Voici le deuxième chapitre, désolé de l'avoir posté tardivement. A cause de mes études, je suis débordé.


Chapitre 2

J'ai tellement de question

Une jeune sœur d'une vingtaine d'années, se précipite dans la chambre du garçon après avoir entendu ses cris. Le voyant mort de peur, elle le prend dans ses bras et le console.

- C'est fini, je suis là, ce n'est qu'un cauchemar.

- Je le refais encore et encore, j'ai peur, ma sœur.

- Ecoute, les fantômes et les monstres n'existent pas, quant on meurt, on monte au ciel.

- Je ne sais plus quoi penser, je ne comprends pas ce qui m'arrive.

Le jeune homme se met à pleurer, la sœur essaie de le réconforter.

- C'est fini, Edward, c'est fini.

Quelques heures plus tard, l'aube fait son apparition, la jeune sœur avance dans un couloir et rentre dans un bureau. Elle trouve une femme d'une cinquantaine d'années, elle jette un air sévère et strict à la jeune femme.

- Bonjour, Mère Supérieure.

- Bonjour, Mathilde, veuillez vous asseoir.

La sœur s'exécute.

- J'ai appris que le jeune Edward a encore hurlé la nuit dernière, cela va faire la 5ème ce mois-ci.

- Je sais, il a encore fait ce même cauchemar.

- Le même cauchemar où il est dans un manoir hanté ?

- Oui, Mère Supérieure.

- Il va falloir lui apprendre que les fantômes n'existent pas.

- Je sais, mais il a très peur, il n'arrive plus à dormir, je suis inquiète pour lui.

La Mère Supérieure remarque que la jeune sœur laisse couler une larme sur sa joue. Elle laisse son air strict et dit d'une manière réconfortante.

- Je sais que vous vous tenez beaucoup à lui.

- Oui, depuis le jour où je l'ai trouvé inconscient dans la rivière près de la ville, il avait perdu beaucoup de sang.

- Je comprends, j'étais là, Mathilde. Amenez Edward, je vous en prie.

- Bien, madame.

Mathilde sort du bureau et va dans un réfectoire où les enfants prennent le petit-déjeuner. Il s'approche d'un groupe.

- Bonjour ma sœur.

- Bonjour, John. Je cherche Edward, est-il avec vous les enfants ?

- Non, dit un jeune homme, on ne l'a pas vu ce matin. Je crois qu'il est encore dans sa chambre.

- Merci.

La jeune sœur s'éloigne laissant les enfants discutés entre eux.

- Eh, Edward a encore crié cette nuit.

- Toujours le même cauchemar, m'a-t-on dit.

- Il est bizarre, ce garçon.

- C'est bon, arrêtez. Ce n'est pas en discutant comme ça qu'on l'aidera. Il y a une raison à tout, si Edward refait ce rêve régulièrement, c'est que quelque chose s'est passé.

- Vas-y, énonce ta théorie.

- Je n'en sais rien.

La sœur Mathilde se dirige vers la chambre d'Edward, en entrant, elle voit le jeune garçon se blottir contre son lit en pleurant. Elle s'assoit près de lui.

- Qu'est ce qui se passe, Edward ?

- Je n'en peu plus, ma sœur, tous ces rêves.

- Allons, qu'est ce qui t'es arrivé pour subir une chose pareille.

- Je ne sais pas, je ne me rappelle de rien, je ne connais pas ma famille et l'endroit où j'ai vécu.

Mathilde prend Edward dans ses bras et chantonne un air pour le consoler. Peu après, le jeune homme sèche ses larmes.

- Vient, la Mère Supérieure te demande.

Les deux arrivent dans le bureau de la Mère.

- Entrez, vous deux.

La Mère les invites à s'asseoir.

- Bonjour, Edward. J'ai eu vent de ce qui s'est passé la nuit dernière, toujours le même cauchemar ?

- Oui, Mère Supérieure, répond Edward.

- Bien, il faut savoir que les manoirs hantés ne sont que le fruit des imaginations des hommes à cause de vieilles superstitions, tu n'y peux rien, je comprends cela. Mais, on s'inquiète vraiment à ton sujet, ces cris répétés me font vraiment peur Edward.

- Pardonnez-moi, Mère Supérieure. Je ne sais pas pourquoi je fais ce même rêve, je ne sais pas si j'ai vécu dans cette maison là.

La Mère Supérieure ouvre un tiroir, prend une espèce de médaillon et le donne à Edward.

- On a trouvé ça sur ton cou, lorsque la sœur Mathilde t'a trouvé inconscient.

Edward lit sur le médaillon doré : « Edward Carnby, né le 29 novembre 1845 à Thunder Mesa ».

- « Thunder Mesa », c'est quoi ? dit Edward.

La mère eu comme un frisson en entendant son nom. Elle hésite à répondre Edward mais elle le fait.

- Thunder Mesa est une petite ville à 30 kilomètres d'ici, elle est devenue une ville fantôme, elle a était détruite lors d'un immense tremblement de terre.

- Il faut que j'aille voir, Mère Supérieure.

- Non, Edward, Thunder Mesa est devenu un endroit dangereux, tout ce qui sont allés là-bas ne sont jamais revenus, répond la Mère Supérieure.

- Mais, peut-être que je trouverais des réponses. J'ai tellement de question : ma famille, mon foyer, ma vie.

- Des fois, Edward, certaines choses doivent rester sans réponse, dit la Mère Supérieure.

Quelques heures plus tard, le jeune Carnby regarde la rivière, là où Mathilde l'a trouvé. Cette dernière regarde le jeune homme et se dirige vers lui.

- Ma sœur, pourquoi tous le monde a peur de Thunder Mesa ?

- On raconte que cette ville est devenue maudite. C'est terrible, surtout qu'elle avait beaucoup prospéré.

- Que voulez vous dire ?

- Un des plus puissants hommes de la région a trouvé une vieille mine remplie d'or. Hors les indiens locaux ont prévenus que cette mine est protégée par un puissant esprit. L'homme n'a cru à cela et a continué à exploiter la mine. Quelques années plus tard, un terrible tremblement de terre a détruit la ville, depuis on a plus de nouvelles. Mais on dit que cet endroit est devenu une terre de ténèbres.

Edward, terrifié après avoir entendu cette histoire, se décide :

- Ce soir, je vais à Thunder Mesa, j'ai le droit de savoir.

- Non Edward.

Voyant la détermination d'Edward, Mathilde a décidé de le faire sortir de l'orphelinat la nuit. Lorsque la nuit tombe, la jeune fille montre à Carnby le chemin. Les adieux furent déchirantes mais Edward ne peut plus reculer, il se dirige vers Thunder Mesa, bien décidé à retrouver son passé.


L'histoire commence au chapitre suivant.