Chapitre 16

Point de vue Callie

La porte s'ouvre et je fais face à l'homme que je redoute depuis des mois …

Colonel Robbins : bonsoir, nous vous attendions !

Comment ça il m'attendait … je veux dire je suis à l'heure et … oh mon dieu il a l'air en colère … je sens que je transpire … vraiment pas propre pour une première impression !

Arizona : papa arrête ! s'il te plait ce soir tu es mon père pas le chef de troupe dans l'armée !

Père : elle devra passer par cette étape un jour où l'autre et tu le sais ! (Lui dit-il à voix basse mais assez fort pour que je l'entende)

Le colonel repart en nous laissant avec Arizona seule sur le palier de la maison familiale.

Arizona : je suis vraiment désolé pour ça … mais sinon tu es magnifique ! cette robe te va très bien

Callie : merci ma belle ! tu n'es pas mal non plus

Et pour cause, elle porte un chemisier blanc avec un bande noire au niveau des boutons qu'elle porte avec un pantalon noir épousant parfaitement ses formes … je descends mon regard et remarque qu'elle porte des talons noirs. Prise en flagrant délit de reluquage intensif de ma petite amie celle-ci se retourne et bouge les fesses sous mon regards toujours autant admiratifs ! comment ai-je fait pour lui plaire ? cette fille est tout bonnement magnifiquement !

Arizona : et si tu arrêtais de contempler et que tu venais m'embrasser pour me dire bonsoir convenablement ?

Callie : ce serait une très bonne idée !

Je joins le geste à la parole et exauce son vœu en venant délicatement poser mes lèvres sur les siennes. Un baiser tendre et réconfortant car je vais passer une soirée pleine d'épreuve et de test. Oh oui je le sens venir …

Arizona : ça va bien se passer ! je serais avec toi du début jusqu'à la fin, en plus ma mère et mon frère sont de notre côté ! enfin ma mère t'attend impatiemment car je cite « veux voir de mes propres yeux la femme qui rends heureuse ma fille ! »

Callie : oh pas de pression ! toi tu sais rassurer ta copine dis donc ! (Lui dis-je ironiquement)

Arizona : hey ne te moque pas ! sinon tu vas te retrouver seule contre mon père

Oh non j'espère pas !

Callie : ok … j'arrête ! ne me laisse pas zona s'il te plait … ton père est effrayant quand il le veut !

Elle s'approche de moi et vu mon air terrorisé, elle m'embrasse et me tire dans la maison.

Ok c'est le moment de vérité … ce soir ma relation se joue !

Leur maison est très grande et lumineuse, je me laisse tiré et me retrouve dans le salon où une belle table est dressée. Timothy se lève du canapé et vient me dire bonsoir. J'avoue que je suis rassurée qu'il soit là. Un allié de plus dans la bataille. Un plat se pose sur la table et je me retourne immédiatement … madame Robbins me fait face !

Mère : Callie ! je suis très heureuse d'enfin vous rencontrer.

Callie : moi de même Madame Robbins

Mère : oh non pas de ça avec moi ! appelez-moi Barbara

Callie : très bien Barbara (mon sourire s'agrandi de lui-même face à cette tendresse)

Barbara : installez-vous je vais chercher mon mari afin d'entamer le diner.

Je regarde Arizona qui est tout autant sous le choc face à cet échange … je ne m'attendait vraiment pas ça … enfin je ne vais pas me plaindre ! c'est toujours mieux que l'accueil froid du Colonel …

Arizona s'assied à côté de moi et me prend la main discrètement, son frère s'installe en face de moi et me sourit à pleine dents.

Le colonel et sa femme font leur entrée dans le salon les bras chargés par les assiettes. Je tente de me lever pour leur venir en aide mais je suis stoppée en plein mouvement.

Barbara : oh non Callie restez assise, vous êtes notre invitée ce soir !

Callie : oh très bien … d'accord

Je me rassieds et sert la main de ma copine, une légère pression d'encouragement se fait ressentir au même moment où le colonel s'assieds en face de sa fille. Il me fixe et ne s'arrête pas même lorsque sa femme lui donne un coup de coude pas vraiment discret.

Barbara : alors Callie ! parlez-nous un peu de vous

Callie : euh oui bien sûr, que voulez-vous savoir ?

Père : quels sont vos intentions envers ma fille ?

Okkk … belle entrée en matière !

Barbara : Daniel ! ça suffit

Callie : non ne vous en faites pas ! je vais répondre … et bien je l'aime sincèrement et je ne souhaite que son bonheur, mais ça vous le savez déjà. Elle me rend meilleure, chaque matin et chaque sors je pense à elle, rien que de la voir au bout d'un couloir me donne le sourire, un sourire que je ne peux enlever facilement. Elle a changé ma vie et dans le bon sens du terme. Et je n'ai pas l'intention de lui faire du mal, oui on a eu des difficultés c'est vrai mais ça nous a rendu plus forte dans notre couple. Oui je suis plus âgée et notre statut ne nous aide pas mais on peut y arriver. Je crois en nous et en notre amour ! (Je fixe un peu plus son père et prend une voix posée) alors vous pouvez continuer de me faire peur, de mettre de côté votre rôle de père pour laisser place à celui de colonel, tant que votre fille me tiendra la main et qu'elle sera à mes côtés je resterai en face de vous … apeuré mais toujours debout. Vous devriez vous habituer à moi car je ne compte pas laisser Arizona de sitôt, je me vois avec elle dans des 10ène d'année et bien plus ! oui notre relation est récente mais mon amour pour elle dépasse tous mes rêves et tous ce que j'avais pu imaginer pour l'avenir avec une futur femme. En espérant qu'un jour j'aurais votre bénédiction sur ma relation avec votre fille ! (Cette fois-ci je me tourne vers Arizona qui ne bouge plus, sa bouche est légèrement ouverte de stupéfaction) car je l'aime de tout mon cœur et ne cesserai de le faire dans le temps, elle dépasse amplement la femme de mes rêves.

Et BAM Callie Torres flippe mais est toujours présente. Plus personne ne bouge, Tim est choqué et Madame Robbins commence tout doucement à sortir de sa léthargie pour laisser place à un immense sourire.

Barbara : Callie je vous apprécie encore plus pour votre courage dont vous venez de faire preuve et je suis très heureuse que ma fille puisse compter sur vous ! mais sachez que mon mari et moi-même restons tout de-même sur nos gardes … vous devez comprendre qu'Arizona est notre fille et malgré son jeune âge elle a beaucoup souffert durant ses anciennes relations, nous ne voudrions en aucun cas que cela se reproduise !

Oui je comprends tout à fait …

Callie : oui Arizona m'en a rapidement parlé ! je ne suis pas ses ex et ne lui ferais jamais des choses pareils

Barbara : parfait ! nous pouvons donc diner tranquillement maintenant

Point de vue Arizona

Wahou ! je suis complétement sous le choc. Son discours était mémorable et sincère … et tellement beau … et elle a réussi à clouer le bec à mon père. Je veux dire c'est ça qui est mémorable, je crois que c'est la première fois qu'une personne extérieure à la famille le fait !

Je l'aime encor plus après cela, elle me prouve par ce discours qu'elle croit en un futur avec moi, elle croit en notre relation.

Arizona : je t'aime tellement aussi ! merci pour ce que tu as dit et ce que tu viens de faire

Je me penche vers elle et l'embrasse, dans ce baiser je lui transmets la sincérité de mes propos même s'ils ne sont pas aussi forts que les siens. J'en oublie mes parents qui sont face à nous. Ce n'est que le pied de Tim dans mon tibia qui me fait revenir à la réalité ! je le fusille du regard et reporte mon attention sur ma belle qui est rouge pivoine face à ma mère qui lui sourit de toutes ses dents. En revanche mon père qui ne s'est toujours pas exprimé sur cette scène me sourit faiblement et porte son attention sur son assiette. Maintenant on peut vraiment manger.

Le reste de la soirée se passe très bien, on rigole à des anecdotes que ma mère raconte sur mon enfance. J'imagine que c'est un passage obligatoire dans tous les couples … je sens Callie beaucoup plus détendue qu'à son arrivé dans ma maison et j'en suis ravie. Mon père ne parle pas pour autant du repas seulement pour demander des choses banales sur la nourriture.

Je me lève pour aider ma mère à débarrasser la table et la rejoins dans la cuisine.

Barbara : j'étais sincère avec elle tout à l'heure : je l'aime vraiment bien et elle a l'air d'être quelqu'un de convenable avec des épaules assez larges pour pouvoir te soutenir en cas de chute de ta part.

Arizona : oui merci maman. Elle me rend heureuse et je le suis encore plus depuis que sa réponse à papa.

Barbara : oh oui tu peux être fière d'elle ! c'était une très belle preuve d'amour

Arizona : je l'aime tellement aussi

Barbara : elle le sait mais n'oublie pas de lui montrer chaque jour ! c'est la base d'un couple ma chérie.

Je prends note de son conseil. Ma mère est une femme sage, elle m'enlace. Un câlin plein d'amour comme les mères savent si bien les faire.

Ma mère se replonge suite à cela dans sa vaisselle et je pars rejoindre ma brune dans le salon. En approchant j'entends mon père parlé.

Daniel : oui c'est vrai je prends mon rôle de colonel très à cœur mais je reste tout de même son père. Le Colonel et Daniel sont la même personne.

Callie : je ne vous ai jamais dit le contraire …

Daniel : non mais vous l'avez insinué … j'aime ma fille et je la protège seulement. Et je vois que vous l'aimé aussi, Arizona est une femme forte et un Homme brave dans la tempe comme je lui ai appris à l'être, des valeurs fondamentales. Et … vous avez su me répondre comme il le fallait tout à l'heure alors c'est fini je ne vous attaquerai plus lorsque nous parlerions ensemble ou lorsque nous nous verrions. Malgré tout faites attention à vous si vous lui faites le moindre le mal ! (Callie blanchie a vu d'œil face à cette phrase)

Callie : oui très bien … même si je ne le ferais pas !

Daniel : je l'espère, Callie (il lui tend une main en avant) vous avez ma bénédiction pour votre relation avec ma fille et par la même occasion mon autorisation pour l'emmener en week-end demain. Dorénavant appelez-moi Daniel !

Callie (serrant la main tendue) : avec plaisir Daniel

Si je m'attendais à ça ! cette soirée est tout bonnement mémorable. En tout point ! c'est la première fois que mon père accepte que ma copine l'appelle par son prénom. Je ne peux qu'être ravie de ce revirement de situation, de plus mon père accepte qu'on passe le week-end. Je vais passer mon week-end à la remercier de toutes les façons possibles.

Je décide d'apparaitre dans le salon et me faire voir.

Daniel : oh Arizona ! prends soin de cette femme et garde là ! vous vous aimez c'est indéniable. Alors j'accepte que tu partes en week-end avec elle. Cependant vous devez être de retour dimanche soir avant 20 heures … tu as cours lundi, de plus je veux que vous nous téléphonié en arrivant et en partant de votre lieu. Est-ce clair pour vous deux ?

Je regarde Callie qui enregistre les conditions. Elle ne semble pas partie pour répondre alors je décide de le faire à sa place.

Arizona : oui papa ! c'est très clair. Merci

Ce n'est pas un merci pour l'autorisation non c'est un merci pour l'acceptation de Calliope dans ma vie. Il l'apprécie et me donne sa bénédiction. Ça vaut tout l'or du monde. Il semble le comprendre car il me sourit d'un sourire éclatant de sincérité.

Mon père se lève et s'éloigne afin de nous laisser seule.

Arizona : je t'aime tellement

Callie : moi aussi même si je n'arrive toujours pas à croire que j'ai affronté ton père et que je l'ai convaincue que j'étais quelqu'un de bien.

Arizona : et bien si tu l'as fait et tu as épaté tout le monde. Ma mère t'apprécie beaucoup et tu viens de gagner le respect de mon père. Et mon frère (Je tourne autour de moi mais ne le vois pas) d'ailleurs où est-il ?

Callie : il a reçu un appel important juste après que tu sois parti dans la cuisine. Ensuite il est parti de la maison.

Arizona : ah bon … ok ! (C'est étrange de sa part)

Ma brune se lève et vient se placer en face de moi en passant ses bras autour de mon cou.

Callie : on va partir en week-end en amoureuse dans un endroit magnifique !

Arizona : oui ça va être top. Tu ne veux toujours pas me dire où l'on va ?

Callie : non … tu verras … bien (Dit-elle entre 2 baiser)

En entendant des pas venir vers nous, nous nous éloignons l'une de l'autre.

Barbara : bon les filles il se fait tard, nous allons nous coucher !

Callie : oui c'est vrai je vais rentrer chez moi !

Barbara : ne dis pas de bêtises, tu as bu il serait plus prudent que tu restes en plus ma fille serait ravie que tu passes la nuit dans son lit ! (Clin d'œil)

Ma mère a pour le coup tout à fait raison … même si le clin d'œil n'était pas utile.

Callie : alors je reste ! je repartirais demain pour aller chercher mon sac pour ce week-end.

Arizona : génial ! tu viens je vais te montrer ma chambre. Merci maman tu es la meilleure ! bonne nuit à vous deux

Je tire la main de ma brune après avoir embrassé la joue de ma mère. Ma chambre n'est pas rangée … vraiment pas ! je l'arrête devant la porte.

Arizona : ne soit pas choqué par le désordre ! (J'ouvre) voilà mon univers

Callie : c'est ça que tu appelles du désordre ? non mais il n'y a que des livres par terre et encore ils sont en pile bien alignée, seulement quelques feuilles sur ton bureau et des vêtements sur ton lit ! ce n'est rien.

Arizona : oui bah ça va ne te moque pas j'ai toujours été habitué à ce que ma chambre soit niquel !

Callie : en comparaison avec ma chambre étudiante je veux dire tu ne pouvais pas circuler dedans ! j'étais tellement bordélique.

Arizona : pourquoi tu emploi le passé ? (Lui dis-je en éclatant de rire)

Elle me pousse en me cognant l'épaule

Callie : c'est méchant ça ! je vis dans un espace propre

Arizona : ouais heureusement que je suis là ! qu'est-ce que ce serait sinon ?

Callie : je vais rentrer chez moi si tu continues (Elle simule de partir vers la porte mais je la retiens en arrière)

Arizona : hop hop ! tu as dit oui à ma mère, elle serait vraiment déçue si tu n'étais pas la demain matin. En plus j'avais prévu de très bonnes choses et ça m'arrangerait si je pouvais les mettre en pratique avec toi (je lui accorde mon plus beau sourire dragueur)

Callie : oh non ! tu peux tout de suite oublier ça ! on ne fera rien de ce que tu as en tête ! pas quand tes parents sont dans la pièce d'à côté

Arizona : techniquement ils ne sont pas à coté, mais dans trois pièces plus loin !

Callie (me gratifiant d'un regard noir digne de ce nom) : ne joue pas sur les mots

Arizona : ça va je rigole. (Je reprends mon sérieux) Mais sérieusement on ne fera vraiment rien ce soir ?

Callie : oui

Arghh la frustration à son apogée !

Callie : et ne fais pas cette tête … ton père viens seulement de m'accepter tu croyais sérieusement qu'on allait s'envoyer en l'air avec tes parents dans les parages, en plus je suis loin d'être silencieuse tu devrais le savoir !

Arizona : oui c'est vrai j'avais oublié ce petit détail …

Callie : ton père me tuerait sur place d'avoir osé toucher à toi dans sa demeure ! pas que je n'en ai pas envie mais …

Arizona : ok ok calme toi ma puce on en profitera ce week-end ! viens te coucher je vais te passer en tee-shirt large.

Callie : merci … tu ne m'en veux pas ?

Arizona : bien sûr que non ! je comprends … même si je vais aller prendre une bonne douche froide avant de venir te rejoindre !

Ma belle éclate de rire et je lui jette un de mes tee-shirt puis par me changer les idées.

Point de vue Callie

La chambre d'Arizona est simple pas trop de décoration, aucun poster de chanteur ni mannequin pour qui elle aurait craqué. Seulement une photo familiale encadré au-dessus d'une commode. Ils ont l'air heureux un grand sourire pour le colonel qui est en tenue décontracté et qui tiens amoureusement sa femme dans ses bras, Arizona est sur les épaules de Tim. On ressent vraiment le bonheur qui transparait dans leurs yeux, une famille heureuse et en harmonie les uns avec les autres.

C'est ce dont j'aurais aimé avoir, je veux dire ma mère et mon père s'aime mais on n'a jamais été proche ensemble et mon coming out n'a pas arrangé les choses …

Ils me manquent … même si je leur en veux ! ils m'ont viré de chez eux et mon père m'a renié. On dit souvent que le lien mère fille est indestructible et bine c'est faux ! la mienne m'a tourné le dos à la minute même où je lui ai dit aimé une femme. Elle a hurlé puis m'a jeté mes affaires au visage en me disant qu'elle avait honte de moi et qu'elle ne pourrait plus jamais me regarder dans les yeux …

Sans que je m'en rende compte des larmes roulent sur mes joues. Deux bras viennent se resserrer autour de ma taille et je me retourne directement pour venir plonger ma tête dans le cou de ma copine.

Arizona : que ce passe t'il princesse ?

Callie : je pensais à ma famille … et … ils me manquent …

Arizona : je sais … arrête de pleurer Calliope ! un jour ils comprendront et reviendrons vers toi.

Une nouvelle montée de larmes vient me parcourir. J'espère qu'elle a raison.

Callie : je t'aime … merci d'être là !

Arizona : moi aussi, je serais toujours là ! je n'ai pas l'intention de partir ! maintenant viens te coucher …

Elle me tire dans son lit où je viens me coller encore plus à elle, ses doigts viennent se perdre dans mes cheveux qu'elle caresse délicatement. Mes larmes cessent de couler d'elle-même.

Arizona : je suis fière d'être ta petite-amie Calliope ! encore plus lorsque tu prouves que tu m'aimes en l'affirmant devant ma famille.

Callie : c'est grâce à toi que j'ai cette force !

Je l'embrasse amoureuse et repose ma tête sur sa poitrine. Due à la fatigue mes yeux se ferment d'eux-mêmes. Au moment de m'endormir j'entends les derniers mots d'Arizona.

Arizona : pour toujours et à jamais je te protègerais et t'aimerais. On aura notre propre famille !

Oh merci mon dieu de m'avoir envoyé cette femme parfaite.


excusez moi pour mon retard qui se fait récurrent mais j'essaye de faire au mieux !

J'espère que ce chapitre vous a plu ... avec ce "petit" revirement de situation ;)

On se retrouve pour le chapitre 17 qui risque d'être révélateur sur de nombreux points !

The moutain cocon *