Bonjour ! Et oui, deux jours de retard. Désolée ^^ Je remercie tous ceux qui ont posté une review au dernier chapitre, et j'espère que celui-ci va vous plaire ! Bonne lecture !
. . . . . . . . . . . . . .
Narcissa retrouva Hermione à la porte de la demeure des Malefoy, le lendemain de Noël. Elle lui prit la main, et la regarda d'une manière presque possessive. « Nous sommes si content de te recevoir, » dit-elle, se penchant pour délicatement embrasser les deux joues d'Hermione.
« Je suis contente de vous voir aussi, » remercia Hermione, tout en laissant l'elfe qui venait d'apparaitre lui prendre ses bagages. Pendant que Narcissa dirigeait Hermione à travers les couloirs, la jeune fille lui demanda, « Serait-il possible de vous emprunter votre hibou pour envoyer quelques cadeaux ? Je n'ai pas pu le faire à l'école et je ne suis pas allée au Chemin de Traverse depuis cet été, donc je n'ai pas pu utiliser ceux de la poste. »
« Bien sûr, » répondit Narcissa. « Tu es chez toi ici, mon enfant. J'espère que tu ne condamneras pas ma curiosité, mais qu'as-tu acheté à tes amis ? »
Hermione sourit. « J'ai acheté à Greg et Vincent des agendas s'ils veulent que je les aide pour Potion, il vont y mettre de leur sien un peu. »
Narcissa rit. « Et les autres ? »
« Des bonbons pour le reste des garçons Pansy et Millie adorent le maquillage Moldu, bien que je ne comprenne pas pourquoi. » Elle s'arrêta et mordu sa lèvre, puis marmonna rapidement, « Puis-je vous demander quelque chose ? »
Narcissa contint son sourire. Elle avait une idée assez précise sur ce qu'allait poser la jeune fille, mais elle dit seulement, « Bien sûr, mon enfant. J'espère que tu me considère comme… Eh bien, comme une mère serait un peu présomptueux, mais… »
« Qu'est-ce que j'offre à Drago ? » Hermione tripotait son bracelet, nerveuse, et Narcissa dut s'empêcher de sourire une nouvelle fois. « Je ne sais pas ce qui est approprié et je ne veux pas… et… Il devrait vraiment y avoir un cours là-dessus ! » S'exclama-t-elle soudainement. « Si je lui offre quelque chose pour… Est-ce qu'il croira que je… Et si j'offrais un truc trop gros ? » Elle regarda Narcissa, l'air désespéré. « Je pense que c'est plus simple pour les Moldus. Il n'y a pas autant de règles. »
A l'entente de ces mots, Narcissa rit. « Je peux te l'assurer, mon enfant, quand ils s'agit de faire la cour, il y a autant de règle dans toutes les cultures. Tu es juste confuse car tu n'es pas habituée à devoir adopter un comportement aussi codifié à un si jeune âge. Je comprends très bien pourquoi les Moldus préfèrent se marier plus tard. »
Hermione acquiesça.
Narcissa releva le menton de la jeune fille pour mieux la regarder. « Tu t'es parfaitement comporté au bal de l'année dernière. Mais peut-être que cette année tu devrais offrir à ce pauvre garçon quelque chose d'un tantinet plus formel. Si tu me permets d'insister un peu, j'ai une petite collection de boutons de manchettes que j'avais mis de côté et peut-être que tu serais d'accord d'en choisir un pour lui offrir ? »
« Je… Merci, » dit Hermione en trébuchant sur les mots. « Vous êtes si bonne avec moi, Mme. Malefoy, merci beaucoup. »
« Eh bien, » dit Narcissa, « Si, imaginons, je ne t'aimais pas, le jour où tu as menacé Fol-Œil de le tuer pour avoir blessé Drago, tu aurais remporté mon amour, et largement. »
Hermione lui lança un rapide regard à la mère de son petit-ami, qui lui souriait. Elle sourit à son tour, et dit, « Promis. »
« Comment ? »
« Je ne l'ai pas menacé. Je l'ai promis. » Hermione fit une petite moue. « Mais le Ministère l'a eu en premier. »
De la bouche de Narcissa s'échappa un rire, un vrai, qui fit sortir Drago de sa cachette. « De tous les enfants que j'ai rencontré, tu es une de mes préférées, » dit-elle.
Drago sourit à sa mère, un peu impatient qu'elle s'en aille.
« Un moment, fils, » rit Narcissa. « On pourra se revoir plus tard, Hermione, pour s'occuper de la chose dont on parlait tout à l'heure. Nous allons recevoir un invité très spécial ce soir, qui a hâte de te rencontrer, donc Drago, met une tenue de soirée, s'il-te-plaît. Tout le monde. »
« Oui, maman, » dit Drago, et Narcissa les relâcha enfin, et ils coururent en direction de la pièce où tous leurs amis étaient réunis. Théo et Daphné étaient déjà là. Cette dernière, d'ailleurs, arborait une magnifique pierre sur une chaîne, qui fit écarquiller les yeux d'Hermione, qui jeta un regard à Théo, intriguée. Daphné sourit et les deux filles s'assirent pour parler.
« Elle vient juste d'arriver, et elle m'abandonne déjà, » se plaignit Drago.
Hermione le regarda et lui sourit. « Je ne t'abandonnerais jamais, tu le sais très bien. »
« Même pas un petit bisou, » dit-il, et Hermione se leva et se jeta sur lui. Sous la force de cette attaque, le garçon tomba sur le fauteuil derrière lui, et, avant de l'embrasser, la jeune fille frotta doucement son nez contre le sien.
« Ah, » s'exclama-t-il après quelques minutes de bécotage. « Je préfère ça. »
« Imbécile, » dit-elle. Il rit, s'assit, l'attira sur ses genoux et nicha son visage dans son cou.
« Tu m'as manqué, » dit-il. « J'aime pas, quand tu n'es pas là. »
« Tant mieux, alors. Car je n'ai pas prévu de partir. » Elle entremêla ses doigts avec les sien.
Plus tard, après qu'Hermione ai choisi plusieurs boutons de manchette de la collection de Narcissa, et qu'ils se furent tous habillés, elle lui demanda, « Est-ce que tu sais qui est cette invité si spécial ? »
« Aucune idée, » répondit Drago.
« Mon père est là, » proposa Théo, en vain, car tous ses amis roulèrent des yeux.
« Quelqu'un d'important, logiquement, » dit Daphné alors qu'ils descendaient vers une nouvelle salle à manger. Qui n'était pas si grande que ça, mais elle était beaucoup plus formelle que celle où Hermione avait l'habitude de manger quand elle venait ici. Narcissa avait fait un choix intéressant, une salle à la fois familiale et privée.
Quand ils entrèrent, Hermione sourit à M. Malefoy, et salua d'un hochement de tête Nott Senior. Le seul autre invité, dans la salle, était un homme d'une quarantaine d'années, avec quelques cheveux gris au niveau de ses tempes. Il était assis à la gauche de Narcissa, qui le regardait avec précaution. L'invité mystère, Nott et Lucius se levèrent à l'arrivée des adolescents dans la pièce, bien qu'il semblait plutôt amusé de leur offrir cette courtoisie.
Les yeux d'Hermione observèrent rapidement les personnes rassemblées dans la salle. Il n'y avait pas assez de femmes par rapport à celui des hommes. C'était… Intéressant. Ce n'était pas tellement un repas entre amis, alors. Mais plus une… Réunion ?
Drago lui tira sa chaise, et elle le remercia quand elle s'assit, en face de l'homme.
Une fois que Théo eut assis Daphné, les hommes présents dans la salle s'assirent à leur tour. Hermione se raidit quand l'homme l'observa.
« Vous êtes un dilemme, » dit-il enfin.
« Tom, » commença Narcissa, « Laissez-moi vous présenter Hermione Granger. Hermione, ma chère, voici Tom Jedusor. »
Hermione ne put contenir un léger hoquet à l'entente de ce nom. Il sourit en la voyant perdre un peu de son self-control. « Donc, tu sais qui je suis ? » Demanda-t-il, en l'observant attentivement.
« Après avoir été mise dans le coma par votre basilic, j'ai fait quelques recherches, » admit Hermione. Drago, l'air inquiet, qui les regardait échanger ces quelques mots, pâlit.
« Et qu'avez-vous découvert ? »
« Tom Elvis Jedusor. Préfet, considéré comme un étudiant brillant avec un grand futur devant lui. La dernière descendante de Salazar pour mère. Quant au père… Ce n'était pas très clair, mais si le nom m'a bien guidé, il était riche, mais pas très important, Moldu. » Hermione se concentrait pour ne pas laisser ses mains trembler. « Vous avez disparu après votre remise de diplôme, puis vous êtes revenu avec un nouveau nom comme leader de… Eh bien, le nom de l'organisation que vous dirigiez change en fonction du livre où je fais mes recherches. »
« Vous faites bien vos recherches, » Dit Jedusor, l'air amusé.
« Je vous avais dit qu'elle était intelligente. » Narcissa était clairement fière, et Hermione se sentit un peu comme une enfant auquel on aurait ordonné de montrer ce qu'avaient apporté ces cours de Ballet. Ceci la rendit encore plus mal à l'aise, alors qu'elle l'était déjà bien assez. Il y avait peut-être un livre sur comment un Sang-Pur faisait la cour, mais il n'y en avait sûrement pas sur comment dîner avec Lord Voldemort en personne.
« Si vous me permettez d'insister quelque peu, j'aimerais savoir ce que vos livres vous ont révélé sur l'organisation que je dirigeais. Je dois l'avouer, je suis assez curieux de savoir comment les médias me décrivent, au jour d'aujourd'hui. » Jedusor était en train de tranquillement déplier une serviette sur ses genoux.
« La majorité vous ont décrit comme un violent et déséquilibré terroriste, » répondit Hermione, la voix la plus neutre possible.
« Pas tous ? »
« Certains ont ajouté le mot 'maléfique'. » Voldemort s'esclaffa.
« Oh, Lucius, où as-tu trouvé une fille pareille ? Personne n'a eu le courage de m'appeler 'maléfique' en face de moi depuis… des années ! »
Lucius sourit. « Elle était en train de rejoindre Drago pour acheter les fournitures scolaires. Je l'ai emmené à Barjow & Beurk, où elle a promptement identifié une Main de la Gloire, et les propriétaires ont essayé de lui offrir un emploi. »
Jedusor se tourna vers la jeune fille. « Oh, je pense que nous pourrons faire mieux que ça, » dit-il. « J'y ai travaillé et c'est assez fastidieux Vous n'aimeriez pas ça. Je me demande, avez-vous lu des livres qui offrent une différente vision de mon petit groupe ? »
Hermione, sans le vouloir, regarda Théo qui l'observait - Tous le monde l'observait. « Un seul, » confessa-t-elle. « Il décrit votre organisation plus comme un parti politique qui prône… Euh, ce que vous prôniez n'était pas très clair, pour tous vous dire. Le livre parlait beaucoup du Ministère, qu'il disait 'corrompu', et à quel point le bannissement de la Magie Noire était oppressif, mais même ce livre ne cachait pas le fait que vous n'aviez aucun problème avec l'utilisation de la violence. » Elle s'arrêta et avala difficilement sa salive. « Ou que vous vous associiez avec des Sang-Pur. »
« Ce qui nous amène à vous, » fit l'homme, qui se servit du vin. Hermione remarqua que les adultes étaient bien plus relaxés que ses amis, et, elle se détendit très légèrement. « La Serpentard Née-Moldu qui a déjà menacé de tuer deux de mes Mangemorts. »
Hermione se tendit une nouvelle fois.
Jedusor le remarqua, et il lui sourit. « Vous êtes la première Née-Moldue à être répartie dans notre Maison en… Depuis combien de temps, Lucius ? »
« Au minimum plusieurs centaines d'années, » répondit-il, « Bien que certaines personnes ayant des origines plutôt obscures étaient des Nés-Moldus camouflés, pour aider à maintenir un semblant d'image de Sang-Purs. »
« Projetez-vous de faire ça ? » Demanda Jedusor et Narcissa rit.
« Non. J'ai le sentiment que dans quelques années, elle sera un brillant atout dans notre arbre généalogique. »
« J'aimerais, pourtant, une explication pour vos altercations avec certains de mes Mangemorts. »
Hermione essaya de déglutir, en vain.
« En toute honnêteté, » commença-t-elle, « je n'avais pas réalisé que Fol-Œil était un Mangemort. »
« Non, vous pensiez qu'il était un puissant, un peu fou, certes, Auror et vous l'avez quand même menacé. »
« Il a blessé Drago, » se défendit Hermione d'une petite voix.
« Et ce n'est pas autorisé ? » Jedusor avait l'air de retenir un rire, et Hermione secoua la tête.
« Non. »
« Et pour Peter Pettigrow ? »
Elle se redressa. « Je ne savais pas non plus qu'il était un Mangemort. Et je ne l'ai pas menacé de le tuer, j'ai juste demandé à Sirius Black de s'en débarrasser. »
« Il n'est pas votre plus grand fan, » avoua Jedusor en buvant une gorgée de vin.
« Je ne le suis pas non plus, » murmura Hermione.
« Je ne pense pas vraiment que Peter a des fans, » intervient Nott Senior en tendant la bouteille à Théo, qui, d'une main tremblante, s'en servit un verre, puis remplit celui de Daphné.
« Qu'avez-vous pensez de lui ? » Reprit Jedusor et elle haussa les épaules.
« A part le fait que même dans sa forme humaine il ressemblait à un rat mangé par la gale ? Rien d'important. Nous n'avons pas vraiment eu le temps d'apprendre à nous connaître. »
« C'est un idiot, » dit Narcissa.
« Je suis d'accord, » dit Jedusor. « Un idiot soumis et servile. Mais Karkaroff s'est enfuit, Croupton est mort, et les Lestrange sont tous à Azkaban. Sans mentionner que ces derniers sont surement complètement fous, maintenant. J'ai un léger manque de personnel en ce moment. »
« Nous vous sommes complètement loyaux, mon Seigneur, » intervint Lucius, mais Jedusor le regarda, l'air un peu irrité, puis redirigea son regard vers Hermione. »
« Eh bien, je ne peux pas vraiment vous tuer en plein dîner. Ce serait malpoli et je ne suis pas sûr que Narcissa me pardonne si du sang venait à atterrir sur ses tapis. Et Rogue m'a rapporté que vous êtes de très doués étudiants, malgré 'une approche des ingrédients lamentable et peu soignée.' Il m'a également dit mentionné que vous maitrisez le sort du Patronus. »
Hermione hocha la tête, un peu vexée de la remarque de son professeur.
« Montrez-moi. »
Hermione sortit sa baguette, et, d'un léger geste de la main, son Patronus bondit à travers la pièce, s'arrêta pour renifler Jedusor, frotta sa tête douce contre Drago puis disparut dans un mur.
Narcissa observa le gros chat avec attention, puis Drago, un sourire sur les lèvres, et se rassit confortablement sur sa chaise, un verre de vin entre les mains.
« Impressionnant, » commenta Jedusor.
Les elfes commencèrent à servir les plats, et la conversation s'arrêta au profit de la nourriture. Drago coupait et mangeait sa viande d'un air crispé, et les mains de Daphné tremblaient tellement qu'elle avait du mal à reposer son verre sans le faire tomber. Hermione mangeait son dîner probablement exquis sans même remarquer ce que c'était. Quand Théo frappa sans faire exprès son verre contre son assiette, Jedusor posa sa fourchette, regarda le garçon et soupira.
« Je ne vais pas la tuer. »
« Vous avez tué beaucoup de personnes, » bredouilla Théo et son interlocuteur rit.
« C'est vrai, mais pas celles qui me sont utiles, le plus souvent. » Il se tourna vers Hermione et rit à nouveau. « Et vous allez m'être très utile, n'est-ce pas, ma chère ? »
« Vous avez vraiment des problèmes de personnel, » dit simplement Hermione en lui souriant nerveusement.
« Laissez votre génération grandir un peu, et ce problème se rapidement réglé. Non, mes problèmes sont actuellement Dumbledore et Potter. »
« Et les Weasleys, » ajouta Lucius.
« C'est vrai, » lui accorda Jedusor. Il tapotait ses doigts contre la table, perdu dans ses pensées. « Potter semble une cible plus facile, mais il a une fois réussi à me vaincre. Je ne sais pas vraiment si c'était de la pure chance ou si le charme que sa mère a lancé sur lui en mourant est juste plus efficace que je ne le pensais. »
« En parlant de Lily Potter, » intervint Narcissa. « Il y a encore des problèmes avec ceci, pour Rogue. »
« Pourquoi n'est-il pas tombé amoureux de quelqu'un qui l'aime en retour ? » murmura Jedusor. « Je suis si fatigué de constamment devoir coopérer avec la dévotion qu'il a pour elle. » Il regarda Drago et Théo. « Essayez de ne pas passer votre vie en éternelle servitude pour une femme morte. C'est irritant. »
« Surtout qu'ils ne se voyaient même plus, à la fin, » observa Narcissa.
« Les gens et leurs émotions, » dit Jedusor avec dégout.
Drago et ses amis semblaient tous confus, donc Nott Senior vint à leur rescousse. « Votre Professeur, Rogue, était amoureux d'une Née-Moldue qui avait un petit problème avec le fait que ce dernier voulait devenir Mangemort. »
« Si par 'petit', vous voulez dire 'si important qu'elle l'a complétement rejeté et marié l'homme qui a harcelé Rogue pendant des années', alors oui, c'était un petit problème, » dit Narcissa, sarcastique.
« Allez-vous avoir les mêmes problèmes ? » Demanda Jedusor. « Car, vraiment, je n'ai pas la force de prétendre une nouvelle fois de ne pas remarquer qu'un de mes Mangemorts est un espion de Dumbledore juste parce que son âme-sœur a rejoint ce camp et que j'ai dû la tuer. »
« Je méprise l'autre camp, » le rassura Hermione, la voix basse. « Ils ont des préjugés et… Aucun Serpentard ne s'occupe de quelle famille je viens, tant que je suis avec eux. Ils sont… Ils m'insultent devant moi, détestent ma Maison et… Ils me disent que les Mangemorts sont violents et radicaux, mais tous ce que j'ai vu jusqu'à présent, ce sont des personnes très gentilles qui m'ont accueilli chez eux et dans leurs vies. »
« Enfin, » dit Jedusor, « En toute honnêteté, nous sommes violents et radicaux. » Il posa ses couverts, et un elfe apparut pour débarrasser son assiette. « Mais je pense que l'on peut ajuster certaines conditions pour, dirons-nous, accepter les membres de notre Maison. »
« Parfois, la violence est nécessaire, » dit Hermione, la voix basse. « Parfois, certains changements ne sont pas justes. Dumbledore n'est pas juste. Rien ne changera, si nous continuons à demander les choses gentiment. »
« Même un vote ne nous aiderait pas, » ajouta Narcissa. « Pas maintenant, en tous cas. Nous ne sommes qu'une minorité, et rien qu'admettre qu'on supporte les Mangemorts est un aller rapide vers le chômage et même une petite visite à Azkaban. »
« Non, nous avons besoin de la violence, » acquiesça Jedusor. « Vous n'avez pas de sympathie pour les Nés-Moldus des autres Maisons ? »
« Pourquoi ? » Hermione le regarde, confuse. « Pourquoi je… La Maison avant le sang, » dit-elle enfin. « Avez-vous de la sympathie pour les Weasleys juste parce qu'ils sont Sang-Purs ? »
Jedusor la regarda pendant un moment, puis se tourna vers Narcissa. « Bella va nous poser problème, » dit-il, et son hôte hocha la tête, un peu résignée.
« Tante Bella est à Azkaban, » intervint Drago pour la première fois Hermione lui lança son regard 'Réfléchi, idiot'.
« Je vois, entre les deux, c'est elle qui a le plus de jugeote, » dit Jedusor, et Lucius soupira.
« Vous commencez à voir pourquoi nous nous sommes attachés à elle si rapidement. »
Les elfes finirent de débarrasser la table, et la discussion changea soudainement de direction, pour en arriver au sujet du Quidditch. Théo et Drago, hésitant au départ, joignirent finalement la discussion pendant qu'Hermione regardait Tom Jedusor, plus connu sous le nom de Lord Voldemort, qui prétendait s'intéresser à la conversation en cour.
. . . . . . . . . . . .
Après le dîner, les adolescents furent chassés de la salle, et ils filèrent dans leurs quartiers.
« Tom Jedusor, » dit Drago, la voix tremblante, une fois à l'abri des oreilles des adultes. « Tu viens de te faire juger et examiner par Tom Jedusor. »
« Apparemment, ton sang ne vas pas être un problème, » lança malicieusement Théo, mais, pâle comme il était, sa tentative ne fit pas mouche auprès des autres.
«C'était intense, » dit simplement Hermione, les épaules douloureux. « Je ne pensais pas qu'il allait me tuer directement en me voyant mais… »
Drago la prit dans ses bras. « Tous va bien, et tu vas bien. S'il avait voulu te tuer, il n'aurait pas attendu la fin du repas pour le faire. »
« Il a 'rompu le pain' avec elle, » intervint Daphné. « Il l'a fait avec nous tous. »
Hermione se retira des bras de Drago, et regarda Daphné et Théo qui avaient commencé à rire de façon hystérique. « C'est une tradition de Sang-Pur, n'est-ce pas ? »
« Eh bien, techniquement, une fois que tu as mangé avec quelqu'un tu… »
« Tu ne peux pas la tuer, » finit Drago. « Historiquement parlant. »
« Enfin, cela n'a pas empêché ta mère de le faire, » lui rappela Théo.
« A un dîner sur une vraie table et assis ? » Demanda Daphné.
« Non, c'est vrai, » admit Théo. Il se frotta les yeux, et rit nerveusement. « On a réussi. » Il regarda Hermione. « Tu as réussi. Et en plus, il a fait de toi une priorité, aux dépends de Bellatrix Lestrange. »
Puis Drago répéta, « Mais Bella est enfermée à Azkaban. »
Cette fois-ci, ce fut Théo qui lui lança un regard désespéré devant son manque de perspicacité. « Plus pour longtemps, apparemment. Mais… Mais notre Hermione est prioritaire. Et ta mère n'a même pas protesté… ! »
« Je ne m'attendais pas à ceci, » admit Daphné. « Rien que le fait qu'il t'est accepté est incroyable… Mais j'ai l'impression que tu l'as même impressionné. C'est un peu effrayant. »
« Ce Patronus était impressionnant, après tout, » dit Drago en attirant Hermione sur ses genoux.
« Peut-être, » objecta Daphné. « Mais je suis sûre que c'est sa loyauté. Elle devient un peu féroce quand on touche à toi, tu sais. »
« Bella est loyale, » la contredit Drago.
Théo roula des yeux. « Oui, mais après 12 ans enfermée à Azkaban, elle n'est probablement plus stable, et Hermione est loyale et sensée. Elle a donc plus de chance auprès de Lui. »
« Elle a pourtant un faible pour Potter, » dit Drago pour la taquiner.
Hermione lui frappa l'épaule. « Aie ! » S'écria-t-il.
« Potter a perdu le peu de pitié que j'avais pour lui quand il t'a passé à tabac, » murmura Hermione, « donc tu peux maintenant arrêter de m'embêter avec ça. »
« Mais toi tu es autorisée à me frapper par contre ? » Demanda Drago en frottant son épaule, un peu ronchon.
« Est-ce que je te frappe à deux contre un, moi ? » Dit Hermione, « Ou est-ce que je continue à te frapper même si tu es à terre ? »
Il ne répondit pas.
. . . . . . . . . . . . . .
Plus tard dans la soirée, Narcissa appela Théo et Daphné pour certaines raisons. Laissée seule avec Drago pour la première fois depuis son arrivée, Hermione se sentit soudainement bien plus gênée qu'elle ne le fût en face de Jedusor. Echanger des civilités avec un ancien dictateur était une chose, mais là…
« J'ai quelque chose pour toi, » dit-elle finalement en tripotant la petite boite dans sa poche. Elle la lui tendit. « Joyeux Noël. » Mais Drago ne prit pas immédiatement la boite, et elle commença à buter de plus en plus facilement sur ses mots. « Je sais que c'est un peu tard, mais je n'ai pu aller faire mes achats qu'après l'école et je ne possède pas de hiboux et… »
Drago déglutit difficilement et prit la boite des paumes de la jeune fille. « Ne t'inquiètes pas, c'est pas grave, » dit-il. « Le mien est en retard aussi. » Il sortit une petite boite rectangulaire et la lui tendit. Elle trébucha sur le tapis en s'approchant de lui pour récupérer son présent, et il la rattrapa. Ils rirent nerveusement.
« En même temps ? » Demanda-t-elle et il acquiesça.
Elle défit le nœud et enleva délicatement le papier cadeau. Ses doigts tremblaient, et elle n'arriva pas à ouvrir la boîte du premier coup. Quand elle y arriva finalement, elle entendit Drago prendre une grande inspiration et elle leva la tête pour voir le sourire idiot sur les lèvres du blond. « Donc… Pour de vrai, alors ? » Demanda-t-il, et elle hocha la tête. Il l'entoura de ses bras et la serra si fort qu'elle eut du mal à respirer pendant une seconde. Il desserra on emprise autour d'elle un petit peu. « Je sais que c'est… Les Moldus ne le font pas aussi jeune, n'est-ce pas ? » Dit-il, hésitant. « Je ne veux pas te forcer… »
« Depuis qu'on a onze ans, » dit-elle.
Il la lâcha et frotta un peu ses yeux du dos de sa main. « C'est poussiéreux ici, » murmura-t-il. « Stupides elfes. » Il regarda la boite que tenait la jeune fille et reprit, « Ouvre le tien. »
Elle enleva la dernière couche de papier et observa le bracelet. Les perles étaient vertes cette fois-ci, et pas en verre. Une perle, par contre, n'était pas verte mais couverte de petits diamants. Ce bracelet était une déclaration à lui tout seul.
« C'est du jade, » révéla Drago, l'air nerveux à nouveau. « Mais si tu n'aimes pas - »
« Je l'adore, » le rassura-t-elle. « Drago, c'est… C'est… »
« J'ai dit que j'allais t'en offrir un vrai, » dit-il. Il posa son propre cadeau et sortit le bracelet de la boîte. « Puis-je ? »
« C'est… je peux le porter ? »
« Oui, » répondit-il doucement. « Cela me rendrait très heureux si tu le portais. »
Elle lui montra son poignet, et il y attacha le bracelet. Puis elle regarda la façon dont la lumière se reflétait sur les perles. Elle renifla difficilement. « C'est vraiment… je ne sais pas quoi dire. »
« Tu n'as rien à dire jusqu'à notre remise de diplôme. » Elle enfouit sa tête dans le torse de son bien-aimé. « A ce moment-là je te donnerais une bague et diras oui et ma mère organisera un mariage et on vivra heureux.
« Tu oublies quelque chose. Il y a une guerre qui se prépare. »
« Ben, nous n'inviterons pas Potter, vu qu'il sera sûrement mort. »
« Ou les Weasleys, » ajouta-t-elle.
« Non, » dit-il en hochant la tête. « Eux non plus. » Ils s'enlacèrent pendant un long moment jusqu'à ce qu'il dise, « Tout ira bien, Hermione. »
« La guerre n'est jamais une bonne chose, » objecta-t-elle. « Il y a des morts, des blessés. »
« Je reviendrais sain et sauf, » dit-il.
« Tu ne le sais pas, ça ! » Protesta-t-elle encore une fois. « Tu ne peux pas le savoir.
« Je t'ai à mes côtés, » dit-il. « Et c'est la meilleure arme du monde. »
. . . . . . . . . . . .
Au petit déjeuner, Daphné regardait le bracelet avec attention.
« Merde, » dit Théo. « Tu me fais paraître nul, trou du cul. » Drago sourit et commença à manger son assiette d'œuf et de tomates qu'un elfe lui avait passé.
Hermione rabaissa sa manche par habitude par-dessus le bracelet et Théo rit. « Il te va bien, » dit-il. « Le vert, c'est ta couleur. »
« Prépare-toi à être fixée du regard par des tonnes de gens à cause de ça, » la prévient Daphné. Hermione tourna la tête vers Drago, qui essayait joyeusement de ne pas croiser le regard de la jeune fille.
« Tu m'a dit que cela n'allait pas arriver ! » dit-elle et il haussa les épaules.
« Personne n'attendrait moins d'un Malefoy, » dit Lucius en entrant dans la salle. Ce dernier passa sa main dans les cheveux de son fils, qui se déroba de la caresse avec un air gêné, et Théo rit. « Tout va bien se passer, Hermione, » continua Lucius.
« Et puis ce n'est pas comme si Théo m'avait offert quelque chose bon à jeter. C'est normal, Hermione. »
« On te taquine, c'est tout, » la rassura Théo.
« Pardonne-les, » dit Lucius. « Tu t'intègres si bien que parfois ils oublient que tu n'as pas les mêmes références qu'eux. Je suis sûr que plusieurs de vos camarades auront reçu des cadeaux similaires, à la rentrée, et surtout avec cette guerre en approche. Les gens s'accrochent à ce qui les rend heureux, et l'amour fait sourire tout le monde. »
« D'accord, » murmura Hermione.
Lucius posa sa main sur l'épaule de la jeune fille. « Nous te considérons comme notre fille, Hermione. Tu peux nous faire confiance. »
« Je sais, » dit-elle. « C'est juste… c'est tellement… »
« Différent, je sais. » Il sourit. « Quand tu auras finis, il faudra aller dans la bibliothèque. Jedusor aimerait te voir.
Hermione lâcha sa fourchette et commença à se lever quand Lucius rit. « Pas besoin de se dépêcher. Il est en train de lire La Gazette Des Sorciers.
Jedusor était assis dans un des fauteuils situés près de la fenêtre, ce qui empêchait Hermione de voir l'expression de son visage quand elle entra.
« Il faudrait que je m'en souvienne, » dit Hermione sans réfléchir.
« Pardon ? » Demanda-t-il, et elle se souvint soudainement à qui elle parlait.
« S'assoir près de la fenêtre, » expliqua-t-elle en essayant de garder son calme. « La façon dont cela empêche les autres de voir votre visage. C'est une bonne façon pour limiter les… Informations que vous donnez, dont votre état d'esprit. »
Jedusor sourit - Enfin elle en avait l'impression - et se tourna vers elle.
« Vous aviez dit qu'un des livres que vous avez lu, le seul un tant soit peu en ma faveur, n'était pas très clair sur mes objectifs. J'ai donc pensé que ce serait une bonne idée de vous laisser me poser des questions là-dessus. »
« Vraiment ? »
Jedusor rit. « Oui, vraiment. »
Hermione avait l'impression d'être dans le bureau du proviseur. « Je pensais que votre objectif principal était l'immortalité, » dit-elle finalement et il acquiesça. « Vous avez l'air d'avoir atteint cet objectif. »
Jedusor rit encore une fois. « C'est vrai, » révéla-t-il. « Bien que le moment où je suis né d'un chaudron ne fut pas très plaisant. Soyez reconnaissante de ne pas vous souvenir de votre naissance. »
« Et maintenant ? Quels sont vos objectifs ? »
« Tuer Potter, » admit-il. « Il est la seule personne représentant une menace à cette immortalité fraîchement acquise, et j'aimerais éviter de redevenir un esprit à peine conscient encore une fois. »
« Et après ça ? »
« Prendre le pouvoir, » répondit-il. « J'ai mes propres… opinions sur la manière dont devrait être dirigé cette société. Des opinions que vous partagez peut-être, ma chère. »
« Le Ministère, » murmura-t-elle.
« C'est ça. Le Ministère est rempli de préjugés et d'imbéciles. » Il la regarda et ajouta, « Deux préjugés dans votre cas, d'ailleurs. Un pour votre sang et un pour votre Maison. »
Hermione hocha la tête et dit, « Etes-vous en train de me dire que vous allez éliminer toute corruption ? »
« Bien sûr que non, » répondit-il nonchalamment. « Je changerais juste ce qui est nécessaire à mes yeux. »
« Il ne faut pas envoyer d'accuser à Azkaban sans qu'ils n'aient bénéficié d'un procès juste et égal, » dit-elle, la voix basse.
« Même Sirius Black ? » Demanda-t-il, l'air amusé.
« Oui, » répondit-elle obstinément. « Ceux qui sont de votre côté, et même ceux de l'autre camp, ils méritent tous un procès en règle. »
Il rit fortement. « Vous êtes vraiment plaisante. Après avoir vu Pettigrow tomber à mes pieds et supplier d'être frappé au visage, c'est rafraichissant de faire face à quelqu'un qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense. »
« Oh, j'ai peur, pourtant, » murmura-t-elle. « Tout le monde a peur de vous. »
Il sourit à nouveau. « Narcissa ne l'est pas, » observa-t-il. « Et je pense que vous allez suivre ses pas, et vous allez devenir une autre vipère que les autres vont sous-estimer Elle car elle n'est qu'une épouse, et vous car vous n'êtes qu'une Née-Moldue. »
Elle fronça les sourcils. « Vous savez que c'est ce que pensent les autres. Enfin, votre Maison ne le pense peut-être pas, mais Dumbledore pensent surement ceci de vous, bien qu'il se sent sûrement un peu honteux de penser ça. »
« Que pense ma Maison de moi ? »
« Que vous êtes une Serpentard. Que vous êtes presque adoptée par les Malefoys. Et bientôt, ils sauront que vous êtes l'une des nôtres. Je vous assure, tout le monde vous respectent. Ils en savent assez sur vous pour ça. Ceux des autres Maisons, a contrario… » Il haussa les épaules.
Elle sourit brièvement, jusqu'à ce qu'il sorte une boite de sa poche et dise, « J'ai quelque chose pour vous.
Elle attrapa la boîte, l'ouvrit, et regarda, d'abord confuse puis inquiète, le collier à l'intérieur. « Je… je ne pense pas pouvoir accepter des bijoux d'une personne autre que Drago. »
Jedusor se leva de son siège et sortit le collier de la boîte. « Je semble peut-être assez âgé pour être votre père, mais en réalité je suis assez âgé pour être votre grand-père, et en plus je suis le Seigneur des Ténèbres. Donc c'est acceptable de recevoir un cadeau de ma part. Vous ne pouvez refuser. »
Hermione regarda une nouvelle fois le bijou. « Qu'est-ce que c'est ? »
« Une Marque des Ténèbres, » dit-il, l'air un peu déçu malgré tout.
« J'avais remarqué. Mais encore ? »
Il se rengorgea. « Une protection. Maintenant, chacun de mes Mangemorts sauront que vous êtes l'une des nôtres. Les autres verront ceci - » La Marque se transforma en cœur. « - A moins que vous choisissez de leur montrer sa véritable apparence. »
« Un cœur ? » Elle le regarda, l'air horrifiée. « Pourquoi un cœur ? »
« Cela vous dérange ? »
Elle fit une grimace. « C'est nul, » dit-elle et Tom Jedusor, ou Voldemort, éclata de rire en attachant le collier autour du cou de la jeune fille.
. . . . . . . . . . . .
Alooooors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Dites-moi en review ! (Please)
Votre Noël s'est bien passé ? Vous avez reçu tous ce que vous vouliez ? Faites le moi savoir en review !
En tous cas, je vous souhaite une bonne année en avance ! On se voit en 2016 :)
