19. 2023/2024 Colère et désarroi

— Expelliarmus ! s'écria une voix forte.
La baguette de Gabriel sauta loin de lui, tandis que Lily tombait par terre, épuisée. Ginny Potter se précipita vers sa fille au moment même où Harry et le père de Gabriel, François Bachelet, lançaient deux sortilèges d'entrave simultanés sur le jeune homme.

— Je ne sais pas si tu sais déjà transplaner, glissa Harry d'une voix froide, mais ce n'est même pas la peine d'essayer. Nous avons sécurisé cette pièce par plusieurs sorts bien avant que tu n'y entres.
— Alors vous m'avez tendu un piège ! cracha le jeune homme.
— Oui, rétorqua sa cousine Mathilde en sortant de derrière le rayonnage qui l'avait dissimulée, les doigts crispés sur le montant. J'avais vu juste, même si j'aurais préféré que ce ne soit pas le cas, continua-t-elle d'une voix qui se voulait ferme. James et Albus m'ont fait confiance et aidée à te piéger, précisa-t-elle en leur adressant un signe de tête. Nous n'avons pas prévenu les parents de ce à quoi ils risquaient d'assister, juste demandé de mettre en place les mesures de sécurité et de rester avec nous.
Gabriel lui lança un regard brûlant de haine.

— Je n'aurais jamais cru cela de mon propre fils, grogna François, visiblement sous le choc. Qu'est-ce qu'on va faire de lui, Harry ?
— À 15 ans, même s'il est encore mineur, un Impardonnable peut valoir la prison, en Grande-Bretagne, précisa celui-ci d'une voix professionnelle, ne laissant passer aucune émotion. Il me semble que c'est aussi le cas en France.
François opina. Assise par terre, les bras de sa mère autour de ses épaules, Lily écoutait attentivement. Gabriel affichait une assurance qu'il était loin de vraiment ressentir.
— Ça lui ferait sans doute le plus grand bien, asséna son père fermement en le fixant avec dégoût.
— Papa... intervint Henri, qui était resté en retrait jusque-là. Tu crois que c'est vraiment la meilleure solution, pour lui ?
Marguerite était restée figée devant un mur, les mains plaquées sur sa bouche, les yeux agrandis d'horreur. L'intervention de son fils aîné sembla redonner vie à la Cracmole et elle lui jeta un regard reconnaissant. Elle se dirigea ensuite vers Lily et Ginny, prit les mains de la jeune fille entre les siennes et lui demanda pardon d'une petite voix. Celle-ci s'empressa de lui répondre qu'elle n'y était pour rien.

Pendant ce temps, François consultait Harry du regard. Celui-ci l'entraîna à l'écart pour en discuter. Marguerite et les parents de Mathilde les rejoignirent, tandis que les jeunes sorciers gardaient leurs baguettes braquées sur le prisonnier, qui les défiait de le libérer. Lily s'était assise sur une banquette, contre la fenêtre, et observait un arbre à l'extérieur. Discrète mais attentive aux émotions de sa benjamine, Ginny avait posé une main sur son épaule.

— Bon, expliqua le père du jeune homme en revenant, voilà ce qu'on a décidé. On va commencer par fouiller ta chambre et tes affaires, je suis sûr que ce sera très instructif.
Celui-ci pâlit.
— Nous allons ensuite monter un dossier d'inculpation de mineur, avec Harry, en notant les témoignages de toutes les personnes ici présentes, et il sera mis en lieu sûr. Cela veut dire que ce qui t'est reproché ne sera pas inscrit dans ton casier judiciaire.
Gabriel sourit.
— Cela signifie aussi, reprit aussitôt François, qu'à la moindre incartade, il atterrit automatiquement sur le bureau d'un Juge.

Le jeune homme afficha une expression méprisante en ne regardant personne en particulier. Son père durcit la voix pour continuer.
— Il va sans dire que tu n'obtiens ce sursis que grâce à la mansuétude du père de ta victime et à sa connaissance des lois françaises. Tu peux l'en remercier. Il n'aurait tenu qu'à moi, les Aurors seraient déjà en train de t'emmener.
Gabriel ne put retenir une grimace.

— Pour l'instant, je ne veux plus te voir ici, conclut son père. Et il est hors de question que tu retournes à Beauxbâtons.
Surpris, tous les jeunes sursautèrent. Lily se crispa puis se détendit : ils ne pouvaient tout de même pas l'envoyer à Poudlard.
— Ah oui ? Et je vais aller où ? s'enquit le jeune homme sur un ton sarcastique.
— À l'Institut Berquin. Tu pars demain.
— À Berquin ? s'écria Henri. Mais c'est un centre pour jeunes sorciers délinquants !
— Ton frère est quoi, à ton avis ? demanda leur père, inflexible.
Henri baissa la tête sans répondre, tandis que Gabriel serrait les mâchoires, fou de rage.


Lily claqua la porte de sa chambre et se jeta sur son lit, très énervée. Elle commença à ruminer, puis décida d'appeler Scorpius, après avoir rapidement vérifié l'heure. Le sourire de celui-ci s'effaça dès qu'il aperçut le visage contrarié de sa petite amie.
— Qu'est-ce qui ne va pas, Lily ?
La jeune fille se mit à râler contre son père.
— Attends... qu'est-ce qu'il a fait pour que tu sois dans un état pareil ? l'arrêta Scorpius, ahuri.
— Il n'a pas arrêté de me faire la morale ! s'énerva-t-elle. Comme s'il avait toujours été calme et obéissant !
— Tu t'es disputée avec ton père ?!
— Oui, confirma-t-elle sur un ton boudeur.
— Ce... C'est à cause de moi ?
— Oh non, à cause de ce crétin de Gabriel et de mes abrutis de frères !
— Pardon ?

Elle grommela, brusquement mal à l'aise.
— Lily ?
— De toute façon, ça ne serait jamais arrivé si mes crétins de frères n'avaient pas fourré leur nez n'importe où, grogna-t-elle.
— Tes frères ? Je suis curieux de savoir ce qu'ils t'ont fait, c'est bien la première fois que je t'entends les traiter de crétins ! s'étonna-t-il, de plus en plus déboussolé.
— Rassure-toi, ce n'est pas la première fois qu'ils le sont !
— D'accord, temporisa-t-il, mais là, Lily, il s'est passé quoi ?
Elle se tortilla.

— Ben en fait... euh... ils ont voulu monter un piège... euh... et l'appât... c'était moi...
— Quoi ? s'indigna-t-il. Si je les avais en face de moi, je les provoquerais en duel tout de suite ! Qu'est-ce que c'est que cette idée !?
— Peut-être pas, quand même... Ils voulaient m'aider... modéra-t-elle d'une petite voix.
— T'aider ? Rassure-moi, ils ont eu droit à leur leçon de morale, eux aussi ?
— Euh... même pas... glissa-t-elle timidement. Papa les a remerciés, en fait...
— Attends, il est tombé sur la tête ? Il a reçu un mauvais sort ? Un cognard ? Ou alors, continua le jeune homme après une pause, il y a des éléments qui m'échappent.

La jeune fille tergiversa quelques instants puis, sous le regard insistant et inquiet de son petit ami, se mit alors à lui raconter toute l'histoire. Comment Gabriel avait semblé une menace pour elle, comment et pourquoi elle l'avait longtemps minimisée, comment son amie Mathilde l'avait plusieurs fois mise en garde, comment Albus avait une fois surpris une de ces mises en garde, et comment il avait alors décidé, avec James — Lily les ayant suppliés de ne rien dire à leurs parents sans preuve — de monter ce piège au jeune Français. Elle lui raconta aussi ce qui s'était alors passé à ce moment-là. Scorpius fut scandalisé d'apprendre qu'elle avait subi un Sortilège Impardonnable.

— Non mais tu te rends compte, Lily, que tu as réellement été en danger ? Il aurait pu te faire et te faire faire n'importe quoi, sous Imperium !
Elle se défendit :
— Sans mes frères, ça ne serait jamais arrivé, j'ai toujours fait attention à ne jamais me retrouver seule avec lui !
— Mais tu as refusé de prévenir qui que ce soit ! Et tu ne m'en as jamais parlé, même pas un tout petit peu !
— Je ne voulais pas t'inquiéter, Scorpius !
— Ça m'inquiète bien plus de savoir que tu ne me parles pas de choses comme ça, Lily ! Maintenant, comment vais-je faire pour ne pas toujours imaginer le pire ?

La jeune fille grimaça.
— Mais tu n'aurais rien pu faire, de toute façon ! Et je ne voulais pas que tu débarques des Etats-Unis juste à cause de ça.
— Lily, je ne suis pas un Gryffondor, moi, je ne fonce pas dans le tas. Je suis un Serpentard, au cas où tu l'aurais oublié. Je réfléchis toujours avant d'agir.
— Alors tu aurais fait quoi, Scorp, si je t'en avais parlé avant ?
— J'aurais essayé de trouver des solutions avec toi. On aurait pu chercher ensemble un moyen de le mettre hors d'état de nuire.
Elle grimaça puis opina piteusement.

— Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi as-tu refusé que tes parents, qui sont sur place, soient au courant ? Ils n'auraient pas pu t'aider ?
— Euh... eh bien... Je ne voulais rien devoir à Papa, je voulais lui prouver que je suis grande et que je sais me débrouiller seule...
— Visiblement, c'est réussi ! se moqua-t-il.
— Je te rappelle que sans ce piège, ce serait toujours le cas !
— Oui, et si cet espèce d'emplumé avait réussi à te coincer autrement, sans personne pour t'aider, hein ? Et que tes parents ne soient pas au courant, et qu'il ait empêché Mathilde de prévenir qui que ce soit ? Est-ce que tu te rends compte, Lily ?
— Arrête, Scorpius, je croirais entendre mon père !
— Je crois que je le comprends : on dirait que tu n'as aucune conscience du danger !
— Oh ça va, hein, j'en ai marre d'être traitée comme une gamine ! s'énerva-t-elle, avant de couper la conversation brusquement et d'enfouir son Miroir au fond d'un tiroir.


Scorpius tourna en rond un moment dans sa chambre. Il venait de se lever et n'avait jamais commencé aussi mal une journée. Quelle tête de bourrique, cette fille ! Mais pourquoi n'avait-elle pas voulu lui en parler avant ? Ne lui faisait-elle donc pas confiance ? L'esprit traversé de nombreuses pensées, le jeune homme se prépara rapidement puis saisit son balai et sortit de sa chambre.

Il n'arrêtait pas de ressasser la situation dans sa tête. Lily avait subi un Impardonnable ! Elle avait pris des risques énormes sans en sembler très consciente... Mais ce qui le perturbait le plus était le fait qu'elle ne lui en avait même pas parlé. Dès qu'il se trouva dans un endroit dégagé, l'attrapeur enfourcha son balai et s'envola. Scorpius avait toujours aimé voler. Il se défoula en volant aussi haut, aussi vite et aussi loin qu'il le pouvait, toujours agité par ses sombres pensées.

Il commençait à peine à s'apaiser lorsqu'il vit venir vers lui deux policiers de la Brigade Magique Américaine, montés sur leurs propres balais. Ils étaient en train de l'interpeller, lui faisant signe de se poser. Intrigué, Scorpius obtempéra.

— Vous faisiez quoi, jeune homme ? interrogea le plus grand sur un ton sévère.
— Euh... ben je volais sur mon balai, répondit l'attrapeur de Serpentard, surpris.
— Et la Protection du Secret Magique, vous en faites quoi ? continua le policier sur le même ton.
Scorpius sursauta et observa autour de lui.
— Je suis sorti du périmètre sorcier ?
— Oui, et pas qu'un peu ! Une brigade d'Oubliators a dû décoller en même temps que nous, vous avez volé à proximité d'une route moldue !
Il porta une main à sa bouche.
— Je suis désolé, je ne l'avais pas vue...
Les deux policiers échangèrent un regard.
— Vous étiez plongé à ce point dans vos pensées ? demanda le second, sceptique.
— Oui, avoua le jeune homme en baissant la tête.
— Une histoire de fille ? suggéra le même policier sur un ton qui se voulait complice.
— Comment avez-vous deviné ? s'étonna le Serpentard.
Les deux hommes ne lui répondirent pas mais ricanèrent.

— Bon, allez, vous êtes jeune et vous n'êtes pas d'ici, vu votre accent, on va être indulgent pour cette fois, dit le plus petit des deux policiers avec un demi-sourire.
— Juste une amende — mais vous n'avez pas intérêt à récidiver, sinon pas de clémence pour vous ! précisa le premier.
Penaud, Scorpius les remercia et prit le parchemin qu'ils lui tendaient, qui contenait les informations nécessaires pour le règlement de sa contravention. Il suivit les deux policiers jusqu'à Merlinstown puis les quitta pour rejoindre son hôtel.

— Tiens, tu n'es pas au congrès, Scorpius ? s'étonna son père.
— Euh non, pas encore, je suis allé faire un tour en balai...
Les Malefoy fixèrent leur fils avec surprise. Le jeune homme aimait voler, ils le savaient, mais il était tellement passionné par les animaux magiques que rien ne semblait pouvoir le détourner du congrès de Magizoologie, ces jours-ci.
— Tu as un souci ? lui demanda Astoria avec sollicitude.
— Euh... non, Maman, enfin pas vraiment... Bon, il faut juste que j'aille payer une amende, mais à part ça, tout va bien... répondit-il sur un ton qui se voulait ferme et désinvolte.
— Une amende ? s'indigna Drago. Mais qu'est-ce que tu as bien pu faire pour récolter une amende ?
— Hum... euh... Je n'ai pas vu une route moldue, j'ai quitté le périmètre sorcier sans m'en rendre compte...
Ses parents échangèrent un regard intrigué.
— Il me semblait pourtant que la limite était clairement visible, s'étonna Drago.
— Oui, oui, elle l'est... reconnut le jeune homme en se tortillant.

— Tu avais la tête ailleurs à ce point, Scorpius ? demanda sa mère.
Il regarda ses pieds, mal à l'aise.
— Tu pensais à Lily ? vérifia-t-elle.
— Oui... avoua-t-il, tandis qu'Astoria jetait un regard lourd de reproches à son mari.
— Tout va bien, avec elle ? s'inquiéta-t-elle.

Le jeune homme ouvrit la bouche pour répondre, se ravisa en regardant ses parents, avant de reprendre sur un ton acerbe :
— Si j'avais pu être auprès d'elle, il ne serait certainement rien arrivé.
— Oh, des ennuis ? s'informa son père en tentant de cacher son air amusé.

Scorpius hésita un instant, avant de résumer succinctement la situation.
— Non ! Potter a vu sa précieuse petite fille recevoir un Imperium ! s'esclaffa Drago.
— Moi je ne trouve pas ça drôle, Papa, rétorqua son fils en le fusillant du regard, tandis qu'Astoria tapait le bras de son mari avec réprobation.

— Enfin bon, Scorpius, conclut son père à la fin du récit, se mettre dans un état pareil pour une fille, ça n'en vaut pas la peine. Tu as eu de la chance que les policiers de la Brigade Magique aient été indulgents.
— Lily est une fille qui en vaut vraiment la peine, Papa, rétorqua le jeune homme sur un ton ferme et avec un calme inquiétant, avant de quitter la pièce sans un regard en arrière.


Scorpius reposa son Miroir à Double Sens, perplexe. C'était la quatrième fois qu'il tentait de joindre Lily depuis le début de l'après-midi, sans succès. Il était dix heures du soir en France, il devrait peut-être abandonner. Mais il était inquiet pour la jeune fille. Etait-elle seulement fâchée contre lui ou avait-elle d'autres soucis ?

Le jeune homme était bien trop tendu pour suivre les conférences du congrès de Magizoologie. Il déambulait dans les couloirs en réfléchissant à la situation. Tout à coup, il eut une illumination. Lily n'était pas la seule Potter à avoir l'un de ces Miroirs ! Evidemment, hors de question d'appeler Harry Potter. Mrs Potter, peut-être ? Non, il ne la connaissait pas vraiment, c'était délicat... Restaient les deux frères de sa petite amie. Albus paraissait le plus indiqué : en effet, étant de la même année, Scorpius et lui partageaient de nombreux cours. Les deux garçons n'avaient jamais été amis mais s'entendaient suffisamment bien pour que les fois où ils avaient dû travailler ensemble se passent bien.

— Malef... ! s'exclama le cadet des Potter, aussitôt interrompu par son camarade.
— Chut ! Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que tu cries mon nom maintenant... rétorqua le Serpentard.
— Alors comme ça, tu as un Miroir à Double Sens ! remarqua le Gryffondor, goguenard, une fois qu'il se fut installé à l'abri des oreilles indiscrètes.
— Non, non, je t'appelle avec ma chaussure, pourquoi ? rétorqua Scorpius, pince-sans-rire.
Albus sourit et continua.
— Bon, je comprends mieux, maintenant, pourquoi Lily ne passe pas plus que ça son temps à guetter les hiboux.
— Justement, je m'inquiète pour elle.
— Ah. Tu es au courant de ce qui s'est passé cet après-midi ?
— Le piège ? Oui. Et quand elle m'a tout raconté, on s'est disputés.
— Pourquoi ? Enfin, sans vouloir être indiscret, hein.

Scorpius soupira.
— Parce qu'elle ne m'avait même pas parlé de ce gars, avant, et du danger qu'il pouvait représenter.
— À toi non plus ? Décidément... Je pensais que toi, au moins, tu étais au courant.
— Non, et je n'ai pas apprécié du tout. Comment je fais pour ne pas toujours l'imaginer en danger, maintenant, hein ?
— Ah ça, mon vieux... C'est de ma sœur qu'on parle, hein... Si tu ne voulais pas te prendre la tête avec ta petite amie, fallait pas regarder du côté des filles de ma famille, elles ont beaucoup, beaucoup de caractère.
— Y a pas que dans ta famille, hein, Kendal a l'air d'en avoir pas mal aussi, rétorqua le jeune Malefoy sarcastiquement.
— Anwenn ? Pas faux... Faut croire qu'on est masos, nous les hommes de la famille. Et que, si tu t'accroches comme ça, tu l'es aussi, termina-t-il sur le même ton.
— Peut-être, mais là, je n'aime vraiment pas quand je n'arrive pas à joindre Lily, surtout dans de telles circonstances.
— Ne t'inquiète pas, physiquement elle va très bien. Cette tête de mule a juste besoin de digérer les choses. Je suis sûr qu'elle te rappellera demain.
— Tu crois ?
— J'en suis persuadé. Et si elle ne l'a pas fait d'ici deux jours, appelle-moi de nouveau. Je lui colle son Miroir dans les mains et je lance l'appel.

Un peu rasséréné, Scorpius remercia son condisciple avant de mettre fin à la conversation.