Hellooooo tout le monde ! Voici la première partie de la Quatrième Année ! Comme je l'ai dit au chapitre précédent, cette année sera composée de 3 parties, donc il en manque encore deux Je pars en vacance ce vendredi pour une semaine, et je vais faire mon possible pour poster Quatrième Année, Partie II, à temps, mais je ne vous promets rien. Pareil pour la troisième partie, parce qu'après mon cousin vient chez moi pendant une semaine, donc je n'aurais pas beaucoup de temps pour aller sur l'ordi ^^ Comme je l'ai dit plus haut, je ferais mon possible. Comme d'habitude, je m'excuse pour les fautes qui peuvent traîner ici et là. Bonne lecture !
Ps : Petite note à la fin du chap, lisez svp !
QUATRIEME ANNEE :
Les Malefoys lui envoyèrent un hibou pour lui dire qu'ils iraient la chercher à 17h.
« C'est pour voir la Coupe du Monde de Quidditch, » expliqua-t-elle à ses parents. « Bulgarie VS Ireland. »
« Depuis quand tu aimes le sport ? » Demanda son père. « Quand tu étais petite, je t'avais inscrite à un club de football, et tu n'as même pas voulu enfiler les chaussures. »
« Ca m'ennuie. Beaucoup, » admit-elle. « Mais ils ont acheté des tickets et m'ont proposé de venir, et c'est quelque chose plutôt… important. Je vais sûrement passer la plupart de mon temps à feuilleter des magazines avec Daphnée, de toute façon. »
Elle était nerveuse du comportement que les Malefoys auront avec ses parents est-ce qu'ils savaient comment se comporter dans la société Moldue ? Est-ce qu'ils allaient apparaître sur le pas de la porte ou quelque chose comme ça ?
Pourtant, elle n'avait aucune raison de s'inquiéter. Ils descendirent d'une voiture qui fit siffler d'admiration son père, à 17h pile. « Tu ne m'avais pas dit qu'ils étaient plutôt riches, » lui murmura son père quand la famille Malefoy entra chez eux. Ils avaient même fait l'effort de s'habiller comme des Moldus. Peut-être d'une manière un peu trop chic pour un quartier de banlieue, mais personnes ne se plaint quand les parents de ses amis s'habillent bien. Pas de robes. On ne voyait pas les baguettes. Aucune trace de vêtement de style victorien, un style que pourtant beaucoup de sorcières affectionnent.
Bien que, maintenant qu'Hermione y pensait, elle n'avait jamais vu Narcissa habillée avec des vêtements de ce style-là Peut-être que c'était une question de classe et de rang, parce qu'Hermione avait vu beaucoup de parents, à la gare, qui étaient habillés de manière… Intéressante, pour être poli.
« Ça me fait vraiment plaisir de vous rencontrer, » dit M. Granger. « Hermione nous a beaucoup parlé de Drago, et c'était très gentil de votre part de l'avoir invité l'été dernier. J'aurais aimé vous avoir invité avant, mais notre emploi du temps était si chargé avec le cabinet. »
Lucius Malefoy tendit sa main et le père d'Hermione la serra. « De mon côté, » dit-il. « J'étais si content de savoir que Drago s'était fait une amie qui a un don pour le sortir des problèmes. » Lucius s'arrêta vers le seuil de la porte, Drago et Narcissa dans sa foulée. « Vous savez comment sont les garçons à cet âge. »
« Je me souviens comment j'étais, » dit M. Granger avec un rire. « J'étais si reconnaissant quand j'ai appris qu'on allait avoir une fille. Vous voulez quelque chose à boire ? »
« Oui, merci, » intervint Narcissa en s'asseyant avec Mme. Granger. Drago et Hermione restèrent debout, ne sachant pas quoi faire.
« Oh, pour l'amour de Dieu, aller dehors, » rit la mère d'Hermione. 'Vous me rendez nerveuse. »
« Drago, pourquoi n'aiderais tu pas Hermione avec ses affaires, » suggéra Lucius. « Il y a de la place dans le coffre. »
Alors que les deux ados partirent, Narcissa rit. « On pensait les emmener à diner avant de les laisser tranquille à la Coupe du Monde demain. Théo et Daphné - Les deux autres enfants dans leur année - nous rejoignent avec les parents de Daphné pour le restaurant. Voulez-vous nous accompagner ? »
« Merci, mais non, » déclina Mme. Granger. Elle n'avait jamais été à l'aise avec le monde des Sorciers. « Vous êtes une femme courageuse pour inviter quatre adolescents chez vous pendant deux semaines. »
Le sous-entendu 'comment aller-vous faire pour les surveiller' flottait dans l'air, silencieux.
Narcissa se tendit imperceptiblement, essayant de ne pas laisser le dédain couler dans son ton, en se rappelant que cette pauvre Moldue n'avait aucune idée à quel point elle avait été malpolie de suggérer que Drago ne pouvait pas se tenir correctement avec des filles. Elle répondit, calmement, « Je sais. J'ai le sommeil très léger, donc je doute que j'aurais un moment pour me reposer, mais nous avons demandé à Drago s'il voulait inviter des amis et, enfin, Théo et lui sont inséparables depuis qu'ils sont bébés, et les deux jeunes filles ont été tant de fois chez nous, que c'est comme leur troisième maison. Et puis l'énergie des jeunes est si agréable, vous ne trouvez pas ? Toute cette innocence et leur manière de penser, si naïve et charmante à la fois. Ils pensent toujours pouvoir se sortir des problèmes sans qu'on ne le remarque, alors qu'on connait tous leurs mouvements. »
Rassurée, Mme. Granger dit, « Eh bien, faites le moi savoir si vous devenez fatiguée d'Hermione, et nous la reprendrons. »
« Nous ne pourrons jamais nous fatiguer de votre Hermione, » dit Lucius. « On serait capable de la kidnapper puis l'installer dans une chambre si on le pouvait. »
Mme. Granger rit. Narcissa Malefoy fixa son mari, souriante.
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« Tes parents ont une voiture ? » Demanda Hermione, stupéfaite, alors qu'ils rangeaient ses affaires dans le coffre.
Drago haussa les épaules. « Mon père dit que c'est stupide de ne pas pouvoir s'intégrer dans la population de Grande-Bretagne, même si ils sont en majorité Moldus. » Il lui sourit. « Tu ne pensais pas qu'on était comme ces stupides Weasleys, hein ? Collectionner des objets Moldus sans savoir comment ça marche. »
« Les Weasleys font ça ? Même si je ne pense pas que tu vas vraiment t'intégrer dans la majorité des Moldus vu la réaction de mon père. »
Drago rit, et se relaxa contre la voiture, et enleva ses cheveux de devant ses yeux. Hermione essaya de contrôler sa manière de respirer, car son souffle était d'un coup très rapide. 'C'est juste Drago,' se dit-elle. 'Tu le connais depuis des années et il veut juste être ami avec toi. Il a déjà Pansy.'
Pourtant, Pansy n'avait pas été invitée pour accompagner Drago à la Coupe du Monde, contrairement à elle. Ce n'était pas Pansy qui était régulièrement invitée chez les Malfoys.
Elle se demanda s'il avait aussi offert un bracelet à Pansy.
« Arthur Weasley, » disait Drago, « A une obsession assez bizarre avec la technologie Moldue, mais il n'y comprend rien. C'est pathétique. »
« Tu t'attends à quoi ? » Se moqua Hermione en roulant les yeux. « Ce serait trop logique de demander à quelqu'un comme ça marche. Beaucoup plus intelligent de juste appuyer sur les boutons jusqu'à ce qu'à explose. »
Drago rit et croisa les bras. « Ouais. Enfin, personne n'a jamais dit que les Weasleys étaient intelligents ou travailleurs. »
« Ouaip. »
Ils restèrent là, silencieux, jusqu'à ce que Narcissa et Lucius sortent de la maison et rejoignent les adolescents maladroits et gênés.
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« Nous devons utiliser un Portoloin, évidemment, » expliqua Narcissa. « Vous êtes encore trop jeunes pour pouvoir transplaner. C'est un horrible moyen de transport, mais nous n'avons que ça. Contrôler l'arrivée de la foule pour la Coupe du Monde tout en essayant d'éviter que les Moldus nous détectent a été un problème assez dur à résoudre. »
« Les personnes avec les sièges les moins cher doivent arriver deux semaines en avance, » dit Drago avec un rictus. « Nous n'avons pas ce problème. »
« Non, » acquiesça sa mère. « Et ton père s'est débrouillé pour avoir un Portoloin privé, donc nous n'aurons pas besoin de vagabonder autour du terrain pour en trouver un. Mais j'aurais aimé arriver là-bas plus tard. »
Hermione remit son sac sur son dos et Daphné entremêla son bras dans celui de Théo, alors qu'ils attendaient l'heure du départ du Portoloin. Quand l'objet, plutôt misérable, s'activa, elle se sentit aspirée. Elle avait l'impression de voyager à travers le vide total. Elle était complètement d'accord avec Narcissa : C'était un horrible moyen de transport.
La partie ou tu tombes la tête la première sur un terrain n'était pas génial non plus.
Lucius tendit un petit objet à Narcissa et Hermione l'entendit murmurer, « Juste au cas où tu aurais besoin d'évacuer les enfants. Ce n'est pas censé se passer avant la fin du match, mais tu sais comment certaines personnes peuvent être trop pressées, et avec Jedusor qui n'est pas encore bien rétabli… »
« J'ai compris, » le rassura-t-elle, sa main caressant la joue de son mari dans un rare acte publique d'intimité.
« Voulez-vous voir notre tente ? » Proposa Lucius Malefoy, et les enfants commencèrent à le suivre à travers un camping bondé. « Drago, offre ton bras à la jeune fille, » ordonna son père sans même se retourner.
Le jeune garçon tendit sa main et dit, « Hermione ? » et elle le laissa lui prendre sa main, en essayant de cacher un peu son visage pour que personne ne la voit rougir.
« J'ai envoyé quelqu'un il y a quelques heures pour installer la tente, » disait Lucius Malefoy. « Et ça devrait être… Oui, elle est là. »
Il s'arrêta devant ce qui semblait être une tente Moldue pas très attrayante. Il poussa la toile qui servait de porte, et laissa sa femme entrer. Narcissa lui sourit et se pencha pour rentrer. Drago accompagna Hermione à l'intérieure. La jeune fille put se tenir debout sans problème, et elle observa la tente avec émerveillement.
Elle avait pénétré dans un charmant cottage. Une cuisine ensoleillée était à sa droite, avec une énorme table. A sa gauche, il y avait un confortable salon, accompagné d'un jeu d'échec et une petite étagère remplie de livre. Une rangée de porte était placée à l'arrière de pièce. C'était sûrement les chambres.
« Normalement, nous n'aurons pas à rester pour la nuit, » dit Narcissa, « Mais on ne sait jamais avec le Quidditch, donc j'ai demandé à Lucius de faire installer cette tente à la place de la petite. »
« Merci encore de m'avoir invitée, » dit Hermione. « C'était vraiment très gentil de votre part. »
« N'importe quoi, » dit Narcissa en lui souriant. « Tu sais, nous te considérons comme de la famille. »
« On devrait peut-être rejoindre nos sièges ? » Intervint Drago qui se tenait prêt de la porte. C'était évident, il voulait être sans ses parents. « Je peux lui montrer la vue ? »
Lucius l'observa attentivement, et le garçon se ratatina un peu sous le regard perçant. « Le match commencent seulement dans plusieurs heures, Drago, mais tu as le droit de faire une balade avec tes amis. Sois de retour pour le repas, s'il te plaît, et nous rejoindront les loges après manger. » Il se tourna vers Narcissa, et puis emmena Drago dans un coin. « Au cas où tu veux acheter un souvenir, un truc à manger ou quelque chose comme ça. Prend soin de tes invités, fils. »
Après cet intermède, Drago, Hermione, Théo et Daphné laissèrent les adultes. Ils s'arrêtèrent à un stand où ils achetèrent des chocolats chauds et des gâteaux Drago fit tout un plat parce qu'il allait payer pour tout le monde, et Théo, avec un soupir, sortit sa propre monnaie du fond de sa poche.
Ils trainèrent, buvant leurs chocolats chauds, observant les gens qui secouaient des drapeaux avec frénésie, et assistèrent à une grosse dispute sur une règle obscure qui pouvait donner un avantage à l'Irlande. A un moment, ils atteignirent un emplacement de camping occupé par des Bulgares, qui affichaient des photos d'un adolescent - l'air un peu plus vieux qu'Hermione et ses amis - qui attrapait un Vif d'Or, encore et encore.
« Qui est-ce ? » Demanda Hermione. Théo grogna.
« Alors toi, tu ne connais vraiment au Quidditch… » Se désola-t-il.
« C'est Victor Krum, » expliqua Drago. « Probablement le meilleur joueur de Quidditch au monde. »
« Il joue pour la Bulgarie ? » Demanda-t-elle. Daphné couvrit sa bouche pour étouffer ses rires.
« Oui, Hermione, » lui dit-elle. « Il joue pour la Bulgarie. C'est leur Attrapeur. »
« Oh, comme toi, Drago ! » S'exclama-t-elle en lui souriant. Drago se pavana quelque peu en entendant la comparaison.
« Oui, » se moqua Théo, « Ils jouent tous les deux au même poste, mais je penses que Victor Krum joue un petit peu mieux que Drago. »
Hermione haussa les épaules, et observa le poster. « Il a l'air grincheux. »
« Il est sexy, » corrigea Daphné. Théo lui envoya un regard bizarre. « Quoi ? Il l'est, c'est tout. »
Ils traînèrent encore quelques heures puis retournèrent vers la tante. Narcissa Malefoy se relaxait dans un des confortables fauteuils en lisant un magazine sur la mode sorcière. « J'ai sorti sur la table plusieurs plats et sandwichs, » dit-elle en montrant la table. « Servez-vous. Mais faites en sorte de manger quelque chose de sain et pas que des douceurs et autres choses dans le genre. »
« Ou est père ? » Demanda Drago pendant que lui et Théo remplissaient des assiettes avec des sandwichs et des biscuits.
« Il rencontre des associés, » informa Narcissa. « Il sera de retour à temps pour nous accompagner aux loges, ne t'inquiètes pas. » Elle tendit son magazine à Hermione pour lui montrer un article. « Je trouve que cette robe vous irait parfaitement, ma chère. »
Hermione observa avec admiration la robe bleue, toute simple, et sourit pendant un instant, s'imaginant en train de danser dans un grand bal, vêtue de cette robe. « Elle est magnifique, » dit-elle, « Mais je ne crois pas que j'aurais vraiment besoin d'une robe comme ça. Elle est plutôt réservée pour des grandes occasions. »
Narcissa sourit. « Eh bien, s'il se trouve que vous avez besoin d'une robe de ce genre cette année, je serais heureuse de vous emmener faire du shopping.
« C'est très gentil, » la remercia Daphné.
« Oh non, pas du tout ! En disant ça, je joue un peu mon égoïste. J'aime Drago chèrement - Comme toi, Théodore - mais les garçons ne sont pas drôles quand il s'agit de shopping, et sachez que je vous considère toute deux comme les filles que je n'ai jamais eu. »
Quand Lucius arriva, ils se dirigèrent tous vers les escaliers étroits qui menaient aux loges. Hermione soupira quand elle vit Harry Potter et toute la famille Weasley, qui étaient déjà assis. Narcissa sembla vaguement offensée, et Lucius Malefoy regarda Arthur Weasley avec répugnance.
« Qu'avez-vous vendu pour pouvoir vous acheter ces tickets ? » Demanda-t-il, un sourcil relevé. « Votre maison ne vaut pas assez pour ces tickets, n'est-ce pas ? » Quand il vit Ludovic Verpey derrière le clan Weasley, il eut un grognement discret.
Hermione cacha son sourire alors que Ron Weasley leur lançait un regard noir. Harry Potter s'enfonça dans son siège, espérant de tous son cœur d'être partout sauf ici.
« Ils ne sont pas tous vos enfants, n'est-ce pas ? » Demanda le patriarche Weasley. « Vous avez eu une aventure, Lucius ? »
« Pas du tout. » Il jeta un coup d'œil aux vêtements élimés avec dédain. « Le père de Théodore Nott et moi sommes amis depuis des années et nous considérons son fils comme de la famille. Et c'est toujours un plaisir de recevoir les filles. »
« Oui, on connaît tout de ton amitié avec Nott, » répliqua Weasley. « Des amis de longue date en politique, hein ? »
Lucius sourit. « Je ne vois pas de quoi tu parles. Peut-être que tu pourrais nous clarifier ta pensée ? »
Il y eut un grand blanc, et Lucius aida sa femme à s'asseoir, et, avec un regard autoritaire, ordonna aux deux garçons de faire comme lui avec leurs rendez-vous.
« Il y avait un temps, » dit Lucius, la voix basse, « Où les débats publiques sur les problèmes du monde sorcier étaient encouragés. Maintenant, ma belle-sœur est en prison à Azkaban pour des charges falsifiées, et vous vous tenez ici, dans la loge V.I.P, que vous ne pouvez pas vous offrir, grâce à des faveurs politiques, pendant que des hommes de biens ne sont pas autorisés à se rencontrer librement. Quand vous empêcher les gens de passer par la voie politique, Arthur, ne soyez pas surpris que ces personnes trouvent d'autres moyens d'atteindre leurs objectifs. »
« Etes-vous en train de me menacer ? »
Lucius leva ses sourcils, une expression dédaigneuse sur le visage. « Je ne fais qu'une observation sur l'histoire et l'oppression, Arthur. » Il s'assit à côté de Narcissa, et lui demanda si elle voulait qu'il lui ramène un programme ou, peut-être, des marrons cuits.
Regarder la Coupe du Monde de Quidditch lui confirma que, peut-importe le niveau de jeu, c'était toujours mortellement ennuyant. « Tu ne t'amuses pas ?» Demanda Drago en lui murmurant dans l'oreille.
Elle sourit, puis haussa les épaules. « Je préfère te regarder jouer, » dit-elle, et il lui sourit d'un magnifique sourire en retour, une expression qui lui donnait envie de se jeter dans ses bras et de lui faire un câlin comme ils le faisaient plus jeunes.
Elle arrêta d'y penser et se retourna pour faire semblant de regarder le match. Drago l'observa pendant un moment avant de se retourner également.
L'Irlande avait gagné.
Quand ils retournèrent à la tente des Malefoys, Lucius et Narcissa échangèrent un regard et elle dit, « Bon, les enfants, je ne sais pas vous, mais je préfèrerais dormir dans mon propre lit. Suivez-moi et nous utiliserons un Portoloin pour revenir au Manoir. »
« Pourquoi on ne peut pas rester ici pour célébrer la victoire de l'Irlande ? » Protesta Drago et Lucius se tourna vers lui.
« Es-tu en train de contredire ta mère ? »
« Non, Père, » bredouilla-t-il.
« Bien. Parce que pendant un moment, je pensais que tu ne voulais pas ramener ces dames à la maison. Les célébrations peuvent être quelques peu… violents et ce n'est pas un endroit pour les enfants ou pour ta mère. »
Théo se tourna vers Lucius, les yeux étonnement sérieux pour un adolescent. « Etes-vous en train de dire que… ? » Demanda-t-il, stupéfait.
« La roue du destin tournes toujours, » dit Malefoy père. « Ceux qui étaient au-dessus de tout peuvent se retrouver en bas de l'échelle en un rien de temps. »
« Bien, » dit Théo avec intensité. « Bien. »
« Gardes cette opinion pour toi encore quelques temps, » recommanda Lucius Malefoy. « Et ramènes les filles à la maison. »
« Ne vous inquiétez pas, monsieur, » dit Théo. Il échangea un regard rapide avec Drago, et offrit son bras à Daphné.
Drago les suivit avec Hermione, mais avant de partir il entendit sa mère dire à son père, « Sois prudent, amour. »
Ils retournèrent tous au manoir avec le Portoloin, et Narcissa commanda des biscuits et du chocolat, et ils s'assirent tous autour du feu dans un des nombreux salons.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Demanda Hermione à Drago, la voix très basse.
« Rien du tout, » dit-il en fixant le feu.
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Hermione leva la tête vers Drago quand il descendit pour petit-déjeuner le matin qui suivait. Elle lui tendit un exemplaire de la Gazette Des Sorciers, où il y avait une photo de la Marque Des Ténèbres, qui flottait au-dessus du stade de Quidditch. « Es-ce que tu as quelque chose à me dire ? » Demanda-t-elle, la voix très calme.
« Je suis resté ici toute la nuit, » la voix sombre. « Comme Père l'a fait remarquer, ce n'était pas un endroit pour les enfants. »
« Si t'étais plus vieux, tu aurais été là-bas ? »
Il se servit du jus de citrouille et s'assit, et la regarda d'un mauvais œil.
« Ça te préoccuperais ? »
« Je ne veux pas que quelqu'un te blesses, » dit-elle, la voix forte. « Ceux qui protestent sont… blessés. »
« Tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi, » murmura-t-il. « Je suis trop jeune pour ce genre de truc. »
« Et quand est-ce que tu ne serais plus assez jeune ? » Demanda-t-elle.
« Je ne sais pas, Hermione. Quand j'aurais 16 ans ou 17 ans, je pense. On s'en moque. » Il posa brutalement son verre et se leva. « Merlin, Pansy a raison. Tu crois vraiment que tu es ma gardienne, ou ma protectrice. Eh bien, tu ne l'es pas. » Il sortit en trombe de la pièce. Elle attrapa le journal, et lit une partie de l'article, qui parlait de la façon dont la marque de Voldemort - Celui que Potter est censé avoir battu - est apparu au-dessus du camping, et elle pensa à Lucius, à Drago, Théo, et comment Daphné avait un jour dit que ses parents avait décidé que le fils d'un Mangemort était un choix acceptable pour leur fille.
Elle se demanda qui avait invité le mot 'Mangemort'. Ce n'était surement pas quelqu'un qui militait pour la paix dans le monde.
« Oh, tu es là. » Narcissa entra dans la pièce, et lui enleva le journal des mains. « Pas besoin de lire ce déchet. Je regardais la liste des fournitures pour Poudlard, et il se trouve qu'il demande des robes de bal. Donc tu auras bien besoin d'avoir une robe pour les grandes occasions. » Elle sourit à Hermione. « Qu'est-ce que tu penses d'une journée shopping, juste toi, moi et Daphné aujourd'hui ? »
« Ça a l'air génial, » acquiesça Hermione. « Pensez-vous qu'on peut trouver un robe qui irait avec mon bracelet ? Si on a la chance de s'habille comme ça à l'école je crois que j'aimerais le porter. »
Narcissa Malefoy, qui était passé devant son fils renfrogné », dit seulement, « Bien sûr. »
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Les Malefoys déposèrent les quatre adolescents à la station. « Amusez-vous bien. » dit Narcissa. « Nous allons surement devoir oublier le dîner de Noël, cette année. Quelque chose me dit que vous voudrez rester à l'école pendant les vacances. »
« Essayez d'éviter les problèmes, » dit Lucius, l'air amusé. « Nous nous verrons à… Bref, nous nous verrons. »
Alors qu'ils rentraient dans le train, recherchant un compartiment vide, ils passèrent devant leurs camarades si adorés, qui parlaient avec frénésie de la Coupe du Monde.
« On était dans les loges, » dit Ron Weasley avec orgueil. « On pouvait tous voir. »
« Pour la dernière fois de ta vie, » dit Hermione, en s'appuyant sur la porte du compartiment en regardant le garçon avec dédain. Drago et Daphné se tenait derrière elle Théo avait roulé des yeux et était reparti à la recherche d'un endroit pour s'asseoir.
« Comme si tu aurais pu accéder à cet emplacement sans les Malefoys, » dit Weasley avec un rictus. « Personne ne veut voir une Serpentard Née-Moldue ici t'es comme un concentré du pire des deux mondes. Tes parents n'auraient même pas su comment acheter les tickets. »
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » Intervint Drago en montrant une manche en velours bordeaux qui dépassait d'une des valises. Drago regarda Ginny Weasley avec pitié. « C'est vraiment la meilleure robe que tu as pu trouver ? »
Hermione attrapa la manche, tira et montre la robe à tout le monde. « Err, Drago, » dit-elle. « Ce n'est pas une robe de fille. Je pense que c'est celle de Ronald. »
Daphné riait tellement qu'elle s'en étouffa. « Je crois que ce truc a été à la mode en quoi, 1760 ? »
« Vintage, » résuma Hermione. « Très audacieux de ta part, Weasley. Ce n'est pas tous les hommes qui peuvent porter ça. »
« Le truc avec le vintage, » dit Daphné, qui pleurait de rire, « C'est que les vêtements sont toujours miteux et ont une odeur bizarre. »
Weasley arracha la robe des mains d'Hermione et siffla, « Va bouffer de la merde, sale - »
Avant qu'il ne puisse rajouter un mot, Drago le plaqua contre un mur, la main sur sa gorge. « Sois prudent avec ta bouche, Weasley. »
« Allez, Drago, » le raisonna Hermione en le tirant en arrière. « Il n'en vaut pas la peine. » Avec un regard méprisant envers le rouquin toujours contre le mur du compartiment, Drago se tourna. Il regarda la robe maintenant à terre, et eut un rictus alors qu'il suivait ses amis.
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Hermione applaudit à chaque fois qu'un étudiant fut réparti à Serpentard. Les jumeaux Weasleys huèrent quand le premier petit garçon rejoignit les verts et argents. Hermione dit au jeune garçon, « Ils m'ont huée également quand j'ai été répartie. Ne t'occupes pas d'eux, ce sont des cons. »
Il lui sourit.
Pansy roucoulait sur Drago et, même si elle avait cru percevoir un regard de sa part quelque peu coupable, il ne faisait rien pour décourager Pansy. Blaise parlait à une Troisième Année qu'elle ne connaissait pas, et Greg et Vincent avait la tête baissée, chuchotant sur un quelconque sujet.
« Hermione, » dit finalement Greg. « Vous êtes allé à la Coupe du Monde, non ? »
« Oui. »
« Tu… vas bien ? »
« Pourquoi j'irais mal ? »
« C'est juste que c'était un peu dangereux à la fin. » Hermione le fixa, attendant la suite, et le garçon ajouta, « Les gens peuvent… Ils ne savent peut-être pas tous que tu es… tu sais… L'une des nôtres. »
« Non, » dit-elle. « Je ne sais pas. J'étais là-bas avec la famille de Drago. »
Il hocha de la tête et essaya de trouver quelque chose d'autre à dire. Il haussa finalement les épaules et reporta son attention au discours de début d'année.
Pas de Quidditch. Hermione n'était pas sûre d'avoir bien entendu. C'était trop beau pour être vrai. Plus besoin de s'asseoir dans le froid pour voir Potter attraper le Vif d'Or encore une fois. Elle va pouvoir rester au chaud, avec un bon livre, au lieu de venir dans les gradins et s'inquiéter pour Drago.
Dumbledore allait continuer quand les portes d'ouvrirent brutalement, et un homme très étrange entra. Il était couvert de cicatrices, et il lui manquait la moitié de son nez. Il s'avança vers la Grande Table en boitant, et le plus étrange, c'est qu'il avait un œil de verre qui roulait et tournait dans tous les sens. Dumbledore lui montra un siège vide, où il s'assit, rejetant sa cape en arrière, ce qui révéla une jambe de bois.
Le fait que le monde Moldu avait des prothèses de qualité supérieure vint à l'esprit d'Hermione.
Elle savait qu'elle ne devrait pas le fixer des yeux - C'était très malpoli - mais elle n'arrivait pas à regarder ailleurs. Dumbledore annonça qu'il était heureux de présenter le nouveau Professeur de Défense Contre les Forces du Mal, Alastor Maugrey.
« Maugrey Fol Œil, » dit Vincent, l'air éberlué, alors que tous ceux qui avait des yeux en bonne santé fixaient l'œil de l'homme. « Un Auror. A la retraite maintenant. »
« Un quoi ? » Demanda Hermione.
« Ils doivent capturer les Sorciers qui pratiquent la Magie Noire, » expliqua Vincent. « Ils travaillent pour le Ministère. La moitié des personnes qui sont à Azkaban ont été capturées par Fol Œil. »
« Et je suis sûre qu'ils ont tous eu un procès en règle également, » murmura Hermione, tout en continuant de fixer le nouveau professeur.
Vincent grogna.
Théo, la voix basse, dit, « Une fois que tu es accusé de pratiquer la Magie Noire, tu n'as pas beaucoup de moyen de défense. Même si il y'a un procès - »
« Presque personne n'a jamais été déclaré innocent, » intervint Daphné. « A moins de dire que tu as été sous l'Imperium. »
Il y eut un mouvement soudain, et tous ceux qui avaient entendu Daphné essayèrent de ne pas regarder Drago. Hermione, elle, se tourna, mais ne vit que Drago qui chuchotait quelque chose dans l'oreille de Pansy.
Elle détourna rapidement son regard.
Tout le monde regardait le nouvel enseignant, qui avait adopté une attitude méfiante. Son œil tournait et tournait, jusqu'à ce qu'Hermione se rendit compte que l'œil la fixait. Elle trouva tout d'un coup le contenu de son assiette très intéressant.
« Maintenant, » continua Dumbledore. « Je suis très contente de vous annoncer que cette année, Poudlard va héberger un grand évènement sportif. »
Elle aurait dû deviner que quelque chose allait remplacer le Quidditch.
Alors qu'elle mangeait, Dumbledore blablatait à propos de l'importance de la coopération internationale magique, et que le dernier tournoi s'était déroulé des centaines d'années avant, qu'il avait été annulé à cause du nombre de mort -
« Le quoi ?! » S'écria Hermione
- et que les autres écoles Européennes seraient là en Octobre, et qu'il y avait une Coupe magique qui choisirait les compétiteurs entre les volontaires, et qu'il ne fallait pas mettre son nom dedans si tu étais en dessous de la limita d'âge.
Drago sembla déçu de ne pouvoir se mettre en danger. Hermione se sentait soulagée. Pourquoi les gens veulent se mettre en danger pour quelque chose d'aussi stupide qu'un tournoi sportif ? Elle ne comprenait pas.
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Le lendemain, au petit-déjeuner, le hibou de Drago arriva pour lui déposer comme tous les jours une exemplaire de la Gazette des Sorciers ainsi qu'un assortiment de gâteaux et de bonbons. Hermione se servit du jus de citrouille puis attrapa le journal.
« Il y a un article sur les Weasleys, » dit Drago. « Son cher père a apparemment essayé de couvrir la folie de Maugrey. »
« Tu parles de notre nouveau prof ? » Demanda Hermione en fronçant les sourcils.
Elle lut l'article, et du admettre que Weasley avait l'air d'avoir essayé d'utiliser son influence pour éviter à Maugrey des poursuites judiciaires. « Donc… » Elle regarda Drago, « Celui qui va nous donner des cours est un parano complètement fou, et en plus il est amis avec des Gryffondor ? »
« Ouais, » dit-il. Hermione s'affaissa quelque peu.
« Génial. On aurait peut-être du garder le loup-garou. »
Après avoir petit-déjeuner, ils se dirigeaient vers la cour quand Weasley les poussa. « Bougez, Serpentards, » dit-il.
Hermione lança un regard noir au garçon, et Drago sortit le Gazette de son sac. « Oh, Weasley ! » Appela-t-il. « Est-ce que tu savais que ta famille était célèbre ? »
Drago commença à lire l'article à voix haute, alors qu'une foule se formait autour d'eux. Quand il finit, il montra une image. « Et regardes, ils ont ajouté une photo de tes parents. Mais je crois que je dois m'excuser pour quelque chose. »
« Vraiment ? » Weasley se retourna et fixa du regard le blond.
« Ouais. J'ai toujours cru que vous étiez trop pauvres pour vous acheter de la nourriture, mais regardes ta mère. Je pense qu'elle n'aura jamais faim.
« Au moins elle a pas un tête de constipé, » répliqua Potter.
« Allez-vous faire mettre, » s'énerva Hermione. « Bande de trous du cul. »
« Oh, toi t'es leur petit animal de compagnie, n'est-ce pas ? » Se moqua Weasley. « T'es resté avec eux cet été, et ils t'ont même emmenée faire une promenade à la Coupe du Monde et tout. Dit-moi, Miss-Je-Suis-Mieux-Que-Les-Autres-Nés-Moldus, est-ce que sa mère a toujours cet air de constipé sur sa tête où ce n'est que quand Drago est avec elle ? »
« N'essayes même pas d'insulter ma mère encore une fois, » siffla Drago.
« Alors ferme ta gueule, » dit Potter, qui commença à partir.
Il y eut une détonation, causée par Drago qui avait sorti sa baguette et avait lancé un sort à Potter. Cette première détonation fut suivie par une autre, dont la cible était Drago. Soudainement, le garçon fut transformé, sous les yeux horrifiés d'Hermione, en fouine au duvet blanc. Elle tomba à genoux à côté de l'animal et allait le prendre dans ses bras quand elle entendit une voix rauque crier, « Laissez-le, Miss. » Elle se tourna et vit Professeur Maugrey qui s'avançait vers le petit groupe. « Est-ce qu'il t'a eu, mon garçon ? » Demanda-t-il à Potter.
« Non, » répondit Potter.
Fol Œil clopina vers Hermione, et elle se leva pour se mettre entre l'enseignant et l'animal, qui, terrifié, commença à courir en direction des donjons. Maugrey réagit rapidement, et avec un petit mouvement de sa baguette, lança la fouine en l'air et la redirigea vers lui. L'animal tituba à ses pieds, et essaya de s'échapper à nouveau pendant que Hermione criait à l'aide, et Fol Œil lança la petite créature dans l'air encore et encore.
« On n'attaque jamais les gens par derrière, » gronda l'homme. « C'est méprisable et lâche. Et je. Déteste. Les. Lâches. »
« Professeur Maugrey ! » Minerva McGonagall courait vers eux. « Arrêtez-ça. Est-ce un élève ? Oh par GODRIC ! On n'utilise pas la métamorphose pour punir un élève !
Hermione avait placé la petite bête tremblante dans ses bras et murmurait des insultes. McGonagall, elle, bredouillait, « Jamais… Pendant toutes ces années… Dumbledore va… »
L'homme haussa les épaules. « J'ai pensé qu'une petite leçon ferait réagir ce petit bâtard. »
McGonagall dit à Hermione de reposer la petite bête, qui se retransforma en un Drago Malefoy tremblant et contusionné, qui murmura quelque chose sur son père, et Maugrey eut un rictus.
« Ton père et moi sommes amis de longue date, mon garçon. Je suis sûr qu'il adorerait avoir une chance de me parler encore une fois. »
Drago ne répliqua pas, et lança un regard meurtrier à l'Auror, mais Hermione dit, de manière à ce que toute la cour l'entende, « Je ne m'inquiéterais pas pour Lucius Malefoy si j'étais vous.
« Oh, mais je ne m'inquiètes pas pour lui, petite fille. Laisse-moi te donner un petit conseil - »
« Je m'inquièterais pour moi. Car, un jour, je vous tuerais pour ça. »
Un silence de mort plana dans la cour.
« Comme si j'avais peur d'une petite écolière, » dit l'homme avec un petit rire moqueur pendant que McGonagall disait, « Vous ne pouvez pas menacer un professeur, Miss Granger ! »
« Alors enlevez-moi des points, M'dame, » dit très poliment Hermione, les yeux fixés sur Alastor Maugrey. « Ou envoyez-moi en retenue. »
« Emmenez-le à l'infirmerie, » dit seulement la Professeur. « Maugrey, j'aimerais vous dire un mot en privé si vous le voulez bien. »
. . . . . . . . . . . .
Hermione sortit une plume et un parchemin et commença à écrire.
Chers Monsieur et Madame Malefoy,
S'il-vous-plaît, veuillez pardonner mon impertinence pour vous écrire mais…
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Narcissa lut la lettre puis la passa à son mari.
« Croupton a fait quoi à notre fils ? » S'exclama Lucius après avoir lu la lettre.
« Elle pense que c'est Maugrey Fol-Œil, évidemment, » dit Narcissa en se rasseyant dans son siège. « Elle ne l'a pas dit, mais apparemment elle aurait dit, devant Minerva McGonagall et une cour remplie d'étudiants, qu'elle le tuerai un jour pour se venger. »
Lucius, toujours furieux, sourit malgré tout à l'anecdote, et regarda sa femme. « Je déplore ce manque de subtilité. »
« Elle est encore une enfant, » dit Narcissa en haussant les épaules. « Il nous a signalé sa menace, après. »
« Et ? »
« Et apparemment il est amusé et intrigué. »
Lucius plia la note en deux puis la redonna à Narcissa. « Ton intelligence m'a toujours effrayé, » dit-il. « Nous sommes toujours d'accord à propos d'elle, alors ? »
« Oh, oui. Loyale, sanguinaire, dévouée à Drago ? J'espère vraiment que quand il arrêtera enfin de courir après cette Parkinson, elle… agira.
« Je suis sûr qu'elle agira, » la rassura Lucius. « Surtout si tu utilises ton influence. »
. . . . . . . . . . . .
Quand ils pénétrèrent dans la classe pour le premier cours de Défense Contre les Forces du Mal, Hermione s'assit à côté de Drago.
« Je m'assois avec Drago, » dit Pansy. Hermione, qui sortait à ce moment-là son livre, un parchemin et une plume, ne lui offrit même pas un regard.
« Non, » dit-elle calmement. « Pas dans cette classe. »
« Mais c'est mon petit-ami, » répliqua Pansy. Hermione remarqua que Drago avait légèrement grimacé à ces mots.
« Et il est mon ami et dans cette classe, il s'assoit avec moi, capisce (1) ? »
« Juste… Je te verrais après les cours, d'accord Pans ? » Intervint enfin Drago.
« Est-ce que tu réalises que je pense que tu es un idiot ? » dit Hermione, et le garçon rougit, et murmura quelque chose dans sa barbe inexistante à propos des filles.
Professeur Maugrey entra et fixa du regard les Serpentards présents dans la pièce avec un léger dédain, et Hermione lui rendit son regard. Amusant. Elle qui pensait que Remus Lupin était injuste envers les Serpents. Eh bien ce n'était rien comparé au nouveau professeur, qui avait commencé à faire l'appel, sa prothèse qui lui servait d'œil fixant chaque élève, alors que le valide lisait avec attention le parchemin devant lui. La voix de l'homme s'attarda sur les syllabes des prénoms et noms de Théo, Greg, Vincent et Drago.
« Bon, » dit-il finalement. « Lupin m'a laissé une note sur le contenu des cours qu'il vous a donné l'année dernière. Apparemment, vous avez beaucoup étudié les créatures. » Il avait prononcé ce dernier mot avec un rictus sur les lèvres. « Mais vous semblez avoir quelques lacunes pour tous ce qui est sortilèges, donc nous allons étudier ceci en particulier cette année. Surtout les Impardonnables. Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qui rend un sort Impardonnable ? »
Il balaya du regard la classe, et pointa le doigt en direction de Millie. « Toi ! » Aboya-t-il. « Répond à ma question. »
« Parce qu'ils sont… impardonnables ? » Couina-t-elle.
« Oui, » dit-il en se tournant vers le tableau noir pour y écrire 'Impardonnable'. « Utilisez un de ces trois sorts et vous voilà avec un aller-simple pour Azkaban. Est-ce que l'un des Serpentards présents dans cette pièce peut me nommer l'un d'eux ? » Il regarda Drago. « Pourquoi pas toi, mon garçon ? »
« Imperium, » répondit Drago, la voix quelque peu tremblante. Hermione mit une main sur son épaule pour le rassurer.
« Oui. Je suis sûr que votre famille a beaucoup d'expérience avec ce sort-là, M. Malefoy. Beaucoup de sorciers ont clamés qu'ils avaient travaillé pour Vous-Savez-Qui car ils étaient sous l'influence de l'Imperium uniquement. Un ramassis de bêtise, évidemment. » Il fixa Drago, puis se tourna pour écrire 'Imperium' sur le tableau.
« Qui peut m'en donner un autre ? » Demanda-t-il. « Vous. Miss Parkinson. »
« Le Doloris. »
« Exactement. Le Sortilège de Torture. » Il écrit le mot au tableau, et dit, sans se tourner, « Et le dernier ? »
« Avada Kedavra, » intervint Hermione, la voix basse. « Le Sortilège de la Mort. »
Fol-Œil se tourna pour la regarder. « C'est ça. Le Sortilège de la Mort. « Il l'observa pendant un long moment, avant de rediriger ses yeux sur la classe en général. « Le Ministère dit que vous n'êtes pas encore prêts pour étudier ces Sortilèges jusqu'à la Sixième Année. Des bobards, si vous voulez mon avis. Moi, je dis que vous devez savoir contre quoi vous vous battez. Vigilance constante ! Les Sorciers Maléfiques sont de partout, et surtout là où vous vous y attendez le moins ! »
« Nous allons commencer par l'Imperium. Vous devez savoir à quoi ressemblent ces sorts et comment vous défendre contre eux ! Vigilance constante ! » Répéta-t-il en criant. « Nous allons commencer par prendre des notes, les enfants. »
A la fin du cours, alors qu'ils rassemblaient leurs affaires, Drago dit, très doucement, « Merci. »
Hermione haussa les épaules. « Comme ce que tu as dit il n'y a pas longtemps, je me considère comme ta… gardienne. »
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« Donc, Hermione. » Pansy avait réfléchi à cette discussion depuis un bout de temps, et Hermione leva la tête de ses devoirs de Runes pour la regarder, une expression polie sur le visage. « Toi et Drago. »
« Oui, et ben ? » dit Hermione.
« Est-ce que vous deux vous êtes justes amis ou plus ? »
Hermione fixa du regard Pansy, l'air un peu incrédule. « Tu as passé la plupart de ton temps avec ta langue dans sa bouche, et tu me demande si Drago et moi on est plus qu'amis ? »
« C'est juste… Votre relation est bizarre, » expliqua Pansy.
Hermione haussa les sourcils. « Drago est bizarre, pas moi. »
« Tu as passé beaucoup de temps avec sa famille, » insista Pansy.
« Comme Daphné. »
« Ouais, mais elle, elle a un truc avec Théo. »
Hermione haussa les épaules et voulu retourner à ses devoirs mais Pansy demanda, « Donc tu n'as pas un arrangement ou quelque chose dans le genre avec Drago ? »
« Tu veux dire comme Théo et Daphné ? »
« Oui. »
Hermione haussa une nouvelle fois les épaules. « Si on avait un arrangement, on te l'aurait dit. »
« Okay. Bien. »
« Pourquoi ? » Demanda Hermione. « Tous les deux, vous avez un arrangement ? Tu aurais eu un cadeau, genre un bracelet, dont tu n'aurais pas parlé ? »
Pansy grimaça. « Non, » admit-elle. « J'espérais qu'il m'offre quelque chose dans le genre à Noël, mais… »
« Bonne chance avec tout ça, » dit Hermione pour clôturer la discussion.
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Fin du chapitre ! J'espère qu'il vous a plus, et je remercie tous ceux qui ont posté une rewiew au chapitre précédent : OoO-RED-OoO Love The Original Family Rose-Eliade Yanoiu Lectrice de Nuit et Eliie Evans.
S'il vous plait, je ne vous l'avais jamais demandé, mais postez des reviews svp, c'est ma seule rémunération, et lire vos avis me fait très plaisir.
