46. 2025/2026 Dernière rentrée des classes
Comme chaque premier septembre, le quai 9 ¾ était noir de monde. Les jeunes sorciers de onze à dix-sept ans se croisaient dans tous les sens, cherchant leurs repères pour les plus jeunes, leurs amis pour les plus vieux. Au milieu de tout ce petit monde, les parents tentaient de donner leurs dernières recommandations, rarement écoutées, avant de devoir dire au revoir pour de longs mois.
Harry et Ginny avaient tenu à accompagner leur benjamine pour sa dernière rentrée à Poudlard, même si Lily possédait désormais son permis de transplanage. Ils retrouvèrent sur place Ron et Hermione, dont le fils Hugo entrait lui aussi en septième année, et se mirent aussitôt à discuter avec eux. Dire que c'était déjà la dernière fois qu'ils venaient là au mois de septembre !
La formation de Scorpius à l'École de Magizoologie reprenait seulement quelques jours plus tard, aussi se trouvait-il lui aussi sur le quai 9 ¾. Il fouillait les lieux du regard, à travers la fumée du Poudlard Express, afin de repérer la chevelure d'un roux flamboyant de sa petite amie. Il finit par l'apercevoir et vint la rejoindre. Le jeune homme salua la jeune fille et la famille de celle-ci.
Après avoir un peu parlé avec eux, il lui suggéra discrètement d'aller à l'écart pour se dire au revoir tranquillement. Lily accepta sans hésiter et les deux jeunes gens s'installèrent au pied d'un pilier, se serrant tout d'abord très fort dans les bras l'un de l'autre. Scorpius soupira. Il semblait avoir quelque chose sur le cœur, mais hésitait visiblement à parler. Pour l'encourager, Lily se lança la première.
— Tu vas me manquer... souffla-t-elle en lui caressant tendrement la joue.
— Toi aussi, tu vas me manquer... répondit-il dans un nouveau soupir. Je n'ai... Je n'ai pas très envie de te laisser partir, avoua-t-il.
— C'est la dernière année, temporisa-t-elle.
— Ça m'a déjà paru tellement long, l'an dernier !
— Moi aussi... Heureusement que nous avons nos miroirs, nos lettres, et puis Pré au Lard et les vacances, remarqua bravement la jeune fille, luttant contre l'émotion qui la submergeait.
— Ouais, encore heureux... soupira-t-il encore. C'est déjà bien assez difficile avec ça !
— Il faut vraiment que je réussisse mes ASPIC, si je veux pouvoir faire cette formation de Météomagie, et... commença-t-elle à s'excuser.
— Je sais, Lily, je sais, la coupa-t-il. Et loin de moi l'idée de vouloir t'en empêcher. Je suis désolé, je me conduis un peu comme un égoïste...
— Oh mais non ! rétorqua-t-elle aussitôt. C'est dur pour moi aussi, Scorpius, tu sais. Mais... Je préfère me dire qu'on en a déjà fait la moitié. Cette nouvelle année qui commence, elle va bien se terminer un jour.
Il la regarda attentivement, ne pouvant s'empêcher de sourire légèrement. Qu'est-ce qu'il aimait son optimisme ! Mais... Tout n'était pas forcément si simple, dans la vie. Le jeune homme serra à nouveau sa petite amie dans ses bras avant de l'embrasser tendrement. Il avait tellement besoin d'elle que, parfois, cela lui faisait un peu peur.
— Et si... et si tu m'oubliais... ? souffla-t-il, malgré lui.
Lily se mit à rire.
— T'oublier ? Il faudrait un sortilège d'Amnésie sacrément puissant pour ça, tu sais !
Le jeune homme grimaça, entre amusement et inquiétude.
— C'est toi qui m'a rassurée, l'an dernier, lorsque je m'inquiétais de toutes les jolies filles qui allaient te tourner autour. Et maintenant, c'est toi qui t'inquiètes ? reprit-elle.
Il secoua la tête de droite à gauche.
— Non, ce n'est pas ça, expliqua-t-il. Enfin, pas vraiment...
Le voyant tergiverser, la jeune fille l'encouragea à parler, se montrant persuasive. Scorpius finit par reconnaître, du bout des lèvres, que sa plus grande peur, c'était de la perdre, qu'elle se lasse de lui. Comme elle insistait, tentant de comprendre pourquoi, il finit par se jeter à l'eau et lui avouer que c'était parce qu'il ne se croyait pas assez bien pour elle.
Pas à cause de leur famille, comme elle le crut d'abord, mais parce qu'elle l'épatait de plein de manières différentes. Son talent au Quidditch, notamment : il ne le lui avait jamais dit jusque-là, mais il trouvait qu'elle était nettement plus douée que lui. Sa maîtrise de la magie, aussi, par exemple son bouclier et son Chauve-Furie, qu'elle maîtrisait déjà à quatorze ans, au début de leur relation.
Lily lui rétorqua que ses frères lui avaient appris à lancer des boucliers depuis le moment où elle avait eu sa baguette, afin qu'elle puisse se protéger. Qu'ils l'avaient beaucoup entraînée, au fil des années, chez eux comme à Poudlard, afin qu'elle sache se défendre seule. Et ce fameux Chauve-Furie, elle le tenait de sa mère. Celle-ci lui avait d'ailleurs dit que, si elle parvenait mieux à le lancer qu'eux, c'était parce qu'elle était une fille.
La jeune fille embraya ensuite sur tout ce qu'elle admirait chez Scorpius. Son intelligence, son analyse, sa passion pour les animaux, son respect des autres, sa manière de voler... tant de choses !
— Oui, mais... reprit le jeune homme, juste avant d'être coupé par un nouveau venu.
— Je suis vraiment désolé d'interrompre ce moment de relative intimité, dit Hugo qui ne semblait pas désolé le moins du monde, mais le train va partir. Ma cousine préférée est priée de monter à bord rapidement. Il paraît que le trajet en voiture volante n'est pas ce qui se fait de plus agréable.
Lily éclata de rire à cette mention.
— File vite, on arrive ! répondit-elle à son cousin.
— Oui ben dépêchez-vous, hein. C'est Maman qui m'envoie, Tante Ginny et elle font toujours la conversation à Oncle Harry et Papa, mais si Lily ne revient pas très vite, ils pourraient venir la chercher, ils fixent de plus en plus l'horloge. Et le train va vraiment partir, je ne plaisante pas.
Sur ce, il tourna les talons pour grimper dans le wagon où il avait déjà déposé ses bagages. La jeune fille soupira et se retourna vers son petit ami, se blottissant à nouveau contre lui.
— Ça va être long... Mais je n'ai aucune intention de t'oublier, mon petit serpent chéri. Alors garde bien ton miroir à portée de main, ce soir.
— Je l'ai toujours avec moi lorsque nous ne sommes pas ensemble, lui rétorqua-t-il. Allez, file vite, ma jolie lionne, tes devoirs de préfète et de capitaine t'appellent, et je suis sûr que tu vas cartonner à tes ASPIC.
Ils s'embrassèrent une dernière fois avant de rejoindre la famille de Lily sur le quai. Elle les étreignit et leur promit de leur écrire rapidement, avant de vite monter dans le train. La jeune fille resta à la fenêtre aussi longtemps que les personnes sur la voie restèrent en vue. Elle s'assit ensuite sur l'un des sièges du compartiment puis pressa doucement le tatouage sur son épaule, à travers ses vêtements. Un mince sourire vint ourler ses lèvres lorsqu'elle sentit en retour les émotions que Scorpius lui envoyait à travers ce lien qu'ils partageaient.
Dans les jours qui suivirent, les deux jeunes gens s'échangèrent du courrier beaucoup plus souvent qu'à leur habitude. En effet, ils se rendirent rapidement compte que ce mode de communication leur permettait davantage d'approfondir le sujet, à peine effleuré à la gare, que leurs discussions par miroirs interposés.
James avait passé davantage de temps chez ses parents, cet été-là. Et notamment lorsque les amis de Lily étaient présents. Contrairement à son habitude, il prenait le temps de discuter avec eux, simplement, de manière informelle. Lorsque sa sœur s'en était étonnée, il lui avait répondu en plaisantant que c'était sûrement parce qu'ils étaient maintenant tous adultes.
En réalité... il y avait une autre raison. Mais cette raison-là, il sentait qu'il ne pouvait pas en parler à Lily. Finalement, il profita du retour de sa sœur à Poudlard pour discuter avec son frère loin des oreilles indiscrètes.
— Albus, j'ai un problème...
— Ouh là. Et c'est à moi que tu viens en parler ? On aura tout vu ! répondit Albus en riant. Que puis-je pour toi, dis-moi ?
— Eh bien... Tu connais ma réputation auprès des filles...
— Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de sorciers qui l'ignorent, James.
— C'est là mon drame, justement !
— Oh, vraiment ? C'est nouveau, ça, répliqua ironiquement le plus jeune des deux frères.
— Non mais... C'est que... Comment est-ce qu'une fille peut me prendre au sérieux, maintenant ? dit-il en posant son front dans sa main.
En l'observant de plus près, Albus nota que son aîné semblait légèrement amaigri.
— Mmmh... J'ai cru remarquer que la plupart de tes petites amies te prenaient très au sérieux, et attendaient avec impatience la bague qui ferait d'elles la belle-fille de Harry Potter, remarqua-t-il finement.
— Oui, c'est en général lorsqu'elles le manifestent trop clairement que je les plaque, grogna James. Mais là, c'est différent...
— Différent ? Euh... Vas-y, développe.
— Je crois bien qu'une fille a pris mon coeur...
— Attends, le coupa Albus, hilare. Tu veux dire que James Potter a un cœur ?
— Ne te moque pas de moi ! le rabroua celui-ci.
— Désolé. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Donc, une fille aurait vraiment réussi à le prendre, ce cœur ? La magie parviendra toujours à me surprendre...
— Oh arrête un peu ! Je suis très sérieux, moi ! C'est pour ça que je viens te demander conseil !
— James Potter venant demander à son frère Albus des conseils en matière de séduction ? Merlin, on aura tout vu !
— Al ! grogna l'aîné en sortant sa baguette. Je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux.
— OK, OK ! Désolé, frangin. J'arrête les blagues douteuses. Mais explique-moi quand même quel est ton problème exact, parce que jusque-là, je n'ai rien vu de particulièrement problématique...
— Je suis totalement dans la mouise parce que je suis tombé amoureux d'une des filles les plus prévenues contre moi...
— Des filles prévenues contre toi ? Comment ça ? rétorqua son cadet, plutôt désarçonné.
— Ailis MacGuire, ça te dit quelque chose ?
— Attends... tu te fiches de moi ? dit Albus, les yeux ronds.
— Non.
— Mais... C'est l'une des deux meilleures amies de Lily ! s'insurgea-t-il.
— Je suis au courant, hein.
— Je doute fortement que notre sœur te laisse faire du mal à l'une de ses amies.
James soupira et s'assit, baissant la tête d'un air malheureux.
— Et elle ne cesse de lui répéter mes défauts depuis des années, se lamenta-t-il.
— Oublie-la, vieux, soupira Albus en posant une main réconfortante sur l'épaule de son frère.
— Je sais, Al, c'est exactement ce que j'ai tenté de faire. Non seulement je n'ai pas réussi à ne plus penser à Ailis, mais dès que je l'ai revue, ça a été encore plus fort. Pour tout te dire, j'envisage très sérieusement de l'épouser.
— Attends. Dès qu'une fille te parle mariage, tu t'enfuis en courant, et là, tu veux épouser une fille alors que tu ne sais même pas si elle t'aime ? constata le cadet en s'asseyant près de son aîné. En effet. T'es mal barré, là. Bon, depuis que tu t'es rendu compte que tu es amoureux d'elle, tu es sorti avec d'autres filles ?
— Non, bien sûr que non ! s'indigna James. Tu me prends pour qui, enfin ?
Albus lui lança un regard significatif et James gémit de nouveau.
— Bon, c'est déjà un bon point. Et si tu essayais de devenir ami avec Ailis, dans un premier temps ? Sans la moindre allusion à quoi que ce soit d'autre ?
— Tu crois que ça peut marcher ?
— Il faudra sans doute que tu certifies à Lily que tes intentions sont honnêtes, quand elle comprendra ton manège.
— Je doute fortement qu'elle me croie si je lui avoue les sentiments que j'ai pour sa meilleure amie, maugréa le jeune homme.
— J'en doute aussi, mais justement, commence par te montrer sous un jour plus positif. Arrête de draguer, par exemple. Ensuite, devenir ami avec Ailis vous permettra de mieux vous connaître et peut-être de renforcer tes sentiments. Ainsi que les siens, s'ils existent... Montre-lui le vrai James. Après, laisse surtout jouer le temps et ne braque rien. Surtout tant qu'elles sont encore à Poudlard, mais même après, d'accord ?
James réfléchit quelques instants.
— Bon... Tout ça me semble plein de bon sens... Reste à voir si je peux faire changer notre charmante sœurette d'avis à mon sujet. Merci, Al, pour ton aide !
— Mais je t'en prie, Jamesie ! Et surtout, reviens me voir dès que tu as besoin de faire le point ou juste parler. Je sens que tu auras besoin de plus que d'une simple discussion, cette fois-ci...
C'était la dernière rentrée, pour les élèves de septième année, et cela avait déjà des airs de nostalgie, pour eux. Bientôt, ils allaient quitter l'école de sorcellerie, où ils avaient tant appris et tant grandi. Bientôt, ils allaient rentrer pleinement dans le monde des adultes, trouver un emploi ou un apprentissage, pour certains, poursuivre leur formation afin de se spécialiser dans tel ou tel métier sorcier, pour les autres.
Mais avant cela, les ASPIC les attendaient à la fin de l'année. Épreuve autrement plus redoutable que celle de leurs BUSE, aux dires de leurs professeurs. Ce qui n'était pas forcément pour les rassurer. Bien sûr, lesdits professeurs se chargèrent de leur rappeler à chaque cours, durant les premières semaines, à quel point cette échéance était importante, et combien il allait falloir travailler dur.
Lily n'avait jamais été passionnée par le travail scolaire, mais elle en mesurait pleinement l'importance. Surtout, il n'était pas question qu'elle soit obligée de passer une année supplémentaire à Poudlard ! La jeune fille tenait vraiment à être admise dans la formation de météomagie qui l'intéressait. Et pour cela, il lui fallait obtenir au moins la note Efforts Exceptionnels dans ses matières en rapport avec le sujet.
Heureusement, les élèves de Gryffondor avaient l'habitude de travailler ensemble et de s'entraider depuis leur première année. Il leur arrivait aussi de le faire avec des élèves d'autres Maisons. D'autant plus depuis l'année précédente, puisqu'il y avait désormais beaucoup moins d'élèves qui suivaient chaque matière, et que les cours étaient donc désormais communs aux quatre Maisons.
À côté de cela, Lily avait toujours ses tâches de préfète à assumer. Heureusement, elle n'avait pas été désignée comme préfète en chef, ce qui aurait alourdi son emploi du temps. Il lui restait donc un peu de temps libre. Enfin temps libre... c'était tout relatif. En effet, le Quidditch occupait toujours une bonne partie de ses pensées et de son temps. Surtout que la jeune capitaine espérait bien conserver la Coupe de Quidditch à la Maison Gryffondor.
Elle savait déjà que ce ne serait pas forcément évident. Les trois autres équipes allaient se battre jusqu'au bout pour tenter de la récupérer. Néanmoins, la jeune fille était consciente du fait que Gryffondor partait avec un avantage : en effet, tous ses joueurs poursuivaient l'aventure. Il n'y avait donc pas besoin de recruter ni de créer une nouvelle cohésion d'équipe. Ils allaient pouvoir creuser davantage les stratégies afin de s'améliorer, en espérant devenir imbattables.
Lily arriva donc parfaitement confiante au premier entraînement auquel elle avait convoqué son équipe. Lorsqu'elle leur partagea ses idées, elle fut surprise de ne pas les voir y adhérer aussitôt. Bien au contraire, plusieurs d'entre eux exprimèrent quelques doutes. À commencer par les deux élèves de cinquième année, la batteuse Lucretia MacMillan et le poursuiveur Devak Lonkar.
Ces deux derniers, en effet, découvraient la pression que leur mettaient les professeurs, en vue des BUSE qu'ils allaient passer à la fin de l'année scolaire. Ils craignaient que ces histoires de nouvelles stratégies leur rajoutent trop de travail.
En entendant cela, Hugo éclata de rire.
— Non mais si ce n'est que ça, vous n'avez pas à vous en faire, hein ! s'exclama-t-il. Lily, l'année de ses BUSE, elle a récupéré le poste de capitaine par intérim. Elle a dû remonter une bonne partie de l'équipe. Tout ça à cause du Tournoi des Trois Sorciers à Beauxbâtons. À côté de ça, elle avait aussi son boulot de préfète à faire, et ce n'est pas forcément la première année que c'est le plus facile, à mon avis. Eh ben croyez-moi, ses BUSE, elle les a réussies !
Sa cousine haussa les épaules modestement mais n'eut pas le temps de répondre.
— Attends, Weasley, j'étais dans l'équipe, moi aussi, il y a deux ans ! rétorqua Lucretia. Et je me souviens très bien que Potter, à un moment, elle était franchement épuisée. Je n'ai vraiment pas envie d'en arriver au même point.
La jeune capitaine grimaça. Alors ça s'était vu tant que ça ?
— Tu sais, MacMillan, le rôle de capitaine demande vraiment du travail en plus, expliqua-t-elle. Mais c'est surtout cette année-là qu'il m'en a beaucoup demandé. J'avais tout à apprendre et vous étiez plusieurs à être nouveaux dans l'équipe. L'an dernier, c'était beaucoup plus facile, et pas seulement parce que j'avais déjà passé mes BUSE, crois-moi ! Non, si je vous propose ça, c'est parce que je sais, concrètement, que c'est jouable. D'ailleurs, je ne vous demande pas de travailler sur ces stratégies en dehors des entraînements, hein !
Cela calma quelque peu les revendications de la poursuiveuse. Néanmoins, Lily tint à mettre au clair avec chacun de ses joueurs ce qu'elle proposait et ce qu'elle attendait d'eux. Il était important pour elle que toute l'équipe soit unie dans une même optique. Les désaccords, ce n'était jamais bon, ni au niveau de l'ambiance, qui pouvait devenir déplorable, ni au niveau du jeu lui-même. Et une chose, au moins, était claire pour tous : ils voulaient remporter à nouveau la Coupe de Quidditch.
La jeune fille évoqua ses difficultés avec son petit ami, le soir même, par l'intermédiaire de leurs Miroirs à Double Sens. Le jeune homme grimaça. Cela lui rappelait bien des souvenirs ! Il lui avoua qu'il avait bien aimé être capitaine, mais que cela avait été loin d'être toujours facile. Surtout que les Serpentard avaient un esprit d'indépendance assez marqué.
Finalement, l'équipe amateur d'apprentis et d'étudiants dont il faisait désormais partie offrait de nombreux avantages, pour lui. Être un simple joueur n'était pas des moindres. Mais clairement, il regrettait de ne plus pouvoir s'entraîner avec Lily. Elle aussi, d'ailleurs, le regrettait. Heureusement, son cousin Hugo s'était gentiment proposé pour prendre le relais. Ce n'était pas pareil, bien sûr, mais ça faisait du bien à la jeune fille de voler sans pression ni challenge.
D'autant plus, d'ailleurs, durant cette septième année. Franchement, si elle n'avait pas le Quidditch, si elle n'avait pas son balai, prendrait-elle autant le temps de souffler et se changer l'esprit de ses cours et devoirs ? Pourtant, clairement, elle en avait besoin. Elle avait l'habitude d'étudier et de travailler, certes, et faisait de son mieux, mais c'était vraiment une année exigeante.
Dans les lettres qu'elle échangeait avec son amie Mathilde Charmetant, la nièce de sa tante Fleur, Lily parlait beaucoup de Météomagie. En effet, la jeune Française comptait se former au même métier qu'elle. Ellles s'échangeaient donc des informations et des réflexions sur le sujet, parfois aussi des références de livres trouvés dans les bibliothèques de leurs écoles respectives, Poudlard et Beauxbâtons.
La jeune Gryffondor évoquait aussi régulièrement le sujet avec ses deux meilleures amies, Ailis et Erin, mais celles-ci étaient beaucoup moins intéressées par ce sujet. La première était toujours autant passionnée par les volcans, tandis que la seconde parlait beaucoup de Botanique. Lily et Ailis étaient parfois impressionnées par les plantes spécifiques dont leur parlait Erin.
Ses deux amies entendaient régulièrement la jeune capitaine leur parler de son équipe, de ses joueurs, des autres équipes et joueurs, des stratégies à mettre en place. Parfois, elle se disaient entre elles que c'était tout de même beaucoup plus reposant lorsque Lily était seulement attrapeuse. Heureusement, Ailis et Erin aimaient le Quidditch.
Néanmoins, les deux jeunes filles n'hésitaient pas à ramener un peu leur amie sur terre, lorsque celle-ci avait du mal à sortir de sa passion. Même s'il y avait des moments où c'était particulièrement difficile. Comme là, à l'approche du premier match de l'année, où l'équipe de Gryffondor allait affronter celle de Serpentard, menée par la poursuiveuse Drenka O'Reilly.
Celle-ci était, elle aussi, en septième année, et bien déterminée à ravir aux Rouge et Or la Coupe de Quidditch, durement gagnée par eux l'année précédente. Aussi, ce match s'annonçait comme un moment important, et allait être particulièrement disputé...
Ceux d'entre vous qui espèrent voir quelque chose entre Ailis et James ont dû apprécier son dialogue avec Albus... Comment pensez-vous que cela va évoluer ?
Prochain chapitre le quinze avril. Il est intitulé Une rupture totalement inattendue.
J'ai presque terminé d'écrire le cinquante-et-unième chapitre. Le premier de Lily après Poudlard... Il devrait se finir sur une note surprenante... et le cinquante-deuxième s'ouvrir sur des révélations inattendues...
Ancien ou nouveau lecteur, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça me fait toujours plaisir.
