Il faut parler de lui "Lui aussi a le droit de partir"

Nouveau départ

Vanitas (lui) : « J'étais parti avec précipitation, je n'avais pas eu le temps de réfléchir à ce que je faisais, je devais juste partir. J'avais quitté Demyx en lui disant à peine au revoir et je ne l'ai plus revu pendant six ans. J'avais disparu loin de tout, sur une île presque inhabitée en arrêtant de penser à quoique ce soit. Je n'ai pas pensé à ceux qui restaient puisque je voulais les fuir. Mais avec le recul, il y a certaines choses que je regrette. »

(…)

« Jamais je n'aurais dû partir si longtemps... je n'aurais même pas dû m'en aller, en fait. Pas sans Demyx, pas sans Myde. Il a l'habitude de toujours sourire, peu importe la situation et quand je suis rentré, six ans plus tard, il souriait. Je n'avais pas fais attention à son aura de désespoir autour de lui qui devait le suivre depuis que j'avais disparu, je n'avais pas vu ses yeux pleurer de tristesse et non de joie en me revoyant. Je n'avais rien vu le concernant alors que, pourtant, j'avais l'impression d'avoir un nouveau regard sur la ville en elle-même. Mais ce qu'il ressentais à ce moment, c'est le soulagement de savoir que j'étais toujours là, pour lui. »

(…)

« Je suis jaloux de Ienzo. Je ne l'ai jamais rencontré et Myde ne m'en a presque jamais parlé de lui-même. Cependant, quand c'est moi qui lui demandais, pour en savoir plus sur leur vie ensemble, il passait des heures à me parler de tous ces moments qui seront à jamais gravés dans sa mémoire, peu importe le temps passé avec moi. Parfois, à l'époque d'"avant", il regardait son téléphone avec le même sourire que lorsqu'il me parlait de Ienzo. »

(…)

« Tout ça pour dire que... Demyx aussi, a disparu. Lui aussi m'a laissé derrière sans se retourner et moi aussi, je ressens ce sentiment de solitude extrême. Demyx est parti, redevenant Myde au passage, le garçon du jour de sa naissance, le garçon amoureux de Ienzo, puis qui était avec Vanitas, le garçon de la musique, le garçon aux mille sourires. »

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(…)

« Dis-moi, Ienzo, pourquoi Myde est-il parti ? Pourquoi maintenant ? Ma disparition ne remonte qu'à... six ans. Ienzo, c'est toi ? Encore toi ? Ce chiffre infâme qui ruine notre vie malgré toi ? S'il te plaît, viens me rejoindre. J'ai froid, tout seul, dans le lit. Ienzo, remplace la chaleur de Myde pendant que je pleure. »


Hallucinations

Ienzo (ex du petit ami à vie) : « Alors comme ça, tu as besoin de moi ? Le grand Vanitas est tombé bien bas ! Quand je suis mort, Myde a souri. Quand tu es parti, Myde a souri. Mais quand c'est à lui de disparaître, toi, tu pleures. Enfin, c'est vrai que tu as pleuré même lors de ton départ à toi, alors celui de Myde doit vraiment t'être insupportable. Ha ha ! Ça me fait rire, vraiment, c'est trop drôle. Dis-moi, tu pourrais mettre tes larmes au congélateur ? J'ai toujours aimé les glaces à l'eau de mer. Et vu la quantité que tu chiales, on dirait vraiment la mer. Vraiment, t'es hilarant, tu te fais insulter par un hallucination de l'ex de ton mec et tu réagis même pas ! Pire, même ! C'est toi-même qui a créé cette hallucination avec ton propre subconscient, ça veut dire que c'est toi qui veut que je t'insulte. Mais si ça te fait plaisir, je vais pas me priver, alors ! Ah, au fait, Myde un message à te faire passer : t'es un connard. »

(…)

(…)

« Non mais vraiment, tu vas rester combien de temps dans cet état ? Lui aussi a disparu, mais tu sais qu'il ne reviendra pas. Tu es seul, maintenant, seul face à ton avenir qui, pour le moment, à l'air d'être plutôt vide. Alors arrête toutes ces conneries et reprends-toi ! Myde est une mélodie, à toi de choisir si tu veux vraiment essayer de suivre sa partition à quatre mains tout seul ou si tu te décides de te rouvrir aux autres. Il y a quelqu'un qui t'attends, dehors, et tu le sais très bien. Derrière la porte se trouve le dernier retournement de situation de ta vie. Après, tu pourras retrouver une vie normale, aussi banale et chiante que celle tous ces gens que tu détestais, à l'époque. Tu le regrettes, d'ailleurs, ce mode de vie monotone et sans intérêt. Tu aurais aimé, dès le départ, devenir un de ces pantins de la vie, sans âme et sans aucune utilité. Mais au lieu de tout ce rien, tu as échoué par trois fois dans ta vie : quand tu as dû te retrouver dans un orphelinat, quand tu as failli tuer Myde et que tu t'es enfui et enfin, quand tu l'as laissé partir. Bien que pour la troisième fois, tu n'aurais rien pu faire - mais je te le reproche quand même en tant qu'ex. Il est temps. Laisse le passé là où il est et prends en main ton avenir. »


Verveine

Ventus (ami d'enfance, ex petit ami, nouveau petit ami) : « T'es vraiment radical, Vanitas. Je sais que tu fais tout pour changer et effacer ton passé mais là c'est un peu abusé. C'est plus un appart', qu'on a, c'est une plantation de cannabis ! (…) C'est de la verveine, je sais, je suis pas con. Pourquoi cette plante, d'ailleurs ? (…) Euh... ok. Chelou. T'en con, en fait. Quand l'hallucination de l'ex de ton ex te dit « vas vers Ven », t'as vraiment compris ça autrement ? Je crois que les dépressions, ça te réussi pas. Vivement que tu redeviennes un gros connard, d'ailleurs, ça commence à me manquer. En parlant de ça, faut absolument qu'on aille à la falaise ! Ça fait si longtemps ! Ça date d'avant Myde, d'ailleurs. Comme nous deux, ensemble. On a régressé, en fait. Hé, tu me prendras en photo, là-bas ? Le paysage était tellement beau, j'espère qu'il n'a pas changé. »

(…)

« Hé, maintenant que je suis ton seul confident, comme Myde est parti et que Naminé a complètement arrêté de donner des nouvelles depuis son message « Strelitzia », tu pourrais me parler de ta vie ? De toute ta vie. D'avant Elrena, Xion et Lea, d'avant moi et Roxas, d'avant Myde et Demyx, d'avant Aqua et Xehanort et d'avant Kairi. Ta vie avant ta vie. Celle qui commence par "je suis né dans une famille joyeuse" et qui se termine par "ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps". On repart à zéro, Vanitas. On oublie tout ce qu'on a vécu et on réécrit ton histoire. »

(…)

(…)

« Tu vois, Vanitas, une vie banale n'est pas forcément sans intérêt. Depuis le premier jour de notre nouvelle vie, chacun est redevenu soi-même et chacun a traversé les étapes de son destin. Et après toute notre vie perdus dans les montagnes, il est temps de retourner à nos racines. Les racines de la verveine qu'on avait planté sur la falaise. Vanitas, il faut que les derniers moments de ta vie se passent là où se trouve ton ancien toi. Là où se trouvent les corps de Xion et Elrena, Lea, Roxas, Hayner, Myde et Ienzo. Bientôt se trouvera ton corps et ensuite le mien. Mais avant ça, tu dois transmettre ton héritage. Tu dois trouver un enfant qui portera les Yeux de Lumière, un enfant qui aura une vie similaire à la tienne, aussi difficile qu'agréable, aussi douce que mortelle. Mais tu ne le condamnera pas : son entourage le sauvera, comme ça a été le cas pour nous. Allez, Vanitas, il est temps de rentrer. »


Muet comme une tombe

Myde (petit ami à vie) : …...

Non, pas Myde. Myde a disparu, il n'est plus là. Il a disparu sans que Vanitas ne puisse lui en vouloir réellement. C'est à lui-même qu'il s'en voulait de ne pas avoir été là. Puisque même si Myde a disparu, tout le monde sait pourtant où il est, surtout ceux qui ont assisté à son départ. Vanitas leur en veux, de l'avoir vu partir et pas lui. Il ne se soucie même pas du fait qu'ils aient tous été là au mauvais endroit au mauvais moment : personne n'avait voulu se trouver Place Musicale le six septembre de cette année-là. Enfin, personne n'aurait aimé se trouver là s'ils avaient su. Puisque s'ils avaient su, ils ne se seraient pas arrêtés pour le voir jouer, guitare à la main, étoiles dans les yeux. C'était, on peut le dire, le show de sa vie. Tant de personnes s'étaient rassemblés autour de lui et autant de sourires que l'on pouvait voir sur leurs visages. Le seul qui ne souriait pas, c'était Myde. Il avait arrêté de sourire, il avait arrêté de faire semblant. C'était le premier à avoir recommencé sa vie, à redevenir celui qu'il était vraiment. Et Myde ne souriait pas. Et ça, tout le monde l'a compris, tout le monde l'a vu et plus personne ayant assisté à ce spectacle ne sourirait plus aussi facilement.

Seuls ceux qui jouaient régulièrement de la musique le savaient, qu'au collège, il y avait deux salles prévu pour en jouer. La deuxième salle étaient dans une aile très peu utilisée par les élèves puisqu'il n'y avait pas de salle de cours, là-bas. Mais Myde, lui, savait. Il aimait bien s'y rendre, le jeudi. Le seul jour de la semaine où il pouvait jouer sans aucun publique, le seul jour de cours où il arrivait à ne pas croiser Vanitas. Ce mec le saoulait mais il avait craqué pour ses beaux yeux, d'une couleur jaune pisse. Vanitas n'était pas quelqu'un de normal et c'était ce dont il avait besoin pour passer outre le départ de Ienzo. Il voulait pouvoir se concentrer sur la suite de sa vie, et Vanitas correspondait parfaitement avec ses yeux qui nous faisait jusqu'à oublier ce qu'on était en train de faire. Et personne n'approchait ce connard de trop près alors grâce à lui, il ne risquait pas de devoir parler à beaucoup de personnes. Mais ça faisait treize ans qu'ils se connaissaient, maintenant. Treize ans dont six où Vanitas est parti loin de tout. Six ans où la tranquillité que recherchait Myde s'était évaporée, six ans où il avait vu passer plus de monde en même temps que le reste de sa vie. Oui, Myde a aimé Vanitas, mais Ienzo n'était pas réellement mort, pas depuis le début. Alors Myde est retourné au cimetière, à détruit tout ce qu'il y avait dans la pseudo-tombe qu'il avait fait quand Vanitas avait fugué et a arraché l'écorce où le brun avait écrit les deux mots qui devaient les lier ensemble. Mais Myde s'était décidé à disparaître, alors il a laissé sa "demise" gravée dans bois. Et puis alors, Place Musicale, le six septembre en hommage à Ienzo qu'il a tellement aimé, le vrai Myde décide d'en finir avec les mensonges restés sous silence. Tant pis pour Vanitas, c'est de sa faute après tout. Et tant pis pour tous ceux qui assisteront à ça, puisqu'il est temps de mourir.