis le début de cette quête, depuis son départ d'Imladris avec la Communauté, être confronté au choix d'Isildur, prendre ou laisser l'anneau partir avait eu son rôle également, il avait eu la force de dénier son pouvoir. Mais aussi s'entendre appeler roi par Boromir, un homme qui n'avait pas voulu du retour du roi, qui n'avait pas eu foi ou confiance en lui, mais un homme qui avait par la suite choisi de le suivre, qui était mort en le disant. Cela avait changé quelque chose en lui et à présent s'il doutait encore, il était prêt à faire face, surtout si ça voulait dire augmenter les chances de Minas Tirith et du Gondor, il leva les mains pour prendre l'épée dans ses mains.
"Sauron n'aura pas oublié l'épée d'Elendil." dit Aragorn en posant doucement sa paume sur la garde de l'épée, avant de la sortir de son fourreau. "La lame qui fut brisée doit retourner à Minas Tirith."
"L'homme qui peut exercer le pouvoir de cette épée, peut rassembler une armée plus meurtrière que celles qui ont foulé cette terre." pressa Elrond, il était inquiet pour la terre du milieu dans son ensemble bien sûr, mais aussi pour ses trois fils, ses jumeaux et Aragorn. "Oublie le rodeur, deviens ce que tu devais être. Prends la route de Dimholt." voyant que Aragorn hésitait encore sur la marche à prendre il insista une fois de plus. "Je donne de l'espoir aux hommes."
"Je n'en garde point pour moi-même." finit Aragorn, une phrase que sa mère avait dit à la fin de sa vie surtout, une phrase gravée sur sa tombe. Une phrase d'autant plus symbolique que le nom qu'elle avait choisi pour lui alors qu'il était enfant et résidant dans la cité elfique, était Estel, qui signifiait espoir.
"Soit prudent mon fils." dit Elrond en l'embrassant sur le front avant de partir.
Qu'est ce que sont ces créatures étranges ?" demanda Pippin en rejoignant Aurore qui regardait au dessus des remparts, les poings serrés.
"Des Oliphants. Les Haradrims sont donc venus." dit Aurore d'un ton sombre.
"Qu'allons nous faire ?" demanda Pippin.
"Aux catapultes, aidez les Rohirrims." hurla Aurore. "Visez les tentes sur les Oliphants."
"Nous devons récupérer le premier niveau. Rejoignons les hommes." elle continua d'une voix plus discrète à ses deux compagnons du moment. Son expression était sombre et elle n'avait plus guère d'espoir mais elle n'allait pas rester là sans rien faire à regarder leurs alliés se faire massacrer pour autant.
Sans attendre de voir si Gandalf et Pippin la suivaient elle descendit, utilisant cette fois la grande rue afin de se faire voir par les soldats et les civils, s'ils voyaient qu'elle se battait encore alors peut-être que ça ferait une différence pour eux. Elle l'ignorait mais c'était le mieux qu'elle puisse faire.
"Milady, vous ne devriez pas être là." pressa un soldat en la voyant.
"Allez vous mettre à l'abri Milady." pressa un autre.
"Non, je suis avec vous point." dit Aurore d'un ton ferme, coupant les autres soldats qui avaient dit des choses similaires. "Quoiqu'il arrive nous sommes dans ce cauchemar ensemble."
"Je ne croyais pas que ça finirait de cette manière." dit Pippin qui était resté proche d'elle tandis qu'elle se tenait ferme près de la porte qui était assailli à présent par leurs ennemis. Elle aurait voulu que le jeune hobbit soit loin, très loin d'ici, si sa compagnie avait été un réel réconfort pour elle, elle n'avait jamais voulu qu'il soit dans un tel danger non plus. Un ton aussi défait n'aurait jamais du sortir de sa bouche, il était fait pour le rire, la plaisanterie, pas toutes ces horreurs. Cependant sans lui... elle n'osait penser à ce qui serait arrivé à Faramir, ou à elle même bien que ça ait moins d'importance à ses yeux.
"Finir ?" demanda Gandalf d'une voix lointaine, sage même. "Non le voyage ne s'achève pas ici. La mort n'est qu'un autre chemin, qu'il nous faut tous prendre. Le rideau de pluie grisâtre de ce monde s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent. Alors vous les verrez..."
"Quoi Gandalf ? Voir quoi ?" questionna Pippin.
"Les rivages blancs, et au delà, la lointaine contrée verdoyante sous un fugace lever de soleil." finit Gandalf, le ton toujours lointain mais ses paroles étaient réconfortantes.
"Alors,... ça ne va pas si mal." dit Pippin, le ton un peu moins triste.
"Non. Non en effet." acquiesça Gandalf.
"Mais ces rivages sont loin encore, du moins espérons le. Nous sommes ensemble dans un but peut-être vain mais néanmoins réel, celui de protéger les habitants de cette Cité. De résister à Sauron. Nous avons tenu toute la nuit, le matin nous a apporté les Rohirrims. Mais même sans ça, le temps nous a appris beaucoup de chose, mais l'une d'entre elle c'est que dans les cas les plus désespérés, tout les êtres se découvrent des forces jusque là insoupçonnées pour protéger ceux qu'ils aiment. La situation me semble être dans ce cas là." dit Aurore, le ton calme. "Êtes vous avec moi ?"
"Oui !" hurlèrent tout les soldats près d'elle.
"Alors préparez vous, après le prochain coup écartez vous des portes, elles ne tiendront plus alors autant les laisser s'ouvrir lorsqu'on le choisit plutôt qu'eux. Que ceux avec les lances se reculent, mettez vous en hauteur aussi, prenons les embuscade." ordonna Aurore, touchée par le support des soldats, mais ne le montrant pas, elle était entièrement concentrée sur l'attaque qui allait arriver.
Cependant si elle avait été préparé pour la rapidité des orques, ce n'était rien comparé à celle de ce qui semblait être un troll ou une créature similaire. Elle ne savait pas si cette créature avait eu un lien particulier avec celle qu'elle avait tué un peu plus tôt, néanmoins elle était clairement visée vu qu'elle fut attaquée de suite. Cette créature ignora tout les soldats sur son chemin pour frapper Aurore, qui évita de justesse le premier coup mais fut impuissante contre le deuxième qui la propulsa violemment contre un mur.
La créature pas satisfaite continua son avancée vers elle, bien qu'elle était à terre, mais poussant un rugissement de colère et de désespoir, les soldats du Gondor qui étaient restés plus ou moins figés et impuissants alors que leur Lady était attaquée ainsi, se jetèrent sur la créature, protégeant Aurore de leurs vies si nécessaire. Achevant assez rapidement la créature en question ils se tournèrent ensuite vers les orques, Aurore se joignant à eux, s'étant reprise même si elle était toujours un peu sonnée et qu'elle commençait à fatiguer et à sentir plus qu'un peu ses blessures. Déterminés, bien qu'épuisés, tous les soldats du Gondor, ainsi qu'un grand nombre de civils, se battaient férocement avant de s'arrêter brusquement. Une sorte de brume verte était dans la Cité et plus près ils pouvaient distinguer des formes, c'était des fantômes.
"Qu'est ce que c'est que ça ?" demanda Pippin regardant affolé les fantômes. "Des alliés de Sauron ?"
"Non, c'est l'armée des morts de Dimholt." réfuta Gandalf.
"L'armée qu'un seul homme peut mener." dit doucement Aurore, qui connaissait l'histoire du Gondor ainsi que les légendes de son pays.
"Qui donc ?" demanda Pippin, innocent.
"Le roi." répondit Gandalf en regardant attentivement Aurore qui ne laissait paraître aucune émotion. Des trois enfants de Denethor, elle était celle sur qui il était le plus incertain quand au retour du roi, Boromir avait été contre pendant longtemps, Faramir pour, mais elle, elle n'avait jamais rien dit de clair, de précis sur son opinion. Pourtant il avait besoin de savoir, sa position, son attitude, tout cela influencerait grandement les habitants de Minas Tirith au minimum, et le reste du Gondor, quand à leur attitude vis à vis du roi. Qu'allait-elle faire ? Faciliterait-elle l'arrivée d'Aragorn, ou au contraire s'opposerait-elle à lui de la manière discrète qu'elle avait maitrisé à la perfection au fil des années ?
