Chapitre 19
Point de vue Callie
Arizona me regarde sans comprendre pourquoi je ne parle pas et j'avoue que moi non plus. Tous mes souvenirs s'emmêlent dans mon esprit et je ne sais même plus par quoi commencer …
J'ouvre la bouche mais aucun son ne sort. J'inspire profondément et m'approche d'Ari.
Arizona : viens t'assoir près de moi.
J'exauce son souhait, je m'installe à une certaine distance d'elle ayant peur de ne pas réussir à m'exprimer si je suis trop proche d'elle ou qu'elle me prenne dans ces bras lorsque je n'arriverais plus à retenir mes émotions.
De toute manière plus aucun retour en arrière n'est possible maintenant et en réalité je sais au fond de moi que je dois lui parler de mon passé. Elle a raison je dois m'ouvrir à elle, on est un couple et pour le moment il n'y a qu'elle qui m'a parlé de son passé. Ces ex ces déménagements l'armée.
Je l'aime comme je n'ai jamais personne, j'ai juste peur de retombé dans mes travers et qu'elle me laisse.
Son regard d'un bleu pénétrant me trouble et me donne confiance en même temps.
J'ouvre la bouche pour parler mais ma gorge se contracte d'elle-même d'anticipation.
Arizona : ma puce je t'aime et rien de ce que tu me diras sur ton passé ne pourra changer les choses. Ce qui compte est le présent et ce que nous vivions maintenant.
Callie : tu promets ?
Arizona : oui je te le promets (elle m'embrasse chastement)
Callie : alors hum c'était il y 10 ans …. (Commençais-je hésitante)
Flash-Back
Je sors du lycée brandissant mon diplôme et en sautant dans les bras de mon père, je suis enfin diplômée l'université et l'enseignement m'ouvrent les bras. Georges mon petit copain sera dans la même université que moi à Paris et j'avoue que ça me rassure, avoir quelqu'un que l'on connait bien dans une ville aussi grande que celle-ci. Les universités sont immenses et peuvent vite nous impressionner.
On a prévu de s'installer ensemble dans un studio proche de notre école.
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est l'homme de ma vie mais en tout cas c'est bien la personne qui me correspond le plus. On est en couple depuis 3 ans ce qui correspond à notre entrée en seconde.
Lors de notre première année d'étude le rythme à été tel que même habitant ensemble on avait du mal à se voir et passé du temps ensemble.
Je sortais peu mais ce n'était pas son cas il s'était fait de bons amis avec qui il allait boire des verres et allant dans toutes les boites de la capitale. Moi de mon côté j'étudiais avec acharnement.
Certains soir il rentrait tellement bourré qu'il en oubliait même que j'étais là. Un bruit pas possible dans les l'appartement se couchait dans le lit en me poussant pour que je lui laisse la place.
Notre relation était loin d'être parfaite mais lorsqu'enfin nous étions tous les deux je retrouvais l'homme pour qui j'étais tombé amoureuse plus jeune.
Un jour nous nous baladions main dans la main dans le parc du Louvre lorsqu'un enfant nous ai rentré dedans sans faire exprès. Un petit ange complètement perdu. Sa mère le cherchait en criant son prénom. Je lui ai fait un signe pour lui faire comprendre qu'il était avec nous pour nous remercier sa mère nous a gentiment proposé de partager une glace avec elle et son fils
L'après-midi c'était merveilleuse bien passé. Le petit Bonhomme ne m'avait pas lâché la main. La mère m'a même proposé de réaliser des heures de babysitting avec son fils. J'étais tellement contente, ça me ferait un peu d'argent de poche même si mon généreux père me remplissait mon compte en banque dès que j'en avais besoin.
Georges : et si on faisait un bébé ?
Sa question m'a tellement prise au dépourvu que j'en suis resté bouche bée pendant de longue minute.
Callie : mais on a seulement 19 ans ?
Georges : et alors on s'aime ! et je veux vivre avec toi ! tu seras une mère formidable et moi je te soutiendrais toujours.
Callie : hum … je ne sais pas quoi te dire … on a encore le temps …
Georges : je veux un enfant maintenant avec toi (son ton autoritaire me glace le sang)
Callie : s'il te plait attendons un peu
Georges : pourquoi faire ! on fera notre vie ensemble autant construire notre famille dès maintenant !
Callie : on est jeunes pas marier et encore étudiants … on n'a pas de boulot donc pas d'argent
Georges : ok je vois
Il se lève et part de notre appartement.
Mon premier réflexe est d'appeler ma sœur, on a ce lien spécial qui fait qu'elle me comprend et quelques soit la difficulté de la situation elle sait toujours me trouver une solution.
Aria : IL VEUT UN BEBE ! MAIS IL EST DINGUE !
Callie : oui et je lui ai dit que nous étions trop jeunes …
Aria : je n'en reviens pas ! et après ? avec un bébé votre vie va complètement changer … je veux dire est ce que tu l'aimes assez pour faire un bébé avec lui.
Callie : je ne sais pas ! il m'a prise au dépourvu … je n'y avait jamais réfléchi à vrai dire.
Aria : là on parle d'un engagement à vie …
Callie : oui et je … attends Georges reviens je te rappelle après !
Bip
Georges : chérie ! habille-toi ce soir on sort au restaurant
Callie : comment ça !?
Je suis de plus en plus perdu par son comportement.
Georges : eh bien habille-toi je t'emmène au restaurant ce soir (Me répète-t-il)
Callie : j'avais bien compris mais pourquoi ?
Georges : bon Calliope ça suffit ! tu te changes et on y va ! (Cri-t-il)
Je suis restée fixé au sol un instant sans réagir, il n'avait jamais été comme ça avec moi… jamais. Puis je suis partie dans la chambre exécuter son ordre.
Au restaurant Georges me tiens la main et s'affiche avec un sourire étincelant. Il y eu peu de paroles, seulement des banalités. Lorsque le dessert arrive, il fait un signe au serveur de nous apporter une bouteille de champagne. Il se lève, contourne la table, pose un genou au sol et me regarde droit dans les yeux.
Georges : je t'aime tu m'aimes nous vivons ensemble et je veux que notre histoire dure éternellement. Tu ne veux pas avoir d'enfant avant le mariage ! eh bien épouse-moi ?
… euh ! un grand silence se répand dans la salle. Face à mon manque de réaction, Georges toussote.
Callie : euh oui pardon … enfin je t'aime et d'accord … j'accepte.
J'ACCEPTE ! oui j'ai bien dit ça …
Tout se passa très rapidement pour donner suite à mes mots. Nos parents ont été mis au courant, et de mon côté je ne peux pas dire que l'annonce ai été bien prise … ma sœur m'a fait la morale et je peux vous assurer qu'elle est pire que mon père quand elle est en colère.
2 mois après nos fiançailles Georges incitait de plus en plus pour que nous fassions un enfant. Il devenait brutal lors de nos moment intimes et il revenait de plus en plus souvent alcoolisé… mais cela n'était rien face à ces excès de colère et sa violence verbale avec moi.
Je me souviendrais toujours du jour où je lui ai annoncé que j'étais enceinte.
Callie : Georges ! j'ai fait le test ce matin et il est positif ! on va être parents (Dis-je heureuse … à moitié)
Georges : et bien enfin ce n'est pas trop tôt ! j'ai bien cru que tu ne servirais vraiment à rien !
Callie : stop arrête de m'insulter continuellement ! c'est toi qui as insisté pour nous fassions un enfant !
Georges : oui c'est vrai et tu as mis plus de 2 mois à le faire !
Callie : je ne suis qu'une poule pondeuse pour toi c'est ça ?
Georges : non tu es ma femme et tu te dois de faire ce que je te demande
Callie : mais ça ne va pas la tête ! tu te crois au 18 ème siècle ? je ne suis pas ta chose ! et je n'aime pas la personne que tu deviens
Il se lève, m'attrape par le bras et me pousse sur un mur
Georges : tu as dit oui ! je suis l'homme alors TU FAIS CE QUE JE DIS et c'est tout !
Callie : Georges tu me fais peur
Georges : tu as bien raison car si tu n'exécute pas mes souhaits tu t'en souviendras.
Son regard était dur et froid. Ça me glaçait le sang, je voyais cette haine dans ces yeux et son poing fermé. Sur le moment je me suis imaginé recevoir ce poing dans la figure …
Georges : je vais boire un verre quand je reviens je veux que tu te sois calmée !
J'ai hoché de la tête pour acquiescer.
Lors de mon 6 ème mois de grossesse j'avais de plus en plus de bleu sur le corps. L'homme que j'ai aimé au lycée n'était plus du tout le même homme que celui avec qui je vivais.
Le regard noir chaque soir lorsqu'il rentre du bar, les coups lorsque fatiguée je ne peux pas réaliser à l'instant présent l'un de ses souhaits … la violence physique et verbale était de plus en plus forte. Il m'interdisait de sortir de parler avec mes amis. Georges était devenu un jaloux maladif.
Encore un rend vous seule chez la gynécologue qui m'annonce que mon bébé n'est pas en forme car il présente un diabète gestationnel due à une mauvaise nutrition, il a une petite taille par rapport à la normale.
Le soir même gorges m'attendais avec une bière dans les mains, affalé dans le canapé.
Callie : le bébé ne va pas bien …
Georges : comment ça ? qu'as-tu fait ?
Callie : il présente une malnutrition prénatale et un diabète gestationnel. Notre bébé est trop petit.
Georges : wahou même en tant que femme enceinte tu es nulle ! (Il se lève du canapé d'un bond) tu me répugnes ton corps de femme enceinte est moche ! et tu es incapable de me donner un enfant en bonne santé ! nulle ! (Il me pousse d'une telle violence que je tombe en arrière) tu es nulle et je n'en peux plus de voir ta salle tête chaque jour ! tu es trop déprimée pour moi
Callie : Georges tout ce que je fais est pour toi ! ma vie est devenue la tienne et tu t'en fiches ! je suis faible émotionnellement et physiquement c'est pour ça que notre bébé ne va pas bien ! chaque jour ce sont des insultes et des coups qui tombent ! mon enfant ne va pas bien par ta faute !
Il frappe au visage, je retombe de nouveau au sol.
Georges : c'est mon enfant que tu portes dans ta salle carcasse (un coup de pied dans le dos) je suis l'homme ici ! je dois te dire tout ce qu'il faut faire sinon tu ne bougerais pas ton cul pour t'occuper comme il se doit de moi (coup de pied dans le bassin)
Je me mets en position fœtale allongé sur le sol pour protéger mon ventre, des larmes qui roulent par centaines sur mes joues.
Georges : une moins que rien (un autre coup) une minable (un autre)
Callie : s'il te plait arrête je t'en supplie …
Georges (s'agenouille au dessus de moi et me prend la tête par la mâchoire) : tu me dois tout ! sans moi tu n'existe pas ! tu es à moi (me gifle)
Callie : stop tu me fais mal je n'ai pas épousé cet homme-là ! je ne te reconnais plus (dis-je en pleurant)
Georges : ta gueule (un coup de pied dans le ventre) ferme ta gueule de pute !
S'en suivi des coups de plus en plus fort… je ne pouvais même plus savoir d'où provenait les coups tellement mon corps souffrait. Je sentais les ecchymoses devenir visible. Ma tête tournait. C'est lorsque je reçu un coup dans la mâchoire que je perdis connaissance.
Fin du flashback
Callie : c'est la voisine alertée par le bruit et les cris qui a contacté la police. Ils m'ont retrouvé seule étendue en sang sur le sol dans le salon. Les médecins n'ont rien pu faire pour mon enfant … j'ai perdu mon bébé à cause des coups de Georges.
Je revoyais les images de mon réveil à l'hôpital, la tristesse dans le regard de ma mère et la haine dans celui de mon père.
Callie : Georges s'était enfui, la police était à sa recherche, mon père avait déposé une plainte contre lui, une plainte pour violence conjugale entrainant la mort d'un enfant prénatal.
Le silence régnait dans la chambre … je n'osais pas regarder Arizona de peur de voir du dégout dans ces yeux. J'avais tort puisqu'elle m'entoura de son bras et m'embrassa le front.
Arizona : je suis tellement désolé pour toi mon amour ! ce que tu as vécu a dû être terrible. Ta relation avec lui n'était pas saine il a abusé de toi … et mon dieu cette violence … s'il te plait Calliope regarde moi
J'osais pour a première fois tourné ma tête vers elle. Je n'y vis que de l'amour. Pas de pitié ni de dégout.
Arizona : je suis désolé de m'être énervé plus tôt, si j'avais su je ne l'aurais jamais fait. Tu es tellement forte mon amour ! la femme que je vois en face de moi est très courageuse et a traversé des épreuves bien plus dures que la plupart des personnes que je connais. C'est incroyable de ta part de t'être relevé et d'arriver à me parler de ce drame.
Callie : j'ai perdu un bébé … (je me cale encore plus dans ses bras et enfoui ma tête dans son cou pour y déverser mes larmes)
Arizona : oui mon amour …
Flashback
De retour à paris dans un nouvel appartement en collocation avec Octavia pour ses études.
J'ai mis 3 mois à me remettre des blessures physiques et le triple pour reprendre confiance en moi. Ne plus avoir peur lorsque je sors seule dans la rue, peur d'être dans la même pièce qu'un homme, peur que Georges me retrouve et vienne finir le travail…
Je suis suivi par une psychologue, elle m'aide à me détendre et à surtout évacuer la peine que j'ai d'avoir perdu mon bébé. Mon corps s'en souviens comme si c'était hier, le déchirement dans tout mon être lorsque j'ai réalisé que l'être humain que je portais en moi était mort tout de suite des coups de Georges. Georges qui était toujours en cavale … la police pense qu'il a quitté le pays.
Octavia : bon allé Callie ! ça fait 6 mois ! il faut que tu sortes maintenant, je rejoins Raven à 16h dans le parc Luxembourg. Tu viens avec nous ! je ne t'en laisse pas le choix. Tu as 1 heure pour te préparer
Callie : non écoute je ne suis pas en forme …
Octavia : s'il le faut ! tu ne fais rien de tes journées tu ne vas presque plus en cours, tu ne vois plus tes amies … tu t'es même éloignée de tes parents
Callie : j'ai honte de moi honte qu'il me voit depuis l'hôpital
Octavia : non il ne faut pas ! au contraire j'ai eu ta sœur au téléphone i jours (je redresse automatiquement la tête) elle s'inquiète pour toi …
Callie : je … je ne savais pas que tu étais en contact avec elle
Octavia : si … depuis l'accident … elle m'appelle pour prendre de tes nouvelles puisque tu ne lui en donnes pas de ton plein gré
Callie : ah … oui d'accord je vais l'appeler (dis-je d'une petite voix)
Octavia : oui et tu vas sortir avec nous ! je suis persuadé que tu ne sais plus à quoi ressemble Raven !
Callie : en tout cas je sais que sa sale tête brune te plait de plus en plus
Octavia rougie instantanément et préfère partir, enfin s'enfuir de la pièce pour ne pas avoir à répondre
Octavia : on part dans 1 heure ! prépare-toi (cri-t-elle à travers l'appartement)
2 heures octavièrent et Raven ont enfin finit par se mettre d'accord sur l'endroit où nous irions prendre un café et sans grand étonnement Raven laissa gagner octavia pour un Starbucks.
Serveuse rousse : bonjour vous avez choisi ?
Callie : oui je vais prendre un capuccino en talla s'il vous plait et un muffin au chocolat.
Serveuse rousse : un prénom s'il vous plait
Callie : Callie
Serveuse rousse (écrit sur le gobelet) : ça vous fera 8,45 € s'il vous plait… (je paye) vous pouvez attendre votre commande au bout du comptoir.
Callie : merci
Serveuse blonde : c'est vous le cappuccino en talla ?
Callie : oui c'est moi
Serveuse blonde : je vous imaginais bien boire ça
Callie : ah oui pourquoi ça
Serveuse blonde : je ne sais pas vous êtes grande un caractère bien trempé … ça se sent ! et vous êtes raffiné. Je ne sais pas mais je vous imagine bien boire un cappuccino accompagné d'un muffin … apparemment.
Callie : le caractère est parti depuis quelques temps je vous avouerai
Serveuse blonde : vous ne devriez pas ! reprenez-le, le caractère fait partie du charme. Vous êtes belle avec un très beau visage, un sourire communicatif au passage
Callie : je pourrais presque croire que vous me draguez
Serveuse blonde : et si c'était le cas ! que feriez vous ?
Un silence s'installe entre nous deux.
Octavia me donne un coup de coude dans le ventre et m'incite à lui répondre.
Callie : je … je ne sais pas quoi vous répondre. Désolé.
Elle semble déçue de ma réponse mais se rattrape vite.
Serveuse blonde : voici votre café. Je travaille chaque jour ici, excepté le samedi et le dimanche.
Je ne bouge pas, comme paralysée devant cette femme qui me drague ouvertement devant mes amies, j'ai l'impression de lui plaire. Mais moi de mon côté je suis incapable d'exprimer mon ressenti sur cette situation, une première pour moi. Et j'avoue que depuis Georges c'est la première fois qu'une personne me fait du charme… ça fait du bien.
Face à mon manque de réaction c'est Octavia qui prends la parole.
Octavia : je vous prends ça ! merci beaucoup. Bonne journée.
Sur ce elle me tire pour rejoindre Raven installée à une table plus loin.
Octavia : Callie regarde !
Elle me tend le gobelet où un numéro était noté « Erica : appelle-moi, j'ai très envie de te revoir et de t'offrir ton capuccino. »
Raven : j'espère que tu vas l'appeler et que tu vas passer un bon moment avec elle sans te prendre la tête et sans penser à Georges.
Oui ça serait bien de penser à autre chose pendant au moins une après midi, rencontrer quelqu'un de nouveau apprendre à la connaitre.
J'ai eu le courage de l'appeler 1 semaine plus tard. Elle était très heureuse de mon appel et m'a proposé un rend vous dès le lendemain à la fin de son service.
C'est extrêmement stressé que je suis arrivée devant le Starbucks. Je suis persuadée que se sont mes auréoles qui vont la faire fuir et pas mon manque de de courage et de confiance en moi.
Erica : Callie ! (Je me tourne et la vois arriver avec deux gobelets) comment vas-tu ?
La fin du vouvoiement me surprend mais comme celui-ci ne me dérange pas j'en fais de-même
Callie : bien et toi ?
Erica : Super ! Je t'ai pris ton café
Callie : oh merci ! tu te souviens de la commande de toutes tes clientes
Erica : Seulement les plus belle
Elle réussi à me faire rougir, pour éviter qu'elle ne le remarque je prend une gorgée de mon café, sauf que celui-ci était brulant et sans possibilité de me retenir je lui recrache ma gorgée sur son tee-shirt.
Erica : AHHH mon dieu c'est chaud !
Callie : oh pardon je suis vraiment désolée … je gâche tout pardon Erica : non non ce n'est rien c'est juste mon tee-shirt de travail ! j'en ai d'autres … En revanche c'est chaud et j'aimerai me changer du coup ! On peut passer chez moi ?
Callie : oui bien sûr et excuse moi encore une fois …
Elle prend mon visage entre ces mains
Erica : arrête de t'excuser ce n'est rien ! j'ai eu chaud d'un coup (me dit-elle accompagné d'un clin d'œil)
Elle me prend la main et nous dirige vers une bouche de métro. 20 minutes plus tard nous arrivons au pied de son immeuble.
Erica : et voila mon chez moi, bon je n'habite pas dans un super quartier mais au moins le loyer n'est pas trop cher !
Callie : je ne juge pas 😉
Erica ouvre la porte : tada … et oui c'est un petit studio parisien …
Callie : hey ! je ne juge vraiment pas ! en plus il est fonctionnel et plutôt bien aménagé.
Erica : bon je n'avais pas prévu que tu vois mon appartement, je n'ai pas trop rangé …
Callie : je n'avais pas prévu de cracher le café que tu m'avais offert ! d'ailleurs c'était une très gentille attention de ta part
Erica : c'est normal, bon je vais me doucher à l'eau froide et me changer ! je fais vite.
Elle part d'un coup me laissant seule dans son petit appartement, peu de décoration ni de photo personnelle. On dirait presque qu'elle n'y est que pour dormir ou qu'elle vient seulement d'emménager ou les deux !
Je me pose sur son canapé qui doit faire aussi office de lit, je me perds totalement dans mes pensées. Suis-je prête à recommencer une relation et encore plus avec une femme, alors oui j'ai déjà couché avec des femmes mais jamais de relations sérieuses… Est-ce que je pourrais lui faire confiance ? … Un avantage, c'est une femme ! il y a peu de chance pour que je revive des violences conjugales ni que je tombe enceinte et qu'elle me force à garder le bébé. Un bon point pour elle !
En plus de ça les filles ont raisons j'ai besoin de nouveauté dans ma vie ça ne pourrais que me faire du bien, penser à autre chose qu'au passé !
Elle sort de la douche avec une nouvelle tenue bleu très claire qui va très bien avec son blond. Honnêtement elle est belle.
Je me lève et m'approche d'elle.
Callie : tu es belle
Erica (rougit) : oh merci, je te trouve très belle aussi, et tu me plais beaucoup physiquement, j'ai hâte de plus te découvrir mentalement.
Callie : je suis ouverte à te le montrer
Erica : oui moi aussi ! On y va ?
Callie : je te suis
On a passé l'après midi à marcher tranquillement à parler de nos vies, de nos projets et de parler un peu de nos amis dont celle qu'elle avait vu lors du premier café.
Elle m'a gentiment ramenée en bas de mon immeuble. Honnêtement ce fut une belle après midi qui m'a permis de me sentir de nouveau sourire !
Erica : j'ai beaucoup aimé cette après-midi avec toi ! j'espère que nous aurons l'occasion de se refaire ça.
Callie : oui moi aussi le sentiment est réciproque.
Erica : bonne soirée Callie (elle s'approche de moi, pose ses lèvres sur ma joue)
Je suis entrain de rougir comme une ado, je crois que j'aurais aimé qu'elle m'embrasse. Pour bien finir ce rendez-vous. Mais peut être une prochaine fois et ça me permettra de réfléchir sur ce que je veux vraiment et sur qui je suis après ma vie avec Georges.
Callie : Bonne soirée à toi aussi ! rentre bien (elle commence à partir mais je la retiens du bras) on se revoit vite ?
Erica avec un grand sourire : oui très vite, je t'appellerai !
Et c'est ainsi que cette merveilleuse journée s'est terminée.
A peine arrivée chez moi Octavia me saute dessus et me demande de lui raconter ! Ce que je fais sans hésiter.
Octavia : ahhh le sourire que tu as sur le visage veut tout dire !
Callie : comment ça ?
Octavia : petit sourire en coin mais très flagrant, les yeux qui pétillent de bonheur ! tout ton corps me dit que tu as adoré sortir avec elle !
Callie : oui bon ça va …
Octavia : vous allez vous revoir j'espère ?
Callie : oui normalement enfin j'espère aussi … elle doit me contacter pour un prochain rendez-vous.
Octavia se lève et croise ces doigts avec un grand sourire. J'espère vraiment qu'elle va me recontacter et que ma maladresse ne l'a pas fait fuir !
6 jours plus tard alors que je passe devant le café où travailles Erica, j'espère croiser son regard et lui demander par la pensé de m'envoyer un message, car ça fait tout de même 6 jours et que en 6 jours j'ai bien réfléchi et je crois être prête à revivre une histoire d'amour et en plus de la vivre avec une femme.
C'est peut-être un coup de chance ou une aide du destin car le soir même elle m'envoie un message me proposant de sortir demain soir. Et au restaurant qui plus est ! un vrai date. Je suis aux anges !
J'ai passé plus de 2 heures à me préparer et vraiment lui plaire. Robe rouge talon haut noir, maquillage de vigueur et cheveux bien coiffé avec de belles boucles.
Arrivée à l'adresse indiquée, je la repère facilement car elle est adossée au mur avec une rose dans les mains. Elle est belle et un peu maquillée ! honnêtement elle me plait beaucoup.
Erica : je suis très heureuse de te revoir et de passer la soirée avec une si jolie femme !
Callie : oh merci c'est très touchant mais je pourrais en dire tout autant de toi. Tu es très belle (dis-je en rougissant, mes joues me chauffent tellement que j'en ai peur de devenir vraiment toute rouge)
Erica : merci ma belle ! On y va ?
Callie : je te suis (j'attrape sa main et lui souris)
Durant cette soirée nous avons énormément appris l'une sur l'autre. Sa main posée sur la mienne me rassure et me pousse à m'ouvrir encore plus à elle. A la fin du repas elle me propose de sortir nous balader ce que j'accepte sans hésiter.
Erica : alors, … qu'envisages-tu avec moi ? (sa main dans la mienne se resserre)
Callie : je me sens bien et je crois que je serrais prête à retenter une histoire d'amour avec quelqu'un. Pourquoi pas toi …
Erica : donc ça ne te dérangerait pas si je t'embrassais là ?
Callie : non j'en ai même plutôt envie …
C'est ainsi que ce déroule notre premier baiser, doux, plus doux que les lèvres de Georges. C'est très agréable d'être embrassée de nouveau par quelqu'un a qui on semble vraiment plaire aussi.
Callie : on tente l'expérience du coup ?
Erica : oui Callie on tente !
Elle m'embrasse de nouveau puis nous nous prenons dans les bras. Je suis incroyablement bien avec elle.
Que vous dire des 3 mois qui suivirent : Rencontre officielle avec mes amis, notre première fois, notre première dispute puis vint la joie, l'amour et beaucoup de rire à nouveau. Mais il a suffi d'une rencontre imprévue pour que tout ce bonheur disparaisse.
Cela fait 2 jours que je n'ai aucunes nouvelles de ma copine et ça m'inquiète vraiment énormément. Jusqu'à un coup de téléphone.
Callie : Erica mais enfin ! j'étais super inquiète tu ne …
Erica : c'est fini entre nous deux.
Callie : quoi ? mais je … qu'est ce qu'il s'est passé
Erica : c'est tout c'est comme ça, au revoir.
Elle a raccroché avant même de me laisser bien entendre son au revoir sans émotion ni intonations dans sa voix. Je me laisse tomber au sol dans un grand vacarne qui réveille Octavia de sa sieste.
Octavia : Calliiiieee ça va ? tu es blessée ?
Callie : Elle vient de me quitter sans explication …
Octavia : mais comment ça ? on va aller la voir ! allez lève toi, tu ne vas pas te faire larguer sans explication !
Arrivée au starbucks on apprend qu'elle a déposé sa démission hier, puis arrivée à son appartement le concierge nous annonce qu'elle a rendu les clés en disant simplement qu'elle partait loin.
Complètement dévastée j'appelle ma sœur pour obtenir du réconfort mais c'est mon père qui répond à son téléphone ?
Carlos : Callie ne pleure pas, relève toi et va te trouver un homme qui prendra soin de toi !
Callie : Mais comment ça ? Que veux tu dire par là
Carlos (se met à crier) : je suis au courant pour ta petite histoire avec cette femme ! mais ne t'en fais pas elle ne reviendra plus perturber ta vie !
Callie : mais … comment …
Carlos : j'ai déboursé 100 000 € pour te sauver de se pécher, alors non elle ne reviendra plus.
Octavia qui prend le téléphone : Attendez monsieur Torres, comment étiez vous au courant pour sa relation avec Erica ? et depuis combien de temps ?
Carlos : Cela fait 3 jours et j'ai reçu un appel anonyme avec un mail où il y avait des photos immonde de ma fille et de cette femme bouche contre bouche !
Octavia : qui est-ce ? qui vous a appelez ? (dites-elle plus qu'énervée)
Carlos : c'était une voix d'homme qui ressemblait étrangement à celle de Georges mais c'est impossible ! mes enquêteurs ont fait une recherche et m'ont informé qu'il avait quitté le pays. Le numéro venait d'un petit restaurant sur l'autoroute menant à la grande ville.
Octavia : oh mon dieu, je n'en reviens pas. Vous ne pensez qu'a vous ! et ce depuis toujours ! Votre fille était de nouveau heureuse ! Enfin après tous les drames qu'elle a vécus !
Carlos : Prévenez ma fille que si elle ne se trouve pas un homme elle n'a plus sa place chez les Torres.
BIP
Octavia : il a raccroché … Callie … On va retrouver l'homme qui a appelé et si c'est Georges c'est un homme mort.
Callie : je … j'ai envie de vomir …
Je me lève rapidement et pars vider mon déjeuné dans les toilettes … des larmes roulent sur mes joues. Ma vie n'est qu'un amas de malheur et que je le touche enfin ma famille ultra croyante vient le détruire …
Fin flashback
J'ai passé plusieurs jours à pleurer puis j'ai rebondi et décider de finir d'abord mes études puis de partir, changer d'air !
Entre temps et je ne l'ai découvert trop tard que mes amies étaient à la recherche de ce mystérieux homme.
C'est dans le même bar dont mon père parlait qu'elles l'ont trouvé. Lexa et Raven ont vu Georges au bar. Elles n'ont pas attendue pour lui sauter dessus et le faire sortir du bar pour avoir des explications.
Il leur a simplement répondu qu'Erica avait été engagée pour me plaire puis me briser le cœur et que de toute manière je méritais car j'avais perdu son enfant. Que l'appel à mon père venait de lui et comme il connaissait bien Carlos il se doutait bien de la réaction qu'il allait avoir en apprenais les tendances sexuelles de sa fille.
Raven la frappé à la mâchoire il a rigolé. Lexa et Raven étaient plus qu'énervées. Ils se sont battu jusqu'à ce que le patron du bar intervienne pour les stopper. Malheureusement a ce moment là Georges a sorti un couteau et l'a planté dans la jambe de Raven …
Arizona : Oh mon dieu … Callie j'espère qu'ils sont encore tout les deux en prison et que justice a été faites.
Callie : oui avec l'agression de Raven plus les preuves de la caméra de surveillance qui par chance était équipée d'un micro. Le juge n'a pas mis beaucoup de temps pour les juger tous deux coupable. Georges a pris 25 ans de ferme et Erica : 5 ans ferme, plus amende et dédommagement financier du préjudice que j'ai subi.
Arizona : Princesse, vient là (dit-elle en me tendant les bras)
Je me colle à elle, elle me sert le plus fort possible sans me faire mal et caresse mon dos.
Arizona : je te promets que tu ne revivras plus jamais jamais de choses pareilles. Je reste avec toi et te promet de te rendre heureuse tant que tu voudras de moi. Je t'aime sincèrement Calliope ! je te le prouverai jours après jours.
Mes larmes redoublent d'intensité, des larmes de tristesse après ma confession, des larmes d'émotions suite à sa déclaration ? Je ne sais pas… Ce que je sais c'est que pour rien au monde je ne veux perdre cette femme.
Arizona : je te remercie de t'être ouverte à moi sur ton passé. Tu peux me faire confiance.
Elle a passé la nuit à me rassurer et me faire des caresses. Me répéter qu'elle m'aime et me faire des promesses sur l'avenir. J'avais besoin d'une femme comme elle. Qu'importe ce que ma famille pense, je suis amoureuse d'une femme qui pourra prendre soin de moi, je le sens, je le sais ! Arizona est mon bonheur futur.
Re bonjour a toutes et tous ! Cela fait maintenant quelques temps que je n'avais pas posté et j'ai eu beaucoup de mal à écrire !
J espère tout de même que ce chapitre vous aura plu.
N'oubliez pas de laisser des reviews ce sera un plaisir pour moi de les lire et de vous répondre.
The moutain cocon
