Coucou, je suis désolée pour le délai mais voici le nouveau chapitre. Avec beaucoup de retard, encore désolée. J'espère que vous l'aimerez en tout cas. Merci de me suivre, de lire cette fic, de la mettre en favori ou pour la commenter. Bonne lecture.

Pims10 : Voici le nouveau chapitre et donc la suite, j'espère que tu l'aimeras. Désolée pour le temps entre les deux chapitres.

Miss MPREG : Salutations :),

Merci beaucoup, c'était le but, heureuse que ça ait réussi en tout cas. Aurore souffre toujours, même si c'est moins marqué dans ce chapitre, elle lutte pour surmonter ce qu'elle a traversé. C'est un gros traumatisme après tout.

Il y a souvent des jalousies lorsqu'il y a un nouvel enfant dans une famille, je voyais bien Boromir un peu jaloux de ne plus être le seul enfant.

Il est fort, je le reconnais ;). Contente que tu aies aimé.

C'est un peu le plan, un renouveau pour eux trois.

Il faut qu'il y ait un capitaine de leur famille pour mener les hommes et vu le nouveau statut de Boromir, c'est à Faramir de s'en charger. Et puis ils ne peuvent pas affaiblir le Gondor dû aux funérailles, pas avec le Mordor aussi proche.

Ils sont des frères, et ils s'entendent bien, mais ils se disputent parfois.

Voici la suite, j'espère que tu aimeras.

Troisième Âge, Février 3004, Minas Tirith

Boromir était tendu, c'était visible aux yeux attentifs d'Aurore et un rapide coup d'œil vers Faramir, prouva non seulement qu'elle n'avait pas été la seule à le remarquer mais qu'il n'était pas non plus le seul à être tendu. Le cadet l'était également. Elle aussi d'ailleurs, elle devait bien le reconnaître.

Au cours des derniers jours, ils avaient accueilli un grand nombre de gens dans la Cité, ensemble et séparément selon l'importance de celui qu'ils recevaient. La fatigue des autres membres de la fratrie aussi, ainsi que les autres occupations, ça avait joué un rôle après tout. Ils ne pouvaient après tout pas passer tout leur temps à accueillir des gens, il y avait beaucoup à faire, bien plus que simplement sourire et accepter les paroles des divers seigneurs du Gondor. Des seigneurs venu rendre leurs hommages à la famille en charge du Gondor, certains avaient été des inconnus ou presque.

Des noms qu'ils avaient du apprendre bien souvent, forcés par Denethor afin de ne pas commettre d'impairs mais des étrangers pour eux néanmoins. Nobles ou simple soldat ou encore paysan. Nombreux venaient rendre un dernier honneur à l'Intendant Souverain du Gondor, ainsi que pour jauger le nouveau. Ils les avaient tous accueilli, pas tout les trois en même temps, quoique Aurore n'avait pas souvent été seule que ce soit pour le faire ou en général. Ses frères étaient plus protecteurs que jamais. Ils refusaient de la quitter si l'autre ne devait pas bientôt arriver, ou n'était pas déjà là. Peut-être qu'à la longue, Aurore allait se sentir étouffée mais pour le moment elle était simplement soulagée de ne pas être seule. Plus que jamais ils étaient ses rocs.

Néanmoins tout ces gens, ils avaient été des étrangers, ou de simples connaissances. Pas des proches dans tout les cas. Simplement des gens qui ne les connaissaient pas vraiment, mais là c'était différent. Là c'était leur famille. Des gens envers qui ils avaient du respect, de l'affection même. Aurore mentait à beaucoup de personne depuis plusieurs mois c'était vrai, mais elle n'avait pas aimé ça, loin de là. Surtout vu pour qui elle mentait en premier lieu... Et elle allait devoir continuer afin de protéger ses frères. Ils devaient d'ailleurs faire de même, pour eux mais aussi pour préserver son honneur à elle. Les choses étaient donc tendues, seraient-ils capable de donner le change ?

Dans tous les cas elle allait tout faire pour, elle ne voulait pas être là, faire ça, mais elle allait tout faire pour protéger ses frères et si ça voulait dire mentir comme un arracheur de dents à sa famille, et bien elle le ferait. Elle avait du mentir pendant des mois pour couvrir les horreurs que causaient Denethor, sa cruauté, sa méchanceté. Elle avait gardé le silence, et menti même, pour un homme qu'elle haïssait. Alors elle pouvait mentir pour les deux hommes qu'elle aimait le plus au monde. Elle pouvait le faire.

Aurore sentit ses yeux s'agrandirent sous le choc, elle avait su qu'il y aurait au moins son oncle, le prince Imrahil dans le convoi, avec l'aîné de ses cousins, mais il y avait bien plus. Toute la famille était présente. Ils avaient tous fait le voyage. Son oncle Imrahil était là avec sa femme Elpis, et leurs quatre enfants Elphir à la droite de son père, sa place en tant qu'aîné, puis Erchirion, ainsi qu'Amrothos. Elle pouvait même voir la petite Lothiriel qui était installée devant Imrahil. Et si ce n'était pas encore assez au niveau des surprises, elle voyait aussi leur Nana, la mère de leur mère, leur grand-mère, une femme qui avait détesté Denethor mais qui les adorait tout les trois. Une femme, qu'Aurore admirait beaucoup, appelée Flaminia. Elle avait du caractère et disait toujours ce qu'elle pensait mais elle était aussi très gracieuse. Elle avait un amour de la poésie, de l'art et de la littérature et était d'une grande intelligence. Soutenue par son mari, elle avait contribué à la transformation de Dol Amroth en une capitale de la beauté, de la danse et de la poésie. Ce que son fils avait continué avec son épouse après la mort de son père. Pour la jeune femme aux cheveux clairs, Flaminia était un réel modèle.

Flaminia n'avait jamais caché son dédain pour Denethor, qu'elle considérait bien inférieur au père de ce dernier qui avait été un ami et n'avait certainement pas été en faveur d'une relation entre sa fille et Denethor. Néanmoins Finduilas avait été décidé et le mariage avait eu lieu. Les relations entre Flaminia et Denethor étant ce qu'elles étaient, leur grand-mère n'était pas venue souvent à Minas Tirith. C'était préférable pour éviter les tensions et les disputes. Aurore l'avait cependant vu à chacune de ses visites à Dol Amroth et elle avait entretenu une correspondance importante avec elle. Denethor n'avait pas été enchanté, mais il n'avait rien dit à ce sujet, peut-être avait-il eu trop peur que Flaminia vienne à Minas Tirith si Aurore cessait de lui répondre...

Au cours des derniers mois, les lettres de sa grand-mère avaient été une bouffée d'air frais pour la jeune femme. Quoique remplie de questions, Flaminia avait su que quelque chose n'allait pas au moins un peu, Aurore avait néanmoins apprécié toutes les lettres de sa grand-mère. Bien sûr Flaminia ne savait rien, mais son humour tout particulier, sa manière de raconter les choses, cela avait permis à Aurore de se rappeler que le monde n'était pas entièrement noir. Qu'elle devait tenir le coup. Et surtout qu'elle le pouvait, il y avait une telle force en sa grand-mère. Elle avait réussi à affronter tant de choses, sans doute pouvait-elle faire de même, le même sang coulait dans ses veines après tout.

En la voyant là, présente devant elle, la regardant avec les mêmes yeux bleus qu'elle avait en commun avec ses frères, Aurore avait rarement eu autant envie de se jeter dans les bras de quelqu'un. Elle avait toujours adoré sa grand-mère et ça n'avait pas changé au fil des années, loin de là même. Flaminia était une femme exceptionnelle, le fait que Denethor ne l'aime aussi peu, ça n'avait été qu'un bonus de plus. Après tout vu ses 'relations' avec son 'père', elle ne pouvait qu'aimer d'avantage ceux qui étaient en désaccord avec lui. Sa grand-mère en tête de liste. Elle souhaitait être comme elle, une femme remplie de grâce, avec une grande force morale et elle n'avait certainement pas la langue dans sa poche.

Aurore voulait aussi laisser une trace dans l'histoire du Gondor. Lors de ses leçons, elle s'était bien sûr aperçue du fait que les femmes dont on se souvenait clairement, elles étaient rares. On ne se rappelait même plus le nom de certaines. Elle ne souhaitait pas être une grande guerrière ou quoique ce soit du genre. Non, elle voulait certes savoir se défendre et être capable de protéger les siens si nécessaire, mais elle n'aimait pas se battre. Ce n'était pas sa vocation... mais sinon elle voulait surtout laisser SA trace. Pas comme la fille de l'Intendant Souverain. Ou comme la sœur de l'Intendant. Mais comme elle même. Aurore, rien de moins. Tout comme sa nana avait réussi à faire.

Observant avec un peu plus d'attention le contingent qui arrivait, la jeune femme aux cheveux châtains, fronça légèrement les sourcils en voyant une bannière qui n'avait rien à faire là. Que faisait la bannière du Seigneur du Val de Ringló, l'homme en charge de ce coin du Gondor et de la ville d'Ethring, avec celle de Dol Amroth ?

Elle regarda ses frères et nota qu'ils n'avaient pas remarqué cette énigme. Quoique même s'ils l'avaient remarqué, auraient-ils pu l'aider à éclaircir ce léger mystère ?

Elle s'était évidemment attendu à voir un représentant d'Ethring, ainsi que des représentants de toutes les autres villes du Gondor, mais pourquoi ce groupe là voyageaient-ils avec oncle Imrahil et le reste de sa famille ? Ils étaient venus en bateau, ce qui était prévu, après tout oncle Imrahil était en charge d'une cité portuaire et ils adoraient tous naviguer, mais Ethring n'était pas du tout à côté, et si oui ils étaient installés près du fleuve Ringló, de ce qu'elle savait, ce qui était peu, ils préféraient et de loin voyager par voie terrestre.

Quoiqu'elle n'avait jamais rencontré un représentant de cette Cité. Denethor avait toujours semblé contrarier lorsqu'il était fait mention d'Ethring.

Aurore dut se retenir pour ne pas se frapper le front, mais bien sûr, une des sœurs de Denethor avait épousé Varin, le Seigneur du Val de Ringló. Donc techniquement c'était la famille de sa tante et de son oncle qui arrivait dans la Cité Blanche, même si elle ne l'avait jamais rencontré et elle ne croyait pas que ses frères aient eu l'occasion de la rencontrer. Enfin elle allait bien voir. Ils étaient arrivés.

Boromir les accueillit tous, suivant la coutume pour leur souhaiter la bienvenue, et ils répondirent en retour avec les salutations d'usages, de même que les condoléances. Aurore n'avait jamais vu le visage de Boromir aussi fermé auparavant, on aurait dit un bloc de pierre. A quoi pensait-il ? Que ressentait-il ? Même elle, elle avait du mal à le déterminer et ne savait pas comment l'aider, elle ne pouvait pas trop intervenir, ce n'était pas sa place, aussi frustrant que ça puisse être, surtout vu que c'était les débuts de Boromir en tant qu'Intendant Souverain. Il ne pouvait pas montrer de faiblesse, et surtout Faramir et elle ne devaient pas dénigrer son autorité ou l'aider de manière trop ouverte. Il était supposé tenir le rôle seul après tout. S'ils l'aidaient trop dès le début, cela laisserait penser à bien des Seigneurs qu'il n'était pas à la hauteur, qu'ils pourraient le manipuler. Une telle chose ne pouvait pas être permise.


Faramir avait toujours apprécié son oncle Imrahil et sa tante Elpis, ils formaient un couple superbe et il ne pouvait pas nier qu'il rêvait de se marier et d'avoir une épouse qui le soutenait vraiment, plutôt que d'acquiescer à tout ce qu'il disait. Il voulait un vrai mariage, comme celui de son oncle et sa tante. Certainement pas comme le mariage de ses parents. Quoiqu'il n'était pas du tout pressé.

Vis à vis de ses cousins, ... il les appréciait bien sûr mais il ne pouvait pas non plus nier qu'il avait été un peu jaloux du lien qui existait entre eux et sa sœur, entre Elphir et Aurore particulièrement. Ils n'avaient pas beaucoup de différence d'âge, Elphir ayant dix mois de moins qu'Aurore, ils avaient donc été complices, presque dès le début. Lors de leurs visites à Dol Amroth, leur sœur avait souvent couru auprès d'Elphir et ils avaient fait leurs propres jeux, vécus leurs propres 'aventures'. Erchirion et Amrothos suivant le mouvement, la regardant comme si elle était un miracle. Ce qu'elle était mais quand même, elle était leur sœur à Boromir et lui avant d'être leur cousine.

Bien sûr Aurore venait aussi vers eux pour qu'ils participent, elle leur consacrait toujours du temps, mais il n'avait pas apprécié, mais alors pas du tout, de devoir partager sa petite sœur avec un autre que son frère. Et ça avait été la même chose pour Boromir. Ils pouvaient être différents sur un tas de sujet, mais ils étaient tous deux possessifs au sujet d'Aurore. Autant dire que la voir aussi proche d'Elphir, ça n'avait pas du tout été à leur gout mais ils n'avaient rien pu faire pour l'empêcher.

Et même s'il avait pu le faire, il n'était pas sûr qu'il l'aurait fait. Après tout Aurore souriait toujours lorsqu'elle passait du temps avec leurs cousins, particulièrement Elphir, et plus récemment lorsqu'elle jouait avec Lothiriel. Et s'il y avait bien une chose que les deux hommes voulaient, c'était le bonheur de leur sœur. Particulièrement maintenant. Ils avaient toujours dit qu'ils affronteraient toute une armée simplement pour la voir sourire, ça avait été dit en plaisantant. Ils savaient très bien que les voir partir au combat ne la rassurait jamais et ne la faisait certainement pas sourire. Néanmoins ils donneraient tout pour qu'elle soit heureuse, ils feraient n'importe quoi pour cela, pour qu'elle puisse sourire tout les jours. Particulièrement maintenant, après ces mois sans sourire, avec ce masque de glace, après ces mois où elle avait souffert seule. Plus jamais.

Faramir ne pouvait néanmoins pas nier qu'il était soulagé qu'elle ne se soit pas plus confiée à Elphir qu'à eux. Quoique si elle s'était confiée à Elphir, ils en auraient entendu parler. Leur cousin serait venu directement à la capitale du Gondor pour tuer Denethor. Il apprenait toujours pour devenir plus diplomate, comme son père, mais pour le moment il était très impulsif, particulièrement lorsque ça concernait la famille.

Bien sûr il aurait aimé qu'elle se confie réellement à quelqu'un, mais égoïstement il était heureux qu'elle n'ait pas choisi un autre que lui. Ça avait été son rôle au fil des années, il était le confident d'Aurore tandis que Boromir était le protecteur indiscutable. Même avec ses missions régulières loin de la Cité, le lien était toujours là, elle avait continué à se confier à lui, à lui parler. Sauf ces derniers temps et maintenant, grâce à Boromir qui avait été inquiet et qui l'avait poussé à agir de la sorte plutôt que de prendre du recul, craignant d'avoir fait quelque chose qui avait blessé sa sœur, il savait pourquoi. Il avait une dette immense envers son frère, pour son impulsivité et son besoin d'agir, ils avaient sauvé Aurore. Et cela il ne l'oublierait jamais.

"Mes condoléances." dit le prince Imrahil en descendant de cheval, venant s'incliner légèrement devant Boromir, une lueur tendre et triste dans ses yeux bleus foncés. Il était sincère, mais ce n'était pas une surprise, Faramir savait bien que si Denethor et son oncle n'avaient pas été particulièrement proches dû à un certain nombre de raisons, son oncle avait néanmoins eu du respect pour le mari de sa sœur, peut-être même de l'affection.

"Merci Oncle." répondit Aurore, le faisant avant que l'homme ne puisse être intrigué ou offensé par le silence de ses neveux. Les deux hommes n'ayant pas répondu, même après qu'elle ait parlé ils ne dirent pas un mot, se contentant d'incliner la tête. Jusque là ils n'avaient pas paru avoir de problème à accepter les condoléances des différents visiteurs de la cité, mais après tout ça avait été des paroles vides. Pas celles de leur oncle...

"Laissez moi vous présenter le Seigneur Carn, Seigneur du Val de Ringló et de la ville d'Ethring, ainsi que sa tante Denea, qui est aussi la votre." dit Imrahil en faisant signe à deux membres de son groupe de s'approcher. Deux membres qu'ils ne connaissaient pas.

Un homme aux cheveux noirs et aux yeux verts, grand et le teint tané par le soleil, cela était clair, il n'était pas un de ces Seigneurs qui ne faisait que gérer les problèmes à l'intérieur de la Cité qu'il dirigeait, envoyant d'autres faire le travail dangereux. Non, il allait au combat, ses paumes le disaient aussi très bien. Comme Aurore avait pu le sentir lorsqu'il lui avait fait un baise-main. C'était des paumes similaires à celles de ses frères et des divers soldats qu'elle connaissait. Il était un guerrier.

"Oncle ?" dit Aurore, son ton laissant paraître sa surprise, une tante ? De quoi parlait-il ?

"Est-ce une mauvaise blague ?" demanda Boromir d'un ton incrédule.

"Est-ce vraiment le moment ?" questionna Faramir.

"Non, et ce n'est pas non plus l'endroit." concéda Aurore, se rappelant brusquement qu'il y avait des gens tout autour, des vautours prêt à se jeter sur la moindre faiblesse de sa famille.

Sans compter qu'elle avait un mauvais pressentiment sur cette discussion, mieux valait que cela soit réglé en privé. Loin des regards indiscrets. Ils n'avaient vraiment pas besoin de ça en plus de tout le reste.

"Des appartements ont été préparé à votre intention, peut-être souhaiteriez-vous vous y rendre afin de vous reposer un peu de votre voyage. Nous pourrions nous retrouver ensuite pour le déjeuner." informa Aurore après un échange de regard avec Boromir qui acquiesça l'idée de sa sœur.

Le groupe de nouveaux arrivants soit compris le danger qu'il y avait à parler de sujet aussi personnel en public, soit avait vraiment envie de se reposer un moment ou soit le groupe craignait de les offenser. Aurore l'ignorait, mais elle était certainement reconnaissante du fait qu'ils n'avaient pas protester. Quoiqu'elle allait devoir apprendre la raison afin de pouvoir gérer au mieux la situation. Elle ne les connaissait pas, et n'avait aucune raison de penser qu'ils n'étaient pas loyaux envers la famille des Intendants Souverains, mais ils n'étaient pas à une époque où ils pouvaient se permettre ce genre de doute. Où il pouvait y avoir une tension entre les divers seigneurs dans le Gondor et eux. Pas avec le Mordor qui gagnait en puissance et la guerre qui devenait de plus en plus difficile.

Ils ne pouvaient pas courir le risque que plus d'hommes aillent rejoindre Sauron, encore moins ceux du Gondor. Ils avaient assez d'ennemis en dehors de leurs frontières, pas la peine d'en avoir aussi à l'intérieur.

Et puis Boromir aurait besoin d'alliés afin de ne pas avoir trop difficulté avec le conseil, il allait avoir besoin de soutien à bien des niveaux. Le conseil était rempli d'hommes fidèles, plus ou moins, à Denethor. Son frère était un homme différent. Il fallait donc le prendre en compte. Afin qu'il y ait le moindre problème possible pour sa famille. Avoir le soutien du Prince de Dol Amroth aiderait, mais pas assez. Pas si elle voulait que Boromir ait un commencement facile, le temps qu'il apprenne comment gérer le côté politique. Avec et sans son aide.


Installés dans un petit salon au sein de la Citadelle, les enfants de feu Denethor étaient face à la famille de leur oncle Imrahil, avec les nouveaux venus dans la pièce. Aurore avait demandé à ce qu'à manger et à boire soit servi dans cette pièce, ça aidait toujours à mettre les gens à l'aise. Et puis ça lui permettait d'avoir quelque chose à faire de ses mains, un moyen aussi de divertir l'attention.

Aurore ne pouvait pas s'empêcher de regarder le Seigneur Carn et la femme qui l'accompagnait. Elle était grande, brune quoique ses cheveux avaient des traces de gris, laissées par les années, plus désagréables pour Aurore, elle avait les mêmes yeux que Denethor, marrons sombres. Quoiqu'il y avait plusieurs différences, pas au niveau des couleurs non, mais au niveau des émotions. Aurore avait eu l'occasion de voir un certain panel d'émotion dans les yeux de son géniteur, mais jamais, même en regardant Boromir, il n'avait eu les yeux aussi doux. Aussi affectueux. C'était étrange et plus qu'un peu dérangeant.

"Qui êtes vous ?" demanda Boromir, impatient.

"Je vous l'ai dit Boromir, elle est votre tante. Denea, fille d'Ecthelion, veuve de Calàn, l'ancien seigneur du Val de Ringló et de la ville d'Ethring." expliqua Imrahil.

"Pourquoi n'avons nous jamais entendu parler de vous ?" demanda plus poliment et posément Faramir.

"Parce que Denethor était un abruti fini." commenta sans honte Flaminia.

"Mère." s'exclama Imrahil et Elpis, son épouse.

"Quoi ? C'est la vérité." se défendit Flaminia.

"Nana, s'il te plait." intervint Aurore, une lueur douce et amusée dans son regard, qui disparut lorsqu'elle tourna son attention vers l'étrangère dans la pièce. "Vous êtes donc une des deux sœurs de Denethor." Cela elle voulait bien le croire, c'était vrai après tout que Ecthelion avait eu trois enfants, deux filles et un fils, mais elle n'avait jamais entendu parler d'avantage de ces deux femmes. "Cela ne nous explique pas pourquoi nous n'avons jamais entendu parler de vous, ou pourquoi vous n'avez jamais essayé d'entrer en contact avec nous, ou encore pourquoi vous êtes là aujourd'hui."

La voix de Boromir avait sans mal trahi son impatience, celle de Faramir avait été plus calme, plus douce, une voix posée. Mais celle d'Aurore, elle était posée quoique froide, glaciale même. On ne pouvait y déceler aucune émotion, aucun sentiment. Boromir ne put s'empêcher de venir s'asseoir près de sa petite sœur pour lui tenir la main, tandis que Faramir venait derrière le canapé où ils étaient installés pour placer une main sur l'épaule d'Aurore.

Tout les deux se blâmaient de n'avoir rien vu à temps, ils voulaient être là pour elle. Chaque fois qu'ils entendaient sa voix, qu'ils entendaient à quel point elle se contrôlaient, ils ne pouvaient pas s'empêcher de s'approcher d'elle. De la toucher. De la réconforter, ne serait-ce qu'un peu. De lui dire qu'ils étaient là à présent, qu'ils la protégeraient quoiqu'il arrive.

"Denethor, Ethae et moi n'avons jamais été très proche. Surtout notre frère et nous. Avant sa mort, notre père a fait en sorte qu'avec Ethae nous ayons des bons maris et pour cela il aura toujours ma reconnaissance. Même après mon mariage je suis restée proche de mon père, même chose pour Ethae, et c'est ainsi que j'ai connu votre mère, lorsqu'elle est venu à Minas Tirith pour rencontre Denethor puis pour préparer leur mariage. Nous avons sympathisé Finduilas et nous, et même lorsque je suis partie m'installer à Ethring, j'ai gardé le contact avec elle. Échangeant souvent des lettres, j'étais là à leur mariage tout comme à votre naissance Boromir. Cependant peu à peu Denethor a refusé que Finduilas et nous, nous gardions le contact. Il était le Seigneur du Gondor, s'opposer à lui n'était pas évident. Cependant Finduilas était plus déterminée et forte qu'il ne le pensait. Elle a continué à nous écrire, discrètement. Si je ne pouvais pas revenir à Minas Tirith pour vous voir, j'ai quand même continué à écrire, à recevoir des nouvelles. Apprenant ainsi quel genre d'enfant Boromir devenait, puis la naissance de Faramir puis la votre Aurore.

J'ai continué à envoyer des lettres, passant même parfois des cadeaux, cependant Denethor s'est aperçu de quelque chose et il a stoppé tout cela. Je ne recevais que peu de message de Finduilas après votre naissance Aurore, et bien sûr je n'ai plus reçu du tout de nouvelle après la mort de ma belle-sœur. J'ai continué à envoyer des lettres mais il est clair que vous ne les avez jamais reçu.

Je sais que je n'ai pas le moindre droit de faire irruption dans vos vies, surtout maintenant mais je voulais au moins vous expliquer. Vous dire que je suis désolée de ne pas être venue plus tôt. C'est peut-être idiot mais mon frère m'a toujours fait peur. Avec ou sans le pouvoir d'Intendant du Gondor." expliqua Denea en croisant sans hésiter les regards de la fratrie.

"Alors pourquoi n'avons nous pas reçu la moindre lettre ?" demanda Boromir.

"Irlas, un commentaire à faire ?" demanda Aurore en voyant l'attitude de l'ancien domestique de sa mère.

Irlas avait fait sa vie à Minas Tirith, ayant un fils Iorlas qui était absolument loyal envers Aurore et qui travaillait directement sous ses ordres. Tandis qu'Irlas avait travaillé plus pour Denethor supervisant plus, en respect de ses capacités et de son âge avançant. De plus il s'y connaissait vraiment dans un lot de domaines, c'était donc pour le mieux qu'il était en charge. Avec Iorlas qui apprenait afin d'un jour prendre la suite, vu que c'était clairement ce qu'il voulait. Et qu'il en était capable, plus il avait la confiance d'Aurore.

Tout comme elle avait confiance en Irlas, l'homme était un homme droit et loyal. Il n'était pas au courant des actions de Denethor, de cela elle était absolument sûre. Quoiqu'il se doutait peut-être de la violence du défunt à son égard. C'était plus difficile à déterminer. Aurore avait noté la présence de l'homme dès le début de leur entrevue bien sûr, elle avait été surprise mais avait choisi de laisser faire. Il avait assisté à plusieurs réunions par le passé après tout et pouvait souvent être d'une grande aide. Sans compter que pour venir sans y être convier, il devait avoir une raison.

Clairement, la raison était liée à ces lettres. Et donc à cette Denea, il devait la connaître si elle avait en effet dit la vérité. Et puis, à sa connaissance, il s'était chargé du courrier de la famille de l'Intendant depuis des années. Donc il devait avoir des réponses. Et elle se fiait cent fois plus à Irlas qu'à cette inconnue. Parce que c'était ce qu'elle était, même si elle était bel et bien sa tante. Elle ne la connaissait pas, quoiqu'elle avait fait preuve d'une certaine intelligence en ayant peur de Denethor. Aurore pouvait certainement la comprendre. Si elle avait pu, et qu'elle n'aurait pas du s'éloigner de ses frères, elle aurait fait la même chose. Quoiqu'elle n'était pas certaine qu'elle aurait pu se marier avec qui que ce soit. Même pour s'éloigner de Denethor.

"Si je puis Milady." dit Irlas en s'avançant et en s'inclinant.

"Bien sûr. Qu'avez-vous à nous dire ?" demanda Aurore, ses yeux s'adoucissant légèrement, elle s'appuyait beaucoup sur lui. Il l'avait souvent consolé au fil des ans, il l'avait appuyé aussi bien souvent et avait fait de son mieux pour l'aider. Y compris pour la protéger de Denethor.

"Lady Denea vous a en effet envoyé des lettres et des présents. Les voici." dit l'homme en pointant un large coffre qu'il avait amené dans la pièce avant leur arrivée. "Lord Denethor nous avais ordonné de tout détruire, cela sans vous en parler. Cependant Lady Finduilas avait auparavant donné un autre ordre, celui de conserver les affaires. Nous ne pouvions vous en parler directement, seulement si vous en posiez la question."

"Ce que nous ne pouvions pas faire vu que nous n'étions pas au courant." comprit Faramir.

"Exactement Capitaine." acquiesça Irlas. "Je comptais vous en parler dès que les funérailles seraient terminées. Visiblement ce ne sera pas à faire."

"Non en effet. Merci Irlas." acquiesça Aurore.

"Notre tante n'est pas une menteuse." défendit de suite le seigneur Carn.

"Carn, je t'en prie. Ils ont raison de rester prudents." le calma Denea. "Je cherche simplement à vous connaître. A avoir une chance de vous connaître tout les trois."

"Pourquoi ?" demanda Aurore, analysant les paroles et la gestuelle des deux inconnus. Elle restait prudente.

Pensait-elle que cette apparition, et la révélation de leur lien de parenté, allait élever le statut d'Ethring ? Était-ce un but politique ? Ou était-elle sincère dans sa démarche ? Le fait que leur grand-mère restait silencieuse, laissant Denea parler, semblait dire que oui, mais Aurore restait hésitante.

"Je n'ai pas eu d'enfant, enfin aucun enfant vivant." expliqua Denea avec un air désolé. "J'aime Carn comme un fils, c'était la même chose pour mon défunt époux, c'est pour cela qu'il est devenu le Seigneur d'Ethring après la mort de Caorn. Il était son héritier. Cependant même si j'étais heureuse d'être là pour lui, de le soutenir, Carn doit faire ses preuves sans moi. Et puis j'aimerai connaître mes autres neveux et nièces. Si vous le voulez bien."

"Cela serait une bonne idée, surtout pour toi Aurore. Je ne peux pas t'aider à plein temps et avec le changement de pouvoir, tes responsabilités vont augmenter. Tu devras devenir pleinement la Dame de Minas Tirith, une Dame tel qu'on en a pas vu depuis des années. Mais je ne vais pas pouvoir t'aider à le devenir. Ma place est dans notre cité, nous ne pourrons pas rester. Denea pourrait donc t'aider, elle a été la Dame d'Ethring pendant des années et elle connait aussi Minas Tirith. Mieux que moi." intervint Elpis.

Aurore resta silencieuse un moment, tandis que Boromir protestait, disant qu'elle était parfaitement capable de tenir ce rôle. Bien que touchée par le soutien de son frère, la jeune femme aux cheveux clairs savait que c'était faux. Elle apprenait, vite ou non c'était difficile à dire, mais elle était encore loin d'être au point, il y avait beaucoup à faire et elle ne le savait que trop bien. Elle était prête à faire n'importe quoi pour s'assurer que tout aille bien pour ses frères et le royaume, si cela voulait dire accepter les conseils de cette étrangère, alors soit.

"Nous pourrons profiter des prochains jours afin de mieux nous connaître." proposa Aurore.

"Une bonne idée, et cela vous permettra de vous familiariser avec Minas Tirith, les choses ont probablement changé depuis votre départ. Nous pourrons ainsi faire mieux connaissance." ajouta Faramir, toujours le diplomate.

"Avec vous et aussi avec vous Seigneur Carn." continua Aurore.

"Oui, après tout vous faîtes apparemment partie de la famille." conclut Boromir après qu'Aurore lui eut serré la main, fort, pour qu'il réagisse.


"C'est ce que tu veux ? Parce que tu n'as qu'un mot à dire et on fera en sorte qu'elle retourne à Ethring. Tu as ma parole." demanda Boromir le soir venu.

Ils avaient dîné avec leur famille, ainsi que les nouveaux arrivants, et si ça avait été un peu tendu par moment, ce n'était rien de grave. Heureusement il y avait leur cousin, ainsi que leur cousine, plus leur tante Elpis qui était une femme exceptionnelle, sans compter leur grand-mère qui était ... unique en son genre. Mais parfaite pour ce genre de soirée.

La fratrie s'était ensuite retrouvée dans les appartements de Faramir, mais avant d'aller dormir, ils avaient choisi de discuter un moment. Prendre une collation ensemble, discuter un peu de la journée. Comme ils faisaient tout les soirs depuis le retour de ses frères et la mort de Denethor.

"J'apprécie la proposition, mais non ça va. Je dois reconnaître que j'apprécierai la présence d'une femme sachant quoi faire. Tante Elpis m'a beaucoup aidé, de même que Nana, mais elles ne peuvent pas rester longtemps. Et Tante Elpis a raison, j'ai besoin de savoir ce qu'il faut faire, j'ai besoin d'aide afin de pouvoir faire au mieux.

Et puis une autre présence féminine ne ferait pas forcément de mal." pointa Aurore, un très léger sourire aux lèvres. "J'apprécierai en tout cas, enfin si je m'entends bien avec elle. Mais elle a l'air gentille. Et intelligente, vu la manière dont elle a tenu la discussion ce soir. Même Nana n'a pas réussi à la déconcerter."

"Ce n'est pas faute d'avoir essayer pourtant." dit Faramir en s'asseyant, levant son verre rempli d'alcool.

"Non, c'est vrai. Nana était en forme ce soir." acquiesça Boromir, qui buvait la même boisson que son frère. Aurore quand à elle avait choisi de prendre du thé. Elle devait boire différentes potions pour se remettre de ses différentes blessures, et les mélanger à l'alcool et le stress, ce n'était pas une bonne idée. Elle en avait fait l'expérience une fois, et ça ne valait vraiment pas le coup de recommencer. "Si c'est ce que tu veux, Aurore, alors d'accord."

"La compagnie du Rohan arrivera bientôt, on sait qui vient ?" demanda Faramir.

"Leur roi, Théoden ainsi que le reste de la famille royale. Soit son fils Théodred, son neveu Eomer et sa nièce Eowyn." répondit Aurore. "Le message est arrivé dans la journée. Ils seront bien sûr accompagnés d'une escorte. Le conseiller du roi, Grima se chargera des affaires du royaume à sa place."

"Ce sera agréable de revoir Théodred, on s'est croisé plusieurs fois à la frontière et il pourrait être un ami je pense." commenta Boromir.

"Je serai heureuse de le rencontrer alors. Quoique je ne suis pas sûre de pouvoir beaucoup lui parler. Il faudra que je fasse attention." réfléchit songeuse Aurore.

"Pourquoi ça ? Il ne te fera pas de mal, où il sera dégagé de Minas Tirith." affirma Faramir.

"Par coup de pied au cul si nécessaire." renchérit Boromir.

"Je vous fais confiance et il ne me fait pas peur." répondit Aurore, taisant le fait qu'en dehors de ses frères, et à la limite de ses cousins, elle était mal à l'aise avec tout les hommes. Cependant elle savait que ses frères la protégeraient. "Ce n'est pas vis à vis de ça que je parlais. Plus parce que Nana et Tante Elpis m'ont parlé du fait qu'il était important de renforcer nos liens avec le Rohan. Et aussi de continuer la lignée."

"Non, elles vont pas recommencer." râla Boromir tandis que Faramir soupirait.

"Apparemment si, et comme le prince Theodred et le seul membre de la famille du Rohan en âge de se marier, je dois donc faire attention. Avant que Tante Elpis et Oncle Imrahil ne cherchent à me marier." expliqua Aurore.

"Ils ne pourront le faire que sur mon cadavre." dit avec force Boromir en se levant, furieux. "Tu ne seras obligé d'épouser personne. Ce sera ta décision et la tienne seulement."

"Boromir..." murmura Aurore, ignorant comment elle pouvait le calmer cette fois. Et puis elle ne savait pas quoi dire.

Bien sûr elle savait que ses frères étaient protecteurs, mais elle n'avait pas pensé que ce serait à ce point, qu'ils la défendraient ainsi. Parce que Faramir avait l'air tout aussi furieux. Qu'ils iraient jusqu'à lui laisser le choix de ne pas se marier, de choisir son mari. De la soutenir ainsi.

Elle les avait vraiment sous estimé.

Elle en avait même honte.

"Tu sais que ni notre oncle, ni notre tante n'agiraient dans notre dos, et sans ta permission. Tu es le patriarche de la famille et le Seigneur du Gondor. Ils n'en ont pas le droit." rassura Aurore. "Et puis, je n'ai aucune envie de vous quitter, encore moins pour me marier. Je suis certaine qu'Edoras est une ville magnifique mais je ne souhaite pas y vivre.

Alors pas la peine de se mettre dans des états pareils. Je vous fais confiance. Je vous aime et je ne vais pas me marier de suite. Tout ce qu'il nous reste à faire, c'est faire en sorte de créer de bonnes relations avec le Rohan, sans pour autant conclure cela par un mariage. Et je suis sûre que Nana et Tante Elpis seront raisonnables. Alors on reste raisonnables nous aussi."

"D'accord." acquiesça Boromir, regardant sa sœur avec des yeux tendres et doux.

C'était la première fois depuis des mois qu'il voyait un peu de l'esprit qui l'avait habité avant, la femme forte et pleine de vie. Celle qui avait été prête à le suivre, lui et Faramir, dans les pires folies. La sœur qui riait, souriait tout le temps. Celle qui était capable de débattre avec eux sans broncher et de réussir à gagner en plus.

Boromir avait toujours eu le plus grand mal à refuser quoique ce soit à sa sœur, c'était son point faible, elle l'avait toujours été. Il lui suffisait d'un sourire, ou pire d'une larme, pour qu'elle fasse de lui ce qu'elle voulait. Et là, revoir la réelle personnalité de sa sœur, voir que leur maudit père n'avait pas réussi à la briser, c'était un réel soulagement.

Elle s'en remettrait.

Elle allait survivre à ça et devenir plus forte.

Denethor aurait un jour plus le moindre pouvoir sur elle.

Faramir et lui l'avaient tué, sans qu'Aurore ne puisse un jour l'affronter, prouver qu'elle était plus forte qu'il ne le serait jamais. Cependant elle s'en remettrait, avec du temps certes, mais à présent il en était certain.

"Allons nous coucher." proposa Faramir, qui observait leur sœur avec le même air que l'aîné de la fratrie.

C'est d'ailleurs ce qu'ils firent, mais cette nuit ils partagèrent le grand lit de Faramir, souhaitant rester près les uns des autres. Encore plus que de coutume.