C'est bizarre, j'ai super bien dormi. D'habitude les copains viennent sauter sur mon lit pour m'embêter, mais là rien du tout et en plus je suis tout seul dans le dortoir. Ils sont où les autres ? Je me suis réveillé trop tôt ? Bah non ils sont pas dans leurs lits.
- Tatsu ? Kame ? Maru ? Junno ? Koki ?
Aucun répond, c'est vraiment super bizarre. Le sol est super froid sous mes pieds mais je suis trop inquiet pour vraiment y faire gaffe. Je me retrouve vite dans la grande salle où on mange tous mais je les vois pas non plus. Par contre... IL est là. Oh non...
- Jin tu es réveillé ! J'ai bien cru que t'allais faire le tour du cadran espèce de marmotte !
Il rigole mais moi pas du tout. Depuis quand il m'appelle par mon prénom ? D'habitude lui et les autres "grands" m'appellent juste Akanishi. J'aime ni Shibutani ni ses copains ils sont pas gentils et je comprends pas pourquoi mes copains à moi sont pas là vu qu'on reste jamais éloignés les uns des autres en général justement pour éviter les garçons qu'on aime pas et qui nous font des choses...
- Pourquoi tu me regarde comme ça Jin ? On dirait que tu me déteste...
Sa voix est triste. Pourquoi elle est triste alors qu'il me parle toujours que pour être méchant ou pour me toucher où je veux pas ?
- Je... te déteste pas, Shibutani-kun mais... mais tu me fais très peur. Tu peux pas... aller embêter d'autres grands ?
- He ? Shibutani-kun ? D'autres grands ? Mais qu'est ce que tu raconte Jin ? C'est moi, tu me reconnais pas ?
Il fait comme s'il comprenait pas ce que je dis. Mais moi j'ai pas confiance en lui. Je sais pas ce qu'il me veut à faire l'innocent mais je suis presque sûr que c'est pas du bien, comme chaque fois qu'il s'approche de moi. Et les autres non plus. Du coup, je fais demi tour en vitesse et ferme la porte du dortoir derrière moi en espérant qu'il me suivra pas, avant de me réfugier sous ma couette en tremblant, les genoux remontés vers ma poitrine et les yeux fermés très fort. Je veux mes copains... Ils sont où ? J'ai peur tout seul... Je sens des larmes rouler sur mes joues mais je m'en fiche, j'ai trop peur. J'entends la porte s'ouvrir et j'arrête presque de respirer. Va-t-en... s'il te plait va-t-en...
- Jin... Qu'est ce que tu as ? Tu m'inquiète vraiment là... Qu'est ce qui t'arrive ?
Je réponds pas mais une plainte terrifiée m'échappe. Je veux pas qu'il me touche... Je veux pas... Mais j'arrive à rien dire, ma voix est bloquée. Après un temps qui a l'air super long, j'entends ses pas s'éloigner en courant et j'émerge de la couette, en pleurs et tout hoquetant. Et les adultes ils sont où ? Pourquoi ils me protègent pas de lui ? Pourquoi ils les empêchent pas de faire ce qu'ils font ? Je comprends pas. Je comprends rien du tout. Encore une fois j'appelle mes copains mais on dirait qu'ils ont disparu tous les cinq.
Je crois que j'ai fini par m'endormir parce que j'entends des voix tout près de moi mais je sais pas comment elles y sont arrivées et j'ose pas ouvrir les yeux de peur que Shibutani-kun soit encore là.
- Qu'est ce qu'il a alors ?
- Je ne suis pas sûr. Attends... Jin... Jin, mon garçon, c'est Asamoto-sensei. Quel âge as-tu ?
Asamoto-sensei ? C'est le surveillant du dortoir ! Je suis sauvé ! J'ouvre les yeux et vois qu'il me regarde gentiment.
- Réponds-moi Jin, quel âge as-tu ?
- Huit ans sensei, vous le savez bien.
Je renifle et vois que Shibutani-kun est là. Je pousse un petit cri de terreur et replonge sous ma couette.
- Faites-le partir ! Faites partir Shibutani-kun sensei s'il vous plait, il est méchant !
- Huit ans ?! Mais qu'est ce qu'il raconte to-san ? Où il voit un Shibutani et qui est ce Asamoto-sensei ?
- Le surveillant de son dortoir à l'orphelinat. Et ton agresseur du club qui est aussi mon patient à l'institut est celui qui l'a violé en réunion quand il était à l'orphelinat. Je pense que se retrouver confronté à lui a fait remonter tous les souvenirs et il se croit revenu à cette époque. Et... apparemment il te prend pour Shibutani-san. Il ne se calmera probablement pas tant qu'il te prendra pour lui. Il vaut mieux que tu sortes le temps que je trouve une solution pour le ramener dans le présent.
Je comprends rien du tout à ce qu'il dit, je veux juste que Shibutani-kun s'en aille et qu'il m'approche plus jamais.
- Jin, mon garçon, écoute-moi. Shibutani-kun est parti, alors tu veux bien me regarder et me dire pourquoi il te fait si peur ?
Il est gentil Asamoto-sensei. Je l'aime bien, alors pour lui faire plaisir j'ouvre les yeux mais ils me brûlent alors je les essuie comme je peux.
- Il... Des fois il vient avec moi quand... je suis dans la douche... et... et il me touche partout.
- Avec ses mains ?
- Avec sa bouche aussi et... et avec... je peux pas dire c'est trop vilain...
- Je ne le répéterais à personne Jin, tu as ma parole. Tu me fais confiance pas vrai ?
- ... Hum...
- Alors dis-moi avec quoi d'autre que ses mains et sa bouche.
- Avec... son zizi...
J'ai chuchoté parce que je sais que c'est pas bien.
- Et est ce qu'il t'as fait mal ? Il a mis son zizi quelque part à l'intérieur de toi ?
Je hoche la tête.
- Dans ta bouche ?
Je dis encore oui sans parler.
- Dans... tes fesses ?
Je dis encore oui mais en me remettant à pleurer parce que des fois j'ai encore mal.
- Ne t'inquiète pas, plus personne ne te fera de mal, alors essaye de te calmer, d'accord ? Respire doucement.
J'essaye mais c'est pas facile, j'arrête pas de regarder vers la porte en ayant peur que le méchant revienne.
- Regarde-moi, Jin. Je vais t'aider, d'accord ?
- Oui…
Il décroche de son cou la chaîne et la médaille qu'il pote et se met à l'agiter doucement de gauche à droite devant mes yeux.
- Ecoute ma voix, n'écoute que ma voix. Tes paupières sont lourdes. Tu as envie de dormir. Très envie de dormir. Tes yeux sont fermés maintenant. Tu dors, n'est ce pas Jin ?
- Oui…
- Tout va bien maintenant. Shibutani-kun est parti et il ne reviendra jamais. Tu es en sécurité et plus personne ne te fera de mal, d'accord ?
- D'accord…
- Très bien. Alors quand je claquerais des doigts, tu seras revenu dans le présent et tu ne te souviendras pas d'avoir revécu ton enfance, d'accord ?
- Oui…
- A trois je claquerais des doigts et tu seras de nouveau adulte. Attention un… deux… trois.
J'ouvre les yeux, complètement paumé. Je me rappelle de que dalle après être rentré du club, je devais être encore plus claqué que je pensais. Et je vois le doc devant moi, ce qui est chelou. Il était pas rentré chez lui (ou parti bosser, je sais plus) ?
- Salut doc. Vous êtes tombé du lit ce matin ? fais-je.
- J'avais quelque chose à dire à Kazuya en fait, mais je vais aller à l'institut bientôt.
- Depuis quand vous bossez chez les dingues d'ailleurs ? Vous aviez votre propre cabinet avant.
- Depuis quelques années. Et ils ne sont pas dingues. Juste psychologiquement perturbés.
- C'est ça ouais, ricané-je. Et vous allez me dire que cet enfoiré de Shibutani est pas complètement taré ?
- Non, il ne l'est pas. Il souffre d'un syndrome complexe qui…
- Usez pas votre salive pour rien, doc, le soupé-je sèchement, vénère qu'il cherche des excuses à ce fils de pute qui a violé Kazuya et menacé de s'en prendre à Yuya. Vous me retirerez pas de l'idée que ce mec est complètement maboul et que c'est en taule qu'est sa place jusqu'à la fin de sa vie.
- Oh il y sera, si on peut dire. Il n'y a à l'heure actuelle aucun traitement à son trouble, alors il va très probablement passer le reste de sa vie à l'institut.
- Et bah tant mieux, grogné-je. Bien fait pour sa gueule à ce connard. Bon, il est où Kazu ? Kazu !
Il devait vraiment pas être loin, parce qu'il fait presque aussitôt son apparition dans la pièce et se précipite vers moi comme s'il m'avait pas vu depuis des semaines. Il m'a bien vu hier soir quand je suis rentré et il m'a même aidé à me mettre au pieu, alors qu'est ce qui lui prend ?
- Jin ! Tu vas mieux ?! Tu sais qui je suis ?!
Je le regarde comme s'il était devenu dingue.
- J'étais juste crevé hier soir, pas gâteux, grogné-je.
- He ? Mais Jin, tu… Oh… Nan rien, oublie.
Il s'est interrompu de façon super bizarre et il regardait derrière moi, alors je me retourne… juste à temps pour le voir échanger un regard chelou avec son père. OK ils me font quoi Satanas et Diabolo ?
- C'est quoi le trip ? fais-je en les regardant alternativement.
- Pour ton bien, il vaut mieux que tu l'ignore, répond le doc.
- Crachez-la votre pastille doc, sinon ça va juste me gaver, dis-je encore en sentant la moutarde me monter au nez.
- Et bien tu… Comment dire… Ta confrontation d'hier soir avec Shibutani-san a fait remonter tes souvenirs de l'orphelinat et en te réveillant ce matin, tu as tout revécu comme si tu avais encore huit ans, m'explique-t-il.
- Tu m'as pris pour ce Shibutani et tu t'es mis à pleurer, à tel point qu'il a fallu que je sorte pour que tu te calme, continue Kazuya. J'étais tellement inquiet pour toi…
Je les fixe d'un air suspicieux.
- C'est quoi ces conneries ?
- La vérité, mon garçon.
- Alors pourquoi je me souviens de que dalle dans tout ça ?
Là, Kazuya a l'air aussi paumé que moi et fixe son père d'un air interrogateur. Ok, donc il sait rien. A nous deux, doc.
- Donc ? fais-je en croisant les bras sur ma poitrine, du ton de celui qui attend une explication en béton armé.
- J'ai du t'hypnotiser pour te faire oublier ce que tu venais de revivre, avoue-t-il finalement.
- Quoi ?! Vous m'avez trituré le cerveau ?! Vous vous foutez de ma gueule ?! explosé-je.
- Je n'avais pas le choix, Jin. Ta peur était si intense que tu ne serais pas revenu dans le présent si je ne l'avais pas fait. C'était pour ton bien.
Au fond de moi, je sens que c'est pas des conneries ce qu'il me raconte… mais ça a l'air tellement nawak en même temps que je suis pas sûr de vouloir le croire.
- Sérieusement ?
- Sérieusement.
Bon… bah je me sens con d'avoir gueulé maintenant. Encore une fois, le doc a fait ce qu'il fallait vis-à-vis de moi. Je dois avoir l'air d'un putain d'ingrat.
- Désolé, fais-je en grognant parce que je passe mon temps à m'excuser auprès de lui depuis hier.
- Ce n'est rien, mon garçon. Je pense que j'aurais réagi de la même façon à ta place. Allez je vais y aller. Je vous renverrais Yuya ce soir, il me tanne déjà pour revenir. J'ai cru comprendre qu'une certaine personne lui manque.
Ah putain, le gosse… J'avais zappé qu'il faisait une fixette sur moi. Faut vraiment que je lui parle avant qu'il s'imagine plein de trucs.
Le doc se tire finalement et je reste seul avec Kazuya qui dit pas un mot. En fait il en a pas besoin, rien que la façon dont il me regarde en se léchant les lèvres est plus parlant que n'importe quelle phrase. Mais je m'explique pas comment il peut avoir envie de baiser après tout ça.
- Kazu…
Il s'approche en roulant des hanches et se colle à moi, les bras autour de mon cou. La vache, il bande déjà…
- Fais-moi l'amour, Jin… Fais-moi oublier ce qui s'est passé…
- Kazu, tu sais bien que je…
- Shhhhhht… Je sais… Je te guiderais… Viens…
Il prend ma main et m'entraîne vers la chambre. Le problème, c'est que si lui bande déjà, moi pas. C'est trop soudain, je m'y attendais pas et en fait… j'ai un peu la trouille même si c'est pas moi qui vais me la prendre.
Il me fait asseoir sur le lit, s'éloigne de quelques pas et tout en me fixant avec intensité, commence à retirer sa veste, puis à déboutonner sa chemise avec une lenteur calculée. Il fait glisser un pan pour dénuder l'une de ses épaules puis l'autre et le vêtement se retrouve à ses poignets, laissant son torse à découvert. Quand il se retourne pour me laisser profiter de la vue alléchante de ses mains en train de caresser son cul, tout en se déhanchant sensuellement, je me rends compte qu'il a une chute de reins à damner un saint. Et j'en suis pas un. Pourtant je bouge pas. J'attends de voir jusqu'où il peut aller pour me donner envie.
Il détache sa ceinture et la fait négligemment tomber par terre, avant de faire pareil avec son fute. Il est vraiment bien foutu.
- Tu devrais te mettre à l'aise toi aussi, me dit-il d'une voix tentatrice en commençant à déboutonner ma propre chemise, avant de passer les mains sur mon torse. Tu es magnifique, me souffle-t-il ensuite. Je suis heureux de pouvoir enfin te toucher comme j'en ai envie depuis si longtemps…
Je frissonne sous ses doigts, mais c'est pas de la peur là, c'est agréable. Ses pouces agacent mes tétons et je les sens durcir. Un gémissement m'échappe. La honte…
- C'est ta première fois, alors laisse-toi aller. Extérioriser ce que tu ressens n'est pas une honte, Jin. Et moi je suis heureux de te faire du bien. Tu mérite de savoir enfin ce qu'est le plaisir, me dit-il encore comme s'il avait lu dans mes pensées.
- Kazu, la ferme… fais-je doucement pour lui faire comprendre que c'est des actes que j'attends.
Il me sourit d'un air presque innocent (presque parce que je sais qu'il l'est pas), puis me fait allonger sur le lit. Il se place au dessus de moi et commence à m'embrasser dans le cou, puis à descendre sur ma poitrine , suçotant et mordillant mes tétons déjà durcis.
- Mmmh… gémis-je malgré moi.
Mais bien trop tôt à mon goût, il s'arrête et recommence à descendre, laissant parfois sa langue tracer des sillons brûlants sur la peau de mon ventre. Il se relève ensuite et je devine sa frustration quand sa progression descendante est arrêtée par mon pantalon, parce que moi aussi je suis frustré.
Je me débrouille donc pour virer moi-même mon fute et mon boxer. Je bande pas encore vraiment, mais ça va pas tarder s'il continue sur sa lancée. Un sourire accueille mon geste, qui ne le quitte d'ailleurs pas quand il se met à me branler comme un pro. Oh putain, c'est bon…
- Han Kazu…
Après plusieurs minutes, je sens bien que je vais gicler. Ca fait tellement longtemps que je me suis pas branlé que j'ai plus aucune endurance. D'ailleurs je me libère presque aussitôt et je le vois lécher sur mon membre les gouttes de sperme qui y restent. Ca devrait me donner envie de gerber, mais c'est le contraire, ça m'excite. Et quand il se met carrément à me pomper, j'en peux plus. Non seulement je tarde pas à bander de nouveau, mais en plus j'appuie ses mouvements en appuyant sur sa tête, la main crispée dans ses cheveux. Je sens que je vais de nouveau gicler. Dans sa bouche. Il étouffe presque sous mon sperme mais il avale tout et ça me donne une putain d'envie de le prendre là, maintenant.
- Fais-le, dit-il en écho à mes pensées. Prends-moi.
Il s'allonge alors à mes côtés sur le lit et cette fois, c'est moi qui me mets au dessus.
- Lubrifiant… dit-il simplement en désignant le tiroir de la table de nuit.
Je tâtonne, trouve la petite bouteille et en met une bonne quantité sur mes doigts.
- Maintenant prépare-moi.
Je hoche la tête et glisse un doigt en lui, puis deux et trois sans déclencher en lui autre chose qu'un indécent et très excitant gémissement. Comprenant qu'il a pas mal, je me place à son entrée et d'une poussée jouissive, entre en lui.
- Han ! Putain t'es hyper serré, c'est trop bon…
Mais j'ai pas le temps de dire autre chose même si j'avais voulu, parce qu'il pose les mains sur mes hanches et se mes à les onduler. Les sensations me coupent tellement le souffle que je suis obligé de l'immobiliser, haletant et déjà au bord de la jouissance alors qu'il s'est quasi rien passé. Comme c'est ma première fois, j'ai absolument aucune endurance.
- K… Kazu arrête… m'obligé-je à dire d'une voix hachée et sourde que j'ai du mal à reconnaitre comme la mienne. Sinon ça va… déjà s'arrêter…
Il hoche la tête mais l'effort que je lui demande a l'air de sacrément lui coûter. Après quelques instants, j'arrive à reprendre assez de contrôle sur moi-même pour commencer à bouger, mais bordel c'est tellement bon que c'est super dur de rester concentré sur lui. Mes mouvements sont incertains, voire maladroits mais il se plaint pas. Enfin si mais c'est des plaintes de plaisir qui franchissent ses lèvres, donc je dois pas être tout à fait aussi naze que je pensais en la matière. Après un moment, mes gestes sont plus précis, plus forts et plus puissants aussi, je prends confiance… et réellement conscience que je suis à l'intérieur de quelqu'un pour de bon. Moi qui étais persuadé que jamais je n'aurais de relation physique avec qui que ce soit… qui aurait pensé que ce serait finalement avec Kazuya, l'unique personne à avoir pu me toucher sans que j'ai de mouvement de rejet.
- HAN !
La brusque exclamation me ramène à ce que je fais et surtout à lui.
- Je t'ai fais mal ? demandé-je, inquiet en m'immobilisant.
Bah ouais je sais que dalle sur le sujet moi. Enfin j'ai lu des trucs, mais entre la théorie et la pratique…
- Au… Au contraire…
Je le regarde sans comprendre.
- Recommence… le mouvement d'avant…
Je capte toujours pas ce qui se passe, mais je m'exécute et il crie de la même façon.
Je me sens con de toujours pas piger et il doit le sentir parce qu'il m'explique gentiment :
- Tu as… touché ma prostate, Jin. Le point le plus sensible, celui qui donne le plus de plaisir.
- Ah ouais ? Comme ça ?
Je recommence pour voir.
- Han ! Ouais c'est trop bon, continue…
Bah maintenant que j'ai trouvé le filon, je serais con de creuser à côté comme on dit. Du coup je me redresse sur mes avant-bras et me mets à le pilonner sauvagement. Je me retiens plus du tout maintenant que je sais exactement ce que je fais et lui non plus retient pas ses cris. Je vais pas tarder à jouir pour de bon.
C'est chose fait quelques minutes plus tard et moi qui suis jamais gêné de grand-chose, je suis assez embarrassé quand je me rends compte que mon sperme coule de son intérieur… Bordel…
- Wow… et bah pour une première, qu'est ce que tu m'as mis…
Ca a pas l'air d'être un reproche. Tant mieux.
Il y a un long silence qui me donne l'impression qu'il s'est endormi, mais en fait non parce que sa voix s'élève de nouveau.
- Jin… tu te rends compte qu'on vient de faire l'amour ?
- Bah oui.
- Ca veut aussi dire que tu es guéri. Jin, tu es enfin guéri de ces peurs qui paralysaient ton existence. Tu vas pouvoir vivre normalement maintenant.
Ces mots finissent par prendre tout leur sens et ça me fait un tel choc que je m'écroule presque sur lui. Je suis guéri… Ca me parait tellement invraisemblable après tant d'années, que j'ai du mal à le croire. Non, en fait je le croirais que quand j'aurais fais plusieurs tests pour m'en convaincre. Et le premier, ce sera ce soir, quand Yuya rentrera.
