ERRANCE


Il avait vraiment une vie pourrie. cela faisait bientôt trois semaines que l'incident avait eu lieu. Que le monde de Izuku avait connue une deuxième désillusion. Celle ci était étrangement bien plus douloureuse que la première. Les gens ne naissent pas égaux et les rêves ne deviennent pas réalité.

C'était simple, seul un idiot aurait pu croire un seul instant qu'un raté dans son style pouvais rentrer dans une université aussi prestigieuse que UA. Sans alter. Le regard rivé sur le plafond, Izuku se noyait dans ses pensées noires, encore. Comme tous les soirs, depuis trois semaines.

Objectivement il savait que se morfondre comme ça ne changerai rien. Il savait très bien qu'un héro n'est pas censé se laisser abattre à la moindre difficulté. Mais voilà, le rejet de son idole avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Il avait fait sans Amis, sans Parents, sans Soutiens. Il avait toujours eu espoir que All Might l'approuve, ça avait toujours été son dernier rempart. Il s'était lourdement trompé.

Il tourna sa tête à la force d'un effort bien trop important pour un geste si simple. Son regard s'ancra sur la lumière de son réveil digital. 4h53. Un soupir s'échappa des profondeurs de son âme. Encore une nuit qu'il gâchait, épris dans ses cauchemars éveillés.

Il se rappela de la date en avisant une feuille de cour dépasser de sa table de chevet. C'était bientôt les examens finaux. Il fallait qu'il rende sa feuille définitive d'orientation d'ici deux jours. D'ici un mois il aurait fini le lycée et il ne savait plus quoi faire. Après tout ce n'était pas comme si toute sa vie avait été dirigée dans une seule et unique direction et qu'il avait été mit sur le banc de touche la plus violente des façons.

Éveillé pour éveillé Izuku tenta, suite à un lourd effort, de se relever sur son lit et d'attraper son ordinateur portable. Puisque tout était perdu pour devenir un héro, autant trouver un autre job auquel s'enchaîner pour les 35 prochaines années et surtout qui ne ressemblera pas trop à une prison. Dans son cas, c'est tout ce qu'il pouvait espérer. Izuku n'avait jamais été dramatique, vraiment jamais.

Le Net lui ouvrit ses bras ainsi que son lot de distractions ainsi, quand le réveil sonna 6h30, son heure habituelle de réveil, il n'avait fait qu'effleurer la surface de ses recherches. Il avait pensé à se lancer dans une carrière de Gendarme, mais les études ne lui plaisait pas et il ne voulait pas simplement grignoter les miettes de travail derrière les interventions héroïques toute sa vie.

La seule chose qui l'avait motivé c'était aider les autres et arrêter des supers vilains, des criminels. Il ne savait vraiment pas par où commencer et il devait rendre son document dans deux jours. Il poussa un long soupir tout en fermant son ordinateur, il était vraiment mal. Il aurait voulu pleurer de sa situation mais ses yeux étaient secs d'avoir tant fait couler de larmes ses derniers jours.

Il activa péniblement son corps et mit son uniforme du lycée, il n'avait pourtant qu'une seule envie, retourner se terrer dans les profondeurs de son lit. Mais il ne pouvait pas, il était trop bon élève pour ça. Ses poumons semblait le faire souffrir juste à cette pensée, il toussa un bon coup pour se degager les bronches et pris son sac.

Il descendit les escalier, silencieux. Son petit déjeuner qui était sur la table resta là, abandonné. Il n'avait pas faim, il voulait seulement qu'on le laisse tranquille. Sa tête semblait déjà fourmiller de pensées incohérentes alors que ce n'était techniquement que le matin. Bon peut être que deux nuits blanches d'affilées n'aidait pas vraiment le rétablissement émotionnel d'Izuku, mais à part lui, qui connaissait son rythme de sommeil. Personne. Pas même sa mère qui le regarda passer comme on voit passer un fantôme.

La pauvre Inko ne savait plus quoi faire. Il lui semblait que son fils se mourrait juste devant elle sans qu'elle ne puisse l'aider. Elle savait qu'il dormait mal et qu'il mangeait peu. Les premiers jousr elle avait mis ça sur le compte des examens mais trois semaines après elle ne comprenais plus; Izuku ne parlait plus, ne participais plus en cours. Il se déplaçait sans bruit et le regard vers le sol. Son fils semblait brisé. Mais pour rien au monde elle n'aurait pu imaginer pourquoi son enfant était rentré dans un tel cercle vicieux.

Il ne savait même plus quel cours il avait aujourd'hui, il fourrait généralement des livres au hasard dans son sac et espérait que le hasard fasse les choses. Pour le moment, le karma avait plutôt été avec lui. Les professeurs n'avaient pas encore remarqués son petit manège.

En s'y penchant d'un peu plus près il était presque sur qu'il avait fait signer un papier à sa mère deux ou trois jours avant. Une semaine peut être ? Hier? Quelle importance au fond.

Arrivé au lycée il se dépêcha de rejoindre sa classe. Sans un mot et la tête basse. Il ignorait ses camarades. Il ignora Katsuki, pour dire vrai il n'entendait même pas ce qu'il se disait, il avait seulement entendu des cris venant de l'explosif.

Il releva un peu la tête en entendant les murmures excité des élèves de sa classe. Il était quelle heure? il avait dormi ou quoi? Au fond de lui son comportement la horrifié. Il n'aurait jamais réagi comme ça en tant normal. Il ne supportait pas d'être autant déconnecté du monde. Emporter par cet élan il se mit à écouter autour de lui. ses yeux interrogatif rencontrer ceux de son prof. Qui d'etat pour la troisième fois.

- Je vous pris donc de tous vous calmer et de me sortir vos autorisation de sortie signé par vos parents. Le salon de l'orientation de tokyo ne va pas nous attendre. Nous devons être partie à 9h!

Soudain un éclair lui traversa le corps. Le papier, le fameux papier inconnu, ce devait surement être ça. Il mit le nez rapidement dans son sac. Une convention sur 'orientation arrivait à point nommé vu sa détresse actuelle.

Il eut tout juste le temps de retrouver sa feuille au fond de son sac avant de la tendre précipitamment au professeur. Izuku était presque certain qu'il ne l'avait jamais mit la. Même dans son état il n'aurait pas pu la mettre la. Il n'y avait que sa mère qui aurait pu la ranger précipitamment. Il faudra qu'il la remercie de sa gentillesse. Il n'avait pas été le meilleur des fils et peut être qu'elle en savait un peu plus sur son état que ce que pensait le jeune homme.

Une fois arrivé sur place, il fallut à Izuku quelques secondes pour appréhender la taille et la beauté de l'endroit. Perdu dans un quartier de tokyo qu'il visitait peu, Le Palais de la Culture devant lequel ils s'étaient stationnés était vraiment superbe. Balancé entre dômes et arches sans fin. Cet édifice était un complexe de modernité et de futurisme. En tout cas le bâtiment était assez tape à l'oeil pour que Izuku perde sa classe de vue dès la sortie du bus.

Bien sûr personne n'allait venir le chercher. Il savait juste que le bus devait partir à 17h. Alors soit, il ferait sans. Il haussa les épaules et partit d'un pas décidé vers le bâtiment. Il était peut être seul mais il n'était pas question de perdre plus de temps. Il ne savait pas quoi faire de sa pauvre existence et il avait devant lui un chance de trouver une nouvelle voie. Il n'allait pas manquer cette opportunité parce qu'il n'était pas assez rapide.

Le hall du bâtiment était autant impressionnant que l'image que l'on pouvait s'en faire depuis l'extérieur. Il se rendit rapidement devant un plan afin de pouvoir savoir où il était et surtout savoir où aller ensuite.

Il passa rapidement sur certaines sections qui ne l'intéressait pas. D'autres, captèrent son attention. Alors que ses yeux rencontrèrent le Titre "Section Héroïque" il détourna rapidement le regard. Pas besoin de se faire plus de mal que ça.

Il pris une grande inspiration et partie pour les zones réservées à la biologie et la médecine. S'il ne pouvait pas aider en tant que héro, il pourrait peut être aider autrement, qui sait?

Quelle journée inutile. Assit dans un coin, Izuku se sentait absolument découragé. Il avait fait le tour de tous les stands qui l'attirait. Avait parlé avec de nombreuses personnes et pourtant. Rien. RIen de tout cela ne l'intéressait vraiment. Il ne voulait pas passer sa vie à faire ça. Il voulait être un héro. C'était sa seule raison de vivre.

Il avait bien fait le tour de tout, il s'était arrêté devant la Section Héroïque ou plus communément appelée la Section d'Aide Humanitaire et Anti-Criminalité. Il ne savait pas quoi faire. S'élancer ou renoncer une bonne fois pour toute. Même s'il se répétait inlassablement que ce qu'AIl Might lui avait dit était vrai, il n'arrivait pas à faire le deuil de son rêve. Il avait essayé pourtant et son état mental actuel ne pouvait que traduit son mal être. Mais il n'y arrivait pas . Il fit un pas tremblant en direction de son rêve et de son cauchemars. Ca ne pouvait pas vraiment faire de mal non ? Il n'embêtait personne et il n'était même pas obligé de parler à qui que ce soit et de leurs faire perdre leurs temps. Il avait bien le droit de se faire un peu de mal, non ?

Son regard s'illuminait en apercevant l'immense stand de UA. La plus prestigieuse école de Héros avait forcément droit à certains avantages. Il n'avait pas besoin de plus d'informations sur cette école. Il connaissait sur le bout des doigts absolument toutes les informations trouvable sur le net et qui n'était pas protégé par l'école. Pourtant, il ne put en détacher le regard et continua à avancer dans sa direction. Il semblait hypnotisé comme un insecte près d'une flamme. Un insecte. Voilà comment il se sentait quand il voyait les Pro-Héro rayonner et parler aux futurs étudiants au abord du stand. Il resta quelques instants là. Avant qu'une voix bien connu casse le cours de ses pensées. Il ne pouvait pas encore discerner correctement les mots prononcés mais les sueurs froides qui venait de lui couler dans le dos et la tignasse blonde qu'il aperçut lui fit rapidement faire demi tour et s'éloigner au pas de course de la zone le plus vite possible. Il savait pertinemment que le blond ne bougerai pas de ce stand. Il était bien trop sûr de son avenir et présomptueux pour ne serait-ce qu'accorder à une autre université son précieux temps.

Le fait de se détacher de UA fit comprendre à Izuku que la branche héroïque était bien vaste et que Héro n'était pas le seul métier qu'il pouvait faire. La branche de soutiens lui pris un peu de temps mais ne lui donna pas beaucoup d'espoir. Il ne pensait pas être assez talentueux pour ça. La médecine ne lui avait pas donné beaucoup plus de résultats.

Une demi heure avant de partir, Izuku tenait dans ses mains une dizaine de prospectus d'inscriptions de quelques Ecole Héroïque moins cotées et une ou deux Ecole de Soutiens.

Il avait pris le temps de faire une petite pause contre un mur dans un coin de la salle. Dos au mur il pouvait voir arriver des agresseurs comme Katsuki de loin et avait toujours la possibilité de partir en un temps record.

Il ferma les yeux quelques instants pour souffler un grand coup et surtout pour ne plus voir l'immense stand de UA au loin. Il ne pouvait pas aller là bas, il ne serait jamais pris. Mais peut être que les autres écoles seront plus clémentes. Il avait retrouvé un peu d'espoir, pas beaucoup, mais assez en tout cas pour rendre cette feuille d'orientation avec bien plus de choix qu'au départ.

Rouvrant les yeux et scannant son environnement, Izuku tomba sans transition sur un petit stand, presque dans la pénombre tant les autres rayonnaient de LED et autres accessoires tape à l'oeil.

Il se détacha du mur et se rapprocha. Lui qui était sur d'avoir fait le tour de toutes les Écoles de la zone, Il s'était encore trompé. Le stand affichait "Section Criminologie". Un déclic en lui se fit. Un vent d'espoir balaya son coeur. Il ne savait pas pourquoi, mais cette section l'inspirait. Il prit discrètement un prospectus et commença sa lecture.

Les Héros arrêtaient les Vilains. C'était dans l'ordre des choses. La société avait imposée se diktat depuis plusieurs générations déjà. Mais tout ne semblait pas se résumer à ça. Un voile semblait se lever des yeux de Izuku. La justice ne se résume pas qu'aux Héros.

La main qui se posa sur son épaule le fit se crisper violemment. Il se retourna doucement pour tomber sur un sourire éclatant. Il soupira, soulagé, ce n'était pas Bakugo, il ne craignait rien. En face de lui se tenait un jeune homme, sûrement de deux ans son aîné,

- Salut ! Je vois que tu t'intéresses à notre section?

- Je...euh...oui. Je ne connaissais pas cette section en vérité et...

- Ne t'en fait pas. Beaucoup de monde oublie que le crime ne s'arrête pas juste chez les héros.

- J'avoue que je suis curieux d'en apprendre plus...

La discussion était lancée. Le jeune homme plaqua son plus beau sourire commercial sur son visage et commença à donner des informations à Izuku. Pour Izuku, il semblait soudainement que la vie reprenait son cours. Il pouvait peut-être encore être utile et même résoudre des crimes qui laissait les héros sur le côté. Il y avait peut être de l'espoir en fin de compte.

Le temps passa à une vitesse folle et il eut juste le temps de remercier son interlocuteur qu'il dû partir en courant vers le point de rendez vous pour ne pas rater le bus du retour. Il ne tenait pas vraiment à devoir rentrer à pieds. Il sauta dans le bus juste avant que le chauffeur ne referme la porte et s'assit le plus vite possible à une place seul. Il ne tenait pas à supporter le regard noir de ses camarades pendant tout le trajet .

Il fixait le bout de papier sur son bureau depuis plusieurs heures déjà. Il commençait à se sentir nauséeux avec la pression qu'il accumulait au fur et à mesures que les secondes s'égrainaient. Il avait fait garder son repas à sa mère mais il savait très bien qu'il ne pourrait pas le manger. S'il avalait quoique ce soit il était presque sûr qu'il allait le rendre.

Il ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas s'il était assez digne d'écrire ne serait ce qu'un seul nom d'une école héroïque. Il n'avait vraiment rien pour prétendre entrer dans une telle école. Il n'était pas si intelligent selon lui, il n'était pas fort et surtout, la cerise sur le gâteau il était totalement dépourvu d'Alter. Non vraiment il était l'antithèse de toute les critères recherchés chez un héro.

Soudain cet état de fait sembla lui faire sens. Il pouvait toujours s'entraîner. S'il s'entraînait comme un fou, il serait peut être un peu plus conforme pour passer les tests de sélection. Oui, il pouvait faire ça, s'il manquait de force, la détermination, elle, il en avait à revendre. Fier de sa décision il inscrit plusieurs écoles de héros. Il releva les yeux après avoir inscrit une quatrième école héroïque. Il repensa un instant a sa conversation avec l'etudiant de crimino. Il avait vraiment bien apprécié cette filière. C'était peut être même une solution à long terme pour son avenir. Presque hésitant il ajoutant tout de même l'école dans sa liste. Une fois la dernière goutte d'encre apposée sur le papier il s'effondra sur son lit, épuisé par cette journée. Il n'eut pas même la force de se changer que Morphée le pris de force dans un monde, les pieds encore pendant dans le vide

Plus de deux mois avaient passés. Les examens pour les écoles héroïques arrivaient à grand pas et il n'avait toujours pas reçu de réponse. Fier de sa décision et clairement pas décidé à se laisser aller Izuku avait entrepris un changement extrême dans sa routine, il avait commencé par trouver des criques abandonnées sur la côte en faisant son jogging le soir, totalement par hasard. Des bancs de sables jonchés de déchets en tout genre. L'idée de déblayer ces endroits pour se renforcer lui était venu au beau milieu de la nuit. Et dès le lendemain, il avait entrepris de mettre son programme à exécution. Et par tous les Dieux comme il s'était détesté les premiers jours pour avoir pris cette décision. Il faut dire que l'électroménager n'était pas le plus simple à dégager et pourtant il lui semblait qu'ils étaient les plus nombreux.

Cette dure résolution avait pourtant finit par payer. Sa musculature s'était renforcée considérablement. Il n'avait pas pu s'arrêter à seulement un seul endroit. Il fallait qu'il puisse atteindre le niveau des héros alors tout les soirs il courait de plus en plus loin pour trouver de nouveaux endroits.

Il se sentait plus que jamais prêt à tenter sa chance. Pourtant, il se demandait si tous ses efforts allaient être suffisant. Est ce que la détermination et ses efforts pouvaient battre la société et les cases dans lesquelles on l'avait enfermé depuis son enfance? Rien n'était moins sûr, mais il n'avait plus que ça à se raccrocher, l'espoir d'être utile, l'espoir de réussir.

Le vent fit tressaillir le paquet de feuilles étendues à ses pieds. Il ramena ses genoux contre sa poitrine. Le regard vide. Il ne savait plus quoi faire, plus quoi penser. Tout son corps semblait avoir cessé de fonctionner.

Il avait pourtant tant attendu ce moment. Tout son travail, ses souffrances, sa douleur devait être récompensé. Il avait sauté d'impatience toute la journée. Les résultats étaient enfin arrivés. La sentence était tombée. Alors il était assit sur le sol de sa chambre, le dos contre son lit, autour de lui étalées comme un cercle d'invocation était répandues toutes les réponses. Toutes barrées de rouge, d'un seul mot et surtout toujours du même motif.

Refusé.

Motif : QUIRKLESS,

La boucle était bouclée, le monde ne voulait pas de Héro tel que lui. Le monde voulait des Héros fort et impressionnant, pas juste avec de la volonté et de la détermination. Izuku était loin d'être impressionnant. Il était juste normal. Trop faible. Sans espoir.

Dans ses mains tremblantes une seule lettre demeurait, une qu'il n'avait pas encore ouverte, une qui ,au fond de lui, avait espérer ne pas avoir à ouvrir. La lettre de criminologie. à quoi bon...ils ne le voudraient pas non plus.

Il ne n'en pouvait plus. Il n'en pouvait vraiment plus. Il voulait juste partir et prendre l'air. La nuit était déjà tombée mais les métro passaient encore. Il fallait qu'il s'aère le plus vite possible. Il sentait que s'il restait prostré là plus longtemps, il risquait de faire une bêtise.

Il n'avait jamais rien fait pour se blesser ou pour extérioriser sa douleur de façon destructrice, et pourtant….Pourtant ce soir un sensation violente semblait couler comme un venin sous sa peau.

Il fourra violemment la lettre dans sa poche et enfila une veste. Il fallait qu'il sorte et tout de suite.

Inko avait vu l'état de son fils s'enfoncer puis remonter, elle s'était tue. Elle avait supportée les sorties de plus en plus fréquentes de son fils et son changement physique. Elle l'avait soutenue du mieux qu'elle l'avait pu. Elle savait que ce soir izuku avait reçu les réponses pour ses voeux d'Université. Elle savait que le futur de son fils se jouait en quelque sorte ce soir, elle lui avait alors laisser son espace. C'est pourquoi ce soir, assise sur le canapé, Inko somnolait. Le claquement de la porte de Izuku la réveilla en sursaut. Elle se leva avec empressement. Quelque chose s'était mal passé ,c'était certain, mais elle avait peur. Elle avait peur pour son enfant, pour son fragile petit bébé.

Arrivée dans le couloir elle ne rencontra qu'une porte se refermant sur la silhouette de son enfant. Il fallait qu'elle l'arrête. Elle ouvrit la porte et cria:

- Izuku !

Le jeune au cheveux vert se retourna vers elle. Inko remarqua ses yeux brillants et son sourire forcé. La situation devait être encore pire que ce qu'elle pensait.

- Oui maman? Je… J'aurai juste besoin de prendre l'air….

- Sois juste prudent… Soupira Inko

- Merci Maman...

Elle regarda alors son fils se retourner et dévaler les escaliers pour s'enfoncer dans la nuit. Son coeur s'était serré dans un étau. Un impression violente s'était insinuée en elle. L'impression que c'était la dernière fois qu'elle verrait son fils. Tel qu'il était.

Izuku regardait les vagues noires balayer la plage. Les yeux dans le vide. Il ne savait pas trop depuis combien de temps il était la. Il savait que la nuit était bien avancée.

Les allées et venue des vagues lui avait fait oublier un peu tout ses problèmes. Il savait bien que cette solution n'était que temporaire mais, ça lui allait.

Le silence était rare dans son quartier il profitait alors pleinement des bruits calme de la nuit. Même si les rues passantes n'était pas très loin les grand immeubles faisaient un étrangement bon isolant. Il finit par se lever. Les derniers métro était surement passés depuis longtemps alors il avait du trajet à faire.

Il récupéra sa veste s'emmitoufla dedans et pris la route. Il toussa un grand coup, la gorge grasse. Ses pas le menèrent dans une grande rue passante. Les lumières colorée lui semblait trop brillantes, les couple qui passait lui paraissait trop heureux, tout était trop parfait, trop beau. La tête basse et le pas lent, il rasait les mur. Izuku ne faisait pas vraiment attention à son chemin, il faisait souvent ça dans son quartier et la fatigue de cette journée ne l'aidait pas se concentrer.

Un coup de vent passa violemment à côté de lui. La force du souffle lui fit relever la tête, il aperçut alors une silhouette filer à une vitesse impressionnante. Tout autours de lui, les piétons s'arrêtaient et se mettaient à chercher dans leurs poches. Izuku comprit très vite qu'il avait eu affaire à un voleur, un Vilain en soit. Son instinct lui ordonnait de le suivre sur le champs pour apercevoir les héros qui allaient intervenir. Mais son corps ne bougea pas, lasse et lourd. Au final à quoi bon ?

Un profond soupir se terminant en violente quinte de toux passa les lèvres d'Izuku. Il était très peux probable qu'il puisse ratrapper le Vilain de toute façon. Un Quirkless ne pourrait jamais tenir la distance.

Il se dirigea alors vers la station de métro la plus proche , le corps lourd et l'esprit cotonneux. Il ne savais même pas l'heure il était, clairement il espérait qu'il soit assez tôt pour que les derniers métro soit encore disponible ou au contraire les premiers du matin soit en marche.

Le métro de Tokyo semblait si vide, dépourvu de sa foule habituelle. Quelques âme en peine passais à côté de lui, la mine sombre.

Il connaissait déjà son trajet, il prit directement la direction du quai de métro. Assis sur un banc, ensommeillé, Izuku ne pouvait qu'attendre son métro qui par un heureux hasard était encore disponible. L'horloge en face d'Izuku indiquait 4h45. Ah. Voila un autre problème. Il était resté bien plus que ce qu'il pensait dehors. Il avait presque passé la nuit dehors en vérité. Il allait prendre cher c'était certain. mais qu'importe. Il ne pouvait pas remonter dans le temps de toute façon alors à quoi bon se morfondre .

Il mit les mains dans ses poches dans un bruit de froissement de papier qui lui fit froncer les sourcils. Prudemment, il sortit le papier qu'il tenait à présent entre les doigts dans un expression confuse.

C'était la réponse de l'université de criminologie. Il ne l'avais pas ouvert le soir meme deja trop éprouvé par ses refus.

Il avait une dernière chance en vérité, une dernière chance pour savoir si son avenir servira vraiment à quelque chose. S'il avait finalement le droit d'avoir un avenir correct.

Tout en se levant et s'avançant vers le bord du quai, Izuku déchira de son pouce le bord de l'enveloppe afin de pouvoir avoir le fin mot de cette affaire.

Une voix robotique annonça aimablement l'arrivée en gare du métro dans quelques instants. Son regard se voila soudainement, sans pour autant l'inquiéter, vu le niveau de fatigue qu'il cumulait ses derniers temps il n'y avait rien d'étonnant Un violent frisson traversa Izuku sans prévenir, ça, c'était déjà plus inquiétant. Il recula d'un pas afin de s'éloigner du bord quand une violente quinte de toux lui pris la gorge. Il lui semblait que ses poumons tentaient de sortir de son corps.

Il n'arrivais pas à reprendre sa respiration ou même à se calmer.

L'air vint rapidement à lui manquer, un haut-le-coeur terrible lui remonta la gorge. Les larmes coulaient sur ses joues par la violence de son état. Il lâcha l'enveloppe sans pouvoir rien y faire. Entre ses larmes il tendit le bras pour la récupérer avant qu'elle ne soit sur la trajectoire du métro. Ses jambes le lâchèrent et ce ne fut plus uniquement la lettre qui risquait de disparaître heurtée par le métro, mais bien Izuku tout entier.

Les phares du métro étaient proches bien trop proche. Le monde semble tourner au ralenti. Il ferma ses yeux embués de larmes, le souffle bloqué au fond de sa gorge. Au final il ne saurait jamais s'il aurai pu être utile. Izuku ferma les yeux, effaçant la lumière menaçante des phares. Effaçant la flamme d'espoir de Izuku.

Le vent souffla près de lui. Il avait vraiment eu une vie pourrie.


Bienvenue cher Lecteur ! Bienvenue à la fin du chapitre! Ce fut encore une longue aventure! J'espère donc que ce nouveau chapitre t'as plus! Chapitre qui à su ce laisser attendre !

En espérant donc que le voyage te plait et nous n'en somme encore qu'aux balbutiements! Toujours pas d'annonce de date pour les prochains chapitres, pour ne décevoir personne !

Si tu aperçois une faute n'hésites surtout pas à me le faire savoir, elle s'échappes parfois des fioles de mon étagère et se glissent dans mes écrits.

Avec toute mon Imagination,

Nyxès - Sombre Plume