39. 2024/2025 Comme un agneau au milieu des loups
Scorpius Malefoy se tenait dans l'encadrement de la porte. Dans l'encadrement de la porte du Terrier. Face à lui, beaucoup de regards surpris, des bouches bées, quelques sourires, mais aussi, de la part de certains convives, une hostilité latente. Le jeune homme hésita, intimidé. Il n'aurait jamais dû se laisser persuader par sa petite amie de rentrer, d'ailleurs il n'aurait pas davantage dû venir jusqu'ici. Il commençait à regretter son impulsion.
Lily sentait bien le malaise qui montait, mais elle préféra faire comme si de rien n'était. Elle serra la main de Scorpius et tenta de l'attirer à l'intérieur. Il n'allait quand même pas rester sur le pas de la porte, quoi qu'en pensent son père, son grand-père ou ses oncles !
Avant même que l'un de ceux-ci ait eu le temps d'ouvrir la bouche, Mrs Weasley se leva de sa place et s'approcha de la porte.
— Eh bien entre, jeune homme ! Tu vas attraper froid, comme ça, sans écharpe ni cape ! Va donc te réchauffer devant le feu.
Il avait en effet les lèvres un peu bleues. Lily en profita pour le secouer de sa torpeur, le tirer à elle et fermer la porte. Elle le fit asseoir sur le fauteuil indiqué par sa grand-mère, tandis que Ginny lui apportait une couverture.
— Tu as mangé ? s'inquiéta la matriarche.
— Euh... J'ai commencé, oui.
— Comment ça, commencé ? s'étonna-t-elle.
— Eh bien... Nous étions à table quand je suis parti... commença-t-il sur un ton gêné.
— Tu devrais raconter pourquoi tu es parti en plein repas, Scorpius, intervint Ginny.
Le jeune homme se tourna vers elle avec surprise.
— Comment vous savez... ? commença-t-il, visiblement mal à l'aise.
— Tu t'es enfui de chez toi ? s'esclaffa George.
— Ta mère m'a envoyé un hibou, répondit Ginny sans prêter attention à son frère. Elle a pensé que tu irais rejoindre Lily. Tu sais, Scorpius, personne ici ne te reprochera la raison pour laquelle tu es parti. Tu peux en parler sans honte.
Il jeta un regard circulaire autour de lui. Lily était assise sur l'accoudoir du fauteuil et n'avait pas lâché sa main.
— Si je te dis que tu t'es comporté en Gryffondor, tu vas le prendre comment ? plaisanta-t-elle.
Il eut un petit rire gêné. Il n'aurait vraiment pas décrit les choses de cette manière. Mais sa petite amie avait un peu plus encore éveillé l'attention de l'assemblée.
— Non mais c'est tout bête, en fait, expliqua-t-il. Je me suis juste énervé...
— Je n'imaginais pas vraiment les Malefoy s'énerver comme ça et partir sans cape dans le froid, ironisa Ron, qui reçut aussitôt un coup de coude de sa femme.
— Eh bien peut-être que tous les Malefoy ne sont pas comme vous l'imaginez, rétorqua le jeune homme du tac au tac.
Lily eut alors un sourire triomphal, tandis que plusieurs autres pouffaient et que Teddy levait son pouce en direction de son cousin pour l'approuver.
— Dis-leur ce qui t'a énervé comme ça, insista Ginny avec bienveillance.
Scorpius regarda Lily, Rose et Hugo, avant de répondre.
— Ça ne va pas surprendre certains d'entre vous, c'est à cause de mon oncle. Mon oncle Marcus Flint. C'est lui qui avait remplacé Flitwick à Poudlard l'an dernier. Et franchement... En fait, j'ai de plus en plus de mal à supporter ses paroles, surtout lorsqu'il a un peu bu...
— C'est pour ça que tu es parti ? devina Hermione.
— Oui. Il parlait des Nés-Moldus d'une manière... d'une manière honteuse. Il a d'abord critiqué la directrice de Poudlard, prétendant que c'était une idiote (je vous passe le terme qu'il a réellement employé) qui s'était laissée embobiner par le professeur Londubat, et que celui-ci avait voulu le virer pour rien. Et quand il a commencé à se moquer de plusieurs élèves Nés-Moldus, en les traitant de bons à rien qui n'avaient rien à faire à Poudlard, j'ai vu rouge. Je lui ai lancé ses quatre vérités au visage et je suis parti en claquant la porte. J'ai alors pensé à Lily et... me voilà.
Il faut bien le reconnaître, Harry, Arthur et Ron étaient médusés. Leurs femmes et plusieurs autres membres de la famille, notamment ceux qui connaissaient le jeune homme, triomphaient. Andromeda Tonks ne dit rien mais Lily remarqua qu'elle arborait un doux sourire, un sourire attendri. La jeune fille s'en réjouit profondément. Elle aimait la vieille dame comme une grand-mère et désirait sincèrement voir celle-ci apprécier son petit-neveu Scorpius.
Pendant que Ginny répondait à la lettre d'Astoria, Molly installa d'autorité le jeune homme à table, juste à côté de Lily. Hugo se poussa très volontiers pour lui laisser la place. Scorpius se montra un convive agréable et bien élevé. Certaines personnes ne lui adressèrent que peu la parole et il fit mine de ne pas s'en apercevoir.
Dominique, qui était assise non loin d'eux, se pencha vers le jeune homme et s'adressa à lui.
— Dis donc, elle est vachement jolie, la nouvelle broche de Lily. On se demande bien qui la lui a offerte, hein...
Celle-ci caressa machinalement le petit bijou en argent représentant un lys et un scorpion, qu'elle avait reçu le matin même et accroché à sa robe. Elle se tourna vers son petit ami et lui sourit tendrement avant de fixer sa cousine droit dans les yeux.
— Crois-moi, Dom, c'est quelqu'un qui a très bon goût, rétorqua-t-elle.
Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire et serra la main de sa petite amie discrètement.
À la fin du repas, la table fut débarrassée en un clin d'œil, certains emportant des piles d'assiettes, d'autres faisant léviter des plateaux chargés de verres, certains portant des brassées de couverts. Pendant que Molly rangeait les restes dans le garde-manger, assortis d'un sort de conservation, plusieurs de ses enfants organisèrent la vaisselle par quelques sorts ménagers bien placés, afin qu'elle se fasse seule.
Scorpius était sidéré par une telle organisation, mais aida de son mieux, suivant Lily et agissant comme elle ou d'autres membres de la jeune génération. Il était majeur et avait le droit d'utiliser sa baguette, mais se dit qu'il ne valait mieux pas prendre de risque. Les convives s'installèrent ensuite au salon, où Mrs Weasley mit la radio pour écouter Célestina Moldubec.
Rapidement, plusieurs des cousins affirmèrent que c'était le meilleur moment pour faire une partie de Quidditch. En effet, firent-ils remarquer, ils étaient exactement le bon nombre pour former deux équipes : les douze petits-enfants de Molly et Arthur, plus Teddy et Scorpius, cela faisait bien quatorze joueurs potentiels. Teddy et Victoire se firent un peu prier mais finirent par se laisser convaincre.
Comme à chaque fois, ces deux derniers réquisitionnèrent d'office les postes de capitaines, arguant du fait qu'ils étaient les deux plus âgés. Leur présence étant indispensable pour avoir deux équipes complètes, personne ne renacla, cette fois-là. Mrs Weasley avait opportunément trouvé une vieille cape et une vieille écharpe à prêter à Scorpius. Le jeune homme l'avait poliment remerciée, ravi de pouvoir sortir avec les autres jeunes, loin du regard inquisiteur de certaines personnes.
Lily annonça aussitôt que Scorpius et elle allaient jouer aux deux postes d'attrapeurs. Aussitôt, plusieurs des cousins de la jeune fille se mirent à récriminer. C'était trop facile ! Après une discussion animée, la majorité finit par se mettre d'accord sur le fait que ce serait bien plus drôle si chacun tenait un poste dont il n'avait pas l'habitude.
C'est ainsi que Lily et Scorpius se retrouvèrent... batteurs de la même équipe. Voilà qui n'allait pas être évident : c'était un rôle qui ne leur était absolument pas familier ! Évidemment, étant capitaines tous les deux, ils connaissaient bien la théorie de ce poste. Mais la pratique, c'était autre chose, le rôle du batteur étant radicalement différent de leur rôle habituel d'attrapeur...
Victoire et Teddy se disputèrent quelque peu pour avoir Lily et Scorpius dans leur équipe. Finalement, c'est la jeune femme qui l'emporta. Chacun des deux capitaines rassembla son équipe autour de lui afin de lui donner ses instructions. Scorpius fut très surpris de voir à quel point les cousins étaient dissipés et indisciplinés. En effet, ils écoutaient à peine et n'hésitaient pas à remettre en cause ce que leur capitaine avait dit !
Lily avait déjà un peu joué à ce poste avec ses cousins, comme elle s'empressa de le dire à Scorpius tandis qu'ils se dirigeaient vers le matériel. En effet, ils aimaient mélanger leurs postes, et particulièrement pour ceux qui faisaient partie d'une équipe, à Poudlard. C'était d'ailleurs pour cela que la jeune fille s'était empressée d'annoncer qu'ils prendraient les postes d'attrapeurs, espérant que le fait que Scorpius soit là pour la première fois suffise à convaincre ses cousins. Après tout, qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?
Les deux jeunes gens attrapèrent les battes dans la grande malle de Quidditch familiale. Harry avait acheté celle-ci pour le Terrier après la guerre, prenant comme prétexte le moment où Ginny avait été engagée par les Harpies de Holyhead. Depuis, c'était la seconde génération qui profitait ainsi du matériel sportif. Grâce à d'excellents sorts, celui-ci restait toujours en parfait état.
En lui désignant les balles ensorcelées qu'ils allaient devoir frapper, encore retenues par des sangles au fond de la malle, Scorpius glissa à Lily :
— J'aime beaucoup les cognards...
Elle se mit à sourire, comprenant qu'il faisait allusion à leur tout premier baiser, à l'infirmerie de Podulard... juste après que le jeune homme ait reçu un cognard dans l'épaule.
Les deux jeunes gens se reprirent rapidement. L'heure n'était pas à la tendresse, mais au Quidditch ! Ils se concertèrent rapidement sur la meilleure stratégie à adopter et se tinrent prêts à enfourcher leurs balais.
Ginny Potter s'était désignée d'office comme arbitre. Elle voulait voir le jeu de près ! Elle donna le coup d'envoi en lançant le souafle, après que Teddy et Victoire se soient vigoureusement et ostensiblement serré la main.
La partie fut joyeuse et animée, mais pas vraiment règlementaire. Scorpius et Lily arrivèrent plutôt bien à s'adapter, aidés notamment par leur grande complicité et la connaissance précise qu'ils avaient de leur manière respective de voler. Ils formèrent ainsi un duo de batteurs bien plus efficace que Lucy et James, en face d'eux. Lily n'en était pas certaine, mais elle avait cru voir son oncle George essuyer une larme en les regardant, tandis qu'il souriait.
Lorsque Roxanne finit par mettre fin au match en attrapant le Vif d'Or, tous les jeunes se précipitèrent sur elle pour la féliciter, Scorpius suivant Lily. Même si la jeune fille jouait, en réalité, au poste de gardien et n'aurait donc jamais dû toucher la petite balle ailée, normalement.
Les parents et grands-parents s'étaient installés au bord du terrain qui servait pour le Quidditch, protégés du froid par des sorts de réchauffement. Maud et Paul, les jeunes enfants de Victoire et Teddy, étaient avec eux et encourageaient alternativement leurs deux parents. Lorsque la partie fut terminée, ils applaudirent tous joyeusement.
Tout le monde était de bonne humeur, tant ils avaient tous ri pendant le match. Par petits groupes, ils rentrèrent tous au Terrier se mettre au chaud. Roxanne rattrapa Lily et Scorpius, qui marchaient main dans la main, et se plaça entre eux deux, posant ses bras sur leurs épaules.
— Alors, les attrapeurs chevronnés, vous avez pensé quoi de ma super technique, là, pour attraper le Vif ?
— Euh... hésita le jeune homme.
— Ne t'inquiète pas, Scorp, on sait tous que ce n'est pas valable dans un match normal, intervint Lily. Mais si on ne fait pas comme ça, les parties peuvent devenir encore plus interminables !
— Franchement... Je n'ai jamais vu une famille comme la vôtre, commença le jeune homme avec un sourire en coin, mais je la trouve de plus en plus géniale.
Lily lui fit alors un sourire radieux. Scorpius appréciait sa famille ! Il était même de plus en plus à l'aise au milieu d'eux, d'ailleurs, si elle regardait bien. Bon, le fait qu'il connaisse au moins de vue un certain nombre d'entre eux aidait certainement. Mais après avoir vu son petit ami si tendu lors de son arrivée, un peu plus tôt, la jeune fille était ravie.
Le passage de l'extérieur à l'intérieur fut un sacré changement. C'était une vraie cacophonie. Il y avait du monde dans tous les sens, en train d'enlever et ranger capes, bonnets, écharpes et gants, d'ôter bottes et chaussures pour se mettre à l'aise. Et c'était indispensable : autant il faisait froid, dehors, autant le Terrier était une maison chaleureuse dans tous les sens du terme, surtout lorsque l'on rajoutait la chaleur humaine d'autant de personnes !
La matriarche avait préparé une fournée de chocolat chaud et tout le monde reprit place à la large table familiale, en s'asseyant un peu au hasard, un peu par affinité. Lily entraîna Scorpius à l'opposé de son père. Lorsqu'ils passèrent au niveau d'Andromeda Tonks, celle-ci leur fit signe de s'installer à ses côtés.
La vieille dame lança la conversation sur le Quidditch. Elle savait combien ce sport avait toujours passionné Lily, et avait bien compris que c'était un réel point commun entre les deux jeunes gens. Pendant qu'ils lui répondaient avec passion, la grand-mère de Teddy en profita pour les observer.
Lily et Scorpius, loin de se couper la parole, parlaient vraiment ensemble, complétant les phrases l'un de l'autre, se demandant aussi mutuellement leur avis. Plus elle les voyait ensemble et plus elle comprenait ce que Teddy et Victoire lui avaient dit sur ce jeune couple.
Ils discutaient encore de manière informelle avec Andromeda lorsque Harry s'approcha d'eux et s'adressa à Scorpius.
— La nuit commence à tomber, je crois qu'il est temps de rentrer, jeune homme, dit le père de Lily. Je te raccompagne ?
Ginny, qui avait suivi son mari en le voyant s'approcher des jeunes gens, intervint alors.
— Mais non, pas d'urgence, Scorpius peut rester. Je me suis mise d'accord avec Astoria pour que Scorpius ne rentre pas tant que ses parents sont avec son oncle, or ils dînent ensemble ce soir.
Les épaules de Harry s'affaissèrent, tandis qu'il soupirait.
— Bon, d'accord, au point où nous en sommes, il n'a qu'à rester dîner... Enfin, bien sûr, si ça ne dérange pas.
Justement, Molly s'approcha et assura qu'il n'y avait absolument aucun problème, qu'il y avait largement assez à manger pour tout le monde, et que Scorpius était un convive adorable, que ça lui faisait donc plaisir de l'avoir à sa table. Harry se résigna donc à voir un peu plus longtemps au Terrier le petit ami de sa fille.
Peu après la fin du repas, Harry s'empressa de se proposer pour raccompagner Scorpius chez lui.
— Écoute, mon chéri, il n'y a pas urgence, intervint Ginny. Je viens d'avoir un message d'Astoria, Marcus Flint est encore chez eux. Je lui avais proposé qu'il dorme ici si c'était le cas, et elle m'a répondu que cela ne posait pas de problème.
Cela ne posait pas de problème ? À en voir la tête de son mari ou de son père, c'était loin d'être le cas. La jeune femme décida de les pousser dans leurs derniers retranchements.
— On pourrait l'installer dans la chambre de Lily, suggéra-t-elle avec un sourire en coin.
Aussitôt, Harry et Arthur blêmirent et s'écrièrent tous deux que c'était absolument hors de question, ne réalisant même pas que la jeune fille partageait déjà une chambre avec ses cousines Lucy et Rose.
— Non, non, non, il va dormir avec les garçons ! s'écria Harry. James, Albus, vous pouvez le prendre dans votre chambre, non ?
Les deux garçons n'eurent même pas besoin d'échanger un regard pour se mettre d'accord. Ils partageaient déjà une chambre avec Louis, mais assurèrent tous les trois que ça ne posait aucun problème, et qu'ils allaient lui faire de la place.
— Ça ne te dérange pas, le côté dortoir, je suppose ? demanda James à Scorpius.
— Non, non, pas de souci, j'ai l'habitude, répondit celui-ci en souriant.
— Très bien, mon chéri, nous allons tout préparer, dit alors Ginny avec un large sourire en s'adressant à son mari.
Harry se dit alors que, tout Chef des Aurors qu'il était, il venait de se faire avoir comme un bleu. Il soupira tout en regardant sa femme et sa belle-mère commencer à s'affairer, et se dit que, de toute façon, lorsqu'elles avaient décidé quelque chose, il était bien difficile d'aller à l'encontre. Il se mit à souhaiter à Scorpius que Lily lui donne, elle aussi, du fil à retordre — du moins tout le temps où ils se fréquenteraient, bien sûr.
Il en vint presque à regretter que Drago Malefoy ne soit pas venu récupérer son héritier en personne, histoire de l'en débarrasser. Le pire, c'est qu'il devait bien reconnaître que, en dehors de ça, il n'avait rien de particulier à reprocher à ce jeune homme...
Arthur semblait passablement énervé et sortit prendre l'air. Harry emboîta le pas à son beau-père, attrapant sa cape au passage. Ils furent rapidement rejoints par Ron.
— C'était tellement plus simple lorsqu'ils étaient petits... soupira celui-ci. Comme Maud et Paul. Victoire et Teddy ne connaissent pas leur bonheur.
Son père ne répondit pas tout de suite mais finit par le faire, après avoir soupiré à son tour.
— Mmmh, je crois surtout que chaque âge a ses avantages et ses inconvénients. Quand on est parent, c'est pour la vie. Même si nos enfants, en grandissant, se détachent de nous. Ce qui est normal.
Harry et Ron échangèrent un regard embarrassé. Arthur se retourna vers eux et s'adressa à son gendre.
— Pourquoi a-t-il fallu que Lily choisisse un Malefoy ? Je n'en ai pas la moindre idée. À l'époque, j'ai craint que Ginny s'entiche du fils de Lucius. J'étais ravi qu'elle ne l'ait pas fait, et qu'elle te choisisse toi, Harry, notamment parce que tu ne partageais pas leurs idées nauséabondes sur le statut du sang.
— Scorpius ne les partage pas non plus, reconnut le chef des Aurors. Objectivement, je n'ai rien à lui reprocher... si ce n'est mon instinct, qui me dit de me méfier.
— Parfois, c'est dur de les laisser grandir, reconnut Arthur.
— C'est vrai aussi que c'était la guerre, à notre époque, rappela Ron.
Ils se turent un instant tous les trois, ayant une pensée émue pour Fred.
— Bon, on ferait mieux de rentrer, suggéra Ron au bout d'un moment. À partir du moment où Maman a décidé quelque chose... Et de toute façon, Ginny est comme elle, n'est-ce pas, Harry ?
— J'ai déjà déclaré que je ne dirai jamais de mal de ma femme devant ma belle-famille ! rétorqua alors celui-ci avec une note d'humour dans la voix.
Ils devaient bien reconnaître, tous les trois, qu'ils n'avaient pas vraiment eu le choix. Mais le fils Malefoy n'allait quand même pas s'éterniser davantage au Terrier, n'est-ce pas ?
Joyeux Noël ! Prochain chapitre le premier janvier. Que va-t-il se passer, à votre avis ? J'espère, en tout cas, que vous avez aimé celui-ci. Qu'en avez-vous pensé ?
Je remercie de tout cœur les très rares lecteurs qui me laissent des reviews. C'est toujours un grand plaisir pour moi ! Et, comme pour tous les autres auteurs de fanfictions, c'est mon seul salaire. Alors n'hésitez pas à être généreux avec moi, sur cette histoire comme sur toutes mes autres ! :)
