Chasseresse .

disclaimer: je ne possède pas l'univers de chasseur de trolls (trollhunters).
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.

Chapitre 10 : partenaires.

Marie resta encore 2 jours à l'hôpital où les médecins lui firent passer des tas d'examens pour s'assurer qu'elle allait aussi bien qu'elle le prétendait. Mais tous revinrent négatifs (après tout on avait pas encore inventé la jauge à essence vitale). À part sa grande fatigue tout paraissait normal. Barbara insista pour la ramener elle même chez elle en voiture et se demanda comment elle allait pouvoir se débrouiller seule pour ses trajets quotidiens.

Enfin, la jeune fille poussa la porte de chez elle aidée seulement de béquilles pour remplacer le membre perdu. Jimmy, Claire et Toby l'attendaient pour une petite soirée surprise. Une banderole tendue dans le salon disait ''bienvenue chez toi'' et des tas de ballons multicolores se heurtaient au plafond avec un lent mouvement de va et vient. Marie était éblouie... jamais personne n'avait fait une telle chose pour elle (pas étonnant vu qu'elle déménageait tellement souvent qu'elle ne se faisait pas d'amis véritables). La doctoresse du s'éclipser pour aller prendre sa garde. Une fois entre eux, Blinky, Argh et Draal vinrent se joindre à la fête.

Draal était à ce point mal à l'aise qu'il n'osait pas regarder sa coéquipière dans les yeux. Elle saisit toute la portée de son mal être et prétendit avoir besoin de respirer l'air frais pour s'isoler avec son coéquipier qui l'accompagnait, sur le qui vive, comme s'il s'agissait d'une poupée en sucre qui allait se briser à tout instant. Elle s'assit sur le banc de pierre qui s'appuyait sur la façade arrière de sa maison tandis que son coéquipier triturait nerveusement ses doigts.
M: « merci Draal, c'est grâce à toi qu'on s'en est sorti »
D: « pff, grâce à moi... tout ce que j'ai réussi c'est de tous vous mettre en danger »
M: « et si tu ne l'avais pas fait on moisirait sans doutes encore dans cette geôle »
D: « tu ne m'en veux pas alors... »
M: « bien sûr que non je ne t'en veux pas... tu as juste fait ce pourquoi tu t'es entraîné toute ta vie : combattre seul. J'aimerais juste que maintenant tu te fasses à l'idée que tu n'es pas seul : nous sommes une équipe et une vraiment bonne équipe »
D: « je vais faire des efforts »
M: « j'espère bien... sinon, dès que j'ai ma prothèse je te botte les fesses ! »
Ils éclatèrent de rire tous les deux et l'ambiance se détendit nettement d'un coup.
M: « rentrons, nous allons manquer la petite fête »

Une fois à l'intérieur la jeune femme se dirigea vers le buffet duquel elle sortit une photo encadrée pour la poser à la surface du meuble. Un jeune homme et une jeune femme y était tendrement enlacés.
D: « c'est toi et ton petit copain ? »
M: « NON, voyons... ce sont ma mère et mon père quand ils se sont rencontrés. On me dit souvent que je suis le portrait craché de ma mère »
D: « effectivement c'est à s'y méprendre. Ils se sont rencontrés jeunes : elle semble avoir à peine ton âge »
M: « c'est exact ils se sont rencontrés au lycée et sont restés ensemble jusqu'à leur mort »
D: « ils...ils te manquent parfois ? »
M: « parfois oui, mais pas trop souvent : leur ''métier'' les tenait très occupés et ils n'avaient pas beaucoup de temps pour moi. En fait ça ne m'a pas tellement changé de me retrouver seule... »
D: « je suis désolé »
M: « il n'y a pas de quoi... je leur en veut surtout à eux d'avoir fait un enfant en sachant qu'il serait la plupart du temps seul et inquiet de ce qui pourrait leur arriver »
D: « tu penses qu'ils auraient du se priver de ce peu de ''normalité'' dans leur vie »
M: « tu es mal placé pour poser ce genre de question... »
D: « certes je regrette que mon père ne m'ait pas impliqué dans sa vie mais je comprends que c'était avant tout pour me protéger »
M: « c'est un peu différent pour mes parents : ils avaient le choix de rester chasseurs de trolls ou de prendre une autre voie pour mener une vie de famille normale. Ils ont sciemment choisi de me mettre constamment à l' écart. Je ne comptais pour eux qu'en second plan... et je le savais pertinemment »
D: « tu n'en es pas morte... attends vous avez un proverbe pour ça non ? »
M: « tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort »
D: « oui voilà, c'est sûrement grâce à eux que tu es devenue ce que tu es »
M: « en cela tu as raison : je me suis mise à étudier comme une malade pour ne pas avoir à supporter les regards amusés des élèves des écoles qui se succédaient quand j'avais une mauvaise note, je me suis entraînée jusqu'au bout de mes forces pour devenir une chasseresse en espérant qu'ils remarquent enfin que j'étais quelqu'un de fort qui méritait de l'attention... tous ces efforts qu'ils ne remarquaient jamais... »
D: « nous sommes plus semblables qu'on pourrait le penser »
M: « en tout cas moi je sais que j'ai le choix...je veux rester ici. Si le QG veut me déplacer je démissionnerais. Il est temps que je me pose et que je pense à moi »
D: « de quoi vas tu vivre ? »
M: « ah tu n'es pas au courant... je suis une auteure à succès en Europe, j'ai largement de quoi bien vivre »
D: « tu écris des livres ? »
M: « oui des livres de science fiction... qui ont un grand succès et me rapportent beaucoup d'argent »
D: « ça serait bien que tu restes ici... je me vois mal perdre ma coéquipière »
M: « ne t'en fais pas : tu vas m'avoir sur le dos un bon bout de temps ! »
J: « hey vous deux : vous faites bande à part ? Venez sinon vous n'aurez pas de gâteau !»
M: « on arrive. J'en veux une GROSSE part après avoir mangé la bouffe infecte de l'hosto ! »
Le petit groupe d'amis continua à faire la fête jusque minuit avant de s'excuser et se glisser dans leurs lits respectifs.

Le lendemain matin, la jeune fille se prépara rapidement avant d'appeler un taxi pour la conduire au lycée. Jim et Toby assistèrent à la scène avec un pincement au cœur : elle qui était si indépendante se trouvait maintenant dans une position délicate. Quand ils arrivèrent eux même à l'école ils assistèrent à une spectacle pas banal :
Steve : « alors Calamity Jane on est plus tellement en position de force maintenant »
M: « prends garde à toi car je peux te mettre une volée même dans mon état »
S: « j'aimerais bien voir ça » dit il en se jetant sur sa ''proie''. Marie esquiva facilement l'attaque brouillonne et colla un grand coup de béquille dans l'entrejambe de la brute. Celui ci tomba à genoux de douleur.
S: « je vais te la faire bouffer ta béquille » dit il en se précipitant à nouveau sur la jeune fille, le poing prêt à frapper. Marie esquiva encore l'attaque qui avait toute la finesse et l'élégance d'une charge de taureau enragé. Elle se saisit de son poing fermé et, en deux t'en trois mouvement, fit passer son bras entre ses jambes pour la placer dans la position inconfortable et ridicule d'être plié en deux avec un bras immobilisé et douloureux.
M: « tu as bien compris la leçon cette fois ? Si tu t'approches encore de moi tu verras ce que je peux faire quand je suis réellement en colère. Ne t'avise plus de me harceler... voyons voir... ne t'avises plus de harceler qui que ce soit en ma présence ou tu le regretteras amèrement. Compris ? »
S: « tu crois vraiment que tu me fais peur l'estropiée ? On verra qui de nous deux gagnera »
Marie resserra sa prise ce qui arracha des cris de douleur à l'indélicat « ce n'est pas un jeu Steve... saches que si tu m'importunes encore c'est moi qui vais t'estropier définitivement. On verra comment tu te débrouilleras avec un bras cassé ou sans aucune dent »
S: « ça va d'accord j'ai compris... LACHES MOI ! »
la douloureuse pression se relâcha d'un coup comme elle lâchait son venait d'arriver sur ces entre-faits et se précipita vers son amie avec une vague de colère dans le cœur :
C: « Steve, tu n'as pas honte de t'en prendre à elle dans son état ? Espèce de charognard... »
S: « oh là doucement les tigresses j'ai dit que j'avais compris ok ? Vous vous allez de votre côté et moi du mien »
C: « qu'est ce qu'il peut être lourd parfois... »
M: « laisses tomber, il a ça dans le sang... mais pour une fois il est tombé sur plus fort que lui ! »
C: « ah ça oui, tu es impressionnante »

La sonnerie annonçant le début des cours retentit. Les 4 amis se dirigèrent vers la classe de biologie où ils s'installèrent à leurs places habituelles. Marie reprit de suite ses ''bonnes habitudes'' en pianotant sur son clavier à une vitesse presque surhumaine. Claire, qui était assise juste derrière elle put aisément voir qu'au lieu de suivre le cours (qu'elle devait connaître par cœur) elle surfait sur des sites web à la recherche d'un véhicule adapté à son handicap. En effet, elle était peut être émancipée mais il lui était néanmoins toujours interdit de conduire une voiture avant ses 18 ans. À la récréation Claire demanda à Marie ce qu'elle envisageait de faire. La jeune fille lui montra un modèle de scooter à trois roues, beaucoup plus stable et qui ne nécessite pas de soutenir son poids quand on s'arrête. C'était la meilleure solution pour elle en ce moment et elle se félicita d'avoir une source de revenus assez importante pour pouvoir se permettre un tel achat.

Les jours suivant se passèrent sur le même modèle. Il fallut presque une semaine pour que soit livré ce scooter spécial mais enfin elle put retrouver un peu d'autonomie avec un moyen de transport personnel. Sa fatigue diminuait elle aussi régulièrement, preuve que son essence vitale se régénérait.

Pour ceux qui lisent sans être inscrits, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)