Juste, parlons d'eux : DiZ - "Vestiges (futur)"

« Je ne sais pas comment je me suis retrouvé là. Je ne suis même pas sûr que cet endroit existe, j'ai l'impression d'avoir rêvé. Mais sur le coup, tout avait l'air parfaitement réel. Je veux dire... je parle de ces arbres, de cette vue magnifique, de... ouais, un vrai rêve éveillé, en fait. Parce que... cette toile, cette peinture... elle semblait si vraie... »

« Je veux dire, personne n'a l'air de connaître cet endroit. J'ai demandé à quelques personnes mais aucune n'en avait connaissance. Alors qu'on parle de deux-trois kilomètres de distance à peine ! »

« On aurait dit... une sorte de refuge, un endroit caché pour vivre loin du monde. On aurait dit... beaucoup de choses, en fait. Peut-être... des baisers échangés dans le plus grand des secrets, une fugue et des pleurs, un écran de chaleur pour éviter ses peurs... ou juste, quelque chose de très simple, une histoire d'amour peinte en mille couleurs. »

« Vraiment, cet endroit me fascine. Je vois tout, je découvre une vie qui n'est pas la mienne, je revis l'histoire d'inconnus qui sont passés par là. Chaque détail me fais sourire à tel point que je regrette de ne pas être le protagoniste amoureux du film qui se déroule sous mes yeux. Je me sens si jeune, ici... Mais c'est étrange, n'est-ce pas ? Après tout, il n'y a rien. Aucune trace d'un quelconque passage, juste des herbes qui se font hautes, une falaise abrupte trop dangereuse pour quiconque de sain d'esprit, un paysage que personne ne semble avoir foulé et des arbres qui scellent ce lieu sacré. Mais comment ? Je la vois, leur tente deux places, quelque peu renfoncée dans la forêt, les graffitis sur les arbres pourtant vierges, je vois la poussière s'envoler avec leurs rires. J'entends le "clic" de l'appareil-photo quand le brun au sourire harmonieux tourne sa caméra vers ses deux amants. Je vois les brouillons des poèmes raté de l'autre brun, celui au sourire radieux, s'envoler par delà la falaise. Je sens l'odeur de la peinture quand celui aux cheveux bleus, avec son sourire éclatant, se décide à entamer son œuvre, sa toile si réaliste, si fantaisiste, si... »

« Je vois un avenir, un futur écrit par ma plume pour ma fille. Elle aimera comme ces garçons ont aimé, elle sera une artiste aussi douée qu'eux, elle aura cet endroit perdu au milieu d'une forêt, où elle pourra fuir le monde entier... Vraiment, vivement qu'elle grandisse et qu'elle fasse