Juste, parlons d'eux : Even - "Pour la fin de son voyage..."
Ienzo : Emmène-moi au Nord ! J'ai entendu parler d'un village au bord d'une falaise, j'ai envie de la voir !
Even : Calme-toi, s'il-te-plaît... Comment peux-tu être aussi excité ? Tu te rends compte de tout ce qu'il t'arrive ?
Ienzo : Non ! Et je veux pas savoir !
Even : C'est pas possible, t'as chopé son excitation... Comme si c'était pas déjà assez compliqué de s'occuper de toi. Mais bon, fais tes bagages, on part demain. Et... est-ce que tu veux lui dire au revoir, avant qu'on s'en aille ?
Ienzo : De qui tu parles ?
Even : Évidemment...
Ienzo : Je voyais ça plus... vivant.
Even : C'est-à-dire ?
Ienzo : Bah, comme un vrai village. Avec de gens dedans.
Even : Mais des gens habitent ici... Je te comprends pas.
Ienzo : Des gens qui vivent vraiment ! Pas qui passent leur vie à attendre. On voit bien, ici, dans leur regard, qu'il ne font que patienter.
Even : Je comprends pas vraiment...
Ienzo : La grand-mère, par exemple : elle attend de pouvoir quitter cet endroit. Je ne sais pas ce qui la retient ici, mais ça l'empêche de retrouver sa vraie vie.
Even : Peut-être... Tu sors toujours des interprétations étranges, mais elles sont toujours véridiques.
Ienzo : C'est vide, ici. Il manque de la musique.
Even : Tu te rappelles de quelque chose ?
Ienzo : De quoi tu parles ? Bref, laisse-moi un peu, j'ai envie de sentir le vent, sur la falaise...
Even : Pourquoi ici ? Tu ne me l'a pas dit.
Ienzo : Je voulais voir la mer, et c'est la seule ville avec un aussi grand port.
Even : Pourquoi la mer ?
Ienzo : Parce que je voulais ressentir l'eau... sur mes lèvres.
Riku : Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi énergique ! Tu aimes la vie, n'est-ce pas ?
Even : Non, il est juste un peu idiot.
Riku : Vous êtes son père ?
Ienzo : Non ! C'est mon garde du corps !
Even : On peu dire ça comme ça, oui...
Ienzo : Comme le vent est fort, sur la montagne !
Even : Ça te plaît, ici ?
Ienzo : Non ! On pars ailleurs dès ce soir et...
Even : Finalement, tu n'aurais pas dû quitter cette chambre...
Ienzo : Tu m'as ramené à l'hôpital ? Bah, c'est pas grave... je serais allé de partout. Sauf la forêt centrale, mais c'est pas grave, quelqu'un d'autre ira pour moi.
Even : Qui ?
Ienzo : Le nouveau copain de Myde.
Even : Alors tu te rappelles enfin de tout...
Ienzo : J'ai jamais oublié... mais si je devais mourir loin de Myde, je voulais ne plus en parler, ne garder que les souvenirs que j'ai avec lui.
Even : Et pour ta maladie ?
Ienzo : Tu parles du fait que je courrais de partout alors que j'étais censé galérer juste à marcher ? Bah, suffit d'un peu de volonté.
Even : Et maintenant, tu veux le revoir ?
Ienzo : Myde à commencé à lire... (…) Il arrivait même plus à voir les mots, quand on s'est séparés. Il ne voulait pas que je parte, mais il voulait que j'aille partout où je voulais aller.
Even : Tout ceux qui te connaissaient te croient mort depuis qu'on est parti de l'hôpital. Ça fait déjà deux ans.
Ienzo : Deux ans ? Deux ans que j'aurais dû être mort ? Déjà... alors, peut-être que, enfin, il serait temps...
Even : Tu ne peux pas disparaître d'un coup alors que tu a survécu si longtemps à ta maladie !
Ienzo : Peut-être que je n'aurais pas dû quitter Myde, finalement... Mais peut-être que je serais déjà mort, si j'étais resté avec lui...
Even : Mais là, tu es vivant. Vas le retrouver, si c'est ce qu'il te faut pour rester en vie !
Ienzo : Non, il est avec quelqu'un d'autre, maintenant. Et il ne voudrait pas avoir à choisir... Mais j'ai encore un peu de temps. Myde m'a parlé d'une falaise, aux abords de la ville. J'aimerais en profiter un minimum.
« De "Je t'aime..." : J'ai fini mon tour du pays, Myde. Enfin presque, mais la forêt centrale sera pour quelqu'un d'autre. Quoiqu'il en soit, il est temps pour moi de partir... Oh ! J'avais pas fais gaffe mais on est le quinze, aujourd'hui. Exactement comme était prévu le jour de ma mort ! Alors finalement, la date était bonne : six de moi plus neuf de toi... Tu fleuriras ma tombe, hein. Je voudrais un bouquet aux multiples couleurs, comme tu sais si bien les faire ! Je te laisse, je t'aime. On se retrouvera dans une autre vie, hein ! »
Even : Voilà, elle est enfin terminée ! Elle te ressemble tellement ! C'est une réplique de toi, Ienzo... C'est de ta faute, d'ailleurs ! T'as jamais voulu qu'on te prenne en photo, alors il fallait bien que je trouve un autre moyen pour garder une trace de toi. Comment il fait, Demyx, pour ne pas vouloir regarder ton visage, encore maintenant ?
« De "Je t'aime..." : PS : Je t'ai fait livrer des livres que je veux que tu lises. Ce sont mes préférés !
Even : Maintenant que j'ai pris huit ans de ma vie pour un gamin mort, il est temps de reprendre mon travail.
Even : Bonjour, j'ai lu votre dossier médical. J'espère pouvoir vous soigner, un jour...
