Bonjour à vous, je tenais à m'excuser, car tenu de certaines circonstance personnelle, je n'ai pas sut tenir ma promesse de publier ce mercredi.
Mais je vous rassure que je suis toujours active, et vous présente mon chapitre 4 avec plaisir!
Une bonne lecture à vous!
La semaine qui suivit fut consacrée aux préparatifs. Les meubles, protégés de tissus étaient malheureusement trop grand pour être emporté au manoir de Raven Tail. Il fallut donc juste préparer les malles où bijoux et vêtements allaient se perdre dedans. Les affaires de Lucy mettraient plus de temps à parvenir au domaine. La jeune fille dut donc se contenter d'un simple bagage, qu'elle emmènerait avec elle, ou elle trouverait à l'intérieur de quoi l'habiller quelques jours. La jeune femme resta loin de ces préparatifs, préférant faire ces adieux aux domaines. Elle chevaucha Loki du matin au soir. Mais le jour fatidique de son départ arriva. Devant la voiture, une maigre et unique valise à la main, Lucy regarda la fenêtre qui donnait sur le bureau de son père, où celui-ci se tenait sûrement debout en l'observant. La veille, elle était allée se recueillir sur la tombe de sa mère, lui faisant ses adieux. Son père, quant à lui, ne lui avait pas parlé depuis ce fameux soir. Ce fut avec un dernier regard vers la bâtisse, que notre demoiselle s'engouffra dans la voiture, sans un seul au revoir de la part de ce celui qui restait sa dernière famille.
Le cœur plein d'appréhension, son voyage commença vers Raven Tail.
….
C'était un grand édifice, fait de pierres grises, rendu noir par le temps. Elle inspirait la richesse ainsi que le pouvoir et elle n'avait rien à envier à une demeure royale. Si ce n'était cette aura de froideur qui se dégageait d'elle. Rien de plus étonnant quand on voyait qui en était le maître. La jeune fille soupira alors que sa tête reposait contre la vitre de la voiture. Elle n'était déjà pas très heureuse dans sa maison, mais savoir qu'elle allait passer le reste de ces jours ici la déprimait plus encore. Elle serra la petite valise qui lui faisait office d'unique bagage, contre elle. Elle attendit sagement que l'on vienne lui ouvrir la porte, ce qu'un valet de pied s'empressa de faire. Son petit nez se fronça face à la température ambiante. Elle regarda autour d'elle, observant sa nouvelle maison, essayant de tout analyser de ce nouvel univers.
…
On la conduisit dans un dédale de couloirs, où elle fut vite perdue, jusqu'à ce qu'on l'arrête devant une porte. Quand elle entra dans la pièce, la jeune fille constata qu'elle se trouvait dans une modeste chambre, ou trônait en son centre, un lit à baldaquin aux couvertures grises. Une grande armoire en bois reposait sur la partie droite de la chambre, ainsi qu'un meuble à miroir, poudreuse de fortune. Une petite salle de bain était attenante et très rustique. La personne qui l'avait conduite lui expliqua que cette chambre serait provisoire, jusqu'à son mariage, ou elle rejoindrait alors les appartements de son mari. La jeune fille resta tout de même surprise, mais hocha la tête. On lui expliqua comment se rendre dans les différents endroits du château sans se perdre. Et aussi les lieux où elle n'avait expressément pas le droit de se rendre.
Elle songea qu'un simple mot de bienvenue lui aurait suffi. Lorsqu'elle fut enfin seule, elle entreprit d'ouvrir son unique valise pour en défaire les trois tenues qu'elle avait prises avec elle, le carnet en cuir et son bracelet qu'elle s'empressa de placer sous son nouveau matelas. Elle pensa qu'ils auraient pu faire un minimum d'effort, n'étant pas une simple demoiselle venue chercher abris. Mais Lucy savait depuis longtemps se contenter de ce qu'on lui donnait.
Il était déjà tard, et ne s'étant pas nourrie de la journée, son estomac se manifesta. Aux mêmes instants deux petits coups se firent entendre à la porte.
- Le dîner sera servi dans dix minutes Madame.
- Merci.
…
Quand elle eut rejoint la salle à manger et qu'elle pénétra dans la pièce, quatre personnes étaient occupées à dévorer un poulet rôti accompagné de frites sans aucune délicatesse. Lucy s'assit sur une des chaises vides. Au début, elle était légèrement hagarde, ne sachant que faire. Puis elle décida de faire fi des personnes présentes, et de se servir elle-même. Elle entama son assiette, le dos bien droit.
- Ca va Mad'moiselle, on ne sentirait pas un peu coincé ?
- C'est qu'elle a de l'éducation, ne manquerait plus que le petit doigt en l'air ! Flare, tu devrais prendre exemple sur elle !
- Et avoir son air ennuyeux? Merci, mais non merci Kurohebi.
- Les gars, ne la faites pas fuir alors qu'elle vient d'arriver ! Sinon Maître Ivan va nous en vouloir.
- Mais regarde là ! Elle ressemble à rien cette lilliputienne !
Ils ricanèrent tous, et continuèrent à lancer leurs injures à la demoiselle, qui tentait malgré tout de rester stoïque.
Nos quatre protagonistes présents étaient ce qui peuplait la guilde de Raven Tail. Avec leur attitude de roturier, ils faisaient penser à des malfrats, malgré la renommée de leur maison.
Lucy s'empressa de terminer son repas, pour s'échapper au plus vite des personnes présentes. Elle se sentait humiliée. Une fois qu'elle fut parvenue à fuir, la jeune femme se précipita dans sa chambre. Son petit corps tremblait de partout et dans ses prunelles dansait une flamme de pure haine. Cette haine n'était pas seulement tournée envers ces gens grossiers qui lui avaient « tenu » compagnie lors de son repas, mais aussi envers son père qui était la cause de cette situation. Le maître de maison, ou même son fiancé, n'était pas venue l'accueillir comme le protocole l'exigeait. Elle souffla. La seule personne, qui aurait été la capable à l'instant de la calmer, était sa mère. Par la fenêtre, elle vit que la nuit s'apprêtait à tomber. Elle décida quand même, malgré l'heure tardive, d'aller voir comment se portait Loki. C'était maintenant le seul allié et le seul ami qui lui restait.
…
Elle ne demanda pas d'aide, se débrouilla par elle-même pour arriver aux écuries. Elle n'avait pas besoin de voir ou d'entendre les moqueries des gens qui peuplaient le château.
Elle se perdit, tourna en rond. Quand, au détour d'un couloir, elle percuta un corps solide, qui referma ses bras autour d'elle, l'empêchant de vaciller plus longtemps. La demoiselle leva les yeux et croisa ce regard bleu au reflet doré. Elle ferma les yeux et jura. Il ne manquait plus que lui. Elle fit un pas un arrière de façon à remettre de la distance entre eux. L'homme en question la toisait de toute sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu fais la gamine, ta chambre est de l'autre côté.
- Je désirais voir si Loki était bien installé.
Elle murmura ces mots. Elle était humiliée pour la deuxième fois de la journée et devoir reconnaître qu'elle s'était perdue, lui était impossible. Le jeune homme ricana. Il empoigna sa main, lui fit réaliser une demi-pirouette, et marcha dans l'autre sens, sans la lâcher. Il ignora ses maigres protestations. Il ricanait toujours quand il la fit finalement traverser une porte et qu'ils arrivèrent dans une cour. La jeune fille frissonna face au froid qui lui mordait les bras et les jambes, guère protégés.
- Cette porte mène aux écuries, tu trouveras ton poney dans une des stalles. Ne te perds pas en revenant à ta chambre, je n'ai pas envie de te servir de baby-sitter et d'attendre Madame pour la raccompagner.
- Ça ira, je t'ai déjà assez vue aujourd'hui. Oh, et j'aimerais à l'avenir prendre mes repas dans ma chambre.
Cette requête, ou ordre, était dite sur un ton ou se mêlait dégoût et mépris. Laxus la regarda amusé, les bras croisés sur son torse.
- Ha Ha, j'ai dû louper un beau spectacle ce soir ! Je regrette de ne pas être venu manger avec vous ! Désolé de te le dire princesse, mais tu n'es plus chez toi, et tu ne commandes rien ici. Alors les repas seront toujours servis en bas. Tu n'as qu'à jeûner, si cela te déplais tant que ça.
La jeune fille souffla.
- J'ai compris que je n'étais pas la bienvenue ici, merci. Malheureusement, je suis là, et je pense que m'ignorer ne va pas arranger les choses !
- Gamine, tu ne te rends pas compte à quel point ta présence me dérange. Mais tu sais le plus drôle ? C'est que tu es tellement insignifiante que t'ignorer et t'oublier est naturel ! Et ne me regarde pas avec ces yeux stupéfaits. Tu ne pensais pas que j'allais venir t'accueillir ? Si ? Mince, mais c'est que tu es bête en plus. Écoute si tu n'as pas compris la situation, ce n'est pas ta personne qui nous intéresse mais le nom Heartfilia, et toute la réputation qui va avec. Toi, tu n'es qu'un objet dans cette histoire !
Cette information n'était pas une nouvelle pour la demoiselle, mais c'était la première fois qu'on le lui disait en face, en la regardant droit dans les yeux. Sans retenue, et sans gêne. D'entendre enfin tout haut sa vie résumée en un mot « objet », déclencha quelque chose à l'intérieur de son petit corps. Comme si Laxus venait, par ces paroles, de déverrouiller un cadenas depuis très longtemps fermé. Ce petit bout de femme, à l'apparence si fragile, ne réfléchis pas plus de deux secondes avant de jeter son pied à la tête du jeune homme. Cet homme empli d'arrogance et de suffisance, et qui était lié à elle par un contrat. Laxus fut si surpris qu'il ne bougea pas, et reçut son pied en plein dans son oreille droite rendant son équilibre précaire un bref instant.
- Écoute-moi petit crétin. Tu sais ce qu'il te dit l'objet ? Il te dit d'aller te faire foutre par qui tu veux. Un objet, mais mon pauvre, tu n'imagines pas à quel point l'objet peut faire de ta vie un réel enfer.
Ce fut sur ces paroles, anormalement irréfléchies et grossières, que notre Dame s'engouffra dans l'écurie, abandonnant un Laxus ahuri. Il retira la main de sa tempe, et sentit un liquide poisseux couler le long de son oreille. Si on lui avait dit que la donzelle était capable de ce genre de démonstration, il ne l'aurait pas cru. Il resta prostré au sol pendant quelques minutes. Le temps qu'il fallut à son cerveau pour enregistrer ce qu'il venait de se passer. Il regardait la porte par laquelle la Miss venait de disparaître, hésitant encore à la suivre et lui remettre une correction, qu'il pensait justifiée. Mais il secoua finalement la tête, un sourire amusé dessiné sur ses lèvres. Elle ne faisait pas partie de ses plans. Elle était, dans son esprit, rien de plus qu'une gêne. Qui se révélait de moins en moins gérable et coopérative. Quand il repartit vers sa chambre, il se demandait ce qu'il allait bien faire de ce petit brin de fille qu'on lui fourrait dans les pattes.
…..
Notre jeune femme, les bras autour du cou de Loki, se laissait aller à son immense chagrin. Le premier depuis que son père lui avait annoncé son mariage. Le premier depuis celui qu'elle avait eu quand sa mère était décédée. Elle pleurait tout ce qu'elle avait retenu en elle depuis si longtemps. Elle pleurait sa mère, elle pleurait l'injustice. Elle pleurait sa colère, et sa haine. Elle pleurait simplement sa vie à venir. Toutes émotions se mélangeaient donnant une petite Lucy inconsolable. Et c'étaient les yeux bouffis, le corps secoué par des spasmes, les naseaux de Loki dans les cheveux, qu'elle s'endormi dans un coin du boxe.
La nuit était fraîche, de belles étoiles illuminaient le ciel. Une petite fille s'endormait, blottie sur de la paille, avec comme ange gardien un cheval à la robe cuivrée, rappelant le pelage d'un lion.
Voilà, Alors? Dites moi ce que vous en pensez!
A partir de maintenant, je publierais une fois par semaine, en essayant de faire cela tout les dimanche. Les chapitres devenant plus long, ils mettent plus de temps à l'écritures, à la relecture, mais aussi à la correction.
Mais je vous rassure, je ne suis pas prête à vous abandonner pour autant !
Bien à vous, et je vous dis à la semaine prochaine!
