Voilà le nouveau chapitre ! Désolée pour les fautes, je n'ai pas le temps de le relire, je pars en camping entre pote pour 3 jours maintenant, j'ai dû finir de le traduire rapidement. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous en avance !

CINQUIEME ANNEE :

Malgré la fin d'année scolaire remplie de drame, l'été fut calme, et les Malefoys insistèrent même auprès d'Hermione pour qu'elle reste plus longtemps que les autres années. Les journaux dépeignèrent l'attaque des Mangemorts comme une attaque causée par un groupe de quelconque fanatiques conservateurs.

Millie les avait rejoint elle et Daphné, et Greg avait été déposé par son père. « C'est presque comme l'école, » dit Hermione, allongée sur le patio et lisant des magazines. Les garçons étaient partis s'amuser sur leurs balais en se lançant des balles à la tête, et allaient surement revenir blessés. « C'est génial que vous soyez tous là. »

Millie jeta un des magazines d'Hermione avec une grimace. « Je ne peux rien porter de tout ça, » dit-elle en montrant son corps avec ses mains. « J'ai ça - » elle désigna sa poitrine, « - et ça. » Elle posa ses mains sur ses hanches et soupira. « Ça ne m'ira jamais. »

Daphné la regarda et fronça les sourcils pendant un moment puis attrapa un livre et commença à le feuilleter. Millie l'observa faire, confuse, quand son amie s'exclama, « Oui ! » et sortit un cahier à croquis et commença rapidement à esquisser quelque chose. « Regarde, Millie, » dit-elle, « Tu ne peux pas porter un de ces robes, c'est vrai. Il faut qu'on travaille avec tes courbes. Là ! » Et lui montra le dessin qu'elle venait de faire et son amie regarda l'œuvre de la jeune fille et mit une main devant sa bouche. Daphné continuait de parler, « Si tu entoures le tissus sur ta poitrine comme un V, alors on aura les diagonales du drap autour de ta taille, ce qui la rendra visuellement plus fine, puis si tu portes une jupe qui part de la taille également, et tu seras super sexy ! »

Narcissa arriva sur ces paroles et regarda par-dessus l'épaule de Daphné son dessin, qui était en train d'y ajouter une ceinture. « Je ne savais pas que le stylisme t'intéressait, Daphné, » dit la mère de Drago.

La jeune fille rougit. « C'est juste que j'adore les vêtements. »

« Je vois ça, » murmura Narcissa. « J'ai prévu une petite sortie cette après-midi, vous voulez venir ? »

Les jeunes filles hochèrent la tête et commencèrent à rassembler leurs affaires. « Daphné, » continua Narcissa, « Amène ton cahier. »

Quand elles revinrent, les garçons avaient finis leur jeu stupide et, à part la lèvre de Théo, ils semblaient en forme. Lucius roula des yeux en direction de Narcissa et murmura, « Les garçons ! » en embrassant la joue de sa femme.

Greg regarda Millie, qui avait l'air d'avoir pleuré, et Daphné, qui semblait légèrement choquée. « Qu'est-ce que vous avez fait ? » Demanda-t-il.

« Je… » Daphné semblait incapable d'articuler un mot et Narcissa vint à sa rescousse.

« Nous avons juste montré les dessins de vêtements de Daphné à une de mes amies et qui travaille dans ce domaine, et son studio va faire une de ses créations destinée à Millie pour voir ce que cela donne en vrai. »

Daphné, toujours hébétée, dit, « Je… Je ne sais comment… » Et se jeta dans les bras de Narcissa.

« Donc… Pourquoi toi tu es bouleversée ? » Demanda Greg à Millie ?

« Je n'ai jamais pu… Les vêtements ne me vont jamais, » éructa finalement la jeune fille. « Je ne suis pas… jolie. Pas comme Daphné. Je… »

« De quoi tu parles ? » Greg fonça les sourcils, confus. « Tu es toujours jolie. Tu as… » Il se gratta la tête avec sa main, gêné, et Drago ricana. « Daphné ressemble à un bâton, » continua Greg. Théo toussa, et Greg ajouta, « Je veux pas te vexer, Daph, mais à chaque fois que je te vois j'ai envie de te donner un sandwich à bouffer ou un truc dans le genre. »

« Bon, » intervint Narcissa, « Je pense que je vais vous laisser tranquille. Le dîner est à six heures le père de Théo sera là, donc habillez-vous bien. » Elle lança un regard à Drago. « Ce qui veut dire pas de maillot de bien, suis-je claire ? »

« Oui, Maman, » dit-il avec un sourire qui la fit soupirer avant de disparaitre de la pièce.

. . . . . . . . . . . .

Pendant le dîner, Lucius, un verre de vin dans la main, dit, « J'ai eu le plaisir douteux de voir Harry Potter au Ministère aujourd'hui. Il s'est débrouillé pour être encore sous la menace d'une potentielle exclusion. »

« Qu'est-ce qu'il a fait cette fois ? » demanda Daphné avec un léger grognement.

« Il a créé un Patronus devant un Moldu. Apparemment il a été attaqué par des Détraqueurs. »

« Des Détraqueurs ? » Nott Senior sembla momentanément perplexe, comme s'il vérifiait dans sa tête une liste pour se confirmer que non, il n'avait pas envoyé de Détraqueurs. « Vraiment ? »

Lucius haussa les épaules. « Ce n'est pas de mon fait, en tous cas. Mais le garçon - Qui a réussi à passer devant le Magenmagot à la place d'une expulsion immédiate - s'en ai tiré sans punition. Libre. »

« Il n'y a pas une exceptions pour les situations ou notre vie est en danger ? » Dit Hermione, confuse.

« Demanda la fan de Potter, » grogna Drago.

« Je me sens juste mal pour lui, c'est tout. Tu as -« Hermione désigna de la main la table, « - De la famille et des amis et lui il n'a qu'un parrain qui est en fuite et fou et il en est reconnaissant, le pire. »

Drago fronça les sourcils. « Comment peux-tu le savoir qu'il en ai reconnaissant ? »

Hermione rougit. « Tu te souviens de la nuit ou le l'Hippogriffe s'est échappé il y a quelques années ? »

Drago acquiesça et tous les adolescents autour de la table devinrent soudainement très intéressés par la conversation des deux jeunes Serpentards.

« Ben, je te disais la vérité quand je t'ai dit que j'ai suivi Potter et Weasley dans la Cabane Hurlante j'ai juste omis certaines choses. »

« Comme quoi, ma chère ? » Intervint Narcissa.

« Je suis rentrée dans la Cabane grâce à un tunnel dont l'entrée était sous le Saule Cogneur… »

« Tu t'es approché de cet arbre ?! » S'exclama Drago, horrifié.

« Et puis je les ai suivi à travers le tunnel, » continua Hermione en ignorant le regard choqué et énervé que Drago lui lançait, « Et il y avait Sirius Black, qui s'est révélé être un Animagus, et il voulait tuer Ratty. »

« Ratty ? » Demanda Lucius.

« Ratty était un animal qu'on a piqué à Weasley, » expliqua Théo.

« On ne lui a pas piqué, » protesta Hermione. « Mon chat l'a attrapé et on a juste pas réussi à lui rendre. » Elle regarda les adultes, se sentant coupable. « On n'a pas été méchant avec lui ou un truc comme ça. On lui a fourni une jolie cage, il avait toujours de l'eau fraîche, et on lui donnait de la nourriture pour rat. » Elle rigola un peu et répéta, « Beaucoup de nourriture. »

« Nous ne t'accuserons jamais de maltraitance envers les animaux, » la rassura Narcissa. « Pourquoi Sirius voulait tuer votre Ratty ? »

« Il était aussi un Animagus, un gars nommé Peter Pettigrow qui… »

Nott Sénior commença à tousser violemment à l'entente de ses mots, et Lucius du lui taper le dos plusieurs fois. « Je suis désolé, » dit l'homme, « Mais vous aviez Peter Pettigrow transformé en rat dans votre dortoir ? »

Narcissa couvrait sa bouche avec sa serviette et essayait difficilement de ne pas rire.

« Vous le connaissez ? » Demanda Hermione, dont le regard passa successivement d'un adulte à l'autre.

« Il est un Mangemort, » dit Lucius. « Bien qu'il ne soit pas un bon. Narcissa, ce serait trop mal élevé de lui présenter un bol de nourriture pour rat à notre prochaine réception, non ? »

« Les niveaux de recrutements devaient être bas cette année, » murmura Hermione, et à ces mots, Narcissa n'essaya plus de cacher son rire.

« Effectivement, » confirma Nott Senior, qui affichait un grand sourire.

« Je suis désolée, » dit finalement Narcissa. « Vu que Peter continue à appartenir au monde des vivants je suppose que Sirius n'a pas réussi son devoir ? »

« Ben, Remus Lupin a commencé à se transformer en loup-garou et - »

« Tu étais dans la Cabane Hurlante avec un fugitif complètement taré et un loup-garou, » récapitula Drago, très énervé.

« Laisse-la finir, » le gronda gentiment sa mère.

« Donc notre attention s'est reportée sur un moyen pour échapper au loup, et dans la confusion le rat en a profité pour s'enfuir. » Elle respira profondément. « Et Potter, moi et Weasley avons une diversion pour que Sirius puisse voler l'Hippogriffe et s'échapper. Puis un peu plus tard Potter m'a dit qu'il était reconnaissant d'avoir Sirius dans sa vie et j'ai pensé que son entourage devait être plutôt vide pour penser ça. »

« Pourquoi ? » Demanda Drago. « Pourquoi voudrais-tu te mettre en danger pour sauver le parrain de Potter ? »

Hermione le regarda, un peu perplexe. « Parce que tu as dit qu'il était ton cousin et que tu ne voulais pas qu'il reçoive le Baiser. Je veux dire, je n'avais pas prévu de le sauver à la base, mais quand j'ai eu l'opportunité de le sauver, je l'ai fait. Et ce n'était pas juste qu'il n'ait pas eu un procès dès le début de toute façon. » Elle avait murmuré cette dernière phrase, mais les adultes l'ont quand même entendue elle ne les remarqua pas échanger des regards à ces mots.

« Mais pourquoi t'es allée dans le tunnel à la base ? » On aurait dit que Drago était prêt à arracher ses cheveux tellement il était énervé.

« J'étais curieuse de savoir ce qu'ils allaient faire. »

« Donc tu t'es introduite dans un tunnel, situé sous un arbre qui aurait pu te tuer, pour suivre deux garçons qui te déteste ?! » Il grogna encore une fois. « Des fois je me demande pourquoi tu n'as pas été envoyée à Gryffondor ! C'est le genre de choses stupides que feraient ces stupides gens ! »

« Pas besoin d'être méchant ! » Se défendit Hermione en lui envoyant un regard noir. « Et je te signale que grâce à-moi ton cousin est sauvé, et je pensais que c'était ce que tu voulais ! »

« Il n'y a rien de mal à être un peu aventureuse, » intervint Narcissa pour essayer de calmer son fils. Elle se tourna vers Hermione. « Et merci, très chère. Rien - rien - n'est plus important pour moi que la famille et même si Sirius est parti jeune et que nous avons en conséquence été séparés, je ne peux te dire à quel point je suis heureuse qu'il a échappé aux mains du Ministère. » Elle se leva et se dirigea vers Hermione et, très formellement, l'embrassa sur les deux joues. Drago regarda sa mère, les yeux écarquillés, mais elle ignora son regard et se redressa et dit, « Vu que je suis debout je vais voir où en est le dessert. »

. . . . . . . . . . . .

Hermione se demanda si Drago allait essayer de l'embrasser encore une fois il avait apparemment pris très sérieusement l'avertissement d'Hermione sur le fait de ne pas pousser sa chance, et il avait tenu sa main et caresser ses cheveux mais n'était pas allé plus loin. Même si elle avait deviné que certaines choses étaient - merci au code social des sang-purs - à faire après le mariage, ses petites occupations avec Pansy l'avait fait comprendre que s'embrasser était autorisé.

Sauf qu'il ne l'avait pas encore embrassée et elle ne savait pas quoi faire pour changer ça. A part quelques moments maladroits avec Blaise, qui s'étaient brutalement arrêtés quand il avait découvert que Drago avait déjà 'réservé sa place', elle était complétement inexpérimentée. L'idée de juste… Le faire, s'allonger et s'embrasser, ben, ça lui faisait un léger nœud dans l'estomac.

Et si elle avait raté ou manqué quelque chose ?

Il fallait vraiment que quelqu'un écrive un livre là-dessus.

Elle avait remarqué que dans les histoires, personne n'avait l'air d'attendre pour un baiser qui ne venait jamais ou ne se tournait jamais pour voir que le garçon parlait encore de Quidditch. Elle allait bientôt abandonner, assise sur une des chaises longues des Malefoys, un soir, à côté de leur piscine, ses doigts voyageant à travers les pages d'un Vogue pendant que Théo et Daphné, qui ne semblait pas partager ses problèmes, étaient assis près de la piscine, faisait des petits bruits (NDT : Que ce soit clair, des bruits de bisous, pas autre choses.) seulement couverts par le bruit de la filtration de l'eau de la piscine quand Drago arrêta de parler d'une espèce de feinte de Wronski ou quelque chose comme ça, et pressa ses lèvres contre celles de la jeune fille, puis se recula comme si il avait peur que la jeune fille le tarte.

Elle fixa du regard, et le garçon se mit à rougir et commença à murmurer des excuses quand elle l'interrompit et dit, « Refait-le. »

Il lécha ses lèvres, mais il paraissait toujours nerveux puis il bredouilla, « Je ne veux pas pousser ma chance. »

Hermione écarquilla les yeux. Est-ce qu'il était en train d'essayer de la faire sentir coupable parce qu'elle n'était pas tombée dans ses bras juste après l'histoire avec Pansy ? Oh, non. Elle haussa les épaules et posa son magazine et dit, « Bon, dans ce cas, je vais aller commencer à faire ma valise pour l'école ou quelque chose comme ça. »

Drago paniqua quelque peu en la voyant se lever puis marcher vers la maison. Elle marchait doucement et comptait un, deux… Et puis elle l'entendit la suivre puis attraper sa main pour la faire retourner et dit, « Ou alors, je pourrais recommencer. »

Elle le regarda et dit, « Tu pourrais faire ça. »

Il la prit dans ses bras, et elle pouvait sentir la chaleur de son corps et cette fois quand elle le regarda il ne parla pas de sport, mais il lui fit un baiser esquimau puis il l'embrassa, et elle continuait à penser qu'elle ne savait pas embrasser, quand elle ouvrit un peu la bouche et il glissa sa langue dans sa bouche et elle se raidit un peu. Mais ce moment d'hésitation de sa part fut court car une seconde après ses bras entourait le cou de Drago et elle répondait au baiser et tout allait bien Il avait l'air de s'en foutre qu'elle ne soit pas aussi expérimentée que Pansy.

. . . . . . . . . . .

Hermione ouvrit la liste de fourniture scolaire et l'observa. « Seulement deux nouveaux livres cette année, » commenta-t-elle. « Sortilèges et Défense. »

« Je me demande qui est notre nouveau professeur, » dit Drago en ouvrant sa propre enveloppe. Ils observèrent tous les deux un badge vert et argenté tombé.

« Préfet, » bredouilla Hermione. « Tu es le préfet de Serpentard. »

« Où est le tien ? » Demanda-t-il mais elle ne trouva rien dans son enveloppe.

« Je ne suis pas un préfet. »

« Mais… » Drago regarda son badge, l'air aussi confus qu'Hermione. « Ça n'a aucun sens. Tu es la meilleure élève de notre promotion. Je veux dire, ils sont obligés de choisir une préfète. Il est obligé.

« Qui 'est obligé', mon chéri ? » Demanda Narcissa derrière eux et en prenant des mains la liste des livres d'Hermione.

Drago dit, « Hermione n'est pas préfet. »

« Vraiment ? » Narcissa sembla surprise également.

« Mais Drago oui, » dit rapidement Hermione, et à ces mots, Narcissa se tourna pour regarder son fils. Un sourire apparut sur ses lèvres.

« Oh, Drago ! » S'exclama-t-elle. « Comme c'est merveilleux. Je suis si fière de toi et ton père le sera aussi. Un préfet. » Elle s'approcha et embrassa son front. « Des fois on dirait que tous ce qui se passe est de notre côté, n'est-ce pas ? »

« Est-ce que je vais avoir un cadeau ou un truc dans le genre ? »

« Bien essayé, chéri, mais le succès sera ta seule récompense. Je ne vais pas aller t'acheter un nouveau jeu de robes ou un nouveau balais juste parce qu'on t'a donné des nouvelles responsabilités à l'école. »

Drago fit la moue, qui disparue rapidement, remplacée par un sourire fier. « Je suis un préfet, » dit-il. Il regarda Hermione et répéta, émerveillé, « Ils m'ont nommé préfet. »

Narcissa montra du doigt la liste de fourniture. « J'irais vous les récupérer cette après-midi après ma manucure. »

Elle quitta la pièce. Les yeux de Drago brillaient de joie, puis il regarda Hermione et réalisa que son succès venait en même temps que l'échec de la jeune fille. « Je… Je suis vraiment désolée. C'est nul que tu n'es pas été choisie.

« C'est pas grave, » murmura-t-elle. « C'est vraiment génial que tu a été choisi. Je suis très contente pour toi. »

Drago hocha la tête. « Je vais aller le dire à Théo et Greg, ok ? »

« Ouais, » dit Hermione. « Je crois qu'ils sont à côté de la piscine. »

« Drago sortit, badge à la main, et elle s'assit et fixa les pages du magazine. Elle avait espérée devenir préfet. Elle avait les meilleures notes de sa promo, meilleures que Drago, même, et surement meilleures que toutes les filles de Serpentard, et avait eu un comportement exemplaire, sauf la fois où elle avait menacé Fol-Œil…

Bon, d'accord. Elle avait été surprise en dehors de son dortoir après le couvre-feu avec Potter et Weasley, qui avait la jambe cassé, ce qui n'avait pas arrangé son cas, mais ça n'était arrivé qu'une fois.

Et puis il y avait eu le moment où elle avait fait du Polynectar mais elle était presque sûre qu'aucun Professeur n'était au courant à part Rogue.

Elle n'était pas sportive mais ça ne pouvait pas être ça, non ? Le fait de jouer ou non au Quidditch ne jouait certainement pas un rôle dans le choix des préfets. Surtout que presque aucune fille dans l'école ne jouait au Quidditch.

Un sentiment amer s'empara d'elle. Elle avait les meilleures notes, elle avait un dossier vierge ou presque et cela n'avait rien donné. Elle se demanda, tout en se détestant pour penser ça, si c'était parce qu'elle était Née-Moldue, ou pire ! Si c'était parce qu'elle était une Née-Moldue dans la maison de Serpentard. Est-ce que Dumbledore ne l'avait pas choisi à cause de sa famille de naissance ? Parce qu'il y avait des choses qu'elle ne comprenait pas vraiment sur l'étiquette sorcière ? Parce qu'elle devait travailler plus dur que les autres, vu que elle, elle n'avait pas vu ses parents faire des tours de magie, et qu'on a dû lui dire que ce problème aussi ridicule qu'une assiette sale, pouvait être réglé avec ce sortilège ? Est-ce que le Directeur pensait que sa Maison ne l'écouterait, ne l'accepterait pas en tant que préfet parce que ses parents étaient Moldus ?

Ce n'était pas juste. Ce n'était pas juste.

. . . . . . . . . . . . .

Quand ils arrivèrent à la gare, Hermione enlaça joyeusement Blaise, qui avait été en Italie tout l'été. « Tu m'as manqué, » dit-elle et il lui sourit.

« L'année prochaine, quitte ton Roméo tout pâle et vient en Italie avec moi, » la taquina-t-il et elle rit.

« Et t'empêcher de t'amuser avec les filles de là-bas ? Jamais ! »

Hermione se tourna vers Drago. « On devrait peut-être chercher un compartiment. »

« Euh, je dois aller dans le wagon des préfets, » marmonna-t-il.

« Ah oui, c'est vrai. »

« Tu es préfet toi aussi ? » Hermione grinça des dents en entendant la voix haut perchée de Pansy, son badge brillant sur la robe qu'elle portait déjà. « C'est génial ! » Pansy commença à tirer Drago vers la fin du train, et lança un regard sournois et vainqueur vers Hermione. « On va au wagon ensemble ? On va passer beaucoup de temps ensemble cette année avec toutes les rondes tard la nuit et tout. »

Blaise toussa et dit, « Bon, on devrait pas trouver un compartiment en attendant ? Si on se dépêche on pourra peut-être réussir à garder une place pour Drago. »

« Pas Pansy ? »

Blaise rit un peu. « Tu sais parfaitement bien qu'elle va patrouiller pendant tous le trajet pour s'assurer que tout le monde sache qu'elle est préfet. »

Ils commencèrent à chercher un compartiment, Théo et Daphné à leur talon, mais ils étaient arrivés un peu trop tard et presque tout était partiellement plein. Finalement, à la fin, ils trouvèrent un compartiment qui n'était occupé que par une fille avec des longs cheveux blond et des sourcils très pâles. Elle les regarda avec une expression distraite en les voyant rentrer.

« Ça te dérange si on s'assoit ici ? » Demanda Hermione et la jeune fille haussa les épaules, donc ils rangèrent leurs valises et s'assirent sur les banquettes.

« Tu le lis à l'envers, » observa Blaise et la fille le regarda.

« Je sais, » dit-elle comme si c'était parfaitement normal. « Tu ne sais pas lire à l'envers ? »

« Je ne crois pas avoir déjà essayé, » admit-il et il bougea pour s'asseoir à côté d'elle et regarda le magazine - Nommé le Chicaneur - dans sa main. « Je suis Blaise, » dit-il.

« Un éclat de quoi ? » Demanda-t-elle et il cligna des yeux, ne comprenant pas tout de suite, puis sourit. (NDT : Dans la version originale, jeu de mot entre le prénom 'Blaise' et la traduction anglaise d''éclat', 'blaze'. Les deux mots se ressemblant phonétiquement parlant, la jeune fille blonde - je sais que vous avez sûrement déjà deviné qui c'était mais bon ^^ - n'a pas compris dès le départ que son prénom était vraiment 'Blaise')

« Tu aimerais que je sois un éclat de quoi ? »

Elle le considéra pendant un moment puis dit, « Alors, un éclat de lumière est trop évident. Peut-être un éclat d'ombre ? » Il y eut un blanc, où tout le monde la regarda. Elle ajouta, « Je suis Luna. »

Hermione regarda la cravate que la jeune fille avait utilisée comme bandana et demanda, « Serdaigle ? » Le ton d'Hermione suggérait que la jeune fille était évidemment à Serdaigle.

« L'irrégularité est l'âme de l'esprit, (1) » confirma Luna et Blaise sourit, et pointa du doigt quelque chose sur le magazine de la jeune fille puis murmura à son oreille quelque chose. Elle le regarda d'un regard mesuré mais ne s'éloigna pas et Daphné et Hermione se sourirent. Apparemment la petite Troisième Année venait d'être remplacée.

« Je paris que celle-là va lui donner du fil à retordre, » chuchota Daphné dans l'oreille de son amie. « Cette citation. Oh mon dieu. »

« Il va avoir du mal, » dit Hermione.

« Qu'est-ce que vous dites toutes les deux ? » Demanda Théo et Hermione lui sourit.

« Trucs de fille, » éluda-t-elle et il la regarda un peu suspicieusement mais ne dit rien.

Drago ne se montra pas pendant plus d'une heure, et Daphné, Luna et Hermione était en plein débat sur si oui ou non les fées avaient des préférences vestimentaires.

« Alors ? » fit Théo en voyant entrer Drago. « Qui sont les autres préfets ? »

Il grogna. « Weasley. Tu peux y croire, toi ? »

« Eurk, » dit Hermione et les autres approuvèrent.

« Et une des jumelles Patil, celle qui est à Gryffondor. Je ne sais jamais laquelle est laquelle, » continua Drago.

« Pavarti, » dit Blaise.

« Pour Poufsouffle, c'est Ernie McMillan et Hannah Abbot. Quand a Serdaigle, c'est Anthony Goldstein et l'autre jumelle Patil. »

« Donc… Pas de Nés-Moldus ? » Demanda Hermione.

Drago la regarda et dit, très doucement, « Non. Ce ne sont que des Sang-purs ou des Sang-Mêlés »

« Oh, » dit Hermione et elle sortit un livre et commença à réviser des sorts basics.

« Je suis supposé allé patrouiller, » dit Drago, l'air un peu misérable.

Avant que quelqu'un puisse répondre ils entendirent Ron Weasley en dehors de leur compartiment. « J'ai trop hâte, » disait-il. « On peut punir ceux qui se comportent mal. J'ai trop hâte de punir Crabbe, Goyle et cette Granger… »

« Tel père tel fils, n'est-ce pas ? » murmura Hermione.

Weasley ouvrit la porte et sembla très content de voir qui étaient les occupants du compartiment. « Salut, Granger, » dit-il. « Ca fait quoi de s'être fait battre par Pansy Parkinson ? »

« Ta gueule, Weasley, » répliqua Théo.

« Oooooh - Ca a fait mal, non ? » Se moqua le roux.

« Tu devrais partir, » dit Luna en se levant.

« Luna Lovegood. Bien sûr. Qui serait prêt à s'asseoir avec un tas de serpents ? » Malgré tout, il s'éloigna en riant et Luna ferma avec violence la porte après lui.

« Il peut être vraiment méchant, ce garçon, » dit-elle.

« On peut tous devenir méchant, » corrigea Hermione en sortant son uniforme. « On devrait s'habiller. »

« Tu n'es pas méchante avec moi, » observa Luna et Hermione haussa les épaules. Luna retira la cravate de ses cheveux et la mit autour de son coup, rigolant que Blaise voulut l'attacher pour elle.

. . . . . . . . . . . . .

Hagrid fut notablement absent, et Hermione et Théo se regardèrent avec espoir. « Où est Hagrid ? » Demanda Greg en les rejoignant.

« Peut-être qu'on a enfin été chanceux et qu'il a été viré ? » Proposa Hermione et Luna la regarda.

« Tu ne l'aimes pas non plus ? »

« Il est une menace, » dit Hermione.

« C'est un horrible professeur, » lui accorda Luna en hochant la tête. Elle était bras dessus-dessous avec Blaise. Ils descendirent du train pour se diriger vers les calèches. « Il est le sujet de moquerie à Serdaigle. »

« Et moi qui croyait que tout le monde l'aimait, » chuchota Greg.

« Oh, non, » continua Luna, qui l'avait entendu. « Ces Scroutts à Pétards étaient vraiment mal conçus. Il n'avait pas prévu assez de litière pour compenser le fait qu'ils inévitablement se manger entre eux. » Elle secoua la tête pendant que Blaise l'aidait à monter dans la calèche. « Mais c'était mal parti dès le départ, tu ne crois pas ? »

Blaise la regarda. Le fait que les Scroutts à Pétard n'avaient pas été assez comme ci ou trop comme ça ne lui avait jamais effleuré l'esprit.

« Drago ! » Cria Hermione. « Arrête d'embêter ces Secondes Années et vient ici. »

L'air un peu honteux, Drago trottina vers elle et se glissa dans la calèche à côté d'elle.

« Essaye de te contrôler, » dit Hermione en lui lançant un regard noir. « Tu es un préfet. »

Il voulut lui faire un bisou sur la joue mais elle se tourna et Luna rit en voyant Drago se prendre une touffe de cheveux dans la figure. Le garçon commença à la fusiller du regard mais Blaise répondit au regard du garçon avec un air de 'fait attention à tes fesses toi' et passa son bras sur les épaules de la jeune fille blonde, et dit, à personne particulièrement, « Le babouin le plus élevé dans le groupe a un énorme taux de succès quand il s'agit de la reproduction. »

Hermione rit et, en voyant le regard confus de Drago, rit encore plus et lui tapota le genou. « Ne t'inquiètes pas, tu n'es pas le loup oméga. »

« Je croyais qu'on parlait de babouin, » intervint Greg.

Luna rit. Les calèches étaient arrivées devant le château.

Une fois installés à leur table, après avoir salué Luna qui s'était dirigée vers la table des Serdaigles, Blaise s'accouda sur la table et dit, un peu rêveur, « Elle est parfaite. »

« Elle est bizarre, » corrigea Greg.

« Qui est bizarre ? » Demanda Millie.

« Luna Lovegood, » répondit Hermione.

« Oh, bah oui. Tout le monde sait ça, » dit Millie en haussant les épaules.

« Mais regarde-là ! » S'écria Blaise. « Et ce commentaire sur l'irrégularité ? » Il soupira. « Je me demande à quelle point elle peut être coquine. »

« Sale cochon, » dit Millie.

« C'est une femme cette année, » dit Hermione en ignorant Blaise. Elle montra la Grande Table, où était installée un femme qui ressemblait à un crapaud, habillée d'un cardigan rose assortis d'un ruban rose, ce qui aurait été acceptable pour une gamine de cinq ans, mais pas à cet âge. « Notre prof de Défense. Je parie que c'est elle. » Ils virent aussi que la place habituellement prise par Hagrid était occupée par la remplaçante de l'année dernière.

« Mais non, » Drago regarda la table avec espoir. « Est-ce que le demi-géant est enfin parti ? »

« Apparemment. »

« C'était temps, putain, » dit Vincent.

« Comment va la morsure de veracrasse ? » Demanda Hermione et Vincent regarda son doigt avec une fausse expression de douleur sur le visage.

« Je vais peut-être vivre, » dit-il.

« Des licornes cette année, s'il vous plaît, » priait Greg. Tout le monde le regarda et il se justifia, « Quoi ? J'aime les licornes. »

Les Premières Années furent répartis et Dumbledore commença son discours habituel, confirmant que la remplaçante Professeur Gobe-Planche s'occuperait des Soins Aux Créatures Magiques et il présenta la femme-crapaud. Elle s'appelait Professeur Ombrage et c'était leur nouveau prof de Défense Contre Les Forces du Mal. Le directeur était en train d'annoncer les dates des sélections de Quidditch quand Professeur Ombrage toussa, comme si elle avait avalé une petite grenouille qui essayait désespérément de s'échapper.

Dumbledore parut surpris pendant un moment, puis s'assit, et regarda la femme, curieux. Un bruit de désapprobation parcouru les Gryffondors et les autres Professeurs semblaient choqués et pas content Professeur McGonagall lança un regard à la femme en rose, un regard tellement effrayant qu'il aurait fait rasseoir toute personne sensée.

Pourtant, Ombrage se leva et commença son propre discours. Sa voix était faussement guillerette et perchée, comme si elle s'adressait à une assemblée de gamins de cinq ans. Quand elle fit un commentaire absurde sur le fait qu'elle était sûre qu'ils seraient tous bon amis, Daphné s'approcha d'Hermione et chuchota dans son oreille, « J'espère qu'elle ne voudra pas partager ses vêtements maintenant qu'on est ami, parce que son pull mérite d'aller à la poubelle. »

Hermione s'étouffa presque et regarda Daphné l'air quelque peu désapprobatrice.

Le discours était, en un mot, interminable. Hermione l'écoutait avec assiduité alors que ses camarades, un à un, arrêtait de l'écouter. Elle vit que Luna avait sorti son magazine. Drago et Greg dessinait un truc sur le Quidditch sur un bout de parchemin et mêmes les Poufsouffles, qui étaient habituellement respectueux, parlaient. Quand le discours se finit, Dumbledore applaudit poliment, et les élèves à travers le Hall firent rapidement de même.

« Alors ça, c'était intéressant, » dit enfin Hermione.

« Le mot 'intéressant' doit avoir un nouveau sens dont je n'ai pas entendu parler, » dit Drago à Théo, qui acquiesça, mais dit, « Bien que ce soit vrai d'un côté. »

« Est-elle… ? » Demanda Hermione.

« Pas que je sache même si je ne sais pas vraiment beaucoup de choses. »

« Donc, » expliqua Hermione. « Le Ministère a décidé de se mêler de nos affaires. Je me demande si cela va rendre les choses mieux ou pire. »

Théo haussa les épaules. « On va bien le savoir tôt ou tard. »

. . . . . . . . . . . .

Rogue vint distribuer leur emploi du temps le lendemain matin.

« Miss Granger, » dit-il, « Vu que vous n'avez pas encore échoué, nous nous verrons le jeudi soir pour vos cours particuliers ce trimestre. Peut-être que cette année, vous réussirez à préparer correctement les ingrédients au bout de seulement quatre ou cinq essais au lieu de me faire perdre mon temps bien que, pour être franc, j'ai des doutes. »

« Il est toujours aussi encourageant ? » Demanda Théo après que leur Directeur de Maison soit parti.

« C'était plutôt positif, en fait, » répondit Hermione. « Est-ce qu'on a vraiment D.C.F.M avec les Gryffondors cette année ? »

« Ouaip, » confirma Daphné. « Ça va être dur le lundi. Potions, Défense et Divination. »

« Ah, pas de Divination pour moi ! » S'exclama Hermione.

Daphné regarda l'emploi du temps de son amie. « Runes. Arithmancie. Non merci. Je préfère prédire des tragédies c'est ennuyant et un peu insensé, mais c'est facile. »

Rogue leur envoya un regard noir quand ils entrèrent en Potions. « Non, Miss Granger, » dit-il en la voyant s'asseoir avec Drago. « Je préfèrerais que vous vous asseyez avec M. Goyle, s'il vous plaît. Peut-être que vous pourrez l'empêchez d'être un échec total cette année. Miss Greengrass, allez-vous installer à côté de M. Malefoy. »

Greg sourit à Hermione. « Merci Salazar. Je vais peut-être m'en sortir cette année. »

« C'est peu probable, » chuchota Weasley qui était assis à la table derrière eux. Hermione le fusilla du regard, mais le garçon ne la regarda pas, il se contenta de sortir ses affaires.

« Comme vous devez surement le savoir, cette année, vous passez vos B.U.S.E.s, et malgré le fait que la majorité d'entre vous sont incompétents au plus haut niveau possible, j'espère que vous réussirez tous à obtenir un 'Acceptable.' » Il regarda Neville Londubat qui déglutit difficilement, et ses mains tremblaient tellement qu'en voulant ouvrir son livre il fit tomber par terre son chaudron.

« Merci, M. Londubat, pour cette illustration très captivante de vos capacités. » Le pauvre garçon rougit de la tête au pied. « Eh bien, ramassez-le, Londubat ! » Continua l'homme et l'élève s'accroupit avec précipitation pour ramasser ses affaires. « La plupart d'entre vous ne feront pas parti de la classe Potion Avancée l'année prochaine vu que je ne prends que mes meilleurs étudiants pour les A.S.P.I.C.s. Hélas, j'ai encore une année à supporter avec vous avant que nous nous disions au revoir, donc commençons cette année dans l'espoir désuet que certains d'entre vous possèdent un minimum d'intelligence et que vous ne soyez pas tous inutiles. » Il regarda Harry Potter. « Bien que, évidemment, la plupart d'entre vous sont destinés à l'échec. »

Avec son habituel dédain, Rogue leur donna les instructions sur la potion qu'il allait faire aujourd'hui : Le Philtre de la Paix. Greg devint tout pâle en entendant que, si la potion était mal faite, tous ceux qui la boiraient tomberaient dans un sommeil sans fin, mais Hermione leva les yeux au ciel. « Ne t'inquiètes pas, » chuchota-t-elle. « Si elle est mal faite, on le verra crois-moi. » Il sortit un mortier et commença à écraser des épines de porc-épic et elle grimaça. « Tu sais quoi ? » Dit-elle, « Laisse-moi préparer les ingrédients pour nous deux. »

Rogue s'approcha d'eux et l'observa broyer ses épines de porc-épic. « C'est presque insuffisant, Miss Granger. Je sais très bien qu'il faut du temps aux élèves pour reprendre le rythme après les vacances d'été, mais je ne m'imaginais pas cela au point que vous tombiez au même niveau que Londubat. »

« Désolé, Monsieur, » dit-elle sans le regarder.

« Est-ce qu'on doit le refaire ? » Demanda Greg, nerveux, après que Rogue sois parti martyriser un autre binôme.

« Non, c'est bon, » le rassura-t-elle. « 'Presque insuffisant' veut dire 'bien' dans son langage. Il faut juste que tu t'y habitues ce n'est pas le genre de prof qui t'encourage ouvertement. Il faut savoir lire entre les lignes. »

« C'est vrai ? » Le regard de Greg passa d'Hermione au professeur. « Comment tu fais ? » Murmura-t-il. « Je suis vraiment content qu'il ne m'a pas fait prendre des cours particuliers. »

A la fin du cours, Rogue jeta un coup d'œil au chaudron d'Hermione te dit, « Mettez ceci en bouteille et étiquetez-le, Miss Granger, et mettez-le de côté pour Mme. Pomfresh, s'il vous plaît. » Il vit que Weasley regardait le travail d'Hermione avec dégout.

« Vous allez donner la potion faite par un étudiant à l'infirmerie ? » Demanda le roux.

« Effectivement, » dit Rogue. « Et peut-être que je serais assez chanceux pour découvrir qu'elle l'a mal fait, et quand la gentille infirmière l'administra, certains d'entre vous tomberont dans le coma, ce qui me donnera le plaisir intense de ne plus vous revoir. » Il regarda la substance contenue dans le chaudron du Gryffondor et fronça le nez. « Par contre, je n'emmènerais pas vos échantillons à l'infirmerie. »

Il ne dit rien en passant devant le chaudron de Drago. Il s'arrêta devant celui de Potter, vue la vapeur grise foncée presque noire qui s'en échappait et soupira. « Savez-vous lire, Potter ? »

Drago s'esclaffa et Potter rougit. « Oui, Monsieur. »

« Alors peut-être que vous pouvez me lire la troisième ligne de la recette ? »

Hermione réalisa que le garçon avait sauté une étape entière. Elle en avait fait l'erreur une fois pendant ses cours avancés, et Rogue lui avait lancé un navet en pleine tête et avait grogné pendant dix minutes qu'elle n'était qu'une imbécile qui lui faisait perdre son temps. Il avait prononcé les mots 'bête', 'peu judicieuse' et 'sans cerveau', et tout ça plusieurs fois.

Rogue fit disparaitre la potion à l'aide de sa baguette et leur donna des devoirs. Dans le couloir, Hermione voulut dire à Potter qu'il avait eu de la chance par rapport à ce qui s'était passé pour elle quand elle avait fait cette erreur, mais Weasley la repéra, la poussa avant qu'elle puisse atteindre le garçon à la cicatrice.

« Tu viens étaler ton savoir, petite Miss Je-Sais-Tout ? » Dit-il. « Va rejoindre tes serpents. On ne veut pas des personnes de ton genre près de nous. »

« Va-t'en, Granger, » cracha Potter avant de partir.

« Allez, Hermione, » intervint Drago en lui attrapant la main. « Allons manger. »

« Ce n'était pas super gentil, ce qu'il a dit, » murmura Hermione en se servant à manger.

« Ouais, ben, depuis quand ce con est gentil avec toi ? » Dit Drago et elle haussa les épaules.

« Je pense que j'ai un peu espéré qu'après ce qui s'est passé il y a deux ans, l'histoire avec Sirius et tout il… Je ne sais pas, qu'il ne soit pas toujours un sale con. »

Drago grogna.

. . . . . . . . . . . . .

Professeur McGonagall remarqua le bracelet d'Hermione et dit, « Quel beau bracelet que vous avez là, Miss Granger. Saviez-vous que dans les familles sang-pur respectueuses de la tradition, les cadeaux de ce genre étaient considérés comme des cadeaux d'avant-fiançailles ? »

Hermione cligna plusieurs fois des yeux, ne sachant pas comment lui répondre.

« Pas que cette tradition continue d'exister, » continua Professeur McGonagall avec un sourire. « Ce sont vos parents qui vous l'ont donné ? »

Hermione sourit, un sourire quelque peu semblable à celui de Drago dans ce genre de cas. « Non, » répondit-elle. « Drago Malefoy me l'a donné. »

McGonagall eut comme qui dirait un tic nerveux, et dit, la voix très douce, presque condescendante, « Je suis sûre que vous êtes assez intelligente pour réaliser que les Malefoys ne vous accepteront jamais, et je vous conseille de ne pas tomber sous les tentatives que ce garçon utiliserait pour prendre avantage de vous. »

Hermione continua à sourire. « Pourquoi cela, Professeur ? Qu'est-ce qui me rend si peu acceptable ? »

Le sourire de sa professeur se fana quelque peu, mais elle continua d'utiliser la même voix. « Vous savez sûrement que certaines familles discriminent encore les Nés-Moldus ? »

« Je suis au courant de ça, oui. »

« Bon, très bien, » dit McGonagall. « Tant que vous comprenez votre situation. Je n'aimerais pas que vous soyez blessée à cause d'espoirs irréalisables. »

Hermione lui donna un regarda mesuré. « Ne vous inquiétez pas Merci quand même, Professeur. »

. . . . . . . . . . . .

Daphné l'attendait en D.C.F.M. « Je dois faire un journal de mes rêves, » se plaignit-t-elle. « Pendant un mois. Dis-moi pourquoi j'ai pris Divination ? »

« Parce que tu pensais que les Runes seraient trop difficiles ? » Proposa Hermione en s'asseyant.

« Ça doit être ça, » dit Daphné en soupirant dramatiquement. Elle sortit sa baguette ?

Une fois que toute la classe fut assise, Professeur Ombrage sourit et les salua. « Bonjour, les enfants. »

Les réponses décousues et sans conviction ne lui plaisait apparemment pas. « Je crois que l'on peut faire mieux que ça ! » Couina-t-elle. Les élèves s'échangèrent des regards amusés, et dirent, en cœur, « Bonjour, Professeur. »

Hermione regarda Daphné et elles haussèrent les épaules. Jusque-là, ils avaient eu un dérangé, un loup-garou, un faux prof, et… Quirrell. Une femme qui se comportait comme si ils étaient des élèves de primaires rendait presque la suite logique, dans ce contexte.

La sorcière habillée en rose fit un discours où elle disait que leur éducation avait été incomplète et inégale, et Hermione dut admettre que ce crapaud avait raison. Bien sûr, ce n'était pas le seul cours à Poudlard qui avait été mal fait : Avec Hagrid et cette folle pour la Divination…

Mais la sympathie naissante d'Hermione pour cette femme fut vite coupée, quand elle comprit que les cours de cette année se résumeraient à lire silencieusement le livre le plus ennuyant sur la D.C.F.M jamais écrit. Elle avait déjà lu ce livre, et avait même pris des notes sur des livres qu'elle avait empruntés aux Malefoys qui parlaient peut-être un peu plus d'attaque que de défense. Mais la théorie, c'était toujours pareil. Elle leva sa main, ignorant le regard noir que lui jeta Théo.

Professeur Ombrage l'ignora pendant plus de vingt-sept minutes, mais à la fin les Serpentards et les Gryffondors ne faisaient que la regarder. Finalement, comme si elle venait juste de remarquer la main levée, Ombrage dit, « Vous avez une question, ma chère ? »

« Je voulais juste vérifier, vous n'allez pas inclure des cours pratiques ? »

« Mon dieu, non, » répondit la femme. « Miss… Granger, c'est ça ? »

« Oui, Madame. »

« Je ne crois pas avoir entendu parler de votre famille, » dit Professeur Ombrage, la voix très mielleuse. « Etes-vous la première à venir à Poudlard ? »

« Oui, je suis Née-Moldue, si c'est ce que vous demandez, » dit Hermione, la voix également mielleuse.

« Dans ce cas-là, vous n'avez pas les capacités pour déterminer le chemin approprié dans cette matière, Miss Granger. Les sorciers de bonnes familles, des sorciers bien plus vieux et bien plus intelligent que vous, ont décidé de cette méthode pour vous permettre d'apprendre la défense magique sans danger. »

« Mais c'est n'importe quoi, » protesta Potter. « Si on est attaqué, ça ne sera pas 'sans risque' ! »

« Mon dieu ! » Ombrage semblait choquée et à la fois joyeuse. « Vous ne pensez quand même pas que vous allez être attaqué dans ma classe, cher enfant ? »

Parvati Patil leva la main.

« Oui, ma chère ? »

« Mais il y a une épreuve pratique aux B.U.S.E.s. Comment va-t-on s'entraîner ? »

« Avec des bonnes instructions je suis sûre que vous serez capable de lancer un sort, sous les conditions sécurisantes de l'examen. » répondit-t-elle.

Hermione se rassit et sourit en entendant les murmures de rébellions. Parvati avait touché le point faible de cette méthode pédagogique. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était laisser le temps passer, et attendre que des parents outragés se plaignent.

A moins que Potter ruine tous en disant que le Seigneur des Ténèbres était de retour.

Ce qu'il fit, évidemment.

« Je ne crois pas que l'on va combattre Voldemort sous des conditions sécurisantes d'un examen, » répliqua-t-il.

« Oh, mon enfant. » Ombrage était implacable. Elle ne reviendra jamais sur ses décisions, pensa Hermione en soupirant. Potter a encore fait une connerie. « Je sais qu'on vous a menti, mon pauvre enfant, mais il n'y a pas de méchant sorcier à vos trousses. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi vous croyez ça, alors que vous êtes un garçon si intelligent. »

Hermione, qui avait déjà réalisé que la bataille était perdue, se moqua de Potter. « Ce sont ces maux de têtes, » dit-elle assez fort pour que ses camarades l'entendent.

« Vous avez quelque chose à nous faire partager, Miss Granger ? »

Hermione sourit. « Bien sûr, Madame. Potter croit que le Seigneur des Ténèbres est revenu parce que ses maux de têtes lui disent ainsi. » Elle se tue et regarda le garçon avec une expression de faussa sympathie. « Ou, au moins c'est ce que j'ai lu dans La Gazette du Sorcier. »

« Tu sais qu'il est de retour, » dit Potter en la fusillant du regard. Elle lui souritn et Drago rit.

« J'aurais bien aimé que mes maux de têtes me disent autre chose que la date de mes règles, » rit Pansy.

« Pas besoin de partager ça, » dit Weasley.

Pansy se tourna vers lui avec un sourire sarcastique. « Oh, je suis désolée. Personne ne t'a encore dit comment étaient fait les bébés ? On aurait plutôt pensé que, vu le nombre de frères et sœur ta mère t'a donné, elle te l'aurait expliqué. »

« Tu veux lui donner une démonstration ? » Répliqua Dean Thomas et Pansy grogna.

« Je ne toucherai jamais un traitre-à-son-sang comme Weasley, même s'il était le dernier sorcier vivant. »

Et après ceci la classe fut totalement hors de contrôle, et Potter et Hermione récoltèrent une retenue.

. . . . . . . . . . . . .

Quand Hermione arriva en retenue, Ombrage dit, avec sa voix dégoulinante de douceur, « Tu vas écrire des lignes, ma chère. »

Hermione acquiesça et commença à sortir sa plume de son sac. « Oh, non, » la coupa la femme. « J'ai une plume parfaite pour toi. »

Hermione prit la plume que sa professeur lui tendait, haussa les épaules, et commença à écrire. Quand elle sentit des piqures sur le dos de sa main, et qu'elle vit que l'encre rouge sur le papier, elle posa la plume. « Je crois que je vais utiliser ma propre plume, » dit-elle.

« Non non non, » protesta Ombrage en lui souriant. « Tu utiliseras la mienne. »

« Je ne pense pas. » Hermione secoua la tête. « Et si vous continuez à me punir avec une plume de sang, je me plaindrais. »

« A qui ? » Demanda Ombrage avec un sourire de crapaud. « A vos parents Moldus ? »

Hermione retroussa ses manches pour montrer le bracelet qu'elle portait. « Non, » dit-elle en regardant son professeur. « Mes parents ne sauraient pas comment se plaindre. Ils ne sauraient pas comment expliquer qu'une des professeurs de leur fille utilisent un artefact de magie noir pour punir leur enfant ils ne sauraient même pas ce qu'est un artefact de magie noire. »

« C'est juste, ils n'y arriveraient pas. Les Nés-Moldus n'appartiennent pas à notre monde, » dit Ombrage. « Vos parents ne pourront jamais vous aider. »

« Mais Narcissa Malefoy, elle, sais comment le faire. »

Il y eu un long blanc avant que Ombrage dit, la voix plus précautionneuse que d'habitude. « Comment une fille comme vous peut connaître Mme. Malefoy ? »

« Oh, vous ne savez pas ? Je passe une partie de tous mes étés chez eux. Narcissa m'a dit qu'elle me considérait comme la fille qu'elle n'a jamais eue. » Hermione prit sa propre plume. « Combien de ligne voulez-vous que j'écrive, Madame ? »

. . . . . . . . . . . .

« Elle voulait que j'écrive avec une putain de plume de sang, » raconta Hermione à Théo.

« Une quoi ? » Théo semblait horrifié, et Drago attrapa sa main pour chercher une blessure. « Personne n'en a utilisé… Depuis le Moyen-Age au moins ! »

« Je sais. Elle m'a même dit que je ne pouvais pas me plaindre car mes parents sont Moldus. Elle a dit que je n'appartenais pas à ce monde parce que je suis Née-Moldue. »

« Cette salope ! » Jura Théo.

« Il n'y a pas de plaie, » observa Drago. « Qu'est-ce que tu as fait ? »

« Je lui ai dit que j'allais écrire à ta mère. » Théo hocha la tête.

« Ça devrait le faire, » approuva-t-il. « Mais tu dois faire attention, Hermione. Elle est… »

« C'est ce que le Ministère pense ? » Le coupa Hermione. « Que les Nés-Moldus sont… Qu'on ne compte pas ? Qu'on n'appartient pas à ce monde ? McGonagall m'a dit que je devais savoir ma position, tu ne sais. De ne pas espérer. »

« Je ne sais pas, » admit Drago en la prenant dans ses bras. « Mais on s'en moque de ce que ces trous-du-cul pensent. »

« Et si… Et si ton côté pensait pareil ? » Murmura-t-elle.

« Alors on les fera changer d'avis, » répondit Théo, l'air déterminé.

. . . . . . . . . .

Citation de W. Somerset Maugham. Dans la version originale, « Impropriety is the soul of wit »

Review please ?