Voilà la suite de l'histoire.


Chapitre 4

Entrée au manoir

- Mon garçon, tout ce qui sont entrés dans cette maison depuis le jour du mariage de Mademoiselle Ravenswood ne sont jamais revenus, dit Jasper.

- Peut-être mais ces questions me torturent la tête depuis 4 ans, ce que je veux c'est qu'elles me laissent en paix.

Jasper et Edward s'approchent de la grille du manoir éclairé par des éclairs. Peu après, un gros coup de tonnerre se fait entendre dans toute la vallée.

- Finalement, je vais attendre l'aube, dit Edward effrayé.

- Le soleil ne s'est plus jamais levé depuis ce jour funeste. Cet endroit est abandonné par le ciel, les âmes sont condamnées à rester sur cette terre maudite.

- Pourquoi n'avez-vous pas quitté la ville ?

- Nous sommes maudits aussi, nous ne pouvons quitter la ville. Tout cela, c'est à cause de ce démon qui a pris possession du manoir.

- D-D-Démon ? bégaya Edward

- Oui, on l'appelle le Phantom. Il empêche les âmes de partir au ciel, condamnés à rester emprisonné au manoir. J'en ai vu des horreurs lors de notre incarcération.

Ils s'arrêtent devant la grille et regardent une plaque avec une inscription en latin « Non Omnis Moriar »

- Je ne mourrais pas complètement, traduit Edward tout en regardant Jasper intrigué. Ben quoi, j'ai appris le latin à l'orphelinat.

Edward prend les clés et voit Jasper s'éloigner.

- A partir de maintenant, je te laisse. Plus question de s'approcher de cette maison, j'en ai assez vu. Je t'en prie, reste prudent et ne joue pas les héros.

Jasper donne sa lanterne à Edward.

- Il éclairera ta route.

- Merci.

Jasper sourit à Edward et s'éloigne de la grille. Le jeune homme enfonce une clé dans la serrure de la grille et la tourne, la grille s'ouvre en grand toute seule. Edward entre dans la propriété, la grille fermant derrière lui, et voit des arbres morts comme si ils sont torturés par des esprits. Il grimpe la colline, le manoir s'approchant de lui de minute en minute. En cours de route, il voit des pierres tombales, des sépultures appartenant aux occupants de la maison. Edward les scrute de près et voit les visages sur les pierres le regarder avec un sourire sadique, le jeune homme recule avec horreur et a l'impression que les visages le scruter du regard. Il ferme les yeux, peu après, les visages ont repris leur expression d'origine. Déboussolé, il continue sa route en regardant les sinistres fenêtres. Peu après, il voit une forme à la fenêtre du milieu le regarder, une ombre avec une robe de mariée. Une seconde après, l'ombre s'éloigne de la fenêtre. Edward arrive finalement devant la porte d'entrée, il prend la clé et l'utilise pour l'ouvrir, la double porte s'ouvre grincement montrant l'obscurité. Le jeune homme rentre en allumant la lanterne et arrive dans une espèce de foyer mais la porte se ferme en grand fracas. Edward tient la poignée mais n'arrive pas à l'ouvrir, il essaie de la forcer mais sans succès comme si la porte est verrouillée. Enfermé, le jeune homme essaie de trouver un moyen de sortir de cette pièce soudain une voix d'outre tombe se fait entendre.

- Toi, toi qui a osé troubler la sérénité, as-tu le courage de franchir la porte de cette maison.

- C'est déjà fait, dit Edward tremblant, terrorisé par la voix.

Un rire démoniaque s'ensuit.

- Allez, ne te fais pas prié, entre, qu'attends- tu donc ? N'ais pas peur au point où tu en es ? Montre-toi en pleine lumière que je te vois un peu.

Un rire terrifiant s'ensuit paralysant Edward. Il voit un miroir au fond à gauche de la pièce, soudain il voit dans le miroir le visage d'une très joli jeune femme le regarder avec tristesse.

- OUAH, QU'EST-CE QUE…

La voix l'interrompt et la porte au fond de la pièce s'ouvre.

- Tu n'as rien à craindre, cher ami. Allez entre, j'ai tellement de chose à te faire découvrir.

- Ai-je le choix ?

- Non, HAHAHAHAHAHAHAHA !

Edward arrive dans une pièce octogonale avec des gargouilles tenant les ampoules ainsi que 4 tableaux représentant la même fille que le jeune homme a vue dans le miroir. Une où elle marche sur l'eau, une où elle pique-nique avec un beau jeune homme, une où elle ramasse des fleurs dans le jardin du manoir et une où elle est sur un bateau. Mais la porte se ferme derrière lui coinçant Edward. La voix se fait entendre à nouveau.

- Notre visite commence ici, dans cette galerie, où tu peux admirer la douceur et l'innocence de la jeunesse. Hélas, les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent…

Edward a l'impression que la salle devient plus haute de minute en minute.

- Les murs de cette pièce ne s'allongeraient t-ils pas par hasard ?

Edward voit avec horreur que les tableaux ont changés. Celui où la fille marche sur l'eau montre un monstre aquatique sur le point d'attaquer la jeune fille, celui sur le pique nique montre des serpents et des araignées s'approchant du jeune couple, celui avec le jardin montre un mort vivant sortant de sa tombe et celui avec le bateau montre une cascade vers laquelle la jeune fille se dirige. Edward se dit que Jasper avait raison, ce manoir est hanté. Terrorisé, il regarde autour de lui, aucune porte, aucune fenêtre, coincé dans cette pièce.

- Et comme tu peux le remarquer, il n'y a ni portes ni fenêtres. Quel angoissant problème à résoudre, par où sortir ?

Un rire terrifiant se fait entendre.

- J'ai bien peur que tu sois contraint de me suivre.

Soudain, les lumières s'éteignent et le tonnerre se fait entendre dans la pièce.

- QUI A ETEINT LA LUMIERE ?! crie Edward effrayé.

Il cherche à allumer sa lanterne mais en regardant le plafond, un spectacle d'une terreur effroyable s'offre un lui. En haut de la salle, un homme se balance au bout d'une corde autour de son cou, illuminé par les éclairs. Avec lui, une personne portant un chapeau et des habits d'époques violets laissant échapper un terrifiant rire qui arrive dans les oreilles d'Edward. Le jeune homme, tétanisé n'ayant jamais vu un tel spectacle, se bouche les oreilles et ferme les yeux mais il entend quand même le rire du fantôme.

- ARRETEZ !

Quelques secondes après, la lumière revient dans la salle et un pan du mur s'ouvre devant Edward. Ce dernier, traumatisé, s'assoit devant l'ouverture, les jambes en flèche devant lui et ferme les yeux, il n'a plus la force de continuer. Mais la voix se fait de nouveau entendre.

- Pardon, je ne voulais pas t'effrayer. Continuons la visite, dit-elle d'une voix sarcastique.

- Non, laissez-moi en paix.

- Allons garde ton sang froid et prend ton courage à deux mains.

Soudain, Edward sent quelque chose le fait lever et le pousser hors de la pièce. Effrayé, traumatisé et n'ayant plus la force de marcher, il continue quand même sa route.

- Je serais de te perdre si tôt, dit la voix en ricanant.

Edward arrive dans une galerie avec divers tableaux : le portrait d'une jeune femme, un cavalier, un bateau et une diva grecque couchée.

- En passant devant ces inestimables œuvres d'art, peut-être ressens-tu comme une impression bizarre.

Edward se retourne et voit que les tableaux ont pris une apparence terrifiante : le portrait de la jeune femme devient celui d'une gorgone, le cavalier laissant place à un cavalier squelettique, le bateau devenant une épave et la diva devenant une femme panthère.

- N'ais pas peur, ce n'est qu'une illusion d'optique. La vraie beauté de cette maison nous attend plus loin.

Edward arrive devant un tableau représentant une magnifique jeune fille en robe de mariage, il remarque que c'est la même fille qu'il a vu dans le miroir et dans les tableaux de la salle octogonale. Il lit l'inscription en contrebas « Mélanie Ravenswood »

- La jeune fille de l'ancien maître des lieux, dit Edward.

Soudain, Edward tend ses oreilles vers les tableaux, il entend une chanson. Un chant avec une très jolie voix, la plus belle voix qu'un homme puisse entendre. Peu après, il quitte la galerie et arrive devant une grande salle avec un double escalier et une grande fenêtre montrant l'orage à l'extérieur. Edward se souvient avec horreur de ses cauchemars, les mêmes lieux et la même impression d'être observé.

- C'est donc là.

Soudain, il voit une ombre sur le coté gauche du double escalier, la même forme que celle de la fenêtre. Edward tremble et dit en bégayant :

- Q-Q-Qui est là ?


La suite au prochain chapitre.